Petits Formats (Shorts)

Taerung National Village – Tranches de vie

Vous voulez une autre bonne raison pour tomber sous le charme de Lee Min Ki (si ce n’était pas déjà fait après Evasive Inquiry Agency et Dal Ja’s Spring…)? La voici. Taerung National Village fait les choses de manière concise – format oblige -, mais bien. Réalisation, scénario et casting se complètent à merveille, et en l’espace de 8 épisodes de 30 minutes chacun, on a le temps de faire la rencontre de 4 personnages, de s’attacher à eux, et de plonger dans la relation qu’ils entretiennent avec eux-mêmes et les autres. Taerung National Village est bien plus qu’un drama sportif ou une romance sans inspiration; c’est une petite fenêtre à la fois drôle et amère sur la maturation, la découverte de soi, et la résilience. Quelque chose d’extrêmement humain et de sincère se dégage de cette minisérie, à tel point que je me demande encore comment se fait-il qu’elle ne soit pas plus connue aujourd’hui.

Ma Boy – Ma meilleure amie est un garçon

Un mini qui ne mange vraiment pas de pain avec ses seulement trois épisodes. C’est mignon tout plein, avec des acteurs jeunes mais néanmoins confortables dans leur rôle et une alchimie innocente, fraîche et vraiment adorable. En plus d’être adorable, le mini est original et inverse les lieux communs habituels : ici ce n’est pas la fille qui doit se travestir en garçon mais le garçon en fille et c’est…quand même très drôle. Ce n’est évidemment pas une pépite et quelque chose à conserver précieusement mais pour sa longueur et son contenu, le tout est écrit avec rigueur, et on reste avec un petit sourire accroché aux lèvres.

The Thousandth Man – Gumiho Tale Revisited

Charmante série bien que finalement très anecdotique. On s’y attache pendant le visionnage, mais honnêtement, elle ne casse pas trois pattes à un canard ni du point de vue du scénario, ni du point de vue du casting ni du point de vue de la réalisation. Aucun de ces trois points ne sont mauvais, mais aucun de ces trois points ne brillent particulièrement. Les personnages secondaires seraient presque plus divertissants que la dynamique du couple principal à un moment donné mais l’OTP reste mignon et sympathique. Au final, vite vu, vite oublié.

White Christmas – Crise d’identité

Une intéressante étude de la fragilité adolescente et de ses grands tourments. Le drama commence par une brillante entrée en matière et met en exergue les différents conflits et non-dits qui enveniment l’atmosphère étouffante de ce quasi huis-clos. Mais à partir du tournant central le scénario opte pour des développements plus violents qui peuvent dérouter voire décevoir. J’ai adoré la première partie, et je me suis ennuyée ferme pendant la seconde. A vous de juger.

La Légende de Hyang Dan – Twisted Fairy Tail

Et si Chun Hyang avait été une gamine insupportable ? Et si le noble Amenosah Mong Ryong était tombé amoureux de son adorable servante, Hyang Dan ? Voilà ce que nous propose d’explorer cette charmante saynète en deux actes, où deux amants se cherchent et se trouvent dans le cadre splendide de la campagne de Joseon. Légendes et réalité se croisent entre des fantômes blasés et un chœur de demoiselles papillons. Un vrai délice.

KBS Drama Special 2010 – Une porte vers la créativité et l’émotion

La chaîne KBS a pour tradition de lancer une fois par an des jeunes acteurs et réalisateurs plein de talent, cette année en leur permettant d’adapter chacun un scénario original écrit juste pour l’occasion par Noh Hee Kyung. Le résultat est bluffant, ça tient plus du petit film d’auteur que du divertissement. Chacun a son genre, son style particulier, et le niveau d’ensemble est vraiment impressionnant. Chacun peut trouver dans chaque petit métrage un élément qui fait écho à sa propre expérience de la vie, de l’amour, de la famille, des amis. Certains métrages sont meilleurs que d’autres mais dans l’ensemble c’est d’une grande qualité. Personnellement je recommande Red Candy, The Scary One, Wonderful Coffee, The Great Gye Choo Bin, An awful lot of coincidences et Secret Garden. Our Slightly Risque Relationship et Reason sont bons mais moins achevés, tandis qu’Ajhumma next door est le maillon faible du lot. Il en reste pleins d’autres qui pour le moment ne sont pas traduits.

Running – Run Gu, Run !

Ce n’est certes pas un chef-d’œuvre, mais ce serait bête de passer à côté. Les situations tragiques sont souvent un peu trop téléphonées, mais ça n’empêche pas cette mini série d’être subtile dans l’analyse des sentiments et les portraits des personnages. Pas une seconde d’ennui, Running vaut définitivement le coup d’œil, rien que pour l’énergie de ses jeunes acteurs (Baek Sung Hyun et Park Min Young en pleine forme), et cette ambiance candide que seuls certains bons dramas coréens arrivent à procurer. Une délicieuse surprise. C’est dans cet esprit rafraîchissant que j’aurais voulu que soient tournés plus de dramas cette année.

The Influence – Une expérience esthétique poussée

Il s’agit en réalité d’un film découpé en quatre parties de 25 minutes chacune. C’est superbement réalisé, l’ambiance feutrée très esthétisée rappelle beaucoup les films d’animation de Satoshi Kon (des passages de Paprika, surtout) et l’histoire énigmatique fait penser à de l’anticipation type Wanted. Lee Byung Hun est parfait, machiavélique, et Han Chea Yong n’a heureusement qu’un rôle d’égérie, sorte de trophée enchâssé pour le plaisir des yeux. En ce qui concerne le développement de l’histoire, nul besoins de craindre qu’on nous laisse dans l’incompréhension totale à la fin. En fait les deux premiers épisodes présentent la fonction de W et J, et les deux derniers reviennent sur leur passé. Le final résout la question laissée en suspend au milieu tout en ouvrant vers un futur incertain. Bref c’est beaucoup mieux dosé que je ne le pensais, et pour ceux qui voudraient savoir la suite, elle est publiée sous forme de bande dessinée. Ce n’est pas étonnant du tout en fait on dirait que le drama lui-même est entièrement tiré d’une œuvre graphique.

Hyunhaetan Marriage War – De Chun ! Takako !

Im Ju Hwan a tourné en 2010 dans cette mini-série pas révolutionnaire mais fort plaisante qui raconte les épreuves que doivent affronter un coréen et une japonaise pour se marier. Hyunhaetan Marriage War adopte le format de Legend of Hyang Dan qui, dans un genre différent et une autre époque racontait la même histoire shakespearienne. C’est très mignon, souvent drôle, plutôt bien tourné, mais un peu anecdotique et surtout trop répétitif. A réserver à ceux qui connaissent peu les traditions coréennes et japonaises : c’est l’occasion de se cultiver. Pour les autres, c’est sympa mais pas indispensable.

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