Suspense/Thrillers/Dystopies

gkkg ep

aot pp

Système de classement

10 – Note réservée aux animes qui ont changé ma vision sur ce médium et/ou qui figureraient dans ma liste de favoris.

9 – Excellent. 

8 – Solide, imparfait mais fichtrement bon. 

7 et 6 – L’anime m’a apporté suffisamment pour que j’en soit globalement satisfaite et que je ne regrette pas de l’avoir vu, mais quelques erreurs de parcours seront peut-être difficiles à ignorer pour d’autres que moi. Bien sûr j’estime les problèmes plus conséquents quand je note 6. Quand je note 7, ils sont encore relativement négligeables. 

5 – Inégal ou « médiocre + », ce qui vaut les 5 points peut potentiellement vous motiver assez pour supporter le reste. 

4 – « Médiocre – » ou cas limite, des efforts ont été investis dans cette série mais elle est trop défectueuse dans l’ensemble pour tomber dans la moyenne.

3 – Mauvais, à éviter.

2 – Grosse daube, possiblement traumatisante. 

1 – Arrêtez le responsable.  

NB : Je met ici en majorité des animes que j’ai terminé en entier, d’où les notes élevées. Les « DNF » (Did Not Finish) sont ceux que j’ai arrêté en cours, mais suffisamment avancés pour avoir une opinion dessus (en général j’ai vu au moins la moitié). 

Les animes

Another (2012) – 8

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Si vous aimez votre horreur chargée de suspense, lourde en imagerie gothique, meurtres violents et crises psychologiques, Another peut vous plaire. Il n’y a pas assez d’épisodes pour que tous les personnages clés soient bien développés, pour ça il en aurait fallu entre cinq et dix de plus, mais ceux à qui l’anime dévoue de véritables arcs (principalement Mei et Kouichi) bénéficient d’une excellente écriture. N’attendez pas que tout soit expliqué comme dans un mystère à la Christie, la malédiction qui frappe la classe 3 de Yomi Nord n’est pas le sujet de l’intrigue, et il faut l’accepter comme elle est pour accepter le reste. Le vrai sujet d’Another est l’histoire de cette classe en particulier, de toute les erreurs qu’elle commet et du prix qu’elle a à payer pour chaque faux pas. C’est un anime qui se repose beaucoup sur son atmosphère, ses designs (les personnages ressemblent beaucoup à des mannequins), ses effets sonores et ses cliffhangers brutaux, et tous ces éléments sont très réussis. Je conseille de ne lire aucun résumé de l’intrigue avant de commencer et de marathonner les 12 épisodes. Je n’ai pas vu le temps passer, et à la fin je n’aurais pas dis non à une suite qui s’intéresserait à une autre classe 3 ou une autre légende de Yomi Nord.

Boku Dake Ga Inai Machi/ERASED (2016) – 7

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BokuMachi n’est pas un thriller particulièrement complexe (on devine assez vite qui est le coupable par élimination), et souvent les passages les plus dramatiques sont trop forcés pour avoir un impact émotionnel suffisant. Par contre, c’est un très bon anime sur l’amitié. La série réussi à bien développer l’essentiel de ses personnages, et brille le plus lorsqu’elle construit leurs relations, qui s’épanouissent à mesure que le héros lutte pour changer le passé. Je suis aussi très satisfaite de ce qu’ils ont fait avec les thèmes du voyage dans le temps et de l’héroïsme. Et dans l’ensemble, même si quelques épisodes sont décevants, la série maintient une qualité d’écriture et de réalisation tout à fait honorable. Ce n’est pas aussi bon que ça aurait pu l’être, mais c’est du solide.

Chaos;Head (2008) – 5

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Première VN du projet Science Adventure de 5bp, Chaos;Head (le jeu) est un projet ambitieux bourré de bonnes idées, mais assez…chaotique (ha), pour ne pas dire bordélique. Crises d’identité, torture, conspirations, pseudoscience, paranoïa et hallucinations, chunnibyou, meurtres, sectes et politiciens véreux, mind games, tout y passe. Imaginez ce que ça a donné lorsque le studio Madhouse a voulu condenser tout ça en une douzaine d’épisodes ! Il y avait à peine le temps de développer une intrigue ou deux en plus de l’intrigue principale, alors six ! Inévitablement beaucoup d’éléments importants passent à la trappe, ce qui ajoute à la confusion, et beaucoup d’informations sont balancées dans des épisodes d’infodump qui alourdissent la narration. La mise en scène et les backgrounds sont bien faits, mais l’animation des personnages souffre d’une production précipitée, et la seconde partie subi une baisse de qualité notoire.  Ça reste divertissant, mais c’est évident qu’il s’agit d’un premier essai qui ne demandait qu’à être amélioré, et c’est ce que les autres animes de ce projet ont fait.

Dansai Bunri No Crime Edge (2013) – 7

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Sensuel, subversif, maîtrisé, Dansai Bunri No Crime Edge nous montre comment exploiter le potentiel d’une idée de base complètement absurde qui aurait pu donner entre d’autres mains quelque chose de nauséabond. C’est l’histoire de jeunes gens qui ont hérité, souvent  à leurs dépens, de la folie de leurs ancêtres psychopathes. Leurs obsessions se déclarent comme une maladie et ils prennent leur plaisir en coupant, étranglant, battant, etc. La question est de savoir comment faire pour réguler leurs pulsions pour ne pas devenir des meurtriers, et c’est là que les « insteads » et l’impératrice Iwai entrent en jeu. Crime Edge est un thriller répétitif dans la construction des intrigues, mais c’est aussi une belle histoire d’amour hors du commun. Le travail de mise en scène est à saluer, et les personnages sont très charnels, très vivants.

Ergo Proxy (2006) – 9

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Une série d’anticipation très ambitieuse, dont l’idée a été de traiter à peu près tous les grands thèmes de la SF d’anticipation en une seule série. Androïdes rebelles, clonage, reproduction artificielle, apocalypse écologique, utopie/dystopie, cités-dômes…c’est difficile de trouver des concepts qui manquent à l’appel. L’originalité d’Ergo Proxy est de tout analyser à la lumière de la philosophie. Quelle est ma « raison d’être » est une question qui revient constamment à travers le parcours de chaque personnage, et en particulier les membres de l’étrange trio principal qui parcoure la planète dévastée en quête de réponses. Cet anime est iconique d’un style mature et sombre aujourd’hui un peu révolu, qui a dominé dans les années 2000 avec des shows comme (entre autres) Last Exile, Witch Hunter Robin et Wolf’s Rain. Je suis très nostalgique de ces animes et ça a pu avoir une influence sur mon appréciation d’Ergo Proxy, mais il faut reconnaître qu’il va jusqu’au bout de ces idées, traite en profondeur tout ce qu’il a voulu aborder (un exploit compte tenu de la densité du scénario et de la symbolique) et nous laisse sur un final tout aussi spectaculaire que satisfaisant.

Gakkou Gurashi! (2015) – 7

GG!

Ça commence comme un show de moe s’life ordinaire avec des filles mignonnes qui font des trucs mignons dans leur club lycéen, mais dès le début on nous indique que quelque chose cloche. Progressivement la véritable situation dans laquelle se trouvent Yuki, ses trois amies et leur professeur nous est révélée, ainsi que la manière dont tout le monde est en arrivé là. Gakkou Gurashi mélange habilement Iyashikei et horreur, deux genres pourtant a priori totalement incompatibles, et réussi à dresser des portraits émouvants de ses héroïnes qui sont obligées d’assumer des responsabilités trop lourdes pour leurs frêles épaules. La série reste un peu trop optimiste pour être vraiment captivante, mais quand elle veut être dramatique elle est excellente. 

Garden of Sinners – 8

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En dépit de quelques éléments incongrus difficiles à justifier (que quelqu’un m’explique ce que l’inceste et ce fétiche autour de la bave viennent faire là-dedans), c’est une série de longs-métrages indéniablement réussis. Ils vous immergent totalement dans leur atmosphère froide et toxique tout en vous obligeant à faire travailler vos méninges. Mon aspect préféré de la série est la relation entre Shiki et Mikiya, et l’incertitude permanente qui plane sur le rôle de Shiki dans les différentes affaires de meurtres en série qu’ils résolvent. C’est parfois un peu trop obtus (et comme tout produit signé Nasu, ça s’écoute parler) mais les enquêtes sont réellement originales et fascinantes.

Higurashi No Naku Koro Ni + Kai (2006-2007) – 10

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« Quand les cigales pleurent », attendez-vous au pire ! Keiichi Maebara déménage à Hinamizawa, un village de campagne en apparence paisible. Il est transféré dans la petite école locale tellement désertée qu’une seule classe est encore ouverte, tous les âges et tous les niveaux étant mélangés. Keiichi fait connaissance de deux filles de son âge, Rena et Mion, ainsi que de deux autre filles plus petites, Rika et Satoko. Les filles l’intègrent dans leur club et ils passent leurs journées à jouer tranquillement. Mais Hinamizawa a son lot de coutumes étranges et de squelettes dans le placard, et Keiichi commence à soupçonner ses amies de ne pas lui dire toute la vérité. Est-ce de la paranoïa, ou bien…? Higurashi est une licence assez monstrueuse. Tout es parti d’un jeu amateur qui a eu un succès énorme, et qui a été adapté en anime par le studio Deen en 2006. Normalement la série doit se regarder dans cet ordre : Higurashi No Naku Koro Ni, ensuite Nekogoroshi Hen, ensuite Higurashi Kai, Higurashi Hen et enfin Kaku (Kira est parfaitement dispensable). C’est un total de 57 épisodes (Ni et Kai étant les deux grosses saisons, les autres des histoires complémentaires), mais c’est un excellent investissement. C’est un véritable incontournable pour un fan qui veut voir les animes ayant marqué au fer blanc toute une génération. Le mystère d’Hinamizawa est présenté de manière tellement complexe (avec en particuliers toutes ces fausses pistes qui ont un sens mais qui nous mènent sur la mauvaise voie) qu’on se retrouve complètement happé dans l’histoire, occupé à spéculer sans fin sur ce qui se trafique dans ce village de campagne et à espérer que les personnages réussissent à se tirer de cet enfer d’une manière ou d’une autre. C’est loin d’être parfait, mais j’ai rarement été aussi fascinée par un anime que par Higurashi.

Mayoiga/The Lost Village (2016) – 8

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Une (sorte de) comédie noire très divertissante qui tourne ses personnages en dérision, tout en les traitant avec affection. 30 jeunes gens qui veulent fuir leur quotidien et commencer une nouvelle vie partent à la recherche d’un village fantôme légendaire. Évidement, rien ne se passe comme prévu. L’anime réussit à tourner dans tous les sens les clichés du film d’horreur de seconde zone, tout en racontant sa propre histoire, étonnamment efficace et bien ficelée. C’est surprenant qu’un tel projet ait pu être financé, et c’est une bonne nouvelle : il y a actuellement encore de la place pour les créations étranges et déroutantes comme celle-là. 

Mouryo no Hako (2008) – 10

MnH

Mouryo no Hako est le parfait anime d’enquête policière. A ce jour je n’ai pas trouvé mieux en terme de structure de la narration, de raffinement des dialogues, de subtilité de la mise en scène. Et ça n’a pas dû être particulièrement aisé à adapter : il a fallu reconstituer l’ère Showa, animer un grand nombre de personnages en rendant justice au design des CLAMP, et surtout réécrire un roman visiblement très lourd en informations et en dialogues. Je ne l’ai pas lu, mais c’est évident que les gens de Madhouse ont décidé d’y rester fidèles si bien que l’anime est très chargé en séquences de dialogues. Ça n’a pas plu à tout le monde, mais j’ai trouvé ça magnifiquement exécuté et je ne me suis pas ennuyée une seconde. C’est vrai que toutes les explications concernant la nature des « mouryo » peuvent rebuter, mais si on s’intéresse à cette partie de la culture japonaise c’est passionnant, et de toute manière pertinent par rapport à l’intrigue. Deux thèmes principaux sont abordés : la confrontation entre la science et l’occulte (la voie de la raison ne se trouve pas forcément dans le camp où on l’attend) et l’obsession de la perfection, avec en trame de fond le spectre de la Seconde Guerre Mondiale et la découverte de ce qui a été expérimenté. L’intrigue peut paraître complexe et dispersée, mais rien n’est là par hasard et la fin apporte une superbe conclusion qui répond à toutes les questions posées. J’ai revu certains épisodes plusieurs fois pour réfléchir au mystère, et c’est le genre de série qui vous fais beaucoup travailler les méninges. Impeccable.

Occultic;Nine (2016) – 7

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Dans le quartier de Kichijoji où fleurissent légendes urbaines et phénomènes mystérieux, un chercheur en parapsychologie est assassiné, 256 cadavres sont repêchés dans un lac, et une lycéenne disparaît. Une poignée de jeunes gens qui s’intéressent directement ou indirectement à l’occulte se retrouvent impliqués dans ces évènements, et essaient d’empêcher leur auteur de récidiver. Occultic;Nine fait des choix narratifs radicaux qui peuvent rebuter, comme le débit effréné des doubleurs, l’hyperactivité des personnages et le ton sarcastico-méta poussé à l’extrême. Mais ça serait dommage de s’en priver pour ça : sous ses airs de LN trendy, O;C cache une intrigue particulièrement complexe, et sait être réellement glauque et effrayante quand elle veut. Toute la première partie est très déroutante, jusqu’à ce que l’épisode 6 nous révèle une information capitale qui change complètement la donne et qui nous permet de commencer à comprendre ce qu’il se passe vraiment à Kochijoji. Très bien animé et bourré de détails visuels et narratifs qui nous échappent la première fois, c’est le genre d’anime qui s’enrichit et qui s’apprécie le plus lors d’un second visionnage. Un peu dommage qu’ils n’aient pas eu une vingtaine d’épisodes pour animer tout cela plus tranquillement, mais ils ont fait du mieux qu’ils ont pu avec le temps qu’ils avaient.

Paranoïa Agent (2004) – 10

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La fameuse série de Satoshi Kon, troublante, violente, où il explore une fois de plus ce qui le passionne : la psyché des êtres humains. Déni, contradiction, dualité, lâcheté, tout le monde à quelque chose à cacher, et les extrémités auquel chacun à recours pour éviter d’affronter la réalité les confine à l’absurde. L’immense talent du réalisateur est mis au service de sa narration à la fois déroutante et limpide, pour un résultat bluffant. Un classique incontournable.

Psycho-Pass (2013) – 9

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Gen « le Boucher » Urobuchi nous offre un thriller de haute volée dans une alternative de notre futur où le crime est éradiqué via le système de contrôle « Sybil » qui décide de la dangerosité potentielle de chaque individu et qui prend les décisions importantes à leur place. Comment s’exercent les pouvoirs de police et de justice dans ces conditions ? Akane est une citoyennes exemplaire qui a obtenu les scores les plus élevés aux contrôles d’Etat qui orientent les individus vers les carrières les plus à même de les « rendre heureux » en évaluant leur caractère et leurs capacités. Elle choisi d’intégrer le corps de police le plus dangereux, celui de la police criminelle qui est contrôlée de près par Sybil et doit travailler avec les « Enforcers » (applicateurs), des prisonniers dont le taux de criminalité potentielle les rend hors-la-loi malgré leur innocence concrète et qui ont décidé d’intégrer (ou de rester) dans la police. Elle s’allie avec l’Enforcer le plus brillant de la team, Kougami Shinya, pour traquer le plus dangereux des psychopathes qui continue d’échapper à Sybil : Makishima Shougo. Classique dans son mode de narration, Psycho-Pass brille grâce à la qualité du monde créé par Urobuchi, qui n’a pas son pareil pour écrire ce type d’anticipation angoissante. Ici l’humanité a concrétisé l’un de ses plus gros fantasmes, à savoir celui de la prévention totale et effective de toute forme de violence. Mais comment expliquer que des individus parviennent malgré tout à passer entre les mailles du filet ? Plus notre team avance et plus elle découvre les contradictions internes du système politique et juridique en place. Psycho-Pass est violent, sanglant, complexe, et certains arcs ne sont pas des parties de plaisir à regarder ou à comprendre. C’est un anime qui fait réfléchir et qui tient son public par le suspense et l’affection qu’il porte aux personnages.

Psycho-Pass 2 (2014) – 3

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Oui, une suite existe. Malheureusement. C’est une totale imposture, ne la regardez pas.

Selector Infected/Spread WIXOSS (2014) – 7

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C’est une série qui prend complètement à contrepied l’idée que les jeunes filles adolescentes qu’on voit absolument partout dans les animes sont innocentes et généreuses. L’égoïsme est roi, suivi de près par le narcissisme, la perversion, la folie, la cruauté et la manipulation. Au lieu d’être prétextes à des gestes chevaleresques d’empathie les souhaits à exhausser révèlent le pire de chaque fille, et ça peut aller très loin. Ce n’est pas pour rien que c’est une série longue de deux saisons, la première n’est en réalité qu’une mise en bouche et une construction de ce qui nous attends dans la seconde. Il n’y a pas un seul épisode superflu ou moins bon que les autres, la tension est à son comble, aucun personnage secondaire n’est laissé de côté et la situation est tellement désespérée pour nos héroïnes que chaque centimètre de terrain qu’elles regagnent pour faire reculer la déprime absolue donne un sentiment de soulagement et d’euphorie mélangés. La fin est particulièrement touchante, même si elle ne répond pas à toutes nos questions.

Shinsekai Yori/From The New World (2013) – 10

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Adapté à partir d’une série de romans acclamés par la critique, Shinsekai Yori est un épatant anime d’anticipation qui se démarque des autres par une créativité  visuelle impressionnante et un scénario extrêmement riche et intelligent qui s’attaque aux pires travers de l’humanité, sans pour autant tomber dans le manichéisme ou l’appel à l’apocalypse. Dans un « nouveau monde » où les hommes désormais dotés de pouvoirs étranges vivent dans une sorte d’autarcie archaïque, un groupe d’enfants surdoués réalise que les choses sont peut-être allé trop loin, et que l’histoire officielle est bien loin de la réalité. Peuvent-il sauver ce monde ? Peuvent-il le changer ? Est-ce que ce monde vaut vraiment la peine d’être sauvé, ou est-ce que l’humanité est arrivé à un point de non-retour ? Facilement l’un des meilleurs animes de SF de sa génération, tantôt provoquant, tantôt bouleversant, et tout simplement grandiose.

Steins;Gate (2011) – 9

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Un anime qui digère les nouvelle avancées technologiques et les combine avec des fantasmes de science-fiction vieux comme le monde. Si le scénario peut paraître difficile d’accès au premier abord, on se laisse entraîner par le charisme des personnages et surtout de leur incroyable leader Okabe (Okariiiin !). Lorsque les bases du scénario sont lancées et que nous commençons enfin à comprendre un peu comment fonctionne la grande invention du laboratoire d’Okabe, l’intrigue prend un tournant beaucoup plus sombre et nous plonge dans un thriller de SF pure et dure haletant. Le héros se retrouve face à des choix d’une telle importance qu’il risque de glisser vers la folie, et il est sauvé par le soutien inestimable de l’un de ses compagnons. Aidé d’un superbe soundtrack et d’une ambiance très particulière, Steins;Gate est une véritable expérience visuelle, intellectuelle et émotionnelle qui marque durablement.

Subete ga « F » ni Naru (2015) – 6

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Une programmeuse de génie est assassinée sur l’île où un professeur amateur de philosophie et la fille de son mentor passent un séjour, et ils décident de tirer l’affaire au clair. Cet anime développe l’une des enquêtes du duo « S&M » créé par Hiroshi Mori, et votre ressenti dépendra de ce vous en attendez. Si vous le regardez pour le mystère central, vous risquez d’être déçu. Il est basé sur une idée complètement absurde, et surtout sa résolution prends beaucoup trop de temps et de détours. C’est le genre d’histoire bizarre qui aurait pu faire l’objet d’un ou deux épisodes à la X-Files, mais pas d’une série entière. Par contre si vous venez et restez parce que vous aimez bien le duo formé par Moe et le professeur Saikawa, vous serez récompensés par de bons dialogues et de solides développements pour ce couple improbable. Et la mise en scène est vraiment excellente, avec un style adulte qui colle parfaitement au ton mature du mystère.

Zankyou no Terror (2014) – 6

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Pas le meilleur anime sur le terrorisme que j’ai vu (allez plutôt voir du côté de Mawaru Penguindrum et de Ghost in the Shell), mais il faut admettre qu’ils ont eu le courage de présenter le parti nationaliste pro-militaire japonais sous une lumière peu flatteuse et c’est réconfortant de savoir que des séries comme ça peuvent continuer à être financées et diffusées. La réalisation est plus qu’impeccable : elle est artistique, et ce qui empêche Terror de décoller est son écriture. Les personnages restent trop creux dans leurs motivations, et en général la manière dont les conflits principaux sont résolus manque de profondeur. Quoi qu’il en soit, ça reste intéressant d’un point de vue intellectuel, rien que pour les thèmes abordés.