Comédies et Monde Professionnel

CaptureHS

Mina
Kaa

Système de notation

10 – Les dramas qui ont changé notre vision sur le médium.

9 – Excellent. 

8 – Solide, imparfait mais fichtrement bon. 

7 et 6 – Le drama nous a apporté suffisamment pour que nous en soyons globalement satisfaites, mais quelques erreurs de parcours seront peut-être difficiles à ignorer pour d’autres. Bien sûr les problèmes sont plus conséquents quand la note est 6. Quand c’est noté 7, ils sont encore relativement négligeables. 

5 – Inégal ou médiocre, à voir uniquement si ce qui vaut les 5 points vous motive assez pour supporter le reste. 

4 et 3 – Mauvais, à éviter. 

2 – Grosse daube, possiblement traumatisante. 

1 – Arrêtez le responsable.  

NB : Nous ne mettons ici que les dramas que nous avons vu en totalité, à l’exception de ceux marqués « DNF » (Did Not Finish, les abandons). Attention, « DNF » ne signifie pas que nous les avons abandonné directement après les tous premiers épisodes, nous ne mettons que ceux qui nous avons continué pendant un moment pour une raison ou pour une autre (obstination ? Naïveté ? Curiosité morbide ?) jusqu’à les arrêter, en moyenne autour du dixième épisode. Parfois plus loin.

Journalisme, politique, médecine, éducation…

Hero – Snap Snap (2009) – 4

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Hero est un drama au sujet pertinent (les grands journaux et la corruption politique) servi qui plus est par un casting solide. Le problème c’est que passé les trois premiers épisodes, vraiment bons, l’équipe a littéralement abandonné le drama. Les dialogues sont de plus en plus mauvais, l’intrigue amoureuse pourtant rafraîchissante est tout simplement reléguée au troisième plan (voire au quatrième) alors que c’était l’un des points forts du drama et strictement aucun effort n’est accompli pour rendre le scénario (pourtant bon !!) vivant. A défaut d’intensité on aurait aimé que l’accent comique soit plus prononcé mais l’enquête et le duel entre frères ennemis sont mis au cœur du drama et traités plus ou moins maladroitement. Tout ce qui faisait le sel des premiers épisodes retombe rapidement. La suite, sans jamais retrouver cette qualité initiale, reste divertissante mais les cinq derniers épisodes sont carrément bâclés. Du gros gâchis, vu le potentiel. Même si l’audience n’a pas été au rendez-vous, ce n’était pas une raison pour abandonner le navire.

Daemul/DNF (2010) – 5

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Après l’une des scènes d’introduction les plus ridicules et les plus mal mises en scène que j’ai jamais vue dans un Kdrama, daemul se révèle être une sorte de tragi-comédie politique maladroite et occasionnellement touchante. Faute de trouver son point d’équilibre le drama oscille entre la farce et le drame, et échoue à harmoniser toutes ses facettes. Le casting brillant est gâché, et le tout devient tristement anecdotique et conventionnel une fois les délires des premiers épisodes plus ambitieux terminés.

Dr. Champ/DNF (2010) – 6

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Je n’aime pas du tout les dramas de No Ji Seol. Peut-être qu’un autre projet me séduira, mais pour l’instant sa formule « trentenaire négligée et piétinée par la société qui se fait exploiter par sa famille et qui va se redresser grâce aux hommes qui l’entoure » est complètement tombée à plat pour moi. Je ne m’attache pas à ses personnages, la réalisation est certes très belle mais elle me laisse de glace. Le scénario est vraiment ce qui me fait décrocher : je trouve que c’est particulièrement plat et convenu, et que ça manque d’authenticité, d’originalité.

The Queen’s Classroom – Ma Sorcière Bien Aimée (2013) – 8

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Est-il possible de faire un drama sur des enfants qui soit à la fois intelligent, mature et accrocheur sans être moralisateur et idéaliste? Apparemment oui. C’est un drama souvent provocateur qui questionne, qui vient nous chercher dans nos plus profondes convictions et qui nous amènent éventuellement à repenser ce que nous prenions pour acquis. Il n’hésite pas à aborder des thèmes « d’adulte » lorsque nous avons à faire à des jeunes comme la mort, la maladie, la stigmatisation ou encore l’abandon. Ce sont des adultes en devenir et il s’adresse à eux comme tel sans jamais les infantiliser ni les rendre plus matures que nécessaires. On s’attache à eux, on vit, on souffre, on pleure (beaucoup), on rit avec eux. La figure de Madame Ma, la maîtresse-sorcière, est à bien des égards ambigüe, et elle vous en fera voir de toutes les couleurs du début jusqu’à la fin. Elle fait peur, on la déteste, on l’aime, on la prend en pitié, on la déteste, on l’aime encore, et ainsi de suite. Cela n’aurait évidemment jamais pu marcher sans la formidable présence de Go Hyun Jung qui délivre ici un jeu impeccable. The Queen’s Classroom est sans doute l’une de mes plus belles surprises de 2013, mais âmes (trop) sensibles, prenez garde.

Comédies

Bad Family – Tu veux sentir la Poussière ?!? (2006) – 9

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Une bande de bras cassés aux cœurs brisés vont devoir cohabiter et s’entraider pour composer une vraie famille et remettre sur pied leur business. Casting décapant (avec pas moins de trois larrons issus de Rainbow Romance qui viennent ajouter un vent de fraîcheur à la série), humour omniprésent, bon scénario, excellents acteurs : Nam Sang Mi est au mieux de sa forme et Kim Myung Min, qui n’a plus grand-chose à prouver, a composé une prestation originale et inoubliable.

Bad Family – Best Family Ever (2006) – 9

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Le thème de la famille recomposée m’est très chère et Bad Family est excellent drama, plein d’humour et de chaleur. Kim Myung Min est au meilleur de sa forme.

Evasive Inquiry Agency – Tout commence par un Chat ! (2007) – 10

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Drama vénéré par une petite communauté de fans purs et durs, et avec raison. Alchimie et équilibre parfaits du quatuor, une série qui s’améliore d’épisode en épisode. Des acteurs excellents comme on n’en voit pas souvent, et l’on rit aux larmes facilement. Attention, la série laisse un vide énorme une fois terminée. Pas une seule seconde d’ennui, et l’évolution des personnages et de l’histoire sont d’une grande cohérence. Culte, tout simplement. C’est le genre de série que l’on voudrait voir continuer éternellement.

History of the Salaryman – Business is a Battlefield (2012) – 8

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Un projet ambitieux et explosif qui reprend des thèmes majeurs de la stratégie guerrière ancienne pour l’adapter à la guerre contemporaine qui se déroule entre les fameux conglomérats dits « chaebols ». History of The Salaryman peut se regarder comme un Giant sens-dessus-dessous, même si (faute de temps et malgré l’extension) le scénariste s’est vu contraint de clore son drama de manière un peu conventionnelle. L’humour noir est omniprésent et Lee Beom Su, Jung Ryu Won, Kim Suh Hyung et Lee Dok Hwa nous livrent des performances qui s’inscrivent parmi les meilleures de leur carrière tandis que Jung Gyu Woon et Hong Suh Hyun confirment leur talent. A ajouter à sa dramathèque sans hésiter.

History of the Salaryman – Business is Business (2012) – 8

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Ce n’est pas aussi parfait et rigoureux sur la longueur que ce que j’avais espéré et la première partie reste pour moi ma favorite mais History of a Salaryman n’en reste pas moins une réussite. Les dialogues sont jubilatoires, c’est original, franc et nous fait passer par une palette très variées d’émotions. Ce qu’il fait de mieux c’est sans doute la comédie décalée, l’humour noir et les gags visuels (ultra-efficaces sans paraître lourdingues, et ça c’est quand même rare!) mais les émotions plus profondes sont également présentes, transmises avec brio par un casting stellaire, de Lee Beom Su à Kim Suh Hyung, en passant par Jung Ryu Won, Jung Gyu Woon et Hong Suh Hyun pour ne nommer qu’eux. Sans oublier que les acteurs ont une alchimie du tonnerre ensemble. À regarder, et sauvegarder.

Harvest Villa – Qui a tué papa ? (2010) – 8

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Une pépite satirique et intrigante. Encore une preuve que les Coréens sont les rois du burlesque. Le principal point gênant de la série est le mystère constant autour de tous les personnages, qui est maintenu un peu trop longtemps au risque de lasser. Le scénario est bon mais pas brillantissime (lorsque viennent les révélations on se dit que finalement ce n’était pas grand-chose) et cela entraîne quelques points morts qui alourdissent l’ensemble, mais c’est la réalisation du drama qui le rend excellent. Dynamique, parfois audacieuse, parfois classique pour plus d’efficacité, c’est du travail de vrai cinéaste (j’ai juste une petite réserve sur la répétition lassante des thèmes musicaux). La direction d’acteur est au poil (on peut découvrir Shin Ha Kyung et Lee Bo Young dans des rôles exigeants) et le comique de situation vous donnera quelques bons fous rires. Ne venez pas chercher un mystère subtile, mais un plutôt un riche et excellent divertissement.

Incarnation of Money – La sobriété, c’est démodé (2013) – 7

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Qui aurait cru qu’une histoire de vengeance pouvait être aussi légère et fun qu’une bulle de champagne ? Après des débuts un peu fastidieux je ne savais pas trop quoi en faire, mais quand j’ai compris compris que c’est 20% de revanche, 80% de fun, tout est devenu limpide. Incarnation of Money est tout simplement un drama qui n’aime pas se prendre au sérieux trop longtemps. Il n’a pas fait l’unanimité et n’est certainement pas aussi poignant que Giant ni aussi intelligent que History of the Salaryman, mais il trouve sa propre identité : l’excentricité. Quand Kang Ji Hwan infiltre une clinique psychiatrique, il ne fait pas le bouffon comme son sidekick, il va jouer quelqu’un qui se prend pour une impératrice tragique de Joseon et en faire des caisses. Et ça marche. Hwang Jung Eum est dans le même délire, à tel point que Park Sang Min est presque trop sobre à côté d’eux. Le couple principal n’a jamais échoué à me divertir, la vengeance de Do Hoon était assez bien ficelée pour qu’on ait envie de voir les méchants mordre la poussière, et le tout a un air de folle farandole inarrêtable. Difficile de résister à l’envie de profiter du spectacle. 

King of Dramas – (ノಥ益ಥ)ノ 彡┻━┻ Le roi de l’esbroufe (2012) – 5

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Je n’ai pas de mots pour exprimer ma rage. Enfin, si quand même : voilà un drama satirique parti solidement à l’aide d’une bonne dose d’humour et d’ autodérision qui nous aura fait miroiter pendant plus de dix épisodes une grande aventure, celle de la réalisation et de la diffusion d’un drama très spécial difficile à mettre en œuvre, qui aura mis en place pendant toute sa première partie un nombre pénible d’obstacles qui se mettent en travers de la route de nos valeureux héros afin de faire monter la sauce…et quand le drama sort enfin sur les ondes, il passe au second (troisième ?) plan et laisse la place à une romance sirupeuse et une histoire de maladie congénitale qui viennent se greffer sur le scénario sans qu’on en ait besoin pour le développement de l’intrigue soit-disant principale. C’est pire qu’une déception, c’est comme si on m’avait vanté indéfiniment les mérites d’une montagne russe incroyable, comme si on m’avait fait passer pas mal d’épreuves pour y parvenir, et lorsque j’y suis enfin on me propose un tour à poney. The world is mine ? Tu parles d’une arnaque.  

King of Dramas – Roi de Nawak-Land (2012) – 4

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Lorsque je pense à ce que ce drama aurait pu être à la place de ce « truc » : kaofcjnqprewojfmpeanvwgs. Pourquoi? Non mais : Pourquoi? Pas assez d’audimat = Fanservice avec triangle amoureux niais, romance bonbon, évènements dramatico-tragiques stupides à la clé? Bleh.

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