A Thousand Days’ Promise : Premières Impressions

Est-ce que le nouveau drama de la scénariste la mieux payée de Corée du Sud est le concentré de prétention que j’attendais ? Pas vraiment. Si la suite continue sur la lancée des premiers épisodes, A Thousand Days’ Promise pourrait bien devenir à la fois l’un des meilleurs dramas de l’année, et un incontournable.

Il y a tellement à dire, et pourtant c’est difficile de trouver les mots justes pour retranscrire l’émotion qui m’a prise devant cette histoire troublante. Cette année ça ne s’est pas très bien passé entre moi et les tentatives de renouvellement du mélodrame, entre 49 Days que j’ai trouvé mal écrit et dispersé et Scent of A Woman qui m’a frustrée comme rarement. Heureusement A Thousand Days’ Promise est d’un tout autre niveau, et touche directement là où ça fait mal. J’ai été prise par surprise, prête à décrocher rapidement comme pour Life is Beautiful, et j’ai quitté le premier épisode les larmes aux yeux sincèrement convaincue d’avoir vu l’un des plus beaux pilotes qu’il m’a été donné de voir cet année.

Je n’ai pas envie de faire de résumé du synopsis. J’ai essayé, mais je trouve mon écriture affreusement banale et plate et je n’aime pas essayer de faire rentrer une histoire aussi forte dans des expressions toutes faites. Ça ne peut pas plaire à tout le monde c’est certain, et j’ai lu tant de critiques assassines avant de commencer que je m’attendais sérieusement à détester alors que c’est l’exact inverse qui s’est produit. Je n’avais pas été aussi agréablement surprise depuis longtemps.

D’abord laissez-moi écarter un élément important qui peut perturber : cette histoire de mélodrame. Kim Soo Hyun a une conscience aiguë et un maîtrise parfaite du marécage dans lequel elle met les pieds, et n’a cesse de se débarrasser de l’héritage pesant laissé par une nuée de mauvais dramas sur le même thème grâce à un méta-texte très efficace : « Ma vie est un mélo », « Je ne veux pas vivre un drama »…ensuite elle n’a pas choisi la solution de facilité en sélectionnant les grandes maladies traditionnelles du mélo comme le coma, le cancer ou l’amnésie.  La maladie de Seo Yeon est un Alzheimer précoce* avec tous les symptômes de dépression et les troubles cognitifs que cela entraîne, et Kim Soo Hyun s’est suffisamment informée sur le sujet pour pouvoir le faire jouer de manière crédible.

La maladie de Seo Yeon n’est pas comme dans tant d’autres dramas un vulgaire prétexte scénaristique visant à faire pleurer dans les chaumières ou à rallonger l’intrigue pour atteindre le nombre d’épisodes imposés (même si j’avais bien aimé la manière dont ils avaient traité ce twist, je me souviens que les scénaristes de Boys Before Flowers avaient eu recours à une amnésie sélective grosse comme une maison pour parer l’extension) mais véritablement le thème central du drama. N’attendez pas non plus un redux télévisé de The Notebook à la sauce Sud-Coréenne, puisque l’Alzheimer ne pointe pas son nez par intermittences mais envahit littéralement le quotidien de l’héroïne, comme si le destin s’acharnait sur elle depuis toute petite. Abandonnée par sa mère, sa vie amoureuse est un échec et maintenant l’une des maladies (souvent mortelle) les plus redoutées lui tombe dessus. Son cerveau n’est plus qu’un tableau noir sur lequel la dégénérescence passera le chiffon, et il ne lui restera plus grand chose à quoi s’accrocher, surtout dans l’état de solitude dans laquelle elle a vécu jusqu’ici. 

C’est à ce moment là qu’elle peut remercier sa bonne étoile de l’avoir prodiguée d’un petit frère aimant et d’une famille d’accueil qui l’a toujours soutenue. Désormais il reste à sortir Ji Hyung de son état de torpeur, paralysé par une famille terrifiante et une fiancée envahissante. J’ai lu beaucoup de commentaires dépréciatifs à son sujet, certains allant jusqu’à dire que le drama serait mieux sans lui, et je ne comprend pas que l’on veuille absolument lui faire subir toutes les douleurs et les épreuves du monde pour se racheter. Au contraire, je suis contente de trouver un personnage masculin enfin un peu crédible et réaliste au milieux de cette foule de tendres chevaliers blancs irréprochables et d’hommes d’affaires frigides un peu trop sexy pour être aussi innocents qu’on veut nous le faire croire. Je l’aime beaucoup même ce Ji Hyung, avec tous ses défauts, sa lâcheté, ses accès de colère et son anxiété. J’ai tellement l’habitude de voir partout des hommes soit parfaits soit révoltants dans mes dramas que j’avais oublié à quel point c’est agréable d’avoir affaire à un personnage qui ressemble à un humain. Et par dessus tout je pense vraiment que Ji Hyung est celui qui peut rendre Seo Yeon heureuse malgré sa maladie. Lorsqu’elle perd les pédales elle se dit violemment pour repousser l’idée de sa propre adultère « He was my man ever since I was 16 », et en apprenant petit à petit à connaître Ji Hyung, on constate la vérité de cette affirmation.

Bien sûr Seo Yeon est une battante (les mauvaises langues diraient control-freak) et c’est ce qui va l’aider à continuer à vivre la tête haute et à tout faire pour lutter contre la dégradation de sa mémoire. Mais sans les autres, il est clair qu’elle ne peut pas y arriver. Elle va devoir apprendre à laisser tomber petit à petit ses barrières parce que pour l’instant elle ressemble à quelqu’un qui se noie et qui refuse d’appeler à l’aide. Le drama affronte de front cette habitude du refoulement en Corée, qui consiste à cacher à tout le monde y compris aux personnes les plus proches de soi sa souffrance. Au début surprise et parfois même exaspérée, j’ai appris à accepter et même comprendre cet automatisme qui consiste à dire « tout va bien » quand tout va mal. Je pourrais vous citer tellement d’exemples, tant dans des films que dans des dramas que je n’ai même pas envie de commencer. Mais avant d’accepter le soutient des autres il faut accepter la maladie elle-même, et Seo Yeon va devoir apprendre à l’apprivoiser au lieu de lutter contre.

Après avoir vu quatre épisodes, je pense avoir vu le début de l’un des plus beaux dramas qu’on peut trouver actuellement sur le marché. Je ne plaisante pas. Tout est maîtrisé, de la réalisation à la fois sobre et sublime au jeu des acteurs qui livrent tous une prestation remarquable, comme touchés par la grâce. La caméra a opté pour une approche très sensuelle de ses personnages que nous entendons manger, pleurer, travailler, faire la cuisine, discuter, s’embrasser, se disputer avec un naturel peu commun. Su Ae, comme transfigurée par ce rôle qui s’annonce déjà comme un tournant important pour sa carrière est au centre de l’attention et le réalisateur a su capter toutes les nuances des émotions subtiles qu’elle…joue ? C’est presque trop peu, j’ai envie de dire qu’elle transmet. 

Scénario : A + Pas de malentendus qui traînent en longueur, nous ne terminons pas les épisodes sur un cliffhanger stupide sur la tête ahurie d’un personnage qui vient de découvrir l’un des secrets de Seo Yeon, la maladie d’Alzheimer n’est pas un prétexte scénaristique mais vraiment le thème du drama autour duquel s’articule la réalisation elle-même, les dialogues sont superbes même si je comprend les critiques qu’onadresse à la scénariste. Il est reproché à Kim Soo Hyun (visiblement une intellectuelle d’une grande intelligence. Le métier de gohst writer de Seo Yeon est un thème qui lui tient à cœur) de faire parler ses personnages comme des mitraillettes à répliques, et d’oublier en route que la plupart des gens n’ont pas un tel niveau de langue. Je les comprend et parfois j’ai senti (au tout début surtout) que certaines répliques sonnaient un peu faux, un peu trop « écrites » justement et pas assez spontanées. Mais dans un paysage où la règle veut que l’on nous inflige un peu trop souvent des répliques redondantes voire niaises, j’accueille ce changement avec un plaisir sans ménage.

Casting : A + Su Ae. Meilleure actrice de l’année, toutes catégories confondues même si Yum Jung Ah lui dispute la couronne. Là encore j’ai envie de dire aux nymphettes qui pensent qu’elles peuvent s’en sortir en minaudant d’aller se prendre une bonne claque dans la figure devant leurs performances, histoire de voir qu’est-ce que ça veut dire d’être une actrice. Kim Rae Won est parfait, et s’implique tellement dans son rôle entre l’amant heureux des souvenirs et le fiancé dépressif du présent qu’il efface sa propre personne. Les autres sont tout aussi excellents, de Park Yoo Hwan que j’ai eu l’immense plaisir de retrouver depuis Twinkle Twinkle (que d’améliorations depuis ses débuts !) au duo Jung Yoo Mi/Lee Mi Sook impeccables en couple mère/fille hystérique et désynchronisé. J’ai une toute petite réserve concernant Lee Sang Woo, qui manque un peu d’expressivité, même si son personnage est supposé être peu expansif. Par exemple Yoo Seung Boon qui joue son père dégage une grande chaleur malgré son mutisme, et je trouve que cette aura manque un peu à Lee Sang Woo. Mais c’est très mineur et le drama peut s’enorgueillir d’un casting de marque, sans erreur.

Réalisation : A + Ce drama est absolument sublime. Les couleurs, la lumière, le travail de la photographie, tout est parfait. Ils ont en plus le génie d’avoir recours à de grands classiques pour le fond musical, et en lieu et place des crins-crins mal accordés ou déchaînés dont on nous inonde, nous avons droit aux grands opéras comme Madame Butterfly de Puccini (et tant d’autres, un véritable casse-tête pour retrouver les références) sans oublier le superbe générique de fin, It Hurts Here de Baek Ji Young qui a déjà prêté sa belle voix grave aux OST d’IRIS, de Secret Garden et de Princess’ Man. Costumes ? Je me damnerai pour la garde-robe de Su Ae. Décors ? Superbes et naturels à la fois. Mise en scène ? Chaque plan est soigneusement réfléchi pour apporter une légère touche de symbolisme, sans en faire trop. Je sais que Jung Eul Young est le réalisateur attitré de Kim Soo Hyun mais j’aimerais bien qu’il aille donner des cours de mise en scène et de direction d’acteurs aux autres, ils en ont besoin.

Verdict : Heavenly Kimchi. Je ne pensais pas qu’un drama pouvait encore me bouleverser autant après The Princess’ Man, mais A Thousand Days’ est un coup de maître.

*L’utilisation par la traduction Anglaise du mot « dementia » peut prêter à confusion puisqu’en Français la démence dans son sens vulgaire (et étymologique) désigne le plus souvent un état passager de folie furieuse, mais son sens psychiatrique (dégénérescence souvent irréversible des fonctions cérébrales) rejoints le sens Anglo-saxon utilisé par les traducteurs. On utilise beaucoup plus naturellement le mot dementia an Anglais puisqu’il n’existe pas ce sens vulgaire qui nous pousse à parler d’Alzheimer plutôt que de démence. J’ai été un peu interloquée par la réplique  » Do I have dementia » de Seo Yeon à la fin du second épisode et je préfère bien clarifier les choses puisque dans la vie courante je ne pense pas qu’une jeune femme qui subit ces symptômes demanderait à son médecin « Suis-je atteinte de démence ? » .

9 réflexions sur “A Thousand Days’ Promise : Premières Impressions

  1.  » Est-ce que le nouveau drama de la scénariste la mieux payée de Corée du Sud est le concentré de prétention que j’attendais ?  »
    Dire que je n’ai pas vu un seul des dramas de cette scénariste et qu’à part Snow Flower, pas un seul me dit quelque chose de nom.

    Pour en revenir au drama, ton analyse conforte la bonne impression que j’avais après le visionnage du premier trailer, que j’ai trouvé magnifique. On sentait que la maladie de l’héroïne n’était pas un prétexte scénaristique. C’est clair, c’est bien la première fois qu’un mélodrame coréen (toutes nations confondues ?) me donnait envie de le suivre.

    Pour ce qui est du « problème » de la « démence », je me rappelle que dans Beethoven Virus, le petit vieux aussi en était l’objet. Le fait que les gens en avaient peur me poussait davantage sur la mauvaise voie. Ce n’est qu’après que j’ai compris qu’il avait l’Alzeihmer. Mais du coup je n’ai (toujours) pas compris la réaction de son entourage. Il est vieux ! Houhou ! Cela arrive, à cet âge-là surtout ! Ce n’est pas contagieux ! Qu’un petit vieux ne se rappelle plus s’il a bu ou non sa brique de lait, ça n’a rien de dangereux (même moi, ça pourrait m’arriver xD). Bref, c’est vrai que, lorsque les teams françaises traduisent ça par « démence », on a du mal à suivre.

    Pour BOF, l’amnésie sélective est en fait tirée du manga d’Hana Yori Dango (d’après une amie) et non inventée de toute pièce… voilà bien un point que je ne pourrai pas reprocher à la série (si ce n’est d’avoir intégré ce passage :D).

    • C’est l’auteur du mythique Trap of Youth, mais elle est plutôt catégorisée « scénariste pour adultes » voire aujourd’hui seniors. D’après ce que j’ai entendu et vu ses fans auraient plutôt aujourd’hui entre 50 et 60 ans ce qui explique le choc des générations et sans doute l’exaspération de certains qui sont rompus à son style.

      Je me suis doutée qu’il y avait des risques de confusion avec cette différence lexicale entre l’Anglais et le Français, et quelque chose me disait que ce ne serait pas surprenant de croiser le mot « démence » dans des traductions Françaises alors que chez nous le terme est trop équivoque pour être employé comme ça chez son médecin quand on a des symptômes de perte de mémoire. Même si médicalement l’Alzheimer est bien une sorte de démence.

      Pour BOF en fait je sais que c’est tiré du manga, j’aurais dû mieux m’exprimer : que ce soit dans le manga ou pas, ils ont été vraiment cherché la facilité avec ce twist, surtout comme ça au dernier moment. C’était clair qu’ils ne savaient plus quoi inventer pour remplir les extras. Comme tu dis c’est plus le fait de l’avoir intégré que je leur reproche (surtout un thème aussi important, à ce moment là).

      En tout cas si tu as le temps pour ce drama, n’hésite pas ! C’est dur, mais ce n’est pas frustrant.

  2. Ton article m’a donné très envie de voir ce drama, que j’avais classé dans la catégorie :pas intéressant.
    Pour le moment j’ai téléchargé les premiers épisodes, j’attends avec impatience de le commencer, mais pas avant mes jours de congés, parce que je pense que si jle commence après une journée de boulot, jvais pas réussir à bien apprécier le drama à sa juste valeur.
    En attendant je vais regarder l’épisode 46 de High Kick saison 3^^

    • TDP a un charme envoutant que j’adore retrouver, j’attends la suite avec impatience. Prévoit en effet des instants calmes, ce n’est pas du tout le genre de drama à regarder pour se détendre : les dialogues sont très fournis, il y a une foule de détails, les sujets abordées sont graves…l’inverse de la petite RomCom du soir ^^
      Et tu regardes comment les épisodes de HK3 ? J’ai les sous-titres de Darksmurf mais ça m’embête de continuer quand ils ne sont pas complètement terminés.

      • Pour HK3, je suis pareille que toi j’aime pas regarder les épisodes, si les sous titres ne sont pas complètement terminé, alors je les regarde sans sous titre, je comprends pas tout, mais bon c’est quand même bien sympa^^
        et bon maintenant j’ai rattrapé la diffusion en Corée, donc je suis limitée à 1 épisode par jour c’est pas mal^^

  3. Ça y est je me suis lancé dans ce drama, je n’ai vu que 2 épisodes pour l’instant,
    mais je sens que ça va être intense. J’ai déjà l’impression de perdre la tête en même temps qu’elle, je trouve que c’est tellement bien écris et les émotions tellement bien retransmit qu’on à l’impression, de vivre les choses je sais pas comment l’expliquer, mais franchement
    à la fin du deuxième épisode j’avais l’impression de commencer à perdre la tête en même temps qu’elle. Un très bon drama je pense, voyons ce que nous réserve la suite.

    • J’espère que tu va apprécier tout du long. ce n’est pas un drama facile, parce qu’ils ont choisi de montrer la réalité de la maladie sans absolument vouloir donner un sens métaphysique à tout, et ça en a frustré beaucoup. Moi j’ai apprécié que la scénariste s’adresse à moi comme à une adulte intelligente capable de faire la part des choses =)

  4. je suis ravie pour vous qui aviez apprécié le drama
    pour moi, c’est une grosse déception
    pourtant, il y avait de quoi faire un excellent drama, mais là je trouve que c’est lent, lourd, ça tourne toujours autour de la meme chose au fil des épisodes. il y des scènes où franchement, j’ai envie de leur dire, mettez y du coeur s’il vous plait, vous n’etes tout de meme pas des acteurs de seconde catégorie. Les scènes où ils se remémorent leurs souvenirs passés ensemble, franchement, c’était vide, mal joué, un peu forcé meme, c’était sensé nous montrer de l’alchémie, de la passion, des trucs fort en émotion, droles, mais franchement, j’ai rien ressenti.
    j’en suis au 7eme épisode, mais contrairement à ceux qui ont commencé à perdre la tete au bout du 2eme, moi j’ai toujours toute ma tete, et je baille…!
    Ce n’est pas pour comparer, parce que déjà il n’y rien à comparer, il ya un film que vous connaissez certainement tous et qui s’appelle A Moment To Remember qui aborde le meme sujet « un couple fou amoureux dont la fille est atteinte d’alzheimer ». Cette histoire là, on peut dire que c’est un consentré d’émotion, une pure merveille. franchement, leur amour était ennivrant, ça nous a transporté, et puis tout à coup, comme un coup du destin, un bonheur qui ne peut durer eternellement, paaaf, ils découvrent qu’elle est malade et elle pert peu à peu ses moyens.
    la vache, ça m’a fait quelques chose, ce film, et je m’attendait à voir un truc tout aussi fort là, mais rien de tel.
    pour l’acting, une mention spéciale pour la belle maman, c’est sans doute la seule dont le role m’a réellement plu. l’actrice dont j’ignore le nom, était à fond dans son role de bourgeoise histérique, à crier sur tout le monde et à donner des ordres… très convainquante, chapeau.
    le role le moin bon, je l’attribuerai au cousin Jaemin, fort mignon, c’est vrai, mais son role est platonique, j’aurais aimé qu’il soit un peu plus energique, un peu plus nerveux pour flanquer une bonne raclé à celui qui a osé tromper sa petite cousine.
    en tot cas, je ne m’arretrai pas ici, je finirai le drama si Dieu le veut, et reviendrai pour une autre critique.

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