Mangas

NK

J’ai repris plusieurs fois cette page, j’ai mis du temps avant de savoir quoi en faire exactement mais je pense que je me suis enfin décidée. Les mangas, et en particulier les shoujos (et plus tard les joseis) représentent l’une de mes grandes obsessions adolescentes, ça a commencé avec Fushigi Yugi au collège et jusqu’à ma dernière année de lycée j’ai collectionné des séries qui ont finit par remplir plusieurs bibliothèques. Après plusieurs années où je n’ai pas lu grand chose, j’ai finit par m’y remettre et je me redécouvre un intérêt pour le genre, même si mes goûts ont beaucoup évolués. L’objectif de cette page est de recommander ce que je trouve de mieux, soit dans mes propres collections soit dans ce que je découvre actuellement. Je ne propose que des séries qui sont terminées.

Hachimitsu to Clover – Honey and Clover (Chika Umino, 10 volumes)

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De quoi ça parle ? Le quotidien de Takemoto, un étudiant en art qui se fait des amis surdoués dans leur domaine et qui a du mal à trouver sa voie.

Pourquoi celui-là ? En lisant des mangas et en regardant des animes on peut avoir le sentiment que dans ces médiums la vie (et le fun) s’arrête à la fin du lycée, et ça fait du bien de temps en temps d’en avoir qui se concentrent sur un campus d’étudiants. Honey and Clover n’est plus à présenter, si vous n’avez pas lu ce chef-d’oeuvre d’Umino Chika vous l’avez peut-être connu par ses adaptations (deux saisons animées, un film et pas moins de deux dramas). Je ne sais pas ce qu’elles valent, mais je ne peux que recommander de lire le manga. Il parlera à des générations d’étudiants, passées et à venir, tant il est intemporel. 

Kakukaku Shikajika – Such and Such  (Akiko Higashimura, 5 volumes)

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De quoi ça parle ? Higashimura revient sur une partie de son passé qui l’a conduite à devenir la mangaka qu’elle est aujourd’hui, grâce à un professeur de peinture un peu particulier. 

Pourquoi celui-là ? Ce n’est pas tous les jours qu’on peut lire un manga entièrement autobiographique où l’héroïne est la propre représentation de son auteur. Au début j’ai été attirée pour la même raison qui m’avait fait lire Honey and Clover : l’envie de suivre le quotidien de jeunes passionnés d’art. Mais au final je suis restée pour une toute autre raison ; j’ai découvert qu’en fait Kakukaku honore de manière juste et émouvante la mémoire de cet homme (le professeur) qui avait une volonté incroyable, et en progressant on réalise, probablement en même temps que l’auteur, à quel point il a changé la vie des élèves qui ont reçu son enseignement. Higashimura nous transmet la leçon de vie qu’elle a reçu de lui à travers ce très bel hommage.

Ran to Haiiro no Sekai – Ran and the Ashen World (Aki Irie, 7 volumes)

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De quoi ça parle ? La petite Ran  est la fille d’une puissante sorcière et du chef des Tengu, mais elle ne s’intègre pas dans sa classe et n’arrive pas à maîtriser ses pouvoirs. Elle enfile des chaussures qui lui donnent un corps d’adulte, et part à l’aventure sans savoir qu’une guerre terrible se prépare entre les membres de son clan et des forces obscures. Le manga raconte comment Ran gagne de la maturité en étant confrontée à des émotions et des évènements qui la dépassent. 

Pourquoi celui-là ? Le dessin rétro est magnifique, et le scénario lui-même rend intelligemment hommage aux classiques des séries de magical girls où une petite fille entre le monde des adultes grâce à des pouvoirs. Mais Ran to Haiiro no Sekai est beaucoup plus que ça : c’est de manière plus étendue l’histoire de sa famille, de son clan (les tengu et les sorcières, mais aussi d’autres créatures du folklore Japonais qui les rejoignent), de sa ville, etc. Ran n’est pas la protagoniste de tous les chapitres, souvent l’auteur change de point de vue pour nous offrir celui d’autres personnages plus ou moins secondaires mais tout aussi attachants. De plus, elle ne suit pas de convention narrative spécifique et prend beaucoup de libertés avec son scénario, ce qui rend le manga imprévisible et toujours très rafraichissant à lire. C’est un excellent josei.

Taiyou no Ie – House of the Sun (TAAMO, 13 volumes)

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De quoi ça parle ? C’est l’histoire de la guérison de deux familles, celle de Hiro éclatée après le décès de ses parents et celle de Mao, brisée et en conflit depuis tellement longtemps que ses membres ne savent plus comment communiquer. Mao emménage chez Hiro dans la maison de famille qu’il n’a pas voulu quitter, et à partir de là les deux jeunes gens essaient de remettre en place ce qui était autrefois un foyer chaleureux. 

Pourquoi celui-là ? C’est le shoujo qui m’a réconcilié avec le genre après un long hiatus pendant lequel je n’arrivais pas à me concentrer sur ceux que je testais. J’ai été charmée par la sincérité des personnages, et par le réalisme des conflits : ils découlent naturellement du contexte compliqué combiné aux caractères des personnages plutôt que de se reposer sur des malentendus artificiels. C’est aussi très cathartique quand on est passé par des expériences similaires à celles que connaissent Mao et les autres, et la romance principale est adorable.

Koe no Katachi – A Silent Voice (Oima Yoshitoki,  7 volumes)

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De quoi ça parle ? Shouko est malentendante. Malgré sa volonté de se faire des amis dans sa nouvelle école primaire, elle devient la cible de brimades dans sa classe menées par Shouya, un jeune garçon qui veut que son quotidien soit le plus excitant possible, jusqu’à ce que la mère de Shouko se rende compte de la situation et change sa fille d’école. Shouya se retrouve à son tour complètement isolé et brimé par sa classe qui décide de rejeter toute la responsabilité de cette affaire sur lui. Des années plus tard, alors qu’il traverse une sévère phase dépressive, il croise de nouveau Shouko.

Pourquoi celui-là ? Koe No Katachi n’est pas une lecture facile, l’auteur nous rappelle à quel point les enfants peuvent être impitoyables entre eux (surtout à l’égard des enfants différents), et à quel point c’est souvent cautionné par les adultes en charge. Le manga parle aussi beaucoup de dépression juvénile : cette violence laisse des traces, et même quand plus tard ces jeunes essaient de recoller les morceaux avec courage, ils peuvent facilement replonger. C’est l’un des meilleurs mangas sur la maltraitance et la dépression que j’ai lu, et son meilleur aspect est la volonté de l’auteur de croire en l’humanité de ses personnages, de croire qu’on peut changer et évoluer en quelqu’un de bien même si on pars de très bas. C’est un formidable message d’espoir.

Une réflexion sur “Mangas

  1. Pingback: Skip Beat ! : 170 chapitres plus tard….ENFIN | minalapinou

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