Drames, Home Dramas et Makjang

CaptureALTK

Mina
Kaa

Système de notation

10 – Les dramas qui ont changé notre vision sur le médium.

9 – Excellent. 

8 – Solide, imparfait mais fichtrement bon. 

7 et 6 – Le drama nous a apporté suffisamment pour que nous en soyons globalement satisfaites, mais quelques erreurs de parcours seront peut-être difficiles à ignorer pour d’autres. Bien sûr les problèmes sont plus conséquents quand la note est 6. Quand c’est noté 7, ils sont encore relativement négligeables. 

5 – Inégal ou médiocre, à voir uniquement si ce qui vaut les 5 points vous motive assez pour supporter le reste. 

4 et 3 – Mauvais, à éviter. 

2 – Grosse daube, possiblement traumatisante. 

1 – Arrêtez le responsable.  

NB : Nous ne mettons ici que les dramas que nous avons vu en totalité, à l’exception de ceux marqués « DNF » (Did Not Finish, les abandons). Attention, « DNF » ne signifie pas que nous les avons abandonné directement après les tous premiers épisodes, nous ne mettons que ceux qui nous avons continué pendant un moment pour une raison ou pour une autre (obstination ? Naïveté ? Curiosité morbide ?) jusqu’à les arrêter, en moyenne autour du dixième épisode. Parfois plus loin.

Drames

49 Days/DNF (2011) – 5

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J’ai arrêté vers la moitié du drama, faute de trouver une raison solide de soutenir les personnages et agacée par un casting trop inégal (j’espère ne pas revoir Nam Gyu Ri dans un rôle principal de sitôt). Second drama de la scénariste So Hyun Kyung qui a eu une bonne réception de la part du public sans parvenir à me convaincre après Brilliant Legacy. J’ai trouvé les histoires d’échanges de corps, d’amours d’enfance, d’héritage et de secret de naissance confuses, parfois inutiles, et la morale attachée aux « larmes pures » d’un goût douteux. A ce qu’il paraît la seconde partie est bien mieux réussie et replace le focus sur le quatuor principal, mais c’était trop tard pour me convaincre de laisser une seconde chance au drama.

A Love to Kill (2005) – 6

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Tainted Love

Le rôle majeur de Bi/Rain jusqu’ici. Shin Mina toujours aussi belle, toujours aussi bonne actrice, même si elle en fait un peu (beaucoup) trop lors de la seconde partie. La première partie est haletante, la seconde sombre dans un mélo facile, voire même dans le masochisme. A voir pour les premiers épisodes très inspirés et pour l’ambigüité amoureuse parfaitement rendue par Rain et Min Ah. N’attendez rien de la fin, c’est à se taper la tête contre les murs de frustration.

A Thousand Days’ Promise (2011) – 8

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Si ma mémoire oublie, mon cœur se souviendra

Kim Soo Hyun nous livre une œuvre brillante et sans concessions qui sonne juste  dans un paysage marqué par l’absurdité et l’extravagance (de l’art de faire du mélodrame sans céder aux sirènes du makjang). Elle dessine d’une plume à la fois attendrie et acérée les portraits des membres familles que tout oppose, pourtant réunis autour d’une jeune femme gravement malade dont la mémoire s’efface inexorablement jour après jour. Le sacrifice de ses proches au quotidien est le témoignage d’une humanité bouleversante, sans niaiserie aucune. Un drama porteur de messages forts qui prouve que le mélodrame peut exiger autre chose du spectateur qu’une complaisance dans la souffrance.

Alone in Love (2006) – 10

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Nous sommes toujours seuls en amour

Alone in Love est sans doute l’un des meilleurs k-dramas que j’ai vu jusqu’à maintenant : le casting est absolument parfait (Son Yeh Jin! Kam Woo Sung! Lee Ha Na! Gong Hyung Jin!) ; le scénario est original ; les personnages sont tous attachants ; la réalisation est très réussie ; la fin est douce-amère, correspondant exactement à l’atmosphère générale du drama. Alone in Love parvient à une harmonie d’ensemble exceptionnelle qui nous donne l’impression de lire un roman. Cohérent, il est à la fois drôle, triste, émouvant, sérieux et léger. Le rythme est lent et relativement contemplatif donne une atmosphère particulière sans jamais la rendre ennuyeuse. Bref, poétique et subtil, Alone in Love est un concentré de beauté et de sensibilité.

Flowers for my Life (2007) – 10

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Je vous invite à mes funérailles

Cette petite comédie humaine autour d’une jeune fille fascinée par l’argent et la mort qui va apprendre à aimer prend le temps de dresser des portraits touchants et des situations humoristiques teintées d’une douce mélancolie. Bonne approche d’un genre marginal et ouvert, qui évite les clichés habituels sur les familles coréennes. Certes l’ensemble manque de rythme et c’est parfois un peu longuet mais la poésie des scènes et les dialogues brillants et incisifs rendent le drama incontournable. Flowers for my Life appartient au genre de dramas qui se fichent éperdument du politiquement correct sans jamais tomber dans la provocation gratuite, et ça, ça vaut de l’or. C’est la meilleure alternative pour ceux qui sont réfractaires aux mélos trop pompeux et trop masochistes.

Flowers for my Life (2007) – 10

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Quand tu penseras à moi, souris…

L’humour noir est mon meilleur ami, et Kang Hye Jung est merveilleuse. Un drama qui traite de la mort prochaine sans apitoiements, sans touches mélo, mais au contraire avec sérénité et poésie? Du rarement vu dans les K-Dramas ; et pourtant, Flowers of my Life l’a fait. L’atmosphère qui s’en dégage est très douce et relaxante malgré son thème morbide et les deux acteurs principaux partagent une complicité simple mais réelle à l’écran. On rit de bon coeur, on pleure aussi, mais le message de fin n’est pas déprimante pour un sou. Un drama sur la mort qui se révèle en réalité être une ode à la vie.

I Miss You (2012) – 4

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Missed Opportunity

HARRY BORRISON MUST DIE

I’m Sorry I Love You (2004) – 5

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Can’t Stop Loving You

Et de 3, un autre drama de Lee Kyung Hee dans la liste! Ce n’est pas pour rien, cette scénariste a le don de produire des dramas fascinants qui ne peuvent laisser personne indifférents. Certains adorent, d’autres détestent, et puis il y a des gens comme moi, qui aime et qui déteste en même temps. I’m Sorry I Love You reste pour moi un des meilleurs dramas de Lee Kyung Hee parce qu’elle a su insuffler une réelle sincérité dans ses personnages et dans son écriture. Les premiers épisodes sont très bons et très addictifs, mais la seconde partie se barre littéralement en cacahuète, et la fin est un WTF en bonne et due forme, comme seule Lee Kyung Hee peut en faire. Il faut également saluer la prestation de Im Soo Jung, bluffante de sensibilité, et la sexy-attitude de So Ji Sub, décidément toujours aussi beau gosse – et toujours aussi dramatique.

Love Rain (2012) – 7

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Heaven can wait

Je crois que je comprends mieux la vertu cathartique de ces vieux mélodrames, maintenant. Avec ce drama Yoon Suk Ho et Oh Soo Hyun offrent un très bel hommage empreint de nostalgie aux années d’or du genre. Tant pis si le drama suit le canon de la romance tragique Sud-Coréenne à la lettre et accorde plus d’importance au style qu’à la substance. Sur le papier ce projet sonnait comme un désastre, et sur mon écran c’est devenu un poème.

Lovers/DNF (2006) – 2

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Vous vous souvenez du sketch de Gad Elmaleh qui commente des sports stupides et inutiles tels que l’haltérophilie qui aboutit sur ce questionnement : « Mais pourquoi tu fais ça? Qui c’est qui t’a demandé de te mettre dans cet état là? ». Et bien ce phénomène peut s’élargir à ces dramas assourdissants de stupidité. Je suis sûre que ça vous est déjà arrivé de vous dire : « mais pourquoi j’ai regardé ça au juste? ». Oui, pourquoi tant de masochisme? On ne sait pas, mais toujours est-il que Lovers rentre parfaitement dans cette catégorie. Ça commençait relativement bien pourtant grâce à la très solide et crédible alchimie entre Kim Jung Eun et Lee Seo Jin mais très rapidement ça s’est dégradé pour devenir un mélodrame larmoyant aux rebondissements absurdes et plus tirés par les cheveux les uns que les autres. Kim Jung Eun passe les trois quarts et demi du drama à pleurer (et excusez-moi, mais ça devient pénible) tandis que son partenaire accumule stupidités sur stupidités. On finit par trouver ça impossible et insupportable à regarder, et lorsqu’on y repense, on ne peut pas s’empêcher d’en rire tellement on a trouvé ça nul.

Nice Guy (2012) – 5

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Nice Guys Finish Last

Pas compris tout le buzz autour de ce drama. Ça commençait bien, la dualité des personnages ayant quelque chose de foncièrement fascinant. Mais ça ne dure pas et la fascination a laissé place à de l’extrême agacement devant les motivations et les décisions des personnages. La réalisation est excellente, le casting est un sans-faute, mais l’écriture est d’une froideur glaçante. Et la fin est tellement hors-sujet qu’elle en deviendrait presque drôle. À ne regarder que si on aime regarder des personnages se faire du mal pour rien.

Que Sera Sera (2007) – 9

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Ne me Quitte pas

Ce drama est une bombe à retardement. Ça commence doucement mais les évènements s’enchainent rapidement et avant qu’on ait pu s’en rendre compte on arrive au centre de la série avec une scène poignante qui vous hantera longtemps. La suite est plus lente, plus douloureuse aussi jusqu’à la « libération » finale qui nous laisse exténués. Eric Moon est très bon (surprenant même pour un acteur issu du star-system Coréen), et l’on sent tout de suite que Jung Yumi est une actrice au grand potentiel, déjà arrivé au stade où elle s’efface pour faire vivre son personnage. Attention, le scénario n’hésite pas à aller à l’encontre des attentes du spectateur, il faut être capable de prendre une certaine distance avec l’histoire pour ne pas avoir des envies de meurtre. Fans de bluettes, passez votre chemin, mais si vous cherchez une vraie comédie humaine passionnée et grinçante, jetez-vous sur Que Sera Sera…

Que Sera Sera (2007) – 9

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You said I love you like the stars above, I’ll love you till I die

À ne pas mettre dans n’importe quelles mains. Que Sera Sera n’est pas une romance comme les autres : c’est sombre, passionné et torturé mais ô combien intense et addictif. Les personnages sont complexes ; leurs interactions le sont encore plus. Une fois que ça vous prends aux tripes, ça ne vous lâchera plus. Eric Mun et Jung Yumi sont incroyables de présence et d’intensité dans leur incarnation de ce couple non-conventionnel et dramatiquement opposés.

That Winter the Wind Blows (2013) – 7

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La plus catastrophique des arnaques

Pour sa dernière grosse escroquerie le héros décide de se faire passer pour le frère disparu d’une riche héritière aveugle, dont il tombe amoureux. Ce qui m’a le plus fascinée ce n’était même pas l’histoire d’amour, mais le passé et le parcours de l’héroïne, sa relation complexe avec sa belle-mère (qui n’est jamais exactement ce que l’on croit qu’elle est) et sa tendance suicidaire qui me rappelle un caprice de gamine qui décide de faire un truc ultra dangereux juste parce qu’on le lui a interdit. La psychologie du héros était moins intéressante et moins bien développée, mais ce qui valait le coup c’était de le voir évoluer de délinquant déprimé à adulte responsable pour protéger sa poupée qui fait non. Et c’est superficiel, mais j’admet que je suis faible devant de beaux visuels, de beaux acteurs et un sublime OST instrumental. That Winter est une expérience presque plus sensuelle qu’intellectuelle. C’est aussi l’un de ces rares mélos où je peux comprendre pourquoi les personnages se font autant de mal à eux-mêmes et aux autres, et où je peux ressentir de l’empathie pour eux.

Royal Family/DNF (2011) – 6

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Les prisonnières

Je ne sais pas trop quoi faire de Royal Family. C’était vraiment bien parti, cette histoire de revanche au féminin, ces catfights épiques, ces dialogues fins, cette réalisation sobre et élégante, et avec l’aide du casting de haute volée (Yum Jung Ah et Kim Young Ae en tête) le mélodrame avait des chances d’attendre un excellent niveau. J’ai découvert Ji Sung, et l’ambiance étouffante de cette prison dorée qu’est le groupe JK était fascinante. Royal Family aurait été un formidable huis-clos explosif, si seulement ils n’avaient pas choisi de faire ressurgir du passé un sentiment qui petit à petit vient infecter l’intrigue : la culpabilité. L’héroïne a des remords, et la relation potentiellement sulfureuse entre elle et son jeune protégé ne va nulle part. C’est là que j’ai pris mes clics et mes clacs et dit adieu au drama, et apparemment j’ai bien fait puisque la seconde partie et la fin sombrent dans cette histoire de Faute, où une femme victime de la corruption de la société doit payer ses erreurs au prix fort. J’applaudis si vous faites du makjang avec distinction, mais ayez au moins le bon goût de nous éviter le moralisme.

Secret (2013) – 7

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Plus on est de tarés, plus on rit (?)

Les débuts sont laborieux et difficiles à avaler, l’héroïne allant de souffrances en souffrances et les personnages étant tous plus ou moins antipathiques à mes yeux. Mais la curiosité morbide m’a fait dépasser les 4 premiers épisodes, et après ça, Secret a été un juteux makjang à savourer, avec plein de situations improbables, de personnages douteux et de relations dysfonctionnelles. L’écriture globale pourrait être plus fine et rigoureuse, mais sur le moment, ces défauts sont difficilement perceptibles parce que la complexité des personnages masque la quasi-absence de scénario et – ironique vu le titre du drama – de secrets. Mais qu’importe, la descente en enfer de Yoo Jung, de Min Hyuk, de Do Hoon et de Se Yeon est véritablement le noeud de la série. Il est assez fascinant que les 4 personnages soient égaux en terme de place ; chacun incarne une facette de la passion destructrice que Secret met en scène. Il n’y a pas un personnage moins important que l’autre ou moins coupable. La fin n’est pas aussi satisfaisante que ce que j’aurais voulu, le drama ayant choisi le chemin facile de la catharsis, tandis que la réalisation a tendance à se faire répétitive, presque systématique même. Mais c’est un drama qui ne laisse pas indifférent : il fait ressentir des émotions (dont beaucoup de haine, d’accord.). Et n’est-ce pas une des premières choses qu’on demande à nos dramas chéris?

Someday (2006) – 8

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Il n’y a pas d’amour heureux?

Someday a un air un peu « indépendant », un peu à la manière d’Alone in Love, mais en moins réussi. Cela dit, il fait partie de mes favoris sentimentaux, parce-que l’OST est magique, parce-que Bae Doo Na est absolument magnifique, parce-que l’amour est à la fois paisible et orageux, calme et violent. Le scénario est très bien fait, l’humour est pince-sans-rire, la réalisation est belle et originale, et la prestation des acteurs est plus qu’honorable. Il y a des lenteurs et des détails qui pourraient se révéler agaçants, mais pour ma part, dès que j’entends les premières mélodies de l’opening, j’ai un sourire qui me monte jusqu’aux oreilles et j’oublie toute objectivité. Someday est une réflexion poétique et optimiste sur ce qu’est l’amour, et s’il peur être éternel ; on laisse alors notre cynisme derrière soi, et on accepte de croire pendant 16h à la beauté du Grand Amour.

Summer Scent (2003) – 5

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Souviens-toi l’été dernier

En comparaison avec Winter Sonata, Automn Tale et Spring Waltz, du même réalisateur, j’ai envie de dire que Summer Scent est le plus agréable à regarder (j’ai pas dit non plus qu’il était sans prise de tête hein) ; le fait que ce ne soit pas une histoire de faux-cest y est pour beaucoup. Ensuite, Son Yeh Jin est de la partie et qu’on finira par comprendre que j’ai un attachement spécial à cette actrice. Elle a toujours cette capacité de nous émouvoir et à nous transmettre ses émotions sans chichis et sans efforts. Toute jeune dans Summer Scent, mais déjà d’une innocence et d’une fraicheur inégalables, elle est la seule raison pour laquelle j’ai regardé ce drama dans son intégralité. Et puis : qu’est-ce qu’elle est belle ; je n’en reviens pas. Par ailleurs, il faut saluer aussi la réalisation, qui est tout simplement renversante : l’image est vraiment très belle, les prises de vue sont soignées et les paysages tropicaux, humides et verts sont un réel facteur de plaisir visuel. Du côté de l’histoire, c’est old-school et s’étire dans le mélodramatique jusqu’à n’en plus finir. À vous de juger si vous avez le coeur suffisamment résistant pour ça.

Will it Snow for Christmas ? (2010) – 6

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Flocons de larmes

Go Soo alias Mr Perfect n’a qu’à jeter un regard humide aux caméras pour faire nos cœurs s’envoler. Sa partenaire, Han Ye Seul, gère comme elle peu son rôle mélodramatique délicat. Le scénario assez tordu s’intéresse à une violence plus psychologique que physique. Après une introduction remarquable relatant l’enfance des héros, la première partie est de qualité et se suit le cœur serré. Malheureusement la série évolue avec peine vers une dernière partie pénible où les personnages semblent souffrir pour souffrir sans aller nulle part, sans oublier les trop nombreuses ellipses qui finissent par agacer. Ce drama aurait gagné à être plus court. C’est loin d’être un classique, mais les premiers épisodes sont excellents, Jo Min Soo qui joue la mère du héros nous livre une interprétation inoubliable toute en subtilité et Go Soo redéfinit littéralement l’expression « breath-taking ».

Home Dramas et Cosy Makjang

The Perfect Neighbor (2007) – 5

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Commérages

Une série assez grinçante sur les rapports de voisinages infectés par les racontars et dominé par les cercles des femmes aux foyer qui passent leur temps à reluquer le gigolo du coin, quand elles ne sont pas en train de dire du mal des autres. Heureusement Bae Doo Na et Kim Seung Woo ne sont pas les premiers acteurs venus, et apportent une touche de fraicheur salvatrice qui empêche le drama de devenir franchement insupportable. L’enquête autour de la sombre histoire de meurtre qui concerne plus de personnages qu’on ne le croit patauge et n’apporte pas le suspense espéré. Après une première partie inégale mais parsemée de petits moments touchants et agréables, le drama change de ton et sombre dans le mélo à tendance glauque.

Invincible Lee Pyung Kang – 5

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Insupportable, incontrôlable On Dahl

Une série très anodine, qui commence bien, est mauvaise à la longue et ne sait pas ce qu’elle veut être pendant toute la première partie, connaît un brusque sursaut de mieux loufoque vers le milieu et se termine de façon conventionnelle. Le gros point faible de la série est son conservatisme et son nationalisme (et le racisme n’est pas si loin que ça) parfois très lourds. Les clichés sont pléthore et au final seuls les personnages de Lee Pyung Kang, de la secrétaire Je et de son fils sont vraiment intéressants et attachants non pas grâce à l’écriture de leurs personnages mais au talent des acteurs qui les incarnent. Sans compter la disparition inexpliquée de mon chouchou du casting vers la fin. Bref une série sympathique avec des hauts et des bas, avec un héros insupportable, maintenue hors de l’eau par le capital mignonitude du couple principal mais se trainant aux pieds un gros boulet qui la fait couler : son scénario…

Brilliant Legacy/DNF – 5

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J’ai suivi le drama fidèlement durant 16 épisodes : malgré tout le makjang, un nombre inconsidéré de « coïncidences », des rencontres manquées comme par hasard au bon moment pour faire avancer l’action et le héros imbuvable, l’histoire était assez addictive pour maintenir mon intérêt éveillé. Le problème c’est que je me suis rendue compte à mi-parcours que mes personnages préférés étaient les méchantes de l’histoire (le couple mère/fille joué avec brio par Moon Chae Won et Kim Mi Sook) en plus de Bae Soo Bin, et que les histoires d’héritage, de réussite professionnelle et d’amour du couple principal me laissaient dans l’indifférence la plus totale.

Ojakgyo Brothers – 8

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Les canards ont aussi leur charme

C’est  ce que j’appelle un drama familial réussi. Adorable et addictif. Le début est un peu lent, mais une fois rentré dans l’histoire, on en ressort difficilement. Ne vous laissez pas rebuter par les 58 épisodes : Ojakgyo Brother passe comme une lettre à la poste. Les relations entre les personnages sont évidemment toutes conflictuelles au départ mais ce qui rend Ojakgyo Brother si chaleureux est qu’il parvient à rendre tous ses personnages attachants et sincères ; ce qui manquait un peu dans Smile, You par exemple. Le drama peut se faire un peu longuet de temps à autre, et toutes les intrigues ne sont pas nécessairement intéressantes mais au final, il y a bien plus de points positifs que négatifs. Et Joo Won est absolument, absolument, absolument craquant là-dedans. 

Hooray For Love/DNF – 4

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Hooray For Love a un gros problème : 40 épisodes de trop. Il y avait assez de matière pour faire une bonne petite comédie romantique de 16 épisodes, avec un casting suffisamment charmant pour faire oublier les quelques lourdeurs scénaristiques. Une fois passée la partie humoristique de départ un peu bouffonne mais très divertissante le drama se prend les pieds dans son propre tapis : cette histoire d’adultère des parents ultra lourde et tout le pathos qui s’ensuit sans compter le couple exécrable et caricatural au possible des méchants de l’histoire. Accrocheur, mais très superficiel.

Gloria – 7

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Et tu chantes chantes chantes ce refrain qui te plaît, et tu tapes tapes tapes c’est ta façon d’aimer !

Une série à la bande sonore délicieusement disco. Le scénario basé sur une double histoire de Cendrillons modernes (un homme et une femme) dénote par rapport aux habituelles séries du week end en trouvant un juste milieu entre drama familial et ascension sociale. Le casting est surprenant et vraiment pertinent, mais le scénario est inégal, sans compter quelques bourdes grossières de la réalisation. De temps en temps Bae Doo Na monte sur scène, chante, et la magie opère. Pourquoi ça marche si bien dans l’ensemble ? Eh bien les personnages sont bien écrits, leurs rapports sont intéressants, et l’idée du bar disco de troisième zone est une bonne trouvaille. Ce n’est pas aussi bon que ça aurait dû l’être mais c’est pas mal et une fois passé la phase d’introduction un peu maladroite on s’attache sans espoir de retour à la destinée de Gloria/Bae Doo Na et Dong Ah/Lee Chun Hee et leurs amours respectifs. Le point faible du drama est le rythme, il met du temps à démarrer et la dernière partie trop larmoyante a recours à des facilités scénaristiques un peu grosses afin de pouvoir tout boucler avant la fin du drama. Ce scénariste a prouvé par le passé qu’il était excellent pour mettre en scène la vie de tous les jours mais manque d’inventivité lorsqu’il faut traiter les inévitables secrets de familles et autres vengeances douloureuses. Dans l’ensemble Gloria est un drama avec des hauts et des bas, à regarder pour le quatuor principal qu’on retrouve à chaque fois avec plaisir.

Man of Honor – 5

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Hope is Now, Here

Objectivement ce drama est l’une des pires daubes makjangesque que j’ai vu, subjectivement c’est un concentré de fun. J’aimerais que plus de dramas dotés de scénarios soaps s’en inspirent : au lieu de rester tout simplement médiocre, ni vraiment bon ni vraiment mauvais, on peut choisir de se jeter à corps perdu dans le ridicule et partir dans des délires d’un goût parfois douteux. C’est à prendre avec des pincettes, mais de manière surprenante un optimiste assez formidable se dégage de la majorité des scènes. On peut tout à fait décider de raconter des bêtises, mais on peut aussi le faire avec panache. En prenant cette voie, Man of Honor fait la différence. A noter que les cinq derniers épisodes sont largement en-dessous des autres et peuvent être zappés.

Can You Hear My Heart – 6

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Talk To Me (Like Lovers Do)

C’est un mélange intéressant entre home drama et mélo/makjang à tiroirs au format inédit plus court très approprié. Le scénario n’est pas toujours aussi pointu et original que je le voudrais, mais ça reste satisfaisant. Ce sont avant tout les acteurs qui font vivre ce drama charmant et sa réalisation douce et reposante. Le handicap mental et la surdité, deux thèmes forts développés en marge d’une intrigue économique et successorale peu intéressante, sont abordés de manière plutôt optimiste sans misérabilisme gratuit. Après une intro un peu trop longue le drama décolle pour devenir hautement addictif et prend un tournant plus tendu, mais s’ensuivent traîtrises et crises de déprimes pesants dont on se serait bien passé, surtout si c’est pour désamorcer le tout de manière brusque à la fin pour mettre tout le monde d’accord. Le drama est franchement mauvais lorsqu’il tombe dans le manichéisme, très bon lorsqu’il mise sur la subtilité. Très sympathique dans l’ensemble, pas incontournable.

Smile, You – 8

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On ne choisit pas sa famille

Ça prend du temps pour s’investir, et tout au long, le drama souffre d’un rythme inégal (occasionné par son extension notamment, et une rivalité entre familles un peu fatigante) ; cependant, Smile, You est une bouffée de bonne humeur pour qui prend le temps de le regarder. Il y a des personnages que l’on déteste, simplement et proprement, des personnages qui nous laissent complètement indifférents, et des personnages qui nous rendent absolument hystériques de joie : et heureusement, ceux-là sont les personnages principaux. Le couple Lee Min Jung/ Jung Kyung Ho fonctionne à merveille et il fait certainement partie de mes préférés dans le monde des dramas sud-coréens : je les adore. Leurs échanges sont toujours pétillants, dynamiques, super cute et hilarants. La longueur peut rebuter, mais c’est un Home Drama qui se situe dans la plus belle tradition du genre, réussi, efficace, drôle et chaleureux.

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