J-Dramas

Bien, la page est créée! Plutôt attirée par les productions sud-coréennes, j’apprécie néanmoins regarder de temps à autre ce que font les japonais. Ça veut dire par conséquent que d’abord, ma « culture » des j-dramas ressemble relativement à celle d’une néophyte et qu’ensuite je me suis tournée en premier lieu vers les séries les plus « populaires », pour le meilleur comme pour le pire. Il me reste un tas de dramas à découvrir, j’en ai bien conscience aussi cette section sera mise (lentement) à jour au gré de mes découvertes.

Kaa en noir
Mina en bleu

Pride

« Must Be »

Celui qui m’a convertit en adoratrice de Kimura Takuya. Il est tellement charismatique qu’il n’a fait qu’une bouchée de mon objectivité. Alors tout se passe dans les émotions, tout. On oublie l’intellect, on oublie la logique, on oublie le scénario vieux comme le monde ; Pride, nous fait vibrer tout au long grâce à son couple phare, stellaire et légendaire (Aki – Takeuchi Yuko, merveilleuse – et Halu est Ze Couple de l’histoire du drama japonais – oui, rien que ça). Il est la preuve qu’on ne fait pas que simplement regarder une série : on la vit. On se fond dans les personnages (sauf dans une des amies d’Aki – qui est super chiante), on est avec eux lors des moments de joie, de déception, de colère, de tristesse, de tendresse et d’amour. Pour moi, Pride est la référence du j-dorama ; le drama qui met en scène toute la splendeur, le charisme, le présence et le charme de Kimura Takuya.

Orange Days

« Love is a feeling that we don’t understand, but we’re going to give it to you »

Orange Days ou Le Temps de l’Innocence. Cinq jeunes, cinq vies liées par une amitié ; par conséquent rien de transcendant au niveau de l’action. Cependant, dès les premiers épisodes, on est pris dans la dynamique de la série et on se surprend à s’attacher très vite à ce petit groupe d’étudiants qui cherchent encore leur voie. Le drama se révèle plein de réalisme et de sobriété, navigant entre l’enthousiasme de la jeunesse et l’angoisse de la vie adulte et les choix qu’elle demande de faire. On pourrait croire qu’il s’en dégage une certaine mélancolie de par les thèmes abordés, mais il est plus nostalgique, que réellement mélancolique, et beaucoup plus porté sur l’humour qu’on aurait pu le croire. Portant sur des questions humaines, il réussit cependant à ne jamais s’enfoncer dans les limbes dangereuses du discours moral et bien pensant. On en sort réchauffé par sa douceur et réconforté par son optimisme. Shibasaki Kou est absolument bluffante, tandis que Tsumabuki Satoshi se révèle très séduisant.

Long Vacation

L’amour est parti en vacances…

…Mais il revient en force! Je considère Long Vacation comme un classique de la comédie romantique de la petite télé japonaise: classique, ça veut dire que le synopsis ne casse pas trois pattes à un canard : deux caractères opposés se retrouvent à cohabiter ensemble pour le meilleur comme pour le pire et cherchent leur âme soeur au bout de la rue lorsque celle-ci est juste en face d’eux ; mais ça veut aussi dire que cette recette fonctionne comme si c’était la première fois qu’on l’utilisait. Kimura en pianiste timide et au talent effacé et sa partenaire Yamaguchi Tomoko en ex-mannequin et nouvelle colocataire extravertie, pleine de vie et d’énergie nous offre une alchimie à toute épreuve et sont totalement convaincants. Le développement souffre parfois du rythme, qui s’est voulu lent, de la schizophrénie de ses personnages (je t’aime, je ne t’aime plus) et nous sort un schéma plus que conventionnel. Cela dit, la vitalité de la relation du couple principal, à laquelle on ajoute une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autre, fait que Long Vacation est pour moi un incontournable ; non pas pour son originalité, mais justement pour son classicisme réussi.

Zenkai Girl

Boarf. Comme beaucoup d’autres avant elle, la série démarre de manière plutôt plaisante (les deux premiers épisodes sont drôles et rafraichissants) mais elle perd au fur et à mesure le petit charme qu’elle avait, restant dans sa zone de confort et pis, s’enfonçant dans les clichés, les retournements de situation conventionnels et prévisibles et la romance fade connue sous le célèbre nom « Je t’aime-Moi non plus ». L’enlisement est le même pour les personnages. Au début sympathiques, ils n’ont tellement pas d’évolution qu’ils en deviennent frustrants : Wakaba force le respect par son indépendance et son ambition, mais le trait est tellement poussé qu’elle finit par apparaître carrément méchante, tandis que Shota est mignon mais quand même bien mollasson (et vous savez ce qu’on dit, trop bon, trop c…). Le drama n’est pas insultant pour autant, « juste » banal.

Last Christmas

Laisse-moi être ton ange gardien

Encore une vieille série ; que voulez-vous, je dois être classique comme fille. Last Christmas est un concentré d’émotions – positives, je vous rassure. Il est à voir pour son héroïne forte et indépendante, pour son héros responsable, serviable et toujours là quand il faut, pour son énergie et son sens de l’humour général. On aime les personnages, on aime la beauté et la sincérité de leurs relations, on aime leur romantisme fou, on aime les acteurs qui les interprète et pour peu qu’on aime les Wham! on aime la bande sonore. Mieux qu’un feu dans la cheminée à Noël, Last Christmas vous réchauffe le coeur, vous fera faire le plein de rire et de larmes. La série évolue à un rythme constant, j’ai aimé chacun des épisodes, jusqu’à la fin – qui, bien qu’elle soit relativement attendue, parvient à nous offrir son lot de surprises et d’émotions. À consommer sans (aucune) modération. 

Buzzer Beat

Autre couleur que le rose tu ne porteras (ou pas, en fait).

Je sais que c’est mal, mais je n’y peux rien : Buzzer Beat est pour moi une source infinie de rires moqueurs et de sarcasmes. Les situations sont rocambolesques et on a du mal à délimiter la frontière entre l’absurdité et le ridicule du scénario. Je reconnais humblement que le couple principal est mignon, mais si j’ai pris plaisir à suivre les aventures de Ryoko et de Naoki, j’avoue honteusement que c’est principalement pour les mauvaises raisons. Drama sportif, Buzzer Beat? Nope. On ne les voit que s’entraîner, et on aperçoit les réels matchs qu’au début et à la fin. L’excitation du monde sportif a été complètement négligée, et tombe alors complètement à plat. Des personnages intéressants? Seulement en théorie. En théorie, j’aimais beaucoup les personnages de Ryoko et de Naoki ; malheureusement le drama passe son temps à nous dire comment les personnages se sentent et sont, au lieu de nous montrer – quel est l’intérêt d’être une série télévisée alors? Par conséquent se sentir proche des personnages est difficile et on ne peut pas réellement dire qu’on vit avec eux leurs aventures et mésaventures car tout n’est que paroles, et il n’y aucune action pour les soutenir. Crédible, Buzzer Beat? Nope. Ni les personnages, ni le milieu du sport, ni les rivalités, juste la romance principale. Eye-Candy, Buzzer Beat? Nope. Yamapi a les cheveux secs, qui bouclent et ont une couleur blonde délavée qui ressemble plus à un paillasson rugueux qu’une chevelure fraiche et agréable ; il fait la pub jusqu’au bout de la couleur rose fuchsia (styliste : euhm, Yamapi, que dirais-tu de porter du bleu? Yamapi : naaaaaan je veux du roooose!) et parfois alterne avec un violet/bleu/rose. Étrange. Je suis au courant que le physique n’est pas ce qui compte ; mais malheureusement, on ne peut pas dire que Buzzer Beat soit le drama dans lequel Yamapi est au meilleur de son jeu. Mais on l’aime bien quand même notre Yamapi hein ; et même si à mon sens ce drama est médiocre, il aura été, contre toute attente, divertissant et drôle.

1 Pound no Fukuin

Ma Soeur, je vous aime.

Sans consistance (mais vraiment aucune), mais fun. Kamenashi Kazuya nous montre enfin qu’il ne s’est pas totalement trompé de carrière en choisissant d’être acteur bien que j’ai grimpé aux rideaux avec des navets tels que Yamato Nadeshiko Shigi Henge ou encore Sapuri. Son personnage change aussi par rapport aux personnages qu’il a l’habitude d’incarner (i. e. le bad boy, beau mec au grand coeur – YNSH, Nobuta wo Produce, Tatta Hitotsu no Koi pour ceux que j’ai vus) et c’est rafraichissant de le voir s’exciter comme une puce, manger comme un glouton et tomber fou amoureux d’une nonne. Il a un peu l’aspect d’une crevette, donc le côté boxeur tombe un peu à plat mais on s’en fiche un peu parce-qu’honnêtement, tout ce que j’y connais à la boxe, c’est que le but est de mettre K.O son adversaire. On aurait complètement pu se passer de Maria-Sama (Kuroki Meisa raide comme un piquet), parce-qu’elle est pas indispensable et parce-que je n’ai senti aucune, mais aucune, alchimie entre les deux acteurs concernés. Mais que voulez-vous, il nous faut un peu d’amour dans ce monde de brute! La facilité du scénario et des dénouements de tension peuvent laisser perplexe et au final, bien que dans l’ensemble on ait bien rit, on ne peut pas affirmer qu’affirmer que c’était un peu du grand n’importe quoi -mais au moins, ça ne nous emplit pas d’ondes négatives, et ça nous laisse pacifistes.

Maria Sama !

C’est très drôle au début, Kame est vraiment adorable, et étonnamment crédible en boxeur pro poids plume (bon bien sûr je parle en totale néophyte…). Le scénario est assez classique, et fonctionne bien. Je me souviens avoir beaucoup ris aux gags visuels (surtout ceux qui tournaient autour de la nourriture). Le rôle de Kuroki Meisa était un peu trop rigide pour moi (en même temps avec un rôle comme ça…). A la base j’étais venue pour la romance et en fait je me suis retrouvée beaucoup plus impliquée pour le héros, ses amis et leurs ambitions. Au final c’est plus une comédie sur le sport et l’amitié qu’une histoire d’amour (pas si impossible que ça en plus). Comme c’est une adaptation d’un manga de Rumiko Takahashi, ça ne m’étonne pas. Malheureusement, le format imposé de dix épisodes est bien trop court et la qualité du développement en pâti beaucoup : la fin est trop brusque, et surtout le héros obtient tout ce qu’il veut trop vite et trop facilement, un comble pour un héros typé Shonen… 

Natsu no Koi Nijiiro ni Kagayaku (DNF)

C’est un DNF sans réels problèmes. Je veux dire: il n’y a pas de gros problèmes majeurs et je ne me rappelle pas d’avoir trouvé l’attitude des personnages si insupportables au point d’avoir arrêté la série. En fait, c’est surtout parce que j’y étais pas mal indifférente : je ne le détestais pas, mais je n’y étais pas attachée non plus. Et puis, une sorte de lassitude s’est emparée de moi, sans prévenir : le postulat de base est sans originalité, les personnages vus et revus s’enfoncent jusqu’au cou dans les clichés habituels, et les acteurs ne parviennent pas à tirer leur épingle du jeu. Qu’on soit d’accord, c’est un drama paisible à voir, sans surprise, mais qui reste agréable. Seulement, la sauce n’a pas montée suffisamment pour me donner l’envie de le voir jusqu’au bout.

Love Revolution

Crise de la trentaine

Pour qui? Fujiki Naohito – taux de sex-appeal : 98% (le 100% est réservé au personnage de Buchou ;) )
J’ai de plus en plus de mal avec ces dramas qui rendent compte de la crise par rapport à son âge (trentaine d’abord, mais quarantaine aussi) et mettant en scène une héroïne, naïve, fleur bleue et romantique qui n’a aucune expérience amoureuse. J’ai eu d’autant plus de mal avec celle-ci que je ne parvenais pas à trouver l’héroïne sympathique ; je la trouvais juste niaise. Et vous savez sans doute comme moi que lorsqu’on n’aime pas le personnage principal, c’est mal parti ; et pourtant, elle est interprétée par Esumi Makiko qui m’avait beaucoup marquée dans le film Maborosi. J’ai aimé cependant les personnages secondaires (et surtout l’amie hôtesse de l’air), et, avec la présence de Fujiki Naohito, c’est cela qui m’a permis d’aller jusqu’au bout de la série.

So Kiss Me

Quand Naohito Fujiki jouait les beaux ténébreux sexy dans les années 90, ça le faisait à mort. Love Revolution en est un magnifique exemple. Et pour une fois, nous en avons pour notre argent. Plus sérieusement, la première partie de la série est très réussie, jusqu’à ce que les choses se compliquent et que nos amants se séparent. Le reste est assez convenu, on se croirait dans n’importe quel shojo de base avec le fameux climax où les deux héros sont sur le point de tomber dans les bras des « rivaux » de service. La fin est digne d’un épisode de la petite maison dans la prairie. Dommage car les cinq premiers épisodes étaient réellement novateurs. 

Around 40 

Crise de la quarantaine

J’ai commencé Around 40 tout de suite après la déception de Love Revolution ; et malgré un scénario quelque peu similaire, j’ai été agréablement surprise. Non ce n’est pas le drama qui transcende le genre, mais je me suis trouvée plus proche de l’héroïne que prévu, et Fujiki Naohito est super adorable. Son personnage change par rapport à Love Revolution ou Hotaru no Hikari, et si vous avez vu Around 40, vous ne pourrez pas oublier sa citation favorite : « ce n’est pas de la radinerie, c’est de l’Écologie! ». Il fait également une jolie paire avec Amami Yuki. Globalement, la vision de l’amour (en fait surtout du mariage) ne donne pas vraiment envie : entre l’une qui n’est toujours pas casée à 40 ans et qui désespère tout le monde (mais ô combien ai-je aimé qu’elle ne se désespère pas!), l’autre qui vient tout juste de se marier, ce qui manifestement n’était pas l’idée du siècle, et la dernière qui s’est mariée très jeune et se rend compte qu’elle a manqué sa jeunesse. Donc en gros, aucune de ces situations n’apporte de bonheur et ma foi, c’est peut-être réaliste, mais c’est un peu déprimant aussi.

Good Luck 

Y’a-t-il un pilote dans l’avion?

Honnêtement, ce drama n’est pas terrible et il ne vaut le coup d’oeil que pour deux éléments 1) Tsutsumi Shinichi qui, en plus d’être joli garçon, a le rôle le plus intéressant du drama, 2) Kimura Takuya qui m’a fait fondre devant son charisme (et les cheveux courts : je valide dix fois plutôt qu’une). Parce que le reste, c’est pas folichon entre un scénario mal écrit et invraisemblable, des personnages sans profondeurs, une histoire d’amour pas trépidante (on sait que c’est pas trépidant l’amour, mais quand même!) entre deux acteurs qui n’entretiennent peut-être qu’un faible pourcentage d’alchimie (si elle existe). Oh, ça se regarde, c’est sûr ; et c’est loin d’être le pire drama que j’ai vu. En plus il ne fait que dix épisodes, alors on oublie l’histoire et on se plonge dans les  beaux yeux de Kimura pour les dix prochaines heures.

Proposal Daisakusen

Chalalalala Il est intimidé il n’ose pas l’embrasser. Chalalalala S’il est sage, ça serait vraiment dommage, adieu la fiancée…

Pour qui ? Yamapi (j’ai eu une phase Pi, au début). Enfin une série japonaise exclusivement sur l’amuuuur ?   Si la partie « années lycée » est drôle, touchante et bien dirigée, la partie « années estudiantines » et la fin sont plus poussives. Aujourd’hui c’est la première partie dont je me souviens le mieux, et du coup je garde un bon souvenir de ProDai. Yamapi fait le minimum syndical, son personnage est mal écrit, et surtout sa partenaire est assez quelconque. Le reste du casting devient de plus en plus agaçant au fur et à mesure. Sans oublier que le pauvre Fujiki Naohito se coltine un rôle de débutant, celui du pauvre gars éconduit, qui sous-exploite honteusement ses capacités d’acteur. L’épisode SP n’a aucun intérêt, sauf pour celles (ceux ?) qui tiennent absolument à avoir une fin sans ambigüités.

Kimi Wa Petto 

Sois un chien, et tais-toi

Je ne sais pas si c’est le drama qui est ennuyeux à mourir, ou Koyuki qui me donne envie de bailler à chaque fois que je la vois apparaître à l’écran (et pourtant, je pense que c’est sa meilleure prestation jusqu’ici) ? Toujours est-il que Kimi wa Petto souffre d’un rythme inégal, d’une raideur de la part de l’actrice principale et d’une fin peu satisfaisante. Cela dit, c’est léger, ça se regarde tout seul, et si votre fantasme secret est de voir un homme se transformer en chien à condition d’être nourri et logé, le drama est fait pour vous!

Anego 

Sois beau, et tais-toi

Anego partait sur de bonnes bases, et les premiers épisodes étaient plutôt rafraichissants. La relation entre les OTP était mignonne et drôle ; jusqu’à ce qu’Anego se mette en tête d’aller chasser sur un terrain interdit. Et là, la série est devenue d’un ennui mortel, dans la mesure où nous avons d’un côté une héroïne butée et aveugle, et de l’autre, un héros sans volonté ni personnalité. Le drama ne donne ni frissons, ni battements de coeur, ni cris hystériques : on le regarde, on sourit, on baille, et on se dit que décidément, rien ne se passe dans Anego.

Sapuri 

Ça parle de quoi déjà?

Non, sans plaisanter, je ne me rappelle plus. Mais quelle lenteur! Le scénario pédale dans la semoule, et le réalisateur semble avoir lâché ses acteurs dans la nature sans leur donner aucune direction. Pourquoi l’ai-je commencé en premier lieu, cela reste un mystère ; pourquoi je l’ai regardé jusqu’au bout l’est encore plus.

ItaNaKiss

Shoujo Ultime, bonjour! Je pensais qu’il fallait beaucoup me payer pour que je regarde cette énième version d’une histoire qui m’horripile. En fait non, il me suffisait juste de deux acteurs adorables et du rose, beaucoup de rose. Bon, d’accord, et aussi un remaniement assez conséquent des personnalités des personnages : Kotoko est moins cruche que ses précédentes versions et un Naoki plus flegmatique que réellement froid. Et oui, ça change tout.

Last Cinderella (DNF)

Last Cinderella n’a rien de particulièrement mauvais, c’est juste que la sauce ne prend pas et n’a jamais pris. Le casting est pourtant en or, l’alchimie est là aussi, mais le scénario et l’écriture des personnages sont tels qu’ils ne me parlent pas, ne m’intéressent pas. On a notre sempiternel triangle amoureux (amoureux transi – femme d’âge mûre – jeune homme passionné) et c’est tellement classique que c’est d’un ennui mortel. Individuellement, les personnages fonctionnent bien, et quand ça ne se prend pas trop au sérieux, la série sait être très drôle et fun : Sakura – la femme d’âge mûre en question – est drôle et facile à apprécier, Hiroto est louche mais diablement sexy – enfin, du moins, il essaie? – et Rintaro n’est pas suffisamment ronchon pour être trop insupportable. Mais dès qu’ils commencent à interagir entre eux, quelque chose bloque (et ce n’est, pour une fois, pas une question d’alchimie). C’est que le script me semble forcé. Last Cinderella essaie trop d’être une RomCom trendy, moderne et sexy…ce qu’elle n’est pas, surtout en ce qui concerne le « sexy ». C’est traité de manière si superficielle qu’au lieu de m’en mettre plein la vue, ça me rend juste mal à l’aise. J’ai beau en parler en mal, la série n’est pas aussi mauvaise qu’elle en a l’air sous mes mots. Seulement, je ne suis pas le public visé, donc je le laisse aux soins de ceux qui peuvent l’apprécier à sa juste valeur.

Pretty Guardian Sailor Moon (50/50)

 

Par le pouvoir de la lune, je vais te botter les fesses <3 ^_^ !

Le seul sentai pour les filles que je connaisse. La série live action de Sailor Moon est beaucoup plus réussie que je ne le pensais. C’est bel et bien kitsch, mais pas du tout amateur. Le casting est tout à fait pertinent par rapport à l’œuvre originale, et l’on se sent à 100% dans le manga grâce au budget suffisant pour rendre un minimum crédibles les aventures de nos nymphettes en minijupes préférées. Il y a certes des incohérences par-ci par-là, mais ça fait partie du jeu. Le drama a réussi parfaitement à produire une série féérique pour les petites filles, avec des intrigues intéressantes, des personnages torturés, une bande de copines qui oscille entre coopération et crêpage de chignons, des méchants parfois vraiment glauques, sans oublier une bêlle histoire d’amuur (c’est drôle mais je me suis rendue compte que Tuxedo Kamen et Sailor Moon, c’est un peu comme Barbie et Ken ou Mickey et Minnie : un One True Pairing légendaire). Les effets spéciaux sont corrects, il m’est même arrivé d’être impressionné par certaines attaques quand le timing est bon. Le point fort du drama réside, comme dans n’importe quel shojo, dans l’analyse des sentiments. Chaque Sailor a sa propre storyline, toutes sont plus charismatiques les unes que les autres (à tel point qu’il devient difficile de choisir sa préférée !). C’est aussi un vrai plaisir de voir que d’épisodes en épisodes les actrices sont de plus en plus à l’aise dans leurs rôles. La palme revient à l’actrice principale jouant Sailor Moon, car malgré les apparences ce personnages est très difficile à rendre sympathique tant il est naïf et borné (sans compter ses dédoublements de personnalité) et elle s’en sort très bien. Avec un total de 50 épisodes, on pourrait craindre que la série ne devienne ennuyeuse et qu’elle se répète, mais comme le scénario original du manga est respecté l’histoire avance de façon à ce qu’on puisse s’enfiler facilement une dizaine d’épisodes sans voir le temps passer. La fin arrive presque par surprise, sans réels enjeux, c’est juste que la récréation est terminée : on a bien joué aux supers héroïnes et après un dernier coup de baguette magique en minijupe à volant il est temps de dire au revoir aux copines et de trouver sa voie vers l’âge adulte ! Bref une série très addictive, qui surprendra agréablement toutes les nostalgiques des années 80.

Nobuta Wo Produce

Tomodachi

Quoi qu’il arrive, ce drama aura toujours une place privilégiée parmi mes dramas favoris. C’est une histoire toute simple qui touche juste sur une jeune fille renfermée qui va apprendre à s’accepter comme elle est et à s’ouvrir aux autres à l’aide de deux garçons délurés. C’est une formule que j’ai vu exploitée des dizaines de fois au Japon, mais le drama tire son épingle du jeu grâce à un scénario et des dialogues particulièrement bien écrits. Et c’est après ce drama que j’ai commencé à chercher un peu tout ce qu’avaient fait ses trois acteurs depuis, sans jamais trouver aussi bien que Nobuta.

Kon-Kon-ichiwa ; Bi-Bi-cycle

Ou un essai à reculons. Hirokita Maki, Yamapi ET Kamenashi Kazuya dans UN seul drama : est-ce qu’on essayait de m’assassiner? Mais si individuellement ces acteurs ont joué dans des dramas qui m’ont tous laissée plus ou moins perplexe (HanaKimi ; Buzzer Beat ; Sapuri, pour ne citer qu’eux), la combinaison des trois est étonnamment dynamique et géniale. C’est drôle (parfois stupidement drôle) mais c’est surtout très, très touchant. Les personnages sont beaucoup plus intéressants et profonds que ce à quoi on aurait pu s’attendre, et moi, je n’y peux rien, mais les histoires d’amitié, ça me fait faire des risettes pour rien, ça me donne parfois des frissons de joie, et me mettent souvent la petite larme à l’œil, histoire de. Nobuta wo Produce fait partie de mes favoris, et mon number 1 des school-doramas.

Hotaru No Hikari saison 1 et 2 

 

Himono-Onna meets Perfect Man

Hotaru no Hikaru se situe dans mon top-3 des séries anti-dépressions. Pourquoi? Tout simplement parce-qu’Hotaru est la plus adorable des Himono-onna ; parce-que Buchou est le plus fun des managers et le number 1 des colocataires ; parce-que l’humour fait mouche à chaque fois ; parce-que lorsque la saison 1 est terminée, l’aventure continue avec la saison 2.  Ayase Haruka est géniale en fofolle paresseuse ; tandis que Fujiki Naohito est diablement sexy en Manager rigide (mais pas trop) et délirant quand il veut. Délurée, légère, sans aucune prise de tête, cet antidépresseur est transcendantalement fantastique.

Buchooooo ! (Saison 1) 

Un Manga-Live au scénario vu et revu qui tire son épingle du jeu grâce à ses acteurs principaux. Fraîche et décalée, cette petite série toute mignonne vaut surtout par leur jeu. Elle (Ayase Haruka), habituée à des rôles plus graves, est étonnamment crédible en fofolle décalée, Lui (Fujiki Naohito) est comme à son habitude, impeccable. Il incarne ici un manager coincé prêt à se laisser embarquer dans les délires de sa colocataire. L’alchimie qu’il y a entre eux est magique, le couple fonctionne à merveille. On peut  néanmoins reprocher trois choses à ce show : primo, le reste du casting est trop anodin, deuxio, le manque d’interactions physiques et psychologiques sérieuses entre les deux larrons se fait trop ressentir, et tertio la longueur de la romance sirupeuse entre l’héroïne et son collègue est pénible. Drama à voir en été avec des copines, pour faire une pause.

Kekkon Dekinai Otoko 

Pourquoi n’aurais-je pas le droit de ne pas aimer les gens?

3 choses : 1) Abe Hiroshi, 2) Abe Hiroshi, 3) Abe Hiroshi. Le rythme est inégal dans Kekkon Dekinai Otoko, mais pour ma part, j’ai décollé presque dès le début ; Shinsuke, le personnage excentrique, asocial, misanthrope et désagréable, surtout joué par Abe Hiroshi, a attiré immédiatement ma sympathie. Le drama fonctionne comme une sorte de sketchs humoristiques les uns après les autres, et on pourrait avoir une impression de discontinuité. On se demanderait presque s’il y a réellement une histoire. Oui, dans le fond, il y en a une : le chemin d’un homme qui ne peut pas se marier vers une femme qui ne veut pas se marier. Il y a une belle réflexion sur le mariage et sur les omiai (les rendez-vous arrangés au vu d’un mariage prochain) entre ceux pour qui le mariage est une chose qui vous oblige à faire tout ce que vous n’aimez pas faire (mais Shinsuke n’aime rien faire, donc le problème se complique), ceux pour qui le mariage sans amour est hors de question, ceux pour qui le mariage est une manière de fuir la solitude, et ceux encore pour qui le mariage est le cadet de leur souci. C’est (très) drôle, pleine de chaleur, et les personnages sont tout aussi attachants et hauts en couleur les uns que les autres.

Nodame Cantabile

Senpai, could this be love?

Fou, dans le meilleur sens du terme. Une des rares adaptations qui réussit à s’affranchir de sa version papier pour devenir un phénomène en soi. Nodame Cantabile est rendu indispensable grâce à ses interprètes : Ueno Juri ne joue pas Nodame, elle est Nodame, Chiaki-sempai n’aurait pas pu être joué autrement que par Tamaki Hiroshi, tandis qu’on retrouve toujours avec bonheur Eita, dans le rôle de Mine.  Un casting explosif donc, une réalisation qui mêle éléments cartonnesques et esthétiques avec succès, sans jamais en faire trop. Et c’est là la grande efficacité de Nodame Cantabile : c’est drôle, c’est émouvant, c’est attachant, c’est déluré, mais ça ne bascule jamais dans l’excessif négatif. Bien sûr, comme toutes les séries que l’on adore, elle finit trop tôt : heureusement, on peut toujours se rabattre sur les films pour continuer à entendre les Gyabô de notre héroïne préférée.

Arakawa Under The Bridge 

Kou au pays des Merveilles

Oui les japonais sont dingues et ils nous le prouvent encore une fois avec le très réussi Arakawa Under The Bridge. Ce ne sera pas pour tous les goûts, ça, c’est sûr. C’est taré, délicieusement loufoque, complètement absurde et pourtant suffisamment réaliste pour nous emporter dans une aventure pleine de charme, entre l’onirisme et la réalité. Car sous cette façade burlesque, Arakawa Under the Bridge porte en lui une dimension beaucoup plus sérieuse, mélancolique, voire dramatique. Mais l’ambiance n’est jamais aux larmes, et on quitte les habitants de la rive avec un large sourire et un sentiment de satisfaction. Et la cerise sur le gâteau, c’est sa réalisation originale, colorée et lumineuse.

Papa to Musume no Nanokakan 

Maman, je suis devenue Papa!

Peut-être moins fantastique que les trois autres mais néanmoins hilarant, Papa to Musume no Nanokakan est extrêmement bien fait. Je voulais une comédie sans prise de tête ; j’ai été servie : en lançant le pilote, je ne pensais pas que j’aller rire autant et aussi fort. Alors pour ça, la série n’est ni prétentieuse ni prise de tête, ça c’est clair. C’est pas original non plus, mais ce n’est pas ce que je lui demandais fondamentalement ; en sortant de Papa to Musume no Nanokakan, on a une impression de satisfaction : on a cherché de la bonne humeur, le drama nous l’a offert, avec générosité. Et pour 7 épisodes, pourquoi s’en priver?

Salaryman vs Schoolgirl

Freaky Friday version japonaise, sauf que cette fois la jeune fille échange son corps avec…son père. Pendant sept jours, avec tous les problèmes de boulot, collègues, petits amis & co. C’est pas mal du tout, on évite beaucoup de cliché avec pourtant un scénario qui allait droit dans le mur. Rien de révolutionnaire, mais une très bonne surprise. 

Hanazakari no Kimitachi e – 2007 

WTF

Un autre choc psychologique. La version 2007 d’HanaKimi est excessive, hystérique, et part dans tous les sens, sauf dans le bon. Shun Oguri est terriblement rigide, physiquement et facialement parlant, Hirokita Maki est mignonne mais difficilement convaincante, tandis que le reste du casting s’agite et brasse de l’air sans que je me sente concernée par les gags et la folie ambiante. Le seul qui s’en sorte sans trop d’égratignures est bien sûr Ikuta Toma, qui nous offre un Nakatsu hilarant et touchant.

T’es mignon, mais t’es un petit peu c**

Les trois premiers épisodes sont très prometteurs, malheureusement le reste de la série s’embourbe dans un humour gamin basé sur un cabotinage qui perd en fraîcheur, tandis que des intrigues parallèles inutiles son développées au détriment de l’intrigue amoureuse principale. Cette relation devient trop anodine, et ne se décoince pas avant les derniers épisodes. Hirokita Maki est plaisante à défaut d’être crédible, Shun Oguri est aussi expressif qu’un menhir, et le reste du casting en fait des tonnes. Heureusement, Ikuta Toma tire son épingle du jeu en livrant une interprétation originale de son personnage qui est de loin le plus intéressant de la série. Mais a l’origine fan du manga, je me demande si ça n’a pas influencé sur mon opinion. 

Hanazakari no Kimitachi e – 2011 

Crise d’adolescence

Non, regarder HanaKimi 2011 n’est certainement pas indispensable, sauf pour les allergique de la version 2007 qui veulent se réconcilier avec l’histoire. Elle a été assassinée de toute part par les spectateurs, et je n’en comprends toujours pas la raison car cette version m’a beaucoup plus plue que celle de 2007 (cf plus haut). Beaucoup moins excessive, elle a un charme certain et dégage une atmosphère générale agréable. Léger (ça reste HanaKimi hein) et un brin nostalgique, HanaKimi est mieux réalisé et joué que prévu.

Ouran High School Host Club

Je ne pensais pas le dire un jour mais la version live d’Oural High School Host Club est une réussite. Peut-être pas au même point que Nodame Cantabile ou Hotaru no Hikari, mais il apporte son lot d’hilarité – parce qu’il est complètement dingue. Les acteurs sont vraiment bons, correspondent à leur version papier de façon hallucinante et ne se prennent jamais au sérieux. C’est sur-surjoué avec des effets très « mangas » mais allez-savoir pourquoi, l’excès du scénario, du jeu et des réactions ont été sources de rire plutôt que d’agacements ; et pour moi, Ouran High School Host Club est une bonne idée si on veut faire une pause dans les dramas sérieux, qu’ils soient japonais ou coréens.

Yamato Nadeshiko Shichi Henge 

WTF bis

Réalisation très mauvaise et ridicule : avec le scénariste, on a pas dû avoir lu le même manga. Histoire sans queue ni tête. Personnages sans consistance. Alchimie superficielle. Humour facile et exagéré. Un Opening qui a le mérite de refléter exactement le ton général : entre l’affligeant et le ridiculement hilarant : ici. Et cerise sur le gâteau : un ton moralisateur. This. is. a. BIG. JOKE. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut finir par en rire jusqu’aux larmes.

Engine 

Drama très plaisant permettant de voir à quel point Kimura Takuya est un caméléon. Cette fois-ci le voici entouré d’enfants dans une comédie familiale attachante et tendre. Il paraît qu’il est classé dans les comédies romantiques, mais vu son absence d’alchimie avec Koyuki et l’indifférence dans laquelle leur relation m’a plongée, je considère Engine comme une comédie d’abord centrée sur les relations humaines. Et pour ça, elle remplit bien son carnet des charges.

Mop Girl

Lagaffe à votre service!

Je n’attendais rien de ce drama (en même temps, avec un titre pareil…), mais ça a été une très bonne surprise. Original (nos deux « enquêteurs » sont en fait des employés d’une entreprise de services funéraires, pas tout à fait le profil attendu), le drama est toujours divertissant malgré son côté répétitif (un épisode, un cas à résoudre) grâce à une équipe attachante – Momoko « Lagaffe » en tête – et une ambiance générale sous le signe de la légèreté. Ça ne veut pas dire que la série est complètement niaise ou superficielle. En fait, loin de là. Sous ses airs modestes, elle nous réserve des moments d’émotion inattendus, et c’est cette sincérité qui donne tout son charme. J’ai mes réserves sur la fin, mais si vous cherchez quelque chose de drôle et sans grande prise de tête Mop Girl (qui ne parle pas du tout d’une héroïne et de sa serpillère) est sans doute pour vous!

Danda Rin

Je ne sais pas pourquoi, mais j’adore ce drama. Il a une structure répétitive (1 épisode = 1 nouveau cas) comme tous les autres dramas japonais centré sur le monde du travail, pourtant, ça ne m’a pas dérangé une seule minute. L’humour fonctionne très bien, si on est sensible à ce genre d’humour, et le casting est au point. On s’attache à chaque membre de cette équipe excentrique et pleine de bonne volonté, et plus particulièrement au charismatique duo Danda/Minamisanjo. Apparemment, beaucoup se sont ennuyé devant ce drama ou n’ont pas du tout apprécier le personnage de Danda, pour des raisons tout à fait justifiables, cependant, malgré l’idéalisme du personnage, je l’ai trouvé réaliste : elle ne peut pas tenir en place, les règles sont faites pour qu’elle les transgresse (et en plus, elle a un caractère de cochon) mais elle est aussi sensible, perfectionniste et on la présente comme un personnage nuancé qui a parfois raison, parfois tort. Oui, Danda Rin peut tirer sur le sentimentalisme parfois, mais le drama n’est pas non plus manichéen et il sait faire preuve également de subtilité. Je ne sais pas ce qu’ils ont mis exactement dans Danda Rin, mais oui, la formule marche, et je retourne toujours avec beaucoup de plaisir vers ce drama.

Fuben na Benriya

Maman, où ai-je atterri?

Fuben na Benriya est… bizarre. Ça se regarde facilement grâce à son format anime, un épisode = 25 minutes, son ambiance décontractée. Il a un humour qui repose souvent sur le comique de répétition et sur les comportements à la fois blasés et excentriques des personnages. C’est sont des gags basiques la plupart du temps, qui viennent souvent avec leurs gros sabots, si bien que ça peut laisser perplexe au début, voire ne pas amuser du tout. Mais Fuben na Benriya réserve quelques surprises auxquelles je ne m’attendais pas. Comme le personnage de Jun, sans le savoir, je me suis étrangement attachée moi aussi à tous les dingos de cette ville (j’ai même mis plus de temps à m’attacher à Jun qu’aux autres en fait), attachée à la relation qui unissent Jun, Batsu-san et Matsui-san. Et sous ses derrières complètement loufoques et décomplexés, la série n’est pas idiote pour autant, de même que les personnages sont plus lucides qu’ils n’y paraissent. Au final, je ne sais pas si je peux recommander la série. Elle ne figurera jamais dans le top 10 de mes séries favorites, mais elle a ses moments (je ne sais pas si c’est parce que je peux avoir un humour douteux parfois?). Le mieux que je puisse vous dire c’est de tenter les deux premiers épisodes. Si vous vous ennuyez ferme, n’insistez pas, parce que de ce côté là, la série est extrêmement constante et cohérente avec elle-même, du début jusqu’à la fin.

Summer Snow (DNF)

  

Malgré les si bonnes critiques à son égard, je n’ai pas pu m’attacher à Summer Snow. En fait, j’ai adoré les deux premiers épisodes, et je me rappelle m’être dit que ce drama avait beaucoup de qualités. Mais, au milieu de la série, je ne me suis pas sentie la force de continuer. Les personnages principaux sont pourtant sympathiques voire attachants ; cependant l’intrigue de la première moitié du drama est parasitée par les personnages secondaires qui ont tôt fait de rendre les épisodes indigestes.

Innocent Love 

Stupid Love

Après un pilote tire-larme et intriguant, les mystères et les rebondissements de la série sont tellement faciles à deviner qu’on a l’impression que les scénaristes nous prennent pour des abrutis. Les différents traumatismes, accidents et catastrophes ont du mal à former un ensemble cohérent et donnent surtout un sentiment de surenchère. Le jeu des acteurs n’a rien d’extraordinaire, il est médiocre et ultra guindé, sauf par moment quand ils se réveillent de leur léthargie. La série vaut surtout pour son ambiance glaciale réussie grâce à une belle photographie, et pour la romance douce-amère qu’on aime voir évoluer entre les deux personnages. Les deux derniers épisodes dignes des pires soaps donnent des envies de meurtre, mais le final est relativement satisfaisant. 

Himitsu No Hanazono (DNF)

Dessine-moi une potiche

Je ne sais même plus pourquoi j’ai persisté à regarder au moins les sept premiers épisodes de cette daube. Ah mais si ! C’était les révision des partiels en première année, j’étais au fin fond de la campagne sans connexion avec seulement ce drama à regarder pendant mes pauses ! Ça explique tout. Je m’étais fait avoir par le synopsis : une éditrice un peu larguée se retrouve à devoir assister une grande shojo mangaka, sauf que…la grande dame n’existe pas et les mangas sont crées par quatre frères, pêle-mêle playboys et célibataires, tous cyniques, qui vivent en quasi autarcie dans leur studio. Franchement, il faut être doué pour ruiner un scénario en or comme ça, propice à toutes sortes de gags. Mais non seulement la majorité du casting est imbuvable (mention spéciale à l’espèce de cruche sans charisme à qui ils ont donné le rôle titre), mais le drama n’est pas drôle du tout. La pauvre héroïne passe sont temps à se faire exploiter/humilier et le drama ne va nulle part. Encore aujourd’hui je me demande quel était le public visé et l’objectif des scénaristes.

Boss 

Franchement, Amami Yuki a une classe d’enfer. Elle signe avec Boss un drama bien sympathique quoique banal. C’est une série policière japonaise traditionnelle 1 cas – 1 épisode, du coup, parfois j’ai trouvé que ça manquait d’élaboration, et surtout de suspens. Il ne manque pourtant pas d’idées et ne rechigne pas à montrer des images sanglantes ou des meurtres particulièrement durs. Cela dit, la bonne humeur est au rendez-vous et j’ai finalement plus regardé le drama pour son humour décapant, ses personnages atypiques et ses acteurs, Amami Yuki, qui est absolument fantastique dedans, qui s’en sortent particulièrement bien.

Kurosagi 

Bang Bang, Yamapi Shot me Down

Kurosagi est mon tout premier Jdorama et il conserve une place spéciale juste pour ça (je me souviens que j’écoutais en boucle Daite Señorita…de bons souvenirs). Il fait aussi partie des dramas qui ne supporteraient probablement pas un second visionnage des années après. Le côté répétitif ne m’a pas du tout dérangé, au contraire, et tous les personnages secondaires sont bien exploités et bien approfondis sans que les personnages principaux soient négligés pour autant. Les deux derniers épisodes sont particulièrement bons, et la fin ouverte me satisfait pleinement, même si j’aurais voulu une deuxième saison. Le film quant à lui est un ignoble navet risible qui n’apporte absolument rien à la série.

Keizoku 2 : SPEC

La logique, c’est surfait!

Épique. Le duo principal, porté par deux acteurs en forme, est génial, entre chamaillerie, camaraderie et profond respect. Les cas ne sont pas toujours palpitants, mais l’intrigue de fond est ambitieuse et subtilement menée. Le drama nous mène de surprise en surprise sans que les coups de théâtre ne fassent trop forcés. Mais si son ambition est son point fort, elle est aussi son point faible, car la série pose pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses – flemmardise ou défaut d’écriture? -, pouvant ainsi engendrer quelques frustrations de ce côté. Il faut accepter de ne pas tout comprendre, et se laisser porter par le scénario souvent complètement ahurissant.

Hard Nut

Lorsque les maths sauvent le monde… (?)

J’ai beaucoup aimé les deux premiers épisodes, le reste m’a malheureusement laissée sur ma faim. Le concept est intéressant bien que cela s’apparente à quelque chose de quasi-mystique pour moi qui suis une tarte absolue en mathématiques. Le problème, qui se retrouve dans un certain nombre de jdramas policiers, c’est l’aspect très anecdotique des enquêtes. Ici, ces dernières sont non seulement extrêmement simplistes mais presque inintéressantes mêmes tellement les mobiles sont vus et revus. L’intérêt réside alors dans son duo, Kurumi et Handa.

Soredemo Ikite Yuku

Immense coup de coeur, et grosse claque dans la figure en même temps. Écriture au top (ni trop larmoyante ni trop froide), casting au top (Mitsushima Hikari a totalement volé mon coeur et Eita est au top du top de sa forme) et réalisation au top. C’est tout simplement brillant et je ne vous le recommanderai jamais suffisamment.

Ashita Mama ga Ina (DNF)

Soit on accroche à l’ambiance, soit non, et je me trouve résolument dans la deuxième catégorie. Je m’attendais à quelque chose d’ancré dans la réalité, mais Ashita Mama Ga Inai est probablement tout sauf réaliste et n’a pas grand-chose à proposer dans son discours. Malgré un casting particulièrement alléchant, le sujet est traité avec caricature et manichéisme, ce qui m’a empêché de connecter avec la série. J’ai laissé la série à l’épisode 3 sans jamais la reprendre.

13 réflexions sur “J-Dramas

  1. Hey !

    Allez, je viens spécialement pour traiter Kaa de monstre : MONSTRE ! … maintenant je vais relire l’article pour me souvenir de « pourquoi » … Même si, évidemment, il y a des opinions que je partage !

    Pride (PRIDE !), Orange Days, Long Vacation, j’adore, rien à redire. Karei Naru Ichizoku, un grand drama. Nobuta Wo Produce, un classique, forcément… je suis moins enthousiaste que vous pour Hotaru no Hikaru –dont je n’ai même pas vu la seconde saison à ma grande honte ^^’- mais c’était sympa et clairement pas déprimant. Je n’ai par contre pas du tout aimé Kekkon Dekinai Otoko. J’ai beau adorer Abe Hiroshi et le trouver excellent dans ce drama, je n’ai juste pas réussi à accrocher, les personnages ne me parlait pas et le drama ne me faisait pas rire. Après, Nodame, Papa to Musume, Ouran, sont autant de dramas que j’aime beaucoup…

    Allez, rentrons dans la catégorie « Kaa pourquoi ? T.T »…-encore que « Mina, pourquoi T.T ? » aussi.-

    Bon déjà, moi j’ai adoré Buzzer Beat mais pas dans l’optique « tellement mauvais qu’on aime »… j’ai vraiment aimé l’ambiance du drama et il a même réussi à me réconcilier avec Yamapi qui m’avait drôlement perdu avec « Proposal Daisakusen ». Ce qui est triste c’est que je peux difficilement contrecarrer tes arguments Mina … le seul truc c’est que j’ai vu les sentiments des personnages moi et du coup leur histoire m’a vraiment touchée. Et en plus j’ai aimé la tête de Yamapi dans le drama, j’ai même trouvé que le rose lui allait XD … je dois avoir des goûts chelous mais du coup le drama m’a vraiment plu.

    Bon ensuite il y a One Pound Fukuin et ça par contre, je partage votre opinion mais j’ajoute mon fanatisme total de Kame qui a fait que j’ai encore plus apprécié le drama. Par contre oui, grand n’importe quoi et une Kuroki Meisa complètement rigide. Mais…Kame…Kame ! Kame quoi.

    Kurosagi est un drama chelou pour moi parce que la première fois je l’ai réellement apprécié, d’autant qu’à l’époque j’adorais Yamapi… il n’y avait qu’HoriMaki qui ne passait pas mais essentiellement j’avais aimé. Le truc c’est qu’à la revoyure, à l’exception de quelques épisodes –notamment celui avec Koyama-, j’ai vraiment beaucoup de mal. Et je n’ai toujours pas vu le film mais apparemment je ne perds rien…

    HanaKimi 2011 & Around 40 : pas vus. Love Revolution : vu, apprécié, aucun souvenir (^^’). Good Luck : je suis avec toi Mina.

    ProDai…Ah ProDai…FOUTU PRODAI ! C’est à cause de ce truc que j’ai eu du mal avec Yamapi pendant aussi longtemps ! J’étais super fan de ce type et puis un jour j’ai vu ProDai… et ça a été fini. Ce drama pour moi définit le principe de platitude en fait…il ne s’y passe rien, c’est répétitif et les acteurs sont mignons mais les personnages ennuyeux à mourir. Bref… aucun intérêt pour moi.

    Summer Snow : Un gros regret de mon côté, je suis absolument fan de trois des acteurs –Tsuyoshi, Shun et Tsubasa même si je suis surtout fan de Tsubasa en tant que danseur- mais le mélo du drama et sa fin ridicule ont tué tout le truc pour moi. J’aurais du aimer, je n’ai pas pu…mais j’ai fini !

    Natsu no Koi Nijiiro ni Kagayaku –foutu titre- : Rien à redire à ton avis Mina mais je me suis attachée aux persos donc j’ai aimé.

    Kimi Wa Petto : … bon… c’est mon premier drama. Avec le recul je me rends compte qu’il n’est pas parfait mais il m’avait touchée et je continue de le revoir avec plaisir. MatsuJun est adorable, Koyuki est, pour une fois, supportable et il y a même Eita dans un rôle secondaire. Le drama est répétitif, on en ressort allergiques aux mots « tadaima » et « okaeri » mais je le trouve joli ce drama et maintenant que j’ai lu le manga je pense que je l’apprécie encore plus^^

    Anego, no comment.

    Et alors après on a Sapuri, Yamato Nadeshiko Shichi Henge, … on pourrait presque rajouter Tatta Hitotsu no Koi… ce sont des dramas que je ne peux pas m’empêcher d’aimer. Ils sont creux –Sapuri-, lents –THK-, WTF –Yamato- mais… Kame… en fait. Je suis juste infoutue de ne pas aimer ses dramas. Et puis en plus dans Yamato il y a Tegoshi Yuya et c’est encore un acteur auquel j’ai vraiment beaucoup de mal à résister. Cela relève du pur fangirlisme mais je ne peux juste pas m’empêcher d’aimer ces dramas… Et j’aime même le générique de Yamato \O/ Parce que… je vous laisse deviner.

    Par ailleurs j’avais bien aimé Hana Kimi 2007 –malgré en effet Shun Oguri qu’à l’époque je ne supportais pas justement à cause de cette rigidité et HoriMaki pas franchement virile et que je trouve en général surestimée- Vous l’avez dit Ikuta Toma est très bon et j’avais apprécié l’ambiance « n’importe quoi ». Je ne sais pas si en le revoyant j’aimerais autant car je me rends compte que j’ai un peu « grandi » et que certaines comédies que j’avais appréciée à l’époque passent aujourd’hui beaucoup moins mais je pense quand même que je ne me lasserai jamais de Nakatsu.

    Bon et puis Himitsu no Hanazono : jamais réussi à finir…et j’ai aimé Innocent Love. Je trouvais les acteurs plutôt bons moi et les personnages sympa, sans oublier que le casting a l’avantage d’avoir Hiroki Narimiya même si son personnage n’est pas très creusé. Par ailleurs comme tu le dis Kaa, les images sont jolies. Honnêtement ce drama je l’avais regardé d’une traite et, à l’exception du dernier épisode que j’avais trouvé très moyen –lol je pense qu’on n’est vraiment pas d’accord sur ce truc- j’avais beaucoup aimé ce drama.

    Bon mais en fait…il n’a rien de monstrueux cet article ! …Par contre mon commentaire fait deux pages et ne raconte rien de bien passionnant. Prend cela comme une revanche Kaa, c’est pour te punir de ta cruauté ! et Mina… je suis désolée :’(

    • Lol Mila, merci pour ce commentaire détaillé….mais tu as inversé mes avis (en noir) et ceux de Mina (en bleu). Hahaha. Mais c’est aussi pour ça qu’on t’aime hein!
      Pour Kekkon Dekinai Otoko : Mila = MONSTRE! Mouahaha, vengeance. Non mais je comprends qu’on attache pas à l’humour. Moi je suis fan de cynisme alors c’était un peu fait pour moi cette série…
      Et puis, comme je le dis, fangirl un jour, fangirl toujours. On est faible face à nos acteurs préférés, et moi la première. =)
      Ah oui, Tatta Hitotsu no Koi, je l’ai vu aussi! Et c’est le seul drama (avec Nobuta) dans lequel je trouve que Kame joue bien (ok, pas taper^^).
      Je suis d’accord qu’Hotaru no Hikari n’est pas le drama du siècle, mais il m’a étrangement bien parlé et j’ai trouvé Buchou/Hotaru irrésistibles…

      x)

      • Oui…bon bah c’est bon hein xD… M’en fous, tu m’aimes, tu l’as dit maintenant tu peux plus le retirer, tu es tombée dans mon piège! C’était pas du tout une erreur, je l’ai fait exprès, j’ai dix coups d’avance sur toi. .. bien entendu.
        Je tape pas t’inquiète! Je sais que Kame a ses limites en tant qu’acteurs et si je le trouve bon, je sais aussi que je n’ai rien d’objectif. Par exemple dans Nobuta je l’avais trouvé fade puis j’ai découvert qui était Kame et maintenant je l’adore dans Nobuta. Bref. THK il est bien dedans mais j’ai toujours eu un faible pour Koki en fait dans ce drama…et puis en général c’est un drama que je trouve un peu ennuyeux. Je l’ai vu plein de fois mais je le trouve plat. Encore une fois… faut pas chercher, Kame est magique.
        Tiens d’ailleurs, tu as vu la version Coréenne de Kekkon Dekinai Otoko? Moi non mais je me demande si tu as aimé, en tant qu’amatrice de la version originale…

        • Hahaha!

          Oui, j’ai essayé la version coréenne de Kekkon Dekinai Otoko. Mais je me suis arrêtée au bout de dix minutes vu qu’il s’agit tout bonne de l’exacte réplique de la version japonaise, avec des têtes différentes et en coréen cette fois-ci. Je sais bien que Ji Jin Hee était un argument de poids pour donner une chance totale à ce drama, mais bon, je n’étais pas vraiment d’humeur à regarder les mêmes scènes sans bouillir de frustration à l’intérieur. Cela dit, peut être que plus la série avance plus elle prend ses libertés et trouve son originalité par rapport à la première version. Je ne le saurais sans doute jamais ^_^.

  2. Yo ! En drama japonais, moi je m’y connais encore moins que en kdrama mais j’en ai vus quelques uns quand même et je vous conseillerai Taiyou no uta ! Il est pas fou mais je l’ai adoré ! Mais il faut avoir envie d’un drama un peu triste, beau mais triste !
    Et soit dit en passant, je vous respecte pour avoir réussi à terminer Kimi wa petto, moi je n’ai pas réussi et je trouve qu’il est très bien classé ! ^^

  3. Je te conseille Yasashii Jikan et Ima ai ni Yukimasu, deux de mes dramas préférés, pleins de sensibilité. Et la musique des deux est super.

    Merci pour tes articles que j’ai trouvé plus intelligents et bien écrits que la plupart de ce que j’ai lu sur le net ^^ .
    A la prochaine
    Stéphanie

    • Bonjour Stéphanie!
      Merci infiniment pour tes suggestions! Le prochain drama japonais que je veux regarder c’est Soredemo Ikite Yuku, mais j’inscris définitivement tes deux dramas sur ma (longue) liste À Voir!
      Merci pour ton message en tout cas, et à bientôt j’espère!

  4. Pour un site néophyte en terme de J Drama, vous en avez vu beaucoup !!
    Mais bon la j’avoue que vous avez pas vu de bonne production comme: Love Shuffle, Unubore Deka (l’acteur Nagase Tomoya est géniale), Last Friends, Room of King, Trick, Ryusei no Kizuna, Zettai Kareshi, Waterboys (le film), Mop Girl et Dokushin Kizoku (avec l’actrice géniale: Kitagawa Keiko) et enfin Renai Neet ~ Wasureta Koi no Hajimekata …
    Si vous avez le temps essayer d’en voir certain !! Certain sont bien meilleur que les drama K qui assez souvent se ressemble !!
    (je fais une petite discrétion: je suis du même avis que vous pour le drama K Queen’s Classroom qui change beaucoup des grosse production K assez .. comment dire copier coller d’autres drama (même schéma, même histoire .. rien de nouveau ))

    • Merci pour les recommandations, je les rajoute sur ma liste (sauf pour Zettai Kareshi, Renai Neet que j’ai essayé et qui ne m’ont pas transportée).
      Je ne rentrerai pas dans le débat Jdramas > Kdramas, parce que je pense qu’il est assez clair, lorsque l’on voit que je blogue à 95% dessus, que je trouve tout à fait mon compte dans les Kdramas. Ce qui ne m’empêche pas d’apprécier énormément les productions japonaises aussi, mais à plus petites doses.

      Merci pour ton commentaire. =)

      • C’est sûr que j’ai plus souvent vu des Kdrama intéressant que des Jdrama de la même qualité (elles sont souvent trop courte) …
        Pour ma part je regarde plus souvent des Kdrama mais bon je trouve ça dommage que certain les évitent car ils ont vu certains trop loufoque …
        C’est aussi vrai pour les productions chinoises, taïwanaises ou thaïlandaises qui produisent des séries aussi bien que les Kdrama. Il y en a juste pas autant qui ont la qualité des productions coréennes…. Dommage …
        Enfin bref si mon commentaire peut te faire découvrir de nouvelles productions J, c’est parfait :)

  5. Je n’ai pas beaucoup vu de J-drama, je viens principalement sur ce site pour trouver un nouveau K-drama à voir quand je m’ennuie :)
    Pourtant, pour avoir visionné Pride jusqu’au bout j’avoue ne pas être du tout d’accord. Bon, c’est vrai que depuis le temps je ne me rappelle plus vraiment des défauts du scénario à proprement parlé, mais ce qui m’a extrêmement gêné est que certains éléments sont vraiment sexistes. Aki, aussi attachante qu’elle soit, reste l’image d’une femme plutôt faible qui passe une bonne partie de sa vie à attendre un homme. Mais bon, à la limite, ça passe, beaucoup d’héroïnes de dramas sont comme ça. Ce qui m’a vraiment choqué, et c’est presque la seule chose que j’ai retenu du drama, c’est la scène où l’ami de Halu remet toute la faute sur une femme qui serait tombée enceinte de lui car c’est « une fille facile qui couche dès le premier soir ». Surtout qu’après Aki se la ramène et fait un discours sur la fierté des femmes et bla bla bla… J’ai faillit arrêter le drama après cette scène, et je me demande toujours pourquoi je ne l’ai pas fait.
    Je ne veux absolument pas lancer de débat sur le sexisme, mais ça me fait peur que personne ne réagisse à des énormités pareilles au XXIèmes siècle. Surtout que je pense que nous sommes ici une bonne partie des filles et c’est exactement ce genre de chose qu’on devrait dénoncer.

    Bon, à part ça, je trouve ce site vraiment bien, on voit que vous vous donnez à fond et j’aime beaucoup vos critiques qui sont bien détaillées.
    Bonne soirée à toutes et à tous!

    • Bonsoir =)

      J’interviens juste en « défense » de Pride pour le coup~ car je ne pense pas qu’Aki soit un personnage faible en vérité. Elle ne passe pas sa vie à attendre un homme parce qu’elle a besoin de lui pour vivre : après tout elle se débrouille très bien sans lui. Elle a son boulot, ses amis et après cela Halu. A la base elle a fait une promesse à un petit ami qu’elle aime de l’attendre, ce qui me paraît raisonnable. Après cela, elle attend par habitude et parce qu’Aki a clairement un sens très prononcé de la « droiture ». Elle a fait une promesse, elle veut la tenir -ce qui n’a rien de faible-. Et comme elle le dit à un moment donné dans la série, elle attend par habitude, de façon machinale alors qu’en vérité, elle sait déjà que le petit ami ne reviendra pas. C’est juste devenu une habitude. Mais quand on la voit dans sa relation avec Halu, Aki n’hésite jamais à s’affirmer. Si elle pense qu’Halu se conduit comme un imbécile, elle le lui dit franchement. Elle ne se repose pas non plus sur Halu -ce serait plutôt le contraire-. Et quand elle le confronte, il fait attention à ce qu’elle dit. Aki est un personnage affirmé. Elle attend, oui, parce qu’elle a promis de le faire mais même cela est une affirmation de son personnage et de ses valeurs. Et lorsque son petit ami revient et qu’elle en est la première surprise, elle retourne vers lui par pur sentiment de devoir. A ce stade du drama elle est clairement amoureuse d’Halu. Il est l’homme qui pourrait lui apporter le plus mais Aki, par sens du devoir, retourne vers le petit ami qu’elle a promis d’attendre. Pas parce qu’elle a besoin de lui, pas parce qu’elle l’aime mais par pur devoir. Du coup, elle n’a pas attendu « un homme », elle a juste fait une promesse et décidé de s’y tenir parce que c’est qui elle est. Après sa décision est discutable -je ne suis pas fan de la partie du drama qui vient après- mais Aki est un personnage très affirmé, tout sauf faible. Et lorsqu’elle parle à la jeune fille qui a menti sur sa grossesse pour obtenir l’argent de l’avortement, Aki, encore une fois, parle avec ses valeurs dans lesquelles l’honneur compte plus que tout. Et ce sont vraiment ses valeurs, Aki ne représente pas le « genre féminin » en général, elle est juste une femme qui croit en ses valeurs jusqu’au bout, -valeurs que ses amies ne partagent pas d’ailleurss, Aki n’est donc vraiment pas censée être « la » femme- tout dans ce qu’elle dit et fait va dans ce sens.

      Je ne vais pas dire que Pride est le drama le plus féministe au monde, ni qu’Aki est une super-héroïne, mais simplement qu’elle est un personnage écrit avec ses propres caractéristiques. Elle n’est pas un cliché, elle est écrite avec soin, avec ses forces, ses faiblesses et ses doutes. Elle n’est pas réduite au fait d’attendre, elle n’est pas non plus une demoiselle en détresse et en cela, elle est un personnage féminin tout à fait acceptable. Je suis nettement plus dérangée par les fictions qui présentent des femmes « puissantes » mais qui au final ne font qu’écrire des caricatures « uni-dimensionnelles ». Ici le personnage est soigné au même titre que les autres personnages et pour moi, c’est l’essentiel. Par ailleurs, il fallait qu’elle soit une femme qui « attend » sinon cela n’aurait pas fonctionné. Après tout « Pride » est avant tout une romance entre deux personnages -Halu et Aki donc- et il fallait que quelque chose les attire l’un vers l’autre… or Halu, abandonné, ne pouvait être attiré que par une femme « qui attend », une femme au sens du devoir aussi prononcé. Si Aki n’avait pas été ainsi, il n’y aurait pas eu de drama~ Donc encore une fois, elle n’est pas une représentation de la gente féminine, juste l’héroïne de ce drama, son propre personnage, celui qui correspond à cette romance.

      Voilà \O/
      J’espère que ce que je racontais n’était pas trop incompréhensible, j’ai eu peur de m’embrouiller.
      Bonne soirée =)

    • Je ne vais pas m’étendre parce que Mila a déjà dit le principal (et que je ne veux pas que tu te sentes assaillie de toute part^^), mais je sais que tu n’es pas la seule à trouver ce drama sexiste. Cependant, je ne suis pas entièrement d’accord. Même si Pride est loin d’être un drama féministe qui promeut l’émancipation de la femme, je ne lui trouve pas un caractère insultant dans son exploitation des personnages féminins. En fait, je trouve même que, dans un milieu aussi machiste qu’est le monde du sport, elles s’en sortent même plutôt bien dans la mesure où elles parviennent toutes plus ou moins à s’affirmer et à maintenir leur dignité. Je ne trouve pas Aki complètement faible. Elle est introvertie, passive (c’est en effet le trait que j’aime le moins chez elle) oui, mais je trouve qu’il y a en elle une certaine force, et jamais elle ne se laisse complètement définir par l’homme dont elle est amoureuse : elle n’est ni dépendante de lui, ni simplement « la fille qui attend ».

      Je ne pense donc pas que ce drama soit beaucoup plus sexiste qu’un autre. Je trouve ces personnages plus humains qu’autre chose à vrai dire et, avant tout, je trouve la romance touchante et équilibrée.

      Merci en tout cas pour ton commentaire! =)

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