Thrillers et Policiers

CaptureCH

Mina
Kaa

Système de notation

10 – Les dramas qui ont changé notre vision sur le médium.

9 – Excellent. 

8 – Solide, imparfait mais fichtrement bon. 

7 et 6 – Le drama nous a apporté suffisamment pour que nous en soyons globalement satisfaites, mais quelques erreurs de parcours seront peut-être difficiles à ignorer pour d’autres. Bien sûr les problèmes sont plus conséquents quand la note est 6. Quand c’est noté 7, ils sont encore relativement négligeables. 

5 – Inégal ou médiocre, à voir uniquement si ce qui vaut les 5 points vous motive assez pour supporter le reste. 

4 et 3 – Mauvais, à éviter. 

2 – Grosse daube, possiblement traumatisante. 

1 – Arrêtez le responsable.  

NB : Nous ne mettons ici que les dramas que nous avons vu en totalité, à l’exception de ceux marqués « DNF » (Did Not Finish, les abandons). Attention, « DNF » ne signifie pas que nous les avons abandonné directement après les tous premiers épisodes, nous ne mettons que ceux qui nous avons continué pendant un moment pour une raison ou pour une autre (obstination ? Naïveté ? Curiosité morbide ?) jusqu’à les arrêter, en moyenne autour du dixième épisode. Parfois plus loin.

Thrillers, Vengeance, Infiltration et Espionnage

Bad Guy (2010) – 6

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Le jeu du chat et de la souris

Un drama superbement réalisé et Kim Nam Gil est parfait. Le meilleur OST de 2010, la meilleure photographie. Il est reproché au drama d’être un peu mou, en-deçà de ce qu’il devrait être, mais personnellement j’apprécie beaucoup ce que je prends plutôt pour de la douceur et de la subtilité. Le scénario est original et pertinent, tout autant que son traitement visuel. Malheureusement la série n’a pas pu être menée jusqu’au bout comme les scénaristes l’entendaient notamment à cause des mauvaises audiences (entre autres problèmes) et la fin, insatisfaisante et bourrée d’incohérences en pâtit à tel point qu’elle réussit à dégoûter du reste. Je conseillerais de regarder les 13 premiers épisodes et d’imaginer le reste à sa guise, car le drama est tellement beau et bien réalisé que ça serait dommage de s’en priver.

City Hunter (2011) – 9

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Daddy Issues

Le parfait exemple du drama addictif parfaitement réalisé que l’on suit le cœur battant. J’avais des doutes sur la capacité de Lee Min Ho à endosser le premier rôle véritablement exigeant de sa carrière, et il m’a complètement bluffée. Park Min Young est adorable et les deux ensembles sont un vrai plaisir à suivre. Action et tragédie ne sont pas en reste et sont remarquablement bien intriquées ensembles, sans compter le casting exemplaire. Si l’on accepte de fermer les yeux sur les quelques incohérences du scénario, City Hunter est un thriller diablement efficace qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout.

Empire of Gold (2013) – 8

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Pour tout l’or du monde…

Jusqu’où peut-on aller pour un peu plus de pouvoir, un peu plus de richesse? Est-ce qu’on peut vivre avec seulement de l’argent, sans famille, sans personne en qui faire confiance, sans amis, sans amour? Non. Empire of Gold est une fable cruelle sur le destin d’un homme aux yeux plus gros que le ventre et qui finit par tout perdre, semant autour de lui désordre et désolation. Le pessimisme ambiant et finalement tragique de la série ne sera pas au goût de tout le monde, mais je trouve au contraire très courageux de la part du scénariste de ne pas s’être laissé gagner par la sentimentalité et d’avoir été aussi loin qu’il pouvait aller, avec un regard mordant sur ses propres personnages. Personne ne ressort vainqueur de cette lutte sans merci pour le pouvoir et la reconnaissance de sa valeur, et le drama pose plus de questions qu’il n’en résout. Empire of Gold est un très bon drama, même si les acteurs ne sont pas toujours à la hauteur de la subtilité de l’écriture.

Healer (2015) – 9

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I Met a Girl

Nous suivons notre héros à travers ses missions de « livraisons » dangereuses jusqu’à ce qu’on lui ordonne de s’occuper d’une jeune journaliste qui va à la fois l’ouvrir à de nouvelles perspectives et l’éclairer sur son passé. Après Faith et What’s Up, deux dramas que j’avais adoré mais qui étaient handicapés par plusieurs problèmes (notamment de réalisation et de budget), Song Ji Na revient à une formule plus classique, cette fois avec des moyens à la hauteur de ses ambitions. Elle l’exécute sans ciller, sans jamais relâcher la tension, et le résultat est une série prenante d’une consistance rare soutenu par un casting charismatique et investi. Healer réussit à être à la fois dramatique et fun et très romantique, l’histoire d’amour étant placée au cœur de l’intrigue. La formule n’a rien de particulièrement original, mais ça fait un bien fou de se rappeler à quel point elle peut être divertissante quand bien exécutée !

Heartless City (2013) – 7

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Moins de coeur, plus de noir

Il y a énormément de choses à saluer : la réalisation maîtrisée, l’ambiance glauque, les personnages qui sont dans une zone grise entre le bien et le mal, les conflits profonds, complexes et extrêmement engageant et le personnage principal, Shi Hyun, qui a été un de mes coups de coeur de l’année…pour ensuite aller s’échouer lamentablement dans la catégorie « good guy martyr ». Le problème d’Heartless City, c’est sa tendance à entrer dans la surenchère. À force de vouloir griser les personnages et nous surprendre, il finit par tous les rendre « gentils » et à nous lasser de ses (faux) coups de théâtre. Et il faut aussi parler de la véritable épine de cette série : Soo Min. Je l’ai méprisée avec une telle passion qu’il était impossible pour moi d’accepter sa romance avec Shi Hyun. Il n’y a rien de plus frustrant que de voir un drama foncer droit dans le mur à cause d’une seule personne : beaucoup trop de choses passait par elle et je ne comprends pas pourquoi. Pourquoi Shi Hyun l’a choisi elle, pourquoi la romance a dû prendre autant de place, pourquoi le drama ne sait pas écrire des histoires d’amour intéressantes. Ou peut être que je voulais voir dans Heartless City plus que ce que j’aurais dû? Ce n’est pas un mauvais drama, mais il n’était pas suffisamment crédible.

IRIS/DNF (2009) – 5

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Je dois reconnaître que le pilote m’a tellement impressionnée que je l’ai regardé au moins trois fois. Des acteurs confirmés que je connaissais déjà, de l’action inspirée des derniers grands cartons du cinéma Américain, et des prémisses captivantes. Le cliffhanger du pilote est remarquable : Lee Byung Hun capturé se réveille de sa séance de torture et commence à frapper violemment la vitre derrière laquelle se tiennent se tortionnaires. J’ai continué un peu et apprécié les débuts de sa relation houleuse puis heureuse avec Kim Tae Hee (vous vous souvenez, le baiser passionné devant la grande flamme ? cette scène avait fait pas mal de bruit), le voyage au Japon, Kim So Yeon plus sexy que jamais en mode femme blessée…j’ai suivi fidèlement le drama pendant la période introductive, mais petit à petit l’intrigue perdait son intérêt (c’est le genre d’histoire qui fonctionne très bien pour un film d’une heure et demi, pas pour un drama de 20 épisodes) et deux éléments ont fini par me dissuader de continuer : la trahison du meilleur ami, et cette histoire d’enfance tragique du héros. Comment faire durer un drama d’action au scénario simpliste ? Du makjang bien sûr ! Bye Bye IRIS ! Et ne vous dérangez pas pour IRIS II ou Athena, c’est la même formule en pire.

Mawang (2007) – 8

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Stuck in the Past

Le scénario est effrayant tant il est bien orchestré. Uhm Tae Woong, qui récupère un rôle ingrat et impossible à jouer, s’en sort honorablement. Joo Ji Hun est bluffant. La résolution de l’histoire est impressionnante, à défaut d’être vraiment satisfaisante. C’est quand même le genre de drama hypnotisant qui rend obsessionnel, qui ne laisse pas tranquille avant l’ultime scène. Pour autant j’estime qu’on peut se détourner de Mawang car il verse un peu trop souvent dans une vision trop glauque de l’humanité, avec à la fin une incertitude sur l’identité du véritable « diable » du jeu (le voyeur), qui selon mon analyse personnelle n’est pas celui qu’on croit et reste vainqueur et impuni.

Résurrection (2005) – 9

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Va, Cours, Vole et me Venge

Un classique. Uhm Tae Woong a été révélé par ce rôle schizophrénique est impressionnant, le scénario est d’une qualité habituellement réservée au cinéma, machiavélique et bien ficelé, le suspense et le rythme sont soutenus jusqu’au bout.

Road Fighter (2008) – 9

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Alive !

Ça devient rare de trouver en ce moment des séries initiatiques de bonne qualité où des hommes se battent pour rester vivants, protéger ceux qu’ils aiment et trouver la force d’être d’honnêtes gens dans la vie de tout les jours, alors profitons-en. Dans quelques années on pourra revoir Road Fighter, et le drama n’aura pas pris une ride grâce à la qualité de la mise en scène et l’intemporalité du propos malgré une relative naïveté. Et puis cet hommage à Fight Club, je ne pouvais pas résister.

Shark (2013) – 5

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Bloup bloup bloup

Je voulais aimer Shark, le troisième volet de la vengeance supposé succéder à Resurrection et The Devil, et à vrai dire j’ai aimé la première partie et leur manière d’essayer quelque chose de nouveau avec l’héroïne en lui donnant un rôle central et actif. Mais le problème repose dans l’écriture du héros. Ses motivation étaient trop pauvres, et vers la fin sa vengeance se transforme en martyre volontaire. J’avais envie de lui dire de rentrer chez lui, de prendre un bon chocolat chaud et de se demander sérieusement si tout cela valait la peine. Réponse : non. 

The Equator Man (2012) – 6

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When you see my face, Hope it gives you Hell

Des bonnes idées, une approche inédite du thriller qui s’apparente plus à une guerre des nerfs qu’à une véritable vengeance privée, mais le résultat est trop long, trop pompeux, trop répétitif et même parfois laborieux. La première partie est très intéressante même si l’immersion est difficile, tandis que la seconde devient vite un vrai cauchemar à regarder. L’intrigue tourne en rond, les personnages parlent beaucoup mais agissent peu (jamais je n’ai vu un drama avec autant de joutes verbales) et surtout on est envahi par le sentiment qu’il ne se passe rien. Je suis contente de l’avoir terminé, mais d’un autre côté je ne vois pas bien à quoi ça m’a avancée.

The Equator Man (2012) – 5

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Oui, les trois quarts du drama sont un cauchemar à regarder. Mais en fait, peut être que ça faisait partie du jeu, les scénaristes se sont dits que ce serait peut être une bonne idée de faire perdre la boule aux téléspectateurs aussi, histoire de nous rapprocher des personnages? Cela dit, mauvaise idée. Non, non, tout n’est pas à jeter, bien sûr et Equator Man n’est pas le pire drama visionné. Il y a de vraies bonnes idées (et de vraies mauvaises aussi : la musique en est une) et c’est pour ça que j’ai regardé jusqu’au bout. Mais je ne le ferai pas deux fois.

The Slingshot (2009) – 10

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L’histoire d’un homme

La seule série qui à ce jour m’a fait embrasser mon PC à la sortie d’un épisode. Une dream team d’hommes séduisants et talentueux cherche à vaincre un homme fou et pervers obsédé par le pouvoir. Imprévisible, cette série peu populaire est une valeur sûre. En un mot : intense. Il faut savoir aussi que c’est dur, et que c’est réaliste. La série s’attaque à une certaine idéologie malsaine (la construction et la production frénétique réservée à un public riche et sélect, quitte à sacrifier les couches sociales les plus démunies). Pas de concessions non plus pour la corruption et la dégénérescence des élites, thèmes que répugnent à attaquer sérieusement la majorité des Kdramas ces dernières années (l’image du jeune héritier beau, intelligent et riche continue d’avoir du succès, et on veut absolument lui faire découvrir le monde à travers une petite-amie d’une classe sociale modeste. Ici, c’est le contraire, bien plus réaliste, qui advient). Enfin la magie du réalisateur est d’avoir su rendre la série…cool. Définitivement cool.

The Slingshot (2009) – 10

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My Name is Kim Shin, You Killed My Brother, Prepare to Die

Intense, brillant, intelligent, je pense que je manque d’adjectifs assez puissants pour exprimer mon attachement à Story of a Man. Très bien écrit (c’est divertissant, poignant et ne bascule jamais dans le manichéisme), magnifiquement réalisé, et royalement interprété, il n’est à manquer sous aucun prétexte.

Three Days (2014) – 8

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Un drama très stable dans son propos et son ton, ce qui est une chose assez rare finalement à Dramaland. Three Days n’est peut-être pas le thriller le plus haletant, mais il ne mérite pas d’avoir été si boudé parce qu’il fait les choses bien et avec cohérence : il établit son scénario de base, présente ses personnages, et les fait dialoguer ensemble. Ça paraît simple dit comme ça, mais ça ne l’est pas tant. Il n’y a pas de Deus Ex Machina, pas de nouveaux personnages qui apparaissent de nulle part. En fait, c’est le contraire qui se passe, le drama rétrécit le nombre de personnages au fur et à mesure pour finalement ne laisser que ses quatre acteurs principaux. Si Do Jin était un rival délicieusement et complètement OTT, les trois autres présentaient des caractères plus complexes, surtout lorsqu’ils étaient mis en relation les uns avec les autres. Le lien Tae Kyung/Dong Hwi a bien été pensé et était suffisamment subtil et intéressant pour porter la série, tandis que Tae Kyung/Bo Won allait bien au-delà d’une relation romantique. La réalisation m’a souvent agacée (musique grandiloquente et flashbacks incessants), mais elle réserve aussi de bonnes surprises, tandis que le casting est très bien choisi et fonctionnel. Solide et très satisfaisant.

Time Between Dog and Wolf (2007) – 9

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Agent gris perdu en eaux troubles

Haletant, oppressif. Des rôles clés pour Lee Jun Ki et Nam Sang Mi. Les décors sont superbes grâce à un budget à la hauteur des ambitions du réalisateur, le casting parfait, le suspense insoutenable. C’est le scénario du héros torturé dans toute sa splendeur. Le drama atteint un niveau quasi cinématographique pour certaines scènes d’action. Depuis beaucoup de superproductions tentent de réitérer le phénomène, mais Time Between Dog and Wolf reste indétrônable.

Two Weeks (2013) – 8

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Cours pour toi, cours pour ta famille

Pauvre Jang Tae San ! Le héros n’a pas une seconde de répit dans cette course-poursuite effrennée entre un père qui veut sauver sa fille malade à tout prix et les criminels qui le traquent. Malgré quelques hics Two Weeks est sobre et efficace sur la forme, cohérent sur le fond, et surtout il le reste jusqu’à la fin. C’est un drama entièrement concentré sur un concept et déterminé à aller jusqu’au bout sans prendre de détours. Certes les intrigues manquent de profondeur, mais la capacité du drama à toujours challenger le statu quo des personnages m’a laissé une forte impression.

Policiers et Procureurs

Crime Squad (2011) – 6

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SOS, détective au grand cœur en détresse

Ce sympathique mais très anecdotique cop show s’appuie sur un duo de choc formé par Song Il Gook et Song Ji Hyo en pleine forme. Les premières enquêtes manquent d’originalité et certaines d’entre elles patinent un peu, mais les choses bougent et l’ensemble est très divertissant. Les enquêtes centrales sont les plus prenantes, tandis que celles qui occupent le dénouement manquent de peps et d’audace. Si le drama n’évite pas quelques  lourdeurs et clichés scénaristiques, ça se regarde facilement.

Ghost (2012) – 8

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Des fantômes derrière l’écran

Après une introduction plutôt osée qui nous balance un gros retournement de situation inattendu dans la figure, Ghost développe son concept (un hacker traque des tueurs qui utilisent le numérique pour commettre leurs crimes tout en restant anonymes) de manière très efficace et concentrée. C’est sans doute le meilleur drama de Kim Eun Hee, porté par So Ji Sub et Um Ki Joon au top de leur charisme.

My Country Calls (2010) – 7

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Prend l’oseille et tire-toi !

Petite comédie d’espionnage oscillant entre action et romance tout à fait charmante grâce à une Lee Soo Kyung plus en forme que jamais avec face à elle Kim Sang Kyung et Ryu Jin qui jouent à qui fera la grimace la plus impayable. L’action est au rendez-vous, et chaque nouvel épisode apporte son lot de scènes comiques désopilantes. Le principal reproche que l’on peut faire au drama est l’inégalité de sa seconde partie (certains passages sont assez ennuyeux alors que toute la première partie du drama réussit à nous tenir en haleine), pas mal d’incohérences dans l’enquête principale et le manque d’alchimie entre les deux amoureux officiels du show. Sincèrement, sans Ruy Jin, je ne pense pas que j’aurais terminé la série, qui nous laisse d’ailleurs sur une note positive. Pas si anodin que ça, My Country Calls est à voir pour les nombreuses scènes mémorables et hilarantes qui explosent gentiment quelques clichés. Et pour le personnage hors-normes de Ruy Jin (facilement l’un des meilleurs acteurs secondaires de l’année).

Sign (2011) – 7

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Le dernier message

Ce n’est certainement pas le meilleur drama policier ou médical que j’ai vu, mais il faut persévérer un peu pour découvrir une série vraiment très attachante. Après une entrée en matière trop pompeuse le scénario s’avère de plus en plus intéressant et les enquêtes s’enchaînent rapidement. Arrivé au milieu vous êtes complètement embarqué avec les personnages, arrivé aux trois quarts vous êtes accro, arrivé à la fin vous en voulez plus.

Vampire Prosecutor (2011) – 8

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Nan, Vampire Kom Sah Da

Ce coup de maître d’OCN est un cop show fantaisiste qui utilise la créature fantasmagorique du vampire sans trop verser dans la mode occidentale « emo sexy et torturé » (l’héritage d’Entretiens avec un vampire est coriace). Le vampire n’est pas l’épicentre du désir mais plutôt un drôle de justicier snobinard et sarcastique aux méthodes pas plus extrêmes que celles de ses coéquipiers humains. Le bleu de ses yeux reflète parfaitement son attitude flegmatique et détachée, même si de temps en temps des éclats  de sensibilité jaillissent brutalement. Les enquêtes sont inégales, mais dans l’ensemble elles sont originales et construisent avec habileté un final digne des meilleurs films d’action. La réalisation pleine de bonnes idées, le rythme saccadé maîtrisé et la bonne ambiance de groupe donnent envie de revenir pour en voir plus.

Vampire Prosecutor (2011) – 8

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Liens de Sang

Du divertissement à l’état pur. Le scénario fait un bon travail pour gérer et rassembler tous les fils qu’il lance épisode par épisode. Enquête policière et personnelle font bon ménage : y’a de l’action, du suspens, de l’émotion, et beaucoup de fun. Le personnage du vampire procureur semble un peu spécial dans un premier temps mais le fantastique n’occupe pas les devants de la scène tout le temps et s’intègre avec une facilité étonnante dans le réel grâce à une excellente réalisation. 

Vampire Prosecutor 2 (2012) – 7

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Dressed to the teeth

Malgré ma déception de cette suite de Vampire Prosecutor, il faut admettre que la série est particulièrement fun et quand même bien écrite. C’est avec un plaisir immense que l’on retrouve Min Tae Yeon, notre vampire eyelinerisé préféré, et son équipe de choc. Tous forment une adorable famille de bras cassés et les enquêtes oscillent entre séance de spiritisme, tragédie, film d’horreur, et comédie légère avec une facilité extrêmement séduisante. Le pilote est particulièrement accrocheur avec une installation de nouveaux personnages, de nouvelles dynamiques, de nouvelles intrigues toutes maintenues par un fil rouge plus ou moins évident : c’est sympa de voir qu’il ne s’agit pas seulement de prendre les mêmes et de recommencer. On prend en effet les mêmes, mais l’histoire est creusée, prend une autre dimension…mais finalement, reste toujours inachevée. C’est le principal reproche que j’ai à formuler envers cette troisième saison : son évident dernier épisode commercial, qui ne résoud aucun conflit, qui ne répond à aucune des questions qu’il n’a cessé de soulever depuis la saison 1 et 2. Malgré l’agacement final, la saison est divertissante, et s’il y a une saison 3, il reste fort probable que je la regarderais avec plaisir. 

When Spring Comes/DNF (2007) – 5

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Ce n’est pas mauvais, mais c’est l’un de ces dramas qui souffrent d’un gros problème d’identité. Difficile de déterminer s’ils veulent parler de l’arnaque du siècle, des aventures du pauvre procureur et rôle principal ou de la rédemption du personnage de Lee Ha Na ? Même si l’on sort des lieux communs des Kdramas cette indétermination fait plus de mal que de bien à l’intrigue générale. Pour ne rien arranger le gros point faible de When Spring Comes est son acteur principal, qui manque beaucoup de…charisme. Je ne râle pas sur son physique ou je ne sais quoi mais le voir jouer me conduit à un constat sans appel : tenir la tête d’affiche d’un drama centré sur la carrière du héros, avec pas moins de deux femmes fatales à ses trousses et une bande de vilains à vaincre n’est pas donné à n’importe quel acteur même enthousiaste, en particulier quand le héros est un naïf qui va se retrouver embarqué dans une histoire d’argent abracadabrante. En fait ce rôle demande même un grand talent (cf Shin Ha Kyung dans Harvest Villa). J’étais attirée par le casting féminin (Lee Ha Na ET Park Si Yeon !) mais au final je n’arrive pas à continuer, l’ennui l’emporte.

Who Are You? (2013) – 4

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Je ne sais pas, mais pas un bon drama en tout cas

La plus grosse épine que ce drama a dans le pied, à part le casting inégal (TaecYeon est plutôt adorable tant qu’il doit jouer les nounours énamourés mais pas crédible pour un sous en tant qu’adulte et policier), est la stupidité croissante du scénario. Non seulement pour un drama surnaturel, Who Are You? ne prend jamais la peine d’instaurer ses règles internes (et qui dit sans règles dit anarchie et incohérence), mais pour un drama policier, tous les officiers présents font des erreurs stupides la plupart du temps. La romance est sympathique, mais ne parvient jamais à décoller tout à fait, d’une part parce que les acteurs avaient une alchimie extrêmement limitée, et d’autre part parce qu’avoir un second lead syndrome sur un fantôme, c’est pas la meilleure configuration. Who Are You? est un drama « de croisière » : le moins tu réfléchis à ce qu’il se passe, le plus tu prendras de plaisir à le regarder. Quoiqu’il en soit, que tu parviennes ou non à mettre ton cerveau en mode off, Who Are You? est un drama médiocre. Divertissant (pas toujours pour les bonnes raisons, cela dit), mais vite vu et, surtout, vite oublié. 

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