Padam, Padam, The Sound of My Heartbeat – Présentation (épisodes 1-2)

Avec – comme toujours – du retard, je m’attaque à Padam, Padam, ce drama que j’avais, la saison dernière, soigneusement évité pour plusieurs raisons : la première, c’est parce que lorsqu’il est sorti (mi-décembre), j’étais en fin de session, je préparais mes valises pour un grand voyage et je regardais à ce moment-là des dramas schizophrènes comme Me Too, Flower ; la deuxième c’est que je prenais toujours Han Ji-Min pour Kim Jung Eun (vous référer à mon article : Le Prince sur le Toit – Premières Impressions), la troisième c’est parce que j’étais alors dans une phase j-dramas. Aujourd’hui que je sais que Han Ji-Min n’est pas Kim Jung Eun, que je ne suis pas en fin de session, que je ne prépare pas mes valises pour un grand voyage, que je ne regarde pas de dramas schizophrènes (j’ai lâché Fashion King – hé oui, il faut bien prendre soin de ses nerfs une fois de temps en temps) et que je retourne dans ma phase K-Dramas, me voici avec mes premières impressions de Padam, Padam (épisodes 1-2).

Je comptais changer la structure de l’article en y allant surtout par thèmes, personnages, atmosphère générale et mes spéculations quant aux possibles voies que pourraient emprunter le drama ; mais par obsession – ou par déformation estudiantine, appelez-ça comme vous le voudrez (^_^) – je ne peux évidemment pas m’empêcher de résumer l’action, au moins dans les grandes ligne. Tentons d’être concise.

Épisode 1-2 en quelques lignes : Le dernier jour d’un condamné

Yang Kang Shil (Jung Woo Sung) est un homme qui a passé ses seize dernières années en prison pour meurtre ; au moment où le drama commence, c’est théoriquement son dernier mois d’emprisonnement. Là-bas, il a fait la connaissance de Lee Gook Soo (Kim Bum) qui le colle tout le temps et qui proclame être un ange, ce que Kang Shil ne prend pas sérieusement. Cependant, un mois plus tard, au lieu de sortir de prison, il est condamné à être pendu. En effet, lors d’une journée d’exercices qui vire mal, Kang Shil tue accidentellement un gardien qui a voulu stopper la bagarre entre un détenu et lui. Et vous savez ce qui suit : il est condamné à mort et est pendu sans un mot. Pourtant, les choses ne se passent pas comme prévues et Kang Shil semble mystérieusement faire un saut dans le temps et retourner à ces quelques heures avant sa mort. Est-ce l’oeuvre de Gook Soo? Si oui, pourquoi lui offre-t-il une deuxième chance de vivre? En revivant le passé, Kang Shil parvient à se maîtriser à temps avant que la tragédie ne se ré-enclenche.
Le cours du temps est alors modifié, et Kang Shil sort de prison comme si rien ne s’était jamais passé. À présent en liberté, mais toujours collé par Gook Soo qui ne  semble pas vouloir le lâcher, il ne peut que penser à celui qui l’a  injustement mis (et gardé!) en prison pour des crimes qu’il n’a pas commis – Chang Gul. Il semble également tout le temps trouver sur sa route une jeune femme du nom de Jung Ji Na (Han Ji Min) qui a une très mauvaise première impression de lui (ils se rencontrent la première fois dans un métro bondé, et Ji Na est coincée entre la porte et Kang Shil, qui bien malgré lui, ressent les effets d’avoir une femme aussi proche depuis la première fois depuis ses 19 ans). Malheureusement ces impressions perdurent lorsqu’elle apprend qu’il vient de sortir de prison et elle l’évite du mieux qu’elle peut.
Elle-même a suffisamment son lot de problèmes en raison de la colère sourde qu’elle éprouve envers son père, un homme violent qu’elle tient responsable de la mort de sa mère. Elle compte partir faire des études à l’étranger, mais son père fait ce qu’il peut pour la retenir ayant déjà perdu sa femme et son petit frère qu’il considérait comme son fils et qui s’est fait assassiné il y a seize ans. On finit par comprendre que Kang Shil est intimement lié à cette tragédie car c’est pour ce même meurtre qu’on l’a envoyé en centre de détention. Mais celui-cil ne sait pas que la femme qui allait le visiter en prison n’était autre que la mère de Ji Na, bien que parfois, dans ses moments de somnolence, le visage de Ji Na et de cette femme se confondent. En prison, il reçoit une lettre d’une amie de son ex-petite-amie de l’époque, Im Soo Mi, qui l’a cherché désespérément avant de mourir. Lorsqu’il est enfin en liberté, il comprend pourquoi : Im Soo Mi a eu un fils, dont Kang Shil serait le père. Ce dernier nie bien sûr sa paternité, n’ayant pas eu de contact avec cette femme depuis ses 19 ans, et n’ayant passé qu’une seule nuit avec elle avant qu’elle ne s’enfuit avec un autre.

THÈMES ET RELATIONS

Padam, Padam est un drama que j’ai commencé sans aucune attente particulière : je n’avais pas lu le synopsis et les acteurs ne m’étaient ni particulièrement antipathiques ou sympathiques. Mais je ne m’attendais pas à ça. En fait, j’ai été surprise, agréablement, et même impressionnée par la qualité du pilote. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu des aussi bons premiers épisodes avec un drama coréen. Le pilote est solide et excellent dans son maniement du suspens et dans sa présentation des personnages, et le deuxième épisode ne tombe pas à plat mais réussi au contraire à maintenir le rythme. L’élément fantastique n’est pas encore très présent, mais sa sobriété et son naturel à s’intégrer dans le quotidien et dans l’histoire en fait justement sa force. Le drama n’en fait pas des tonnes et ne nous montre pas du doigt « regarde-il-est-en-train-de-se-passer-quelque-chose-de-miraculeux » mais c’est en toute subtilité que le merveilleux s’installe. Et c’est très rafraichissant, vraiment.

On peut commencer par dire que l’histoire semble très dense, au vu du simple pilote. Il est naturel alors que les thèmes soient larges et les connexions entre les personnages soient nombreuses et complexes ; il faut rester concentré pour capter tous les indices que ces deux premiers épisodes sèment, notamment en ce qui concerne les liens entre les protagonistes. Je voudrais aussi souligner que malgré le fait que les personnages semblent stéréotypés, Padam, Padam ne s’enfonce pas pour autant (et j’espère qu’il ne s’enfoncera jamais) dans le stéréotype et le trop convenu. Il est par exemple particulièrement bon dans le développement et la caractérisation des relations entre les protagonistes. De plus, le drama n’est peut-être pas réaliste au sens premier du terme (la peine de mort ne se pratique plus de nos jours en Corée du Sud) mais il parvient à nous installer d’emblée dans un univers de sens, uni, cohérent et vraisemblable.

Frère d’armes

La bromance (brother romance), comme on dit dans le bon jargon des fans de dramas, est un élément central de Padam, Padam. La première chose qu’on nous montre (outre l’exécution les deux premières minutes) c’est cette relation particulière entre Gook Soo et Kang Shil, des camarades de cellule. On ne sait pas très bien comment cette fraternité a commencé, ni pourquoi Gook Soo semble tellement aimer le contact physique avec Kang Shil, mais toujours est-il que l’un ne va pas sans l’autre, bien que le deuxième essaie constamment de se débarrasser de ce frère quelque peu encombrant. Ils nous offrent des scènes communes absolument adorables car Gook Soo est l’innocence incarnée : il tient la main de Kang Shil, il lui fait un bisou pour le réveiller, l’appelle « Hyung », s’inquiète de la moindre égratignure sur son visage (hahaha Maman Kim Bum!!) et passe son temps à lui sauter dessus. Et bien que Kang Shil agisse comme s’il tolérait plus qu’il n’appréciait la présence de Gook Soo, il y a tout de même un franc sentiment de camaraderie réciproque qui se dégage de leur relation.

On se doute que l’on va devoir compter sur le duo Kang Shil/Gook Soo tout au long de la série et que le lien entre les deux vont devenir de plus en plus étroit au point de devenir une bonne occasion pour les scénaristes de nous faire pleurer toutes les larmes de notre corps. Je me prépare psychologiquement, et croise les doigts pour que ce ne soit pas le cas – parce que je déteste pleurer devant un écran.

Star-crossed Lovers

La deuxième relation qui nous est tout de suite mise de l’avant est celle qui va unir amoureusement Kang Shil et Ji Na bien que leur romance est d’avance destinée à connaître un certain nombre d’épreuves (et pas des moindres, Kang Shil étant le présumé coupable de la mort de l’oncle de Ji Na). Le drama met excessivement l’accent sur le caractère tragique de leur rencontre : elle était écrite, mais la route vers le bonheur sera parsemé d’embûches et la victoire finale de l’amour n’est en aucun cas garantie. On peut soupirer face à la lourdeur explicite des scénaristes car Ji Na et Kang Shil se croisent et interagissent par hasard au moins 5 fois en seulement deux épisodes ; et comme si on ne l’avait pas suffisamment compris, Gook Soo lui-même dit à son protégé : « c’est la femme de ta destinée ».

  

Mais en même temps, c’est le jeu ; et moi qui d’habitude suis la première à souligner la lourdeur d’un élément scénaristique, j’ai été contre toute attente très docile, acceptant avec une facilité déconcertantes les règles et les passages obligés dictés par le genre (je dois vieillir, c’est pour ça…). Peut-être est-ce parce que la manque de subtilité est un choix manifestement délibéré par le réalisateur et les scénaristes? En tous les cas, je n’ai pas bronché sur cet élément, et j’attends de voir comment l’équipe va nous faire adhérer à leur romance.

Les liens de sang

  

Un mélodrame ne peut pas être un bon mélodrame s’il ne concerne pas les conflits familiaux. Des problèmes de famille, il y en a à foison dans Padam, Padam, et sans aucune lourdeur ; j’en suis la première abasourdie. Quoi, pas de pleurnicherie, de larmes à n’en plus finir, mais seulement de la tristesse nue et une sensation de tension et de complexité émotionnelle?

  

C’est sur ce point que Padam, Padam m’a définitivement faite adhérer à son propos, parce que les liens familiaux quels qu’ils soient sont remarquablement bien rendu. Nos coeurs se serrent pour toutes ces personnes, qu’elles nous sont sympathiques ou non, qui ont perdu un proche qui leur était cher : le petit frère, la mère, le meilleur ami, l’ex-petite-amie. Et nos coeurs se serrent encore plus pour ces êtres qui sont restés et qui ont coupé les liens avec ceux qu’ils aimaient : la mère de Kang Shil par exemple lui a tourné le dos lorsqu’il avait besoin d’elle, et Ji Na garde une rancune pleine et entière envers son père. Ces relations ne sont pour le moment qu’esquissées, mais il n’est pas difficile d’imaginer qu’elles vont prendre de plus de plus de poids dans le drama, et qu’à celles-ci se grefferont d’autres enjeux, d’autres conflits et d’autres familles. 

De plus j’ai trouvé très intéressant le fait de rendre le personnage potentiellement père ; cela ajoute de la profondeur au scénario et j’attends avec impatience de voir quel genre de relation va s’instaurer entre Kang Shil et son hypothétique fils ; car même s’il n’est pas son père biologique, je reste persuadée qu’on aura le droit à une relation père-fils entre les deux, malgré tout, et malgré eux. Cela donnerait également une bonne occasion pour nous donner des indices sur son passé familial et notamment sur la relation qu’il avait avec son père.

L’enfer, c’est les autres

Padam, Padam semble être une immense fresque (de 20h!) sur les relations humaines et sociales. Il ne rend pas compte seulement des relations que les personnages entretiennent avec leur famille, mais plus généralement, leur difficulté à s’insérer avec naturel à la société au sens très général du terme, qu’il s’agisse de Ji Na ou de Kang Shil. La vengeance est un thème qui va certainement être développé au long de ces vingts épisodes, mais pour l’instant ce thème ne reste que très vague, et je trouve cela très vraisemblable. Kang Shil a vécu presque la moitié de sa vie en prison, et la première chose qu’il doit faire avant de penser à la vengeance, c’est sa réhabilitation dans la société. Et je trouve cette dimension très intéressante (bien que j’ai toujours aimé les affaires de vengeances) car cela donnerait un caractère beaucoup plus humain à la série : nous n’avons pas à faire à des surhommes, mais à des hommes seulement.

On pourrait penser à Story of a Man, où Kim Shin, en sortant de prison, échauffait son plan pour venger la mort de son frère. Mais Kang Shil est pour l’instant à des kilomètres du personnage de Story of a Man car les circonstances sont très différentes : Kim Shin ne passe « que » 3 ans en prison, Kang Shil, 16. Et en 16 ans l’excitation, l’espoir de voir triompher le Juste, ont le temps de se disperser, jusqu’à s’évanouir tout à fait. On comprend alors l’espèce d’état apathique dans lequel se trouve Kang Shil lorsqu’il sort de prison. C’est un monde nouveau qui s’offre à lui, un monde effrayant, dont il n’a été que trop longtemps absent. Avant la vengeance, il s’agit alors de se réhabiliter et de redonner une chance à la vie : Gook Soo en lui faisant faire un saut en arrière lui donne une deuxième chance de vivre et, plus précisément, face à la mort, de choisir la vie. De la même manière, on peut supposer (et espérer) qu’en sortant de prison, Kang Shil va petit à petit apprendre à se donner lui-même une deuxième chance, à ses yeux, mais également aux yeux de la société – affronter ses codes et ses préjugés, réaffirmer sa volonté de vivre et surtout, retrouver la foi envers autrui.

Un vrai drama humain, c’est ça que je veux et c’est ça le potentiel de Padam, Padam.

Who done it?

Drame humain mais aussi enquête sur un meurtre, Padam, Padam pourrait également par la suite avoir des allures de drama policier. Il est très étonnant de n’avoir aucune idée de quelle sorte de « méchant » Chang Gul va être ; et le mystère reste entier au bout des deux épisodes car il n’a seulement qu’une ou deux interventions. Je suis curieuse également de voir ce que le drama va produire comme éléments perturbateurs et s’il va se confiner dans une vision bi-dimensionnelle du monde, c’est-à-dire se complaire dans le manichéisme dans lequel il est facile de tomber.

PERSONNAGES ET ACTEURS :

Kang Shil/Jung Woo Sung

Kang Shil est un homme impatient, impulsif et qui ne sait pas s’exprimer autrement qu’avec ses poings. Ce n’est que partiellement sa faute étant donné son passé lui-même d’une extrême violence. Il incarne la pensée largement répandue selon laquelle la personne que nous sommes aujourd’hui n’est que le résultat de notre passé ; ainsi on peut expliquer sa violence par le fait qu’il n’ait probablement connu que ça ces dernières dizaines d’années ; on peut expliquer sa vision complètement désabusée de la vie par le fait qu’il ait souffert d’injustices à plusieurs reprises. Cependant, le drama est rafraichissant car il montre que l’erreur de Kang Shil est de se laisser tromper par son fatalisme : s’il veut que quelque chose change, il peut modifier le cours de l’histoire et sa propre existence. Ce n’est pas par hasard que le premier miracle de Gook Soo soit de lui redonner la volonté de vivre. Cependant Kang Shil est un peu un poker-face dans le sens où il y a deux « moi » qui cohabitent en lui : le violent et désabusé, l’innocent et enfantin. La plupart du temps on le voit évoluer dans un conteste brutal qui lui vaut des pertes de son taux d’hémoglobine, mais le drama prend le temps de nous montrer également un Kang Shil plus innocent et gamin que prévu, intimidé et fasciné par ces êtres que l’on appelle « femme », exactement comme un petit garçon qui croit voir en face de lui une princesse sortie d’un conte de fées. 

  

Jung Woo Sung, que je n’ai pas vu depuis très longtemps sur mon petit écran, est contre toute attente extrêmement convaincant, et possède une réelle capacité de nous inspirer de la sympathie pour un personnage qui, pourtant, n’a pas grand chose pour lui. Et bien que parfois il en fasse trop (comme les scènes où il est censé être choqué), lorsque son jeu devient plus sobre, il en devient par la même occasion plus subtil. Dans ces moments-là, il nous transmet avec efficacité les émotions du personnage. L’acteur est très engageant (et je ne dis pas ça seulement à cause des Shower Scenes – oui, j’ai bien dit « des »!) et je suis prête à me lancer dans l’aventure avec lui.

Gook Soo/Kim Bum

La surprise, c’est aussi Kim Bum, qui ne ressemble en rien au jeune adolescent frêle de Outrageous Women ou au jeune homme qui a gagné le coeur de Park Jin Hee dans The Woman Who Still Wants To Marry, car notre Kim Bum est devenu un homme, et ça me mettrait presque la larme à l’oeil. Il joue Gook Soo, ce jeune détenu toujours de bonne humeur et au caractère bon enfant qui prétend être un ange et qui se trouve être un ami très, très collant dans tous les sens du terme. S’il est vraiment un ange, on ne le sait pas encore – on part du principe que oui -, mais il règne tout autour de lui un halo de mystères qu’il reste à exploiter. On ne sait pas en fait qui Gook Soo est réellement, quels sont ses plans et ses objectifs. Comme Kang Shil, sa personnalité peut parfois effectuer un 180° : être absolument adorable (mais vraiment adorable) à 97% du temps, son sourire et son regard peuvent parfois être beaucoup plus énigmatiques (voire inquiétants) que prévu. Bien que le personnage conserve tout son mystère, je suis très intriguée par lui et suis curieuse de voir le rôle qu’il va jouer dans Padam, Padam

Kim Bum n’a pas seulement mûri physiquement, mais son jeu s’est sensiblement améliorer également. Je trouve qu’il a été très bien choisi pour le casting tant son visage est doux et sa voix, chaleureuse. J’avais déjà remarqué dans The Woman… qu’il avait une voix spéciale, très douce, et très calme ; parfait pour le rôle d’un ange.

Ji Na/Han Ji Min

Personnage le moins développé durant ces deux premiers épisodes et qui, pour le moment, reste la plus unidimensionnel. Cela dit, je l’ai trouvée tout de même assez intéressante. En effet, elle aurait pu être la caricature de la fille trop gentille, trop naïve ou bien celle de la fille désagréable qui cache un grand coeur. Et en fait, elle n’est ni entièrement l’une, ni entièrement l’autre. Ji Na est une jeune fille qui a été passablement marquée par la vie, traumatisée par la violence de son père. Elle n’est pas un personnage de l’excès et j’ai trouvé cela très rafraichissant. Elle peut être douce avec les animaux, mais elle reste froide avec le reste de la société, que ce soit avec des personnes de son entourage, comme son père ou avec des inconnus comme Kang Shil ou le commissaire de police. Elle reste sur ses gardes et ses interventions verbales sont souvent tranchantes.

J’ai également aimé son côté très adulte dans la manière d’interagir avec les gens : même avec des personnes qu’elle déteste comme son père, elle reste le mieux qu’elle peut polie et cordiale ; de même, ce n’est pas le genre à avoir une relation immédiatement conflictuelle et drôle avec Kang Shil comme cela se voit souvent sur Dramaland (de toute façon, nous ne sommes pas dans une RomCom). Au contraire, les échanges sont normaux : pas de crises d’hystérie, pas de chamailleries pré-romantiques, juste des réflexions et des actions qui concordent avec la situation. Et même lorsqu’ils se disputent, ce n’est pas sur un air comique : par exemple lorsqu’elle l’amène au poste de police et le menace de le dénoncer s’il ne sort pas de sa voiture. Pas vraiment un gag donc. Han Ji Min s’en sort bien, comme toujours dans ses rôles de femme forte et sensible et elle rend immédiatement son personnage attachant. Reste à voir si le personnage de Ji Na lui donnera l’occasion de démontrer une plus large palette de jeu et d’émotions.

TONALITÉ ET ATMOSPHÈRE :

Violence : Y’en a du sang dans les deux premiers épisodes! Kang Shil et le père de Ji Na sont violents, nous l’avons déjà dit, mais c’est toute l’atmosphère qui est imprégnée de dureté : les deux premières minutes du pilote s’ouvre sur une exécution, le pilote se termine sur la mort du gardien de prison. Meurtres, sang et accidents mortels se succèdent à un rythme assez soutenu au cas où on avait pas compris qu’on allait pas évoluer dans le monde des bisounours…

Amertume : Le ton est étonnamment paisible étant donné le propos de Padam, Padam. Bon attention, j’ai pas dit que c’était l’éclate totale mais la tonalité va plus vers le côté désabusé et mélancolique de la vie plutôt que vers le dépressif et glauque. C’est pas joyeux-joyeux et on perçoit l’amertume généralisée mais c’est pas non plus assourdissant de détresse. Il y a une teinte d’humour noir de la part de Kang Shil, et que voulez-vous, chez moi l’humour noir est roi ; tandis que Gook Soo apporte toute la lumière, la fraîcheur et la légèreté pour contrebalancer avec efficacité ces thèmes sombres et ces personnages en conflit constant avec eux-mêmes et les autres.

CONCLUSION: 

  

Casting : B+ / A- Convaincant pour le moment, pas (ou peu) de surjeu, le tout reste très sobre et c’est reposant mais ces deux premiers épisodes ne permettaient pas vraiment aux acteurs principaux de démontrer toute l’étendue de leurs potentiels. Ils ont ainsi encore leurs preuves à faire pour s’imposer et confirmer la première impression.

Scénario : A- / A Je ne sais pas trop vers quoi Padam, Padam va nous mener, mais les pistes esquissées me semblent solides, et si elles sont exploitées avec subtilité jusqu’au bout, elles pourraient se révéler tout à fait passionnantes – comme par exemple pourquoi Chang Gul a laissé Kang Shil sortir de prison ; quels sont les trois miracles ; est-ce que Kang Shil est vraiment père ; quel est le lien Kang Shil/Gook Soo (s’il y en a un) etc…

Réalisation : A- Très agréable à regarder. Rien de révolutionnaire mais la mise en scène est soignée et la plupart du temps l’image est très jolie. Les jeux de lumière sont intéressants et soulignent la tonalité contrastée de Padam, Padam. J’ai aimé l’utilisation du silence et l’impression de très grand calme qui en découle pour exploiter ce même contraste sur un autre mode : la discordance du fond et de la forme se révèle par le biais de la différence entre le sonore et le visuel. Les images sont fortes, mais la musique qui vient d’habitude s’y ajouter se fait rare voire absente.

Verdict : Good Kimchi + Padam, Padam a un rythme très fluide et je m’y trouve très investie. Les deux premiers épisodes sont solides, le scénario semble bien écrit, les acteurs sont bien dirigés et semblent correspondre parfaitement aux personnages et l’espièglerie de Kim Bum n’a jamais été aussi adorable. Inutile de dire que je suis vraiment emballée pour la suite et même s’il doit se révéler être au-deça de mes espérances, la seule chose que j’espère est que la suite évitera l’atmosphère larmoyante que l’on voit dans trop de mélodrames.

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5 réflexions sur “Padam, Padam, The Sound of My Heartbeat – Présentation (épisodes 1-2)

  1. Un jour j’arriverai à trouver le deuxième épisode ^^ Non mais trève de plaianterie, je n’ai vu que le 1 et il y a de ça quelques temps (noël je crois) et j’avais vraiment accroché, même si je dois avouer ne pas avoir tout compris à la fin de cet épisode. J’attends la suite avec impatience car j’aime énormément les grimaces et l’attitude de Kang Shil. A suivre =)

    • Salut Justine!
      C’est vrai que Padam, Padam a construit un réseau de relations assez complexes entre ses personnages, et dans le premier épisode, on est un peu largué à comprendre qui est qui et qui a fait quoi. Mais c’est aussi ce qui rend Padam, Padam intéressant, car les fils vont se dénouer au fur et à mesure et toutes les questions vont trouver leur réponse (en tout cas, je l’espère!). Et c’est sûr que je vais continuer le regarder tranquillement, parce qu’il a vraiment piqué ma curiosité!
      Merci pour ton passage et à bientôt! =)

  2. Quelqu’un a fini le drama?? Histoire de savoir s’il vaut vraiment le coup ^^ Je suis rarement partante pour me lançer sans avis positifs ;p

    • Nous l’avons toutes les deux mis de côté, planning des nouveautés trop prenant oblige. Je compte le finir un jour et Kaa aussi je pense.Si quelqu’un qui l’a terminé passe, nous sommes toutes ouïe (sauf pour les spoilers bien sûr =)

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