Films d’animation

[Waku] Hal - The Movie (BD 1280x720 x264 AAC) [1B98A6B7].mkv_snapshot_00.24.52_[2014.11.07_23.47.06]

Mina : Approchez-vous, laissez-nous vous raconter des histoires…

[Petite note : Les blocs écrits par Mina sont en noirs, ceux écrits par Kaa, en vert.]

2016

The Anthem of the Heart (A-1 Pictures, Mari Okada & Tatsuyuki Nagai)

[Ganbarou] Kokoro ga Sakebitagatterunda. [BD 720p].mkv_snapshot_00.07.04_[2016.04.04_23.55.16] [Ganbarou] Kokoro ga Sakebitagatterunda. [BD 720p].mkv_snapshot_00.19.01_[2016.04.05_00.08.13]

L’équipe qui nous a offert l’inoubliable AnoHana frappe encore, cette fois avec l’histoire d’une jeune fille devenue aphone après un épisode traumatique de son enfance, qui retrouve la force de parler grâce à la musique. C’est simple mais puissant, Naruse est une héroïne aussi bouleversante qu’attachante, et les trois autres personnages qui l’aident à sortir de son mutisme sont très bien développés. Je suis tombée sous leur charme à mesure de leur progression, et même les personnages beaucoup plus secondaires comme les grands-parents de Sakagami sont bien écrits. Ce n’est pas un film particulièrement impressionnant sur le plan visuel, mais c’est bien produit par A-1 Pictures et l’animation délicate et détaillée capture parfaitement les émotions de Naruse et de ses amis. Anthem of the Heart a très bien marché au Japon mais est passé un peu inaperçu en occident, alors que c’est l’un des meilleurs films d’animations originaux de 2015/2016. 

Garakowa – Restore the World (A-1 Pictures, Ishihama Masashi)

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Le concept sur lequel est basé ce joli petit film est tellement abstrait et pousse ses idées tellement loin qu’au final, même si c’est stimulant d’un point de vue intellectuel, c’est très difficile de s’y attacher. Je ne suis même pas sûre du message qu’ils voulaient faire passer avec leur conclusion abrupte et cryptique. De toute évidence les thèmes importants sont ceux de la famille et de la mémoire, mais ils ne clarifient jamais vraiment ce qu’ils veulent dire dessus. Le film est surtout intéressant pour son parti pris extrême de se dérouler entièrement dans une dimension virtuelle, et de ne mettre en scène que trois personnages principaux non-humains, qui évoluent presque tout le temps seuls en dehors de toute société. C’est vraiment original, et j’aime ce genre d’expérimentation ambitieuse. Je pense que Garakowa aurait mieux fonctionné sous forme d’anime de 12 épisodes ; ça aurait pu leur permettre de mieux approfondir leur scénario, pertinent mais présenté ici sous une forme prototype, inachevée. C’est un projet qui sort de l’ordinaire et qui vaut le coup d’œil rien que pour ses idées complètement barrées, mais qui n’est pas à mon avis suffisamment travaillé ni développé pour donner quelque chose de vraiment satisfaisant.

2015

Psycho-Pass The Movie (Production I.G, Naoyoshi Shiotani et Gen Urobuchi)

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Une conclusion très mélancolique à la série, qui permet d’ignorer totalement l’innommable seconde saison (à part accepter la présence de quelques uns de ses personnages comme Mika on peut faire comme si elle n’avait jamais existé, et Sybil System est de retour tel que l’a écrit Urobuchi). Kougami essaie de reconstruire son identité après s’être enfui du Japon pour être libre, mais découvre qu’il est toujours poursuivi par la violence, et hanté par son passé. Quant à Akane elle veut toujours faire les choses à sa manière, mais sous l’égide de Sybil avec qui elle fait des compromis. Il y a un excellent rythme, un bon scénario de fond, très bien ficelé par Urobuchi (c’est un vrai plaisir de le retrouver derrière un script qu’il ne délègue pas à quelqu’un d’autre, lui qui se fait si rare ces derniers temps) et magnifiquement bien animé par le studio. Les scènes de combat au corps à corps en particulier son bluffantes. Avec Ghost in the Shell, Psycho-Pass aura été l’une des licences d’anticipation les plus stimulantes traduite sous forme animée, et même s’il nous faut lui dire au revoir pour le moment, au moins elle aura tiré son chapeau en beauté. 

Miss Hokusai (Production I.G, Keiichi Hara)

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Ce n’est pas vraiment une biographie de la vie de la fille aînée du célèbre artiste, mais plus une peinture de la famille toute entière, avec un focus sur les difficultés des filles d’Hokusai. La première en tant que fille d’artiste et artiste de métier a un statut très particulier, qui lui donne beaucoup plus de libertés que les autres femmes de son époque mais qui fait d’elle une marginale, et la cadette née aveugle et de faible constitution est désespérée de ne pas pouvoir aider son père. La relation entre les deux sœurs est très touchante. Sur la forme ils se sont bien amusés, n’hésitant pas à faire intervenir directement les sujets des artistes dans les scènes en tant que personnages (l’une des meilleures scènes est celle de la « descente du dragon ») et à inclure des éléments contemporains (au niveau de la musique par exemple) pour signifier l’imminence de la modernisation du Japon. Tant sur le fond que sur la forme c’est un film très libre. Il célèbre la liberté de cette famille exceptionnelle qui tenait tant à capturer la beauté et l’étrangeté de son environnement.

Kyoukai no Kanata I’ll Be Here – Mirai hen (Kyoto Animation, Taichi Ishidate)

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Avec ce film se termine l’adaptation de Kyoukai no Kanata. Jusqu’au bout la mythologie de la licence aura été riche et confuse, dissimulant en réalité une histoire très simple mais émouvante d’ados mal dans leur peau. Nous reprenons les choses là où la série nous avait laissés : Mirai est amnésique, Akihito joue au Noble Idiot, et le plan final de Miroku se concrétise. Si Akihito était le personnage central de la série, cette fois c’est Mirai, sa famille et sa malédiction qui ont le droit à plus d’attention (attention le film est très chargé en pathos, préparez-vous). Tout n’est pas clarifié, on a toujours le sentiment qu’il nous manque des éléments d’informations pour bien comprendre tout ce qui est en jeu, mais pour clore les arcs émotionnels des personnages c’est parfaitement satisfaisant. Et superbement animé, évidemment. 

Little Witch Academia – The Enchanted Parade (Trigger, You Yoshinari)

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Un second épisode de LWA qui a vu le jour grâce aux fans qui l’ont financé par kickstarter. Encore une fois Trigger vient nous rappeler ce qui peut être accompli quand le talent et la créativité sont complètement libérés des contraintes qui limitent habituellement les studios. Plus long que son prédécesseur cet épisode développe un peu plus le monde des petites sorcières et explore la manière dont elle sont perçues par les gens. Comme nous qui étions déjà conquis, le public finit par les adorer. Et malgré toute le merveilleux à l’écran, le scénario n’oublie pas d’insérer un peu de réalisme via les échecs d’Akko et ses conflits avec ses amies. C’est le parfait équilibre entre impossible magie (de l’animation, toujours aussi impressionnante) et proximité plus terre-à-terre des personnages qui nous ressemblent.

2014

Giovanni no Shima (Production I.G, Nishikubo Mizuho)

Majoko Shimai no Yoyo to Nene (Ufotable, Hirao Takayuki)

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Un film mignon, farfelu et mouvementé sur deux sœurs sorcières prises dans des phénomènes étranges qui se déclenchent lorsque le monde magique et le monde réel commencent à interférer. Ufotable peut crâner avec l’animation de ce film, Majoko Shimai est un pur délice visuel d’un dynamisme effréné. On ne s’ennuie jamais, et à défaut d’être très profonde l’histoire n’en n’est pas moins très divertissante.

Tamako Love Story (Kyoto Animation, Yamada Naoko)

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Si vous étiez frustrés par le manque de conclusion de l’histoire d’amour en germe entre Tamako et Mochizzou dans Tamako Market, Tamako Love Story est pour vous ! Exit Dera et son prince exotique, on laisse de côté la comédie pour se concentrer sur les émotions. Je ne sais pas si j’ai envie d’appeler ça un « film », pour moi c’est plutôt un long épisode qui sert de clôture à la série doté d’une animation absolument sublime et d’un ton plus sérieux. Il faut absolument avoir vu la série, sinon plus de la moitié des références essentielles (notamment par rapport à Midori et aux parents de Tamako) risquent de complètement vous échapper.

Sakasama no Patema (Studio Rikka, Yoshiura Yasuhiro)

Wake Up, Girls! Shichi-nin no Idol (Ordet, Yamakan)

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Ce film sur la constitution d’un groupe d’idoles de bric et de broc est auto-suffisant et la série qui fait suite (beaucoup moins bien réalisée et avec un budget riquiqui) est tout à fait dispensable. C’est une agréable note de réalisme au sein d’un genre surchargé en fables idéalistes, c’est bien fait, et c’est agréablement dépourvu de clichés et de fétichisation des personnages.

Le Vent se Lève (Ghibli, Hayao Miyazaki)

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Encore un Miyazaki qui me laisse mitigée, avec des moments de grâce et des moments de gêne. C’était risqué de s’attaquer à un tel sujet pour terminer sa carrière, et j’avoue que le choix du personnage principal m’a laissée perplexe. Visuellement impeccable le film est à la fois trop long et trop court, on suit la vie de ce personnage sans trop bien comprendre où Miyazaki veut en venir. Le film a ses moments de grâce : l’arrivée à Kyoto pendant le tremblement de terre est un morceau de bravoure, et j’ai envie de dire la même chose des scènes de rêve et des scènes romantiques (Le Vent se Lève contient la relation amoureuse la plus aboutie et la plus émouvante de toute la carrière du réalisateur). De temps en temps il y a un mouvement fulgurant comme la course-poursuite entre des ombres qui suggère ce qui se passe vraiment en Allemagne, ou le lancer du petit avion.

Par contre tout ce qui concerne le métier du « héros » donnent un sentiment de vague malaise, et c’est très probablement voulu, mais en même temps Miyazaki refuse de prendre parti et au bout du compte on a énormément de mal à acheter l’idéologie générale du film. Les avions : engins de guerre ou engins de plaisance ? C’est sans aucun doute une question très intéressante à aborder, mais la neutralité affichée affaiblit considérablement la portée du film et le laisse dans une espèce d’entre-deux mou sans doute en effet plus « réaliste » que tout ce qu’a raconté Miyazaki jusque là, mais beaucoup moins puissant.

Le Conte de la Princesse Kaguya (Ghibli, Isao Takahata)

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De tous les réalisateurs de Ghibli Takahata se détache clairement comme celui qui ne fait aucun compromis et qui a gardé sa vision d’auteur pleine et entière (il est aussi probablement le seul qui peut se permettre de ne pas chercher à faire du « produit Ghibli » et qui est libre de l’influence de Miyazaki en tant que cofondateur). Kaguya Hime no Monogatari est d’une force visuelle et narrative incroyable, le film vous prend aux tripes et ne vous lâche pas jusqu’à la dernière seconde. L’animation se fond totalement avec la narration et Takahata a réussi à rendre le mouvement du coup de pinceau sur la toile. Quant à l’histoire de la princesse, elle n’a pas vraiment été réécrite et adaptée, elle est plutôt révélée à travers la vision qu’en a le réalisateur : c’est Takahata qui s’est adapté à l’histoire de la princesse et pas l’inverse. C’est un chef-d’œuvre.

Un instant de grâce. En plus de la qualité indéniable de la trame scénaristique, à la fois subtile et touchante, Kaguya Hime offre une émotion artistique intense, créée par le coup de crayon dynamique (les effets de vitesse et de mouvements sont sérieusement magnifiques) et tendre de Takahata, la palette de couleurs aux tons pastels et doux, et, pour couronner le tout, la musique de Joe Hisaishi, toujours aussi magique. Se dégage de Kaguya Hime une mélancolie à la fois grave et légère, qui s’incarne à travers le personnage de la princesse, et qui nous laisse, une fois le film terminé, longuement pensifs. Bref, c’est un film criminellement beau à voir de toute urgence.

2013

Hinata no Aoshigure (Studio Colorido, Hiroyasu Ishaya)

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Adorablissime court-métrage sur l’amour et l’imagination qui accomplit plus en 17 minutes que d’autres films en deux heures. L’histoire est très simple, Hinata est amoureux de Shigure mais lorsqu’il parvient à se rapprocher d’elle c’est déjà l’heure de la séparation. Le petit garçon sublime intérieurement leur histoire en imaginant qu’ils sont aidés par toute sorte d’oiseaux. Les sentiments des personnages sont limpides et communicatifs tant l’animation est expressive, et les scènes de rêve sont magnifiques. C’est très prometteur pour le jeune studio Colorido.

Hal (Production I.G, Makihara Ryoutarou)

Aura: Maryuuinkouga Saigo no Tatakai (Seiji Kishi)

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La plus récente preuve que Seiji Kishi n’est pas une cause perdue et devrait arrêter de tourner autour de licences-marketing pour se consacrer à des choses plus sérieuses. Aura est adapté d’une LN de l’auteur de Humanity has Declined (également adaptée en anime par Seiji Kishi) et c’est présenté comme l’histoire « originelle » qui a lancé la mode du chunibyou et directement inspiré Chu2Koi (un ex chuni rencontre une chuni qui pousse le délire un peu trop loin, essaie de comprendre ce qui ne va pas et en tombe amoureux). J’aime beaucoup la manière dont il a rendu son film très intimiste et émotionnel, centré quasiment exclusivement sur ses deux personnages centraux. C’est tout à fait correct visuellement et les thèmes sont étonnamment matures.

Little Witch Academia (Trigger, You Yoshinari)

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Sorte d’hommage à Harry Potter, Little Witch Academia est un produit surprenant de la part de Trigger au vu du style habituellement mature du studio. Phénomène populaire sur la toile, il a largement séduit sur le plan international et témoigne de la créativité bouillonnante des ces jeunes animateurs qui ont pu montrer leurs talents grâce au Mirai Project (Young Animator Training Projetc). C’est aussi devenu le porte-étendard des partisans d’une production animée indépendante. En dehors de ce qu’il représente c’est vraiment un excellent film court avec des personnages instantanément attachants qui parlera à toutes les générations et tous les publics.

2011

Hanasaku Iroha : Home Sweet Home (P.A Works, Masahiro Ando)

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Quand une série a pas mal de succès comme celle-là, on peut voir un film sortir au cinéma qui propose une histoire parallèle, une conclusion, etc. P.A Works choisit de revenir en arrière pour approfondir un peu les personnages, et en particulier les parents d’Ohana. On en apprend plus sur leur rencontre, et on a accès à la fois au point de vue de Satsuki et à celui de notre héroïne qui ont chacune ressentie le besoin de s’évader à un moment crucial de leur vie pour construire quelque chose. Il y a aussi une petite histoire parallèle très touchante autour de Nako et sa famille, et en général le film fait un bon travail pour redonner vie une dernière fois à Kissuiso.

La Colline aux Coquelicots (Ghibli, Goro Miyazaki)

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Après un premier film très inégal et confus on retrouve un Goro Miyazaki beaucoup plus serein et cohérent pour cette histoire ancrée fermement dans la réalité du Japon des années 60. C’est une histoire d’amour avec un twist ultra classique dont la résolution ne surprendra personne, mais en dehors du charme de ses jeunes protagonistes amoureux l’intérêt du film réside dans son portrait des hommes et femmes (jeunes et moins jeunes) de l’époque. Ils commencent doucement mais sûrement à challenger les rôles respectifs traditionnels qui leurs sont dévolus sans pour autant tout remettre en question. Les femmes font des études, font carrière et voyagent à l’étranger, les hommes sentent qu’ils doivent se tourner vers d’autres horizons que leurs pères et intègrent la culture occidentale à travers leurs études et leurs passions (avec l’accent mis sur la philosophie, les sciences et la politique). Le studio Ghibli n’est pas majoritairement connu du grand public pour ses œuvres réalistes sans éléments fantastiques, mais il faut reconnaître qu’elles sont de très grande qualité, et les Coquelicots s’inscrit dans leur lignée.

Lettre à Momo (Production I.G, Hiroyuki Okiura)

2010

Arrietty, le petit monde des chapardeurs (Ghibli, Hiromasa Yonebayashi)

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Arrietty est un film frustrant, irréprochable sur le plan formel (le tour de force pour rendre la différence d’échelle entre le monde des petits êtres et le monde des humains palpable est réussi) mais d’une grande médiocrité dans l’écriture des personnages et du scénario. En dehors d’Arrietty tous les personnages principaux et secondaires sont sous-développés, à commencer par le pauvre Shô, censé être le héros tragique de l’histoire mais complètement délaissé par le script qui ne fait pas grand-chose pour le rendre sympathique aux yeux du public. L’histoire d’amour impossible entre lui et Arrietty censée être le moteur de l’intrigue et le symbole du lien entre les humains et les « autres » tombe tristement à plat malgré le charme de la mise en scène, et la fin brutale laisse le spectateur sur une note inutilement amère vu l’inconséquence et la légèreté de l’ensemble. Et ne parlons pas du message écologique, très lourd et forcé pour un studio qui nous avait habitué à plus de subtilité. Le film a été en général bien reçu par la critique et certainement mieux que Terremer, mais avec du recul on se demande si la force maladroite de ce dernier ne vaut pas mieux que l’insipidité d’Arrietty.

2008

Pnoyo sur la Falaise (Ghibli, Hayao Miyazaki)

2000

Escaflowne – A Girl in Gaea (Sunrise/Bones, Shoji Kawamori)

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Comme pas mal d’autres films issus de licences animées, a Girl in Gaea n’a pas tellement d’intérêt à être vu indépendamment de la série qui le précède. Le très riche scénario de fond était déjà très condensé en 26 épisodes, et cela va sans dire qu’en une heure et demie il a fallu se débarrasser de beaucoup de choses, et simplifier le reste. Inévitablement le film en souffre, et le final expéditif rend très claire l’impossibilité de rendre justice au scénario de cette manière. Mais l’intérêt du film réside ailleurs : il nous offre une autre perspective sur les personnages. Hitomi est plus mélancolique et a soudain des motivations et réflexions personnelles beaucoup plus matures et en lien avec ce qui lui arrive, Amano est rayé du scénario tandis qu’Allen ne fait plus partie d’aucune intrigue amoureuse (amélioration majeure, rétrospectivement on réalise à quel point ses histoires avec Millerna, Marlene et Hitomi plombaient la série), et même des personnages plus secondaires comme Merle, Mogura ou Jujaku sont beaucoup mieux insérés, moins caricaturaux et plus sympathiques. Van reste Van, avec un meilleur chara-design et un arc personnel représenté de manière plus viscérale.

J’aime aussi beaucoup ce qu’ils ont fait de la relation entre Hitomi, Folken et Van. Au lieu de choisir entre Allen et Van (un choix qui n’avait absolument aucun intérêt dans la série malgré leurs efforts pour le rendre important), l’héroïne doit choisir entre les deux frères, ce qui revient ici à choisir entre l’ange déchu de la destruction et l’ange-roi de la renaissance. C’est beaucoup plus puissant symboliquement, et j’aurais aimé que l’Hitomi de la série suive aussi ce développement. J’ai aussi beaucoup apprécié ce qu’ils ont fait visuellement avec les robots qu’ils ont rendu plus organiques, et en général avec les designs et les combats plus matures. En conclusion, ce n’est certainement pas un film qui tient tout seul sans sa série (comme le film Nausicäa et son manga), mais à condition d’avoir déjà vu Escaflowne (TV), A Girl in Gaea vaut pour son intéressante alternative des personnages de la licence.

2001

Le Voyage de Chihiro (Ghibli, Hayao Miyazaki)

1997

Princesse Mononoke (Ghibli, Hayao Miyazaki)

1992

Porco Rosso (Ghibli, Hayao Miyazaki)

1991

Souvenirs Goutte à Goutte (Ghibli, Isao Takahata)

1989

Kiki la Petite Sorcière (Ghibli, Hayao Miyazaki)

1988

Mon Voisin Totoro (Ghibli, Hayao Miyazaki)

1986

Le Château dans le Ciel (Ghibli, Hayao Miyazaki)

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