Reconstitutions Historiques

vlcsnap-2011-07-21-02h15m24s252

Mina
Kaa

Système de notation

10 – Les dramas qui ont changé notre vision sur le médium.

9 – Excellent. 

8 – Solide, imparfait mais fichtrement bon. 

7 et 6 – Le drama nous a apporté suffisamment pour que nous en soyons globalement satisfaites, mais quelques erreurs de parcours seront peut-être difficiles à ignorer pour d’autres. Bien sûr les problèmes sont plus conséquents quand la note est 6. Quand c’est noté 7, ils sont encore relativement négligeables. 

5 – Inégal ou médiocre, à voir uniquement si ce qui vaut les 5 points vous motive assez pour supporter le reste. 

4 et 3 – Mauvais, à éviter. 

2 – Grosse daube, possiblement traumatisante. 

1 – Arrêtez le responsable.  

NB : Nous ne mettons ici que les dramas que nous avons vu en totalité, à l’exception de ceux marqués « DNF » (Did Not Finish, les abandons). Attention, « DNF » ne signifie pas que nous les avons abandonné directement après les tous premiers épisodes, nous ne mettons que ceux qui nous avons continué pendant un moment pour une raison ou pour une autre (obstination ? Naïveté ? Curiosité morbide ?) jusqu’à les arrêter, en moyenne autour du dixième épisode. Parfois plus loin.

Sidegeuks

Capital Scandal (2007) – 8

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Meurs un autre jour

A la fois drôle, charmeur et très mélancolique. Tout de même assez violent. Han Ji min absolument adorable, Kang Ji Hwan beau comme un dieu, et le couple secondaire a la classe (pour une fois). L’ambiance jazzy est très entrainante, les scènes de gunfight bien faites même si le budget de la série a dû être moindre que celui habituellement accordé aux daehas. Seul bémol : trop court, il aurait dû faire au moins trois épisodes de plus pour pouvoir aller jusqu’au bout de son propos et prendre plus d’ampleur.

Capital Scandal (2007) – 8

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Ne pas se fier aux apparences

Super fun et divertissant bien que le faible budget de la série se fasse sentir parfois. Une intrigue pas forcément très bien ficelée ou même crédible mais Kang Ji Hwan et Han Ji Min vous feront oublier tout ça avec leur une alchimie pleine d’électricité!

Comrades/DNF (2010) – 7

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Le scénario était bouleversant et même subtil pour un drama sur la guerre de Corée, mais c’est la réalisation qui m’a fait décrocher après une dizaine d’épisodes. Trop de chœurs religieux, trop de regards désespérés vers le ciel, trop de ralentis sur-dramatisés là où la sobriété aurait été de mise. Si on met de côté l’aspect historique pour ne retenir que le côté théâtral c’est un excellent drama, mais si on prend en compte le fait que c’est un hommage, on se rend compte que la mise en scène est à la fois biaisée et sirupeuse. Honorable entreprise bien écrite et bien jouée, qui tombe à l’eau à cause du regard intrusif d’un réalisateur trop émotif.

Gaksital (2012) – 8

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Un visage pour la résistance

Vous connaissez ce sentiment fébrile qui vous pousse à regarder ou rechercher désespérément la suite d’une série pour savoir si le héros va survivre, et vous êtes incroyablement tendu même si votre bon sens vous répète qu’il ne va pas mourir de sitôt ? Gaksital, c’est pire. Le scénario n’est pas parfait mais il est solide, et il a évité plusieurs écueilstypique de ce genre de scénario (notamment celui qui consiste à édulcorer de plus en plus l’histoire centrale quitte à faire tourner le drama autour d’enjeux limités). Je ne suis pas entièrement satisfaite de ce que le drama propose comme discours sur la Résistance et je pense qu’on peut faire plus approfondi et moins caricatural, mais comme l’ambiance reste celle d’une fiction qui ne se veut jamais réaliste (on ne nous vend à aucun moment un drama-documentaire, ça reste une adaptation de manhwa), ça me va. En fait je pense que ce drama prend de l’ampleur en tant que mythe, en particulier en tant que version de l’éternelle question des frères ennemis. C’est le premier drama que je vois qui va aussi loin avec cette thématique, n’hésitant pas à poser des questions pertinentes et à pousser à son paroxysme le duel psychologique et physique entre les deux hommes. Et le challenge est relevé, les promesses lancées au début sont tenues.

Giant (2010) – 10

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De sable et de sang : le destin des Lee

Une saga longue, puissante et intense au sujet peu évident (l’économie immobilière et ses liens avec la politique et le monde des finances) qui réussit grâce à son scénario classique mais béton et son rythme soutenu à mêler romances, trahisons, vengeances et luttes de pouvoir de façon cohérente. Servie par un casting stellaire composé à la fois d’acteurs confirmés et de nouveaux venus prometteurs, cette série est une vraie réussite sur tous les plans. Vous retiendrez votre souffle du début jusqu’à la fin, magistrale.

Sageuks

GyeBaek/DNF (2011) – 6

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J’ai abandonné au bout de 16 épisodes. Le début avec les jeunes acteurs était très prometteur, avec des enjeux de taille, du suspense, des méchants inquiétants et des héros attachants qui donnaient envie de les suivre jusqu’en enfer, mais déjà des faiblesses se faisaient sentir. Le scénario en particulier se dispersait beaucoup trop et se concentrait sur des personnages secondaires au détriment de GyeBaek, qui devient rapidement trop uni-dimensionnel pour un personnage aussi crucial. Le passage à l’âge adulte des héros empire les choses. Petit à petit la qualité des scènes s’amenuise jusqu’à ce que l’intrigue devienne franchement ennuyeuse et rejoigne les rangs des sageuks standards sur la guerre, enchaînant scènes de complot pénibles, scènes de batailles sans âme et discours politique simpliste.

Fusion Sageuks

Arang and The Magistrate (2012) – 7

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You and I, We Were Born to Die

Ce n’est pas la grande histoire d’amour tragique entre un fantôme et un homme qu’on aurait pu attendre, mais plutôt une enquête policière qui prend place dans une dimension où le divin et le paranormal débordent et influent sur le monde des vivants.  La réalisation est inventive, contemplative et colorée, les acteurs ne livrent pas les performances de leur vie mais ils jouent avec plaisir et énergie, et le scénario réussit à nous surprendre jusqu’au bout. Le drama m’a déçue sur un point : le sentiment de tension et de suspense fait du yoyo, et surtout l’impression d’assister à une aventure épique n’est présente qu’à trois moments : au début, au milieu, et à la fin. C’est déjà pas mal, mais alternativement le drama connaît des phases beaucoup moins palpitantes où l’attente se fait lourde (et le scénariste est loin d’être suffisamment bon pour porter le drama simplement à partir des dialogues). Le monde fantastique qu’on nous promet est bien présent, c’est drôle et touchant, mais je trouve que ça manque un peu d’ambition pour un scénario qui parle de l’Empereur de Jade et du Roi des Enfers. Bon drama, petite histoire.

Faith (2012) – 8

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Imjaaaaaaaa

Tellement, tellement maladroit, mais aussi tellement débordant d’émotions, de conviction et de sincérité que je n’ai pas pu m’empêcher de tomber progressivement raide dingue de l’histoire du général Choi Young et du Dr. Eun Soo qui se balade à travers le temps pour reforger sa propre destinée. Je crois que c’est l’un des rares cas où je suis tombée amoureuse d’un scénario en faisant abstraction des défauts de réalisation et de direction d’acteur. Bien sûr que le drama n’a pas les moyens de ses ambitions, mais après tout, on s’en fiche complètement. Lee Min Ho joue un rôle écrit pour un acteur qui aurait dû avoir au moins dix ans de plus que lui, la réalisation est d’une qualité fluctuante, la tension est souvent gâchée par des cliffhangers qui tombent à plat et des transitions horriblement brutales, et les enjeux ne sont pas crédibles, principalement en raison de la construction maladroite des scènes qui ne fait rien pour créer une atmosphère digne d’un drama épico-fantastique. Mais Song Ji Na se confirme une fois de plus comme ma scénariste préférée avec ses dialogues d’une grande intelligence, sa vision éclairée des choses et surtout ses personnages qui ne cessent d’avancer en hommes responsables et honnêtes malgré tous les obstacles qui se dressent sur leur passage. C’est ce désir presque rageux de vivre selon ses convictions et de se battre pour un monde meilleur qui ma charmée, avant que l’histoire d’amour (elle bel et bien épique) entre les deux héros ne me fasse complètement fondre. Donc, sans hésitation, la plus belle (re)découverte après une première mauvaise impression !

Faith (2012) – 8

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Faithfully Yours

Que l’on vous mette en garde, Faith n’est pas un drama épique. Faith est un drama à qui il faut donner une première chance à l’aveugle. Ne pas faire attention aux décors de carton pâte, à la réalisation (plus que) médiocre et à l’intrigue apparemment sans queue ni tête. Une fois les premiers épisodes passés, la sincérité des personnages finit par opérer une petite révolution en vous, et sans trop y prendre garde, on finit par s’attacher à ce petit monde, à Choi Young le soldat zombie mais talentueux, à Eun Soo la grande gueule mais la tête sur les épaules, au roi Gongmin si frêle mais si lucide, à la reine Noguk si silencieuse mais si douce. La grande qualité de Faith est de savoir mener avec une main de fer l’évolution des personnages : on les voit avancer, faire des erreurs, se relever, essuyer des défaites et des victoires, (s’)aimer et…grandir. Faith n’est aucunement un grand drama mais il a la chaleur et le coeur qu’il manque à certains dramas techniquement impeccables.

Hong Gil Dong (2008) – 8

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Les bâtards et les orphelins

Une série historique fun, colorée, très dense. Si vous ne tombez pas amoureuses de Kang Ji Hwan dans ce rôle, il y a un problème. Sung Yu Ri surjoue adorablement (c’est possible). Les fameuses sœurs Hong nous livrent leur travail de loin le plus abouti. Mais il faut quand même être prêt à digérer le virage à 180 C° que prend la série à partir des épisodes centraux : Hong Gil Dong pourrait être qualifié de « tragi-comédie », dans le sens le plus littéral du terme (moitié-moitié).

Iljimae (2008) – 6

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Beaucoup de bruit pour…

La série est divertissante, mais se prend beaucoup trop au sérieux et met beaucoup trop longtemps à démarrer. Lee Jun Ki est encore un peu vert mais fait preuve de beaucoup de charisme, et sa relation avec une Han Hyo Joo insipide se termine de manière très frustrante. Ça aurait pu être vraiment bon si seulement le scénario avait été moins poussif, moins prétentieux, et surtout si le réalisateur avait su mieux doser le comique et le tragique. Le problème avec cette série, c’est qu’elle accroche mais laisse ultimement le spectateur sur sa faim, avec une impression désagréable d’avoir perdu son temps.

Jang Ok Jeong, Live in Love/DNF (2013) – 6

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J’ai arrêté dès que j’ai appris que la scénariste avait laissé la chaîne transformer son histoire en makjang en costumes d’époque, simplement parce que le début avait tellement bien évité de tomber dans le pathos et les hurlements de ce genre que ça m’aurait brisé le coeur de constater le changement par moi-même. Le drama avait réussi à développer quelque chose de tellement charmant, mais aussi délicat et fragile, que je sentais qu’il ne survivrait pas à une augmentation de la violence du scénario. En fait ironiquement Jang Ok Jeong n’aurait pas dû porter sur une histoire d’amour, mais sur la carrière de l’héroïne dans la conception de vêtements. C’était de loin l’aspect le plus original et le plus intéressant du drama. 

Jejungwon (2010) – 9

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Put your hands into the fire

Comment décrire ce joyau ? C’est une série historique qui revient sur l’ouverture de la Corée à la médecine occidentale à la fin du XIXe siècle et la lente prise de pouvoir des Japonais, à la veille de l’occupation. Elle n’est pas exempte de défauts de fond et de forme mais son humanisme, sa poésie, l’histoire tout à fait originale sur la carrière d’un homme parti du plus bas de l’échelle sociale qui ambitionne de devenir médecin nous emportent dans le monde de Jejungwon. Tout est là : une romance centrale classique mais absolument charmante, des rivalités, des épreuves, des adieux, des mariages, des naissances et des deuils. Et la guerre bien sûr, qui n’est jamais loin.  C’est une série passionnante remarquablement orchestrée, chaque épisode est à lui tout seul un petit film d’action, d’amour, d’aventure. Bref, regardez-la.

Painter of the Wind (2008) – 8

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Portrait of a Beauty

Cette série merveilleuse est en deux mots : belle et intense. Les acteurs se font artistes, les plans sont conçus comme des tableaux…un régal pour tous les sens. Même si la tragédie n’est jamais loin, la joie de vivre l’emporte souvent sur le reste. Une ode à la vie, symbolisée par le souffle du vent. Moon Geun Yong et Moon Chae Won jouent des rôles majeurs de leur carrière. Visuellement et artistiquement impressionnante, l’harmonie de la série est tout de même troublée par la nécessité de clôturer l’histoire vers la fin. On n’évite pas certaines maladresses et le tragique domine un peu trop dans les derniers épisodes. Néanmoins voilà sans doute l’une des meilleures séries de 2008. Et puis un sageuk aussi sensible, osé, réaliste, interprété si brillamment…on n’en voit pas tous les jours.

Sungkyunkwan Scandal (2010) – 8

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Be a man ! Mysterious as the dark side of the moon…

Sungkyunkwan Scandal est une série qui mixe les genres avec talent. La reconstitution historique, la comédie romantique, le drame politique et le travestissement, tout cela avec des airs de teenage movie. Cette recette sucrée-salée est risquée, mais en l’occurrence le drama réussit là où d’autres se seraient cassé la figure. Les acteurs sont encore jeunes mais pleins de charisme, portés par des dialogues subtils et une histoire fouillée. Mais ce que le drama maîtrise à la perfection, c’est le rythme : pas de temps mort, pas de scène inutile, tout avance très vite et un seul épisode peine à contenir tant de matière. Le romanesque, le dramatique, l’humour, tout est bien dosé.

Strongest Chil Woo/DNF (2008) – 6

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Ce sageuk est un vrai nanar dans tous les sens du terme : un casting qui rivalise de cabotinage entre sur-jeu ahurissant et sous-jeu surréaliste (seul Yoo Ah In est sérieux, à tel point qu’il semble sortir d’un autre drama), une obsession du scénariste pour les histoires de veuves et d’orphelins trèèès manichéennes, des effets spéciaux du dernier ridicule (mention spéciale aux séances de transformation et au fouet enflammé) et de purs moments d’absurdité totale comme les « plans poules » des premières scènes qui sont entrés dans la légende. C’est d’une naïveté touchante et les premiers épisodes sont à la fois attachants et fascinants. Néanmoins ils ne parviennent pas à maintenir ce degré de folie pure pendant tout le drama et quand l’intrigue sérieuse rattrape nos justiciers du dimanche, Strongest Chil Woo devient très poussif. Je regarderai peut-être la suite un jour, il paraît que l’absurdité enfantine et le rythme dynamique des premiers épisodes revient un peu vers la fin.

Tamra The Island/DNF (2009) – 8

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Deux mots : Team William. Oui, nous existons.

The Duo (2011) – 8

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Les héros de la vallée du dragon

L’histoire classique du pauvre et du prince qui changent de rôle, pour une réflexion inédite et profonde sur les classes sociales et le poids de la naissance sur le destin des hommes. Filmé avec art et écrit par une scénariste de renom, ça donne quelque chose de nouveau et de poignant, et remet à zéro les compteurs de tout ce qu’on avait déjà vu sur le thème. Si les jeunes acteurs font preuve d’un professionnalisme et d’un talent hors du commun, les adultes qui les remplacent mettent un peu de temps avant d’incarner leurs rôles avec conviction. L’ensemble est porté par un vent épique, une subtilité peu commune et une mise en scène soignée qui fait de ce drama une œuvre achevée. Un incontournable, et sans hésitation l’un des plus beaux sageuks qu’il m’ait été donné de voir.

The Moon Embracing The Sun/DNF (2012) – 6

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Un sageuk qui partait avec d’excellents ingrédients : une solide base littéraire, une réalisation enchanteresse, un jeune casting très prometteur. Les cinq premiers épisodes portés par des acteurs adolescents particulièrement talentueux fonctionnent très bien, mais malheureusement, une fois passé l’ellipse temporelle, le charme disparaît et les lacunes du scénario enchaînent le drama dans une routine lassante. C’était une très mauvaise idée d’engager une actrice médiocre comme Han Ga In dans le rôle principal, d’autant plus que toute l’intrigue tourne autour de son personnage. Enfin, le principal problème réside dans l’adaptation du scénario originel qui efface tout ce que ce dernier avait d’intéressant et de subtil. Nous sommes laissés avec des caricatures d’intrigues politiques bourrées d’incohérences, et le ton anachronique qui aurait pu être exploité avec habileté comme l’avait fait Sungkyunkwan Scandal est ici très déplacé. Au final, une jolie coquille vide.

The Princess Man (2011) – 10

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Sweep me Off my Feet 

De sublimes décors, costumes et instrumentaux pour une romance tragique à grande échelle. C’est bel et bien de Tragédie qu’il s’agit avec un grand « T ». Jeux de masques et de miroirs, intrigues politiques fratricides, mariages forcés, assassinats et exils s’enchaînent comme autant d’obstacles que nos amants interdits doivent franchir. Les intrigues politiques sont parfaitement imbriquées avec l’histoire d’amour centrale, et nous avons réellement l’impression que nos héros ne sont que des pièces sur un échiquier stratégique et impitoyable qui détruit tout sur son passage. Moon Chae Won, Park Shi Hoo et les autres surpassent leurs performances précédentes pour nous livrer du grand spectacle. Pour moi, un rêve devenu réalité.

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