Slices-of-Life

Barakamon - 01 [720p] [CR].mkv_snapshot_13.28_[2014.07.06_17.50.44] [HorribleSubs] Flying Witch - 02 [720p].mkv_snapshot_21.54_[2016.04.19_22.08.34]

[Commie] Free! - 01 [29F0B62D].mkv_snapshot_04.32_[2013.07.11_23.20.36] [Mazui]_Tamako_Market_-_05_[913E0E7D].mkv_snapshot_08.12_[2013.12.01_22.41.54]

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Moe s’life : S’life qui privilégie l’aspect moe des personnages.

Iyashikei : S’life de « healing » où l’idée est de « soigner » ou réconforter l’âme du spectateur, notamment par la contemplation et l’évolution personnelle des personnages. Ces animes travaillent beaucoup leur atmosphère.

Clubs (-Bu) : L’anime suit spécifiquement les aventures d’un club scolaire ou estudiantin. Les objets de ces clubs sont très divers : ça va du « Kitakubu » (non-club pour les gens qui veulent juste rentrer chez eux) aux clubs sportifs les plus sérieux. 

Office Comedy/Drama : A peu près la même structure narrative que les animes à club, sauf qu’on est dans le monde professionnel. 

 

ARIA The Animation (2005) – 8

ATA

Parmi les animes de « healing » (Iyashikei), Aria est l’un des plus connus et recommandés. J’ai eu envie de m’y intéresser comme j’aime bien ce genre, réputé pour apporter du baume au cœur de ses spectateurs. La première saison introduit les six personnages principaux, c’est-à-dire nos trois apprenties « undine » et leurs trois mentors. Les undine sont des gondolières et guides touristiques de « Neo-Venezia », une réplique de Venise sur la planète Mars/Aqua terra-formée. Le charme d’Aria vient principalement de ce contexte hors du commun et féérique (effet renforcé par la présence de créatures étranges et de phénomènes mystérieux), de l’alchimie très naturelle entre ses personnages, et d’une douce mélancolie qui se dégage de l’ensemble. Contrairement à d’autres animes Iyashikei Aria n’essaie pas de se distinguer en faisant de l’humour, mais cherche à délivrer des messages philosophiques qui tournent principalement autour de l’appréciation du quotidien. En fait, ça donne surtout envie de partir en vacances sur Aqua, ou à défaut Venise, tant l’environnement est beau !

Amanchu! (2016) – 7

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Les créateurs d’ARIA reviennent pour réaliser une autre série d’Iyashikei contemplative. C’est très beau, et l’arc de la timide Teko qui sort de sa chrysalide et devient papillon à la fin est très émouvant. Mais c’est difficile de ne pas regretter que la série n’ait pas été plus qu’une longue introduction des personnages et de leur hobby (la plongée sous-marine) un brin répétitive, et qu’elle ne soit jamais rentré dans le vif du sujet (la plongée est largement sous-exploitée, au profit de scènes de slice-of-life plus traditionnelles). Et si le duo central est très bien écrit et très attachant, on ne peut pas dire la même chose des autres membres de leur club, qui restent trop stéréotypés. Mais même si la série aurait pu être meilleure, elle accompli déjà beaucoup en étant un bon slice-of-life, sans fioritures, qui raconte comment une jeune fille surmonte ses angoisses grâce à une autre fille un peu originale.

Barakamon (2014) – 8

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Classique mais efficace, Barakamon raconte comment un jeune prodige de la calligraphie immature et en pleine crise d’inspiration va se prendre une leçon d’humilité et retrouver foi en ses capacités en déménageant sur une île où l’attendent enfants turbulents et papis farceurs. Drôle et émouvant, cet anime comprend tout à fait comment doser les choses pour ne pas tomber dans le cliché, et son duo principal est adorable.

Flying Witch (2016) – 8

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Flying Witch est un s’life peu lent au démarrage (il a fallu que j’arrive au sixième épisode pour vraiment accrocher), mais c’est le genre de série qui récompense au centuple le spectateur patient. La magie des sorcières (qui viennent animer un peu la vie provinciale de leurs cousins) est particulièrement bien intégrée, et chaque petite interférence surnaturelle déborde d’inventivité. L’anime est aussi fermement déterminé à nous faire apprécier les bienfaits de la nature, et si ça peut paraître un peu désuet, on se laisse vite complètement charmer par l’atmosphère. Et il y a les personnages que j’ai fini par trouver tous plus attendrissants les uns que les autres, alors qu’ils m’avaient paru fades au début. Bref, Flying Witch est une série qui ne paie pas de mine au premier abord, mais si vous lui laissez le temps de vous séduire elle devient rapidement un indispensable.

Free! + Eternal Summer (2013/2014) – 7

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Sorte de mélange d’anime à club, de slice-of-life et d’anime de sport (ici la natation), Free! est le pari réussi de KyoAni de rendre le fanservice pour les filles plus mainstreem. J’admet avoir eu énormément de mal à accrocher au début, au premier abord j’ai trouvé que les personnages n’avaient rien de spécial et que les conflits étaient beaucoup trop prévisibles, mais progressivement je me suis attachée au groupe et j’ai fini par vraiment m’investir dans leurs histoires. La première saison est assez classique dans sa narration mais agréablement légère et divertissante, tandis que la seconde, plus sérieuse, aborde de front des questions plus angoissantes à mesure que les garçons se préparent à entrer dans la vie active.

Fune Wo Amu (2016) – 8

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Fune Wo Amu raconte l’histoire touchante d’une bande de passionnés qui veulent publier un nouveau dictionnaire. Nous suivons les débuts puis la fin de cette aventure, des années de travail acharné plus tard. C’est un anime à la fois poétique et réaliste, qui nous fait partager le chemin houleux de ces employés déterminés. Personne ne sauve le monde, mais chacun apporte sa pierre à un édifice qui bénéficiera aux générations futures.

Gakuen Utopia Manabi Straight ! (2007) – 8

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L’intrigue se déroule dans un futur proche où les études secondaires classiques se sont démodées, et les jeunes préfèrent commencer à gagner de l’argent au lieu d’aller au lycée. La secrétaire du Conseil des élèves d’un lycée essaie sans succès de recruter des gens, jusqu’à ce que de nulle part débarque Manabi, une jeune fille débordante d’énergie qui s’impose comme présidente et qui décide de rendre le quotidien de ses camarades plus fun. Le show combine un timing comique impeccable, une animation inventive, et surtout un sens de l’autodérision irrésistible. Ils n’ont pas peur de montrer le pire de leurs héroïnes, et la série devient plutôt sombre vers la fin quand les filles voient ce qu’elles ont construit partir (littéralement) en ruines. Bien sûr elles vont trouver le moyen de se relever plusieurs fois et d’arriver à leurs fins, mais on ne nous berce pas d’illusions. Le temps s’écoule, inexorablement. Là où tant d’autres animes sur cette période et tranche d’âge choisissent de fermer les yeux là-dessus en entretenant une illusion de bonheur juvénile éternel, Gakuen Utopia a réussi à capturer la fragilité de ces instants, précieux justement parce qu’ils sont temporaires. Le contexte futuriste n’est pas un gimmick et sert à renforcer cette idée que les choses sont en transition. C’est un peu dommage que le show soit aussi peu connu, c’est une gemme au même rang qu’Azumanga Daiho et Ichigo Mashimuro.

Gin No Saji (2013/2014) – 8

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Excellent travail d’adaptation du manga d’Arakawa par A-1 Pictures. Basée sur les expériences personnelles d’Arakawa, la vision du monde rural montrée à travers les yeux d’Hachiken est très juste. C’est aussi parfaitement dosé entre comédie, slice-of-life et scènes plus dures (traitées avec une grande sobriété). Que demander de plus, si ce n’est une troisième saison ?  

Gingitsune (2013) – 7

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Le quotidien d’une Miko qui peut voir les esprits gardiens des temples shinto. Simple et efficace, grand public mais jamais réducteur. Apport culturel intéressant sur la pratique religieuse au Japon.

Gourmet Girl Graffiti (2015) – 6

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Si on arrive à passer outre le fanservice inapproprié, et le fait que la majorité de ses personnages sont trop stéréotypés pour être crédibles, Gourmet Girl Graffiti est un bon slice-of-life très bien animé qui utilise la nourriture pour parler de transmission et de partage. Chaque épisode est centré sur un plat classique mais réconfortant, et l’idée est qu’ils deviennent extraordinairement bons quand ils sont dégustés en bonne compagnie. Au lieu de chercher à impressionner, cet anime veut surtout nous rappeler l’importance pour le bien-être d’un repas partagé. A une époque où on mange de plus en plus de manière impersonnelle en faisant autre chose, ce genre de message est précieux.

HaNaYaMaTa (2014) – 6

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Solide s’life un tantinet tire-larmes, sur une bande de filles motivées par une amie fraîchement débarquée des US qui veut absolument monter un club de danse traditionnelle Yosakoi. Madhouse s’est donné du mal pour retranscrire le style fin et délicat du manga, et ils n’hésitent pas à prendre au sérieux les drames personnels de chacune des membre pour un résultat majoritairement positif. Trop anecdotique pour marquer durablement, HaNaYaMaTa n’en reste pas moins un show que j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre et que je recommande si vous aimez le genre. 

HaruChika (2016) – 5

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HaruChika veut développer trop de thèmes à la fois. Il y a l’aspect musical (les deux héros décident de monter un orchestre lycéen), l’aspect détectives du dimanche (ils mènent des petites enquêtes), l’aspect romantique (ils sont amoureux de leur chef d’orchestre), l’aspect politico-socio-culturel (beaucoup de leurs affaires soulèvent des questions sensibles), sans compter le nombre très important de personnages secondaires présentés. L’anime est très ambitieux, et 12 épisodes c’est trop court pour raconter de manière satisfaisante des histoires aussi complexes. Parfois ça passe, parfois c’est un total fiasco, et ce qui fait la différence est le degré de subtilité. Soit l’anime réussit à traiter un sujet avec délicatesse et c’est réussi, soit il rentre dedans comme un taureau en furie et c’est désastreux. Ainsi quelques épisodes sont vraiment bons et mémorables, quelques épisodes sont vraiment mauvais, et la plupart sont plaisants mais anecdotiques. Dans l’ensemble  c’est maladroit et inégal, mais ce n’est pas un total échec non plus.

Hibike! Euphonium +S2 (2015-2016) – 9

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Le sujet principal d’Hibike peut paraître un peu désuet. Nous suivons des adolescents qui participent à l’orchestre (la fanfare ?) de leur lycée et qui tentent de se faire sélectionner pour une compétition nationale. Toutes les intrigues tournent autour de leurs performances, et on peut penser que ça s’adresse en priorité à ceux qui connaissent ce milieu et qui en sont nostalgiques. Mais Hibike! Euphonium ne se contente pas d’être une (excellente et experte) peinture de ces clubs de musique : c’est aussi une peinture très juste de ce moment de l’adolescence où tout peut basculer selon les décisions que l’on prend. Rester en dehors ou participer ? S’investir personnellement ou rester passif ? Cela change le destin de Kumiko Oumae, qui entre dans l’orchestre pratiquement à reculons et finit par en être l’une des membres les plus investis et passionnés. Mais ce premier pas en avant ne suffit pas, une fois qu’on s’est lancé encore faut-il avoir du talent pour être sélectionné, et surtout trouver les bonnes personnes pour s’entourer, celles qui vont nous pousser en avant. A travers deux saisons Kumiko rencontre deux filles dont elle va s’inspirer, Reina et Asuka, qui tirent chacune le meilleur de notre héroïne. Fantastique anime, consistant dans l’excellence, visuellement impressionnant, l’un des meilleurs de KyoAni.

Hyouka (2012) – 9

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Hyouka ne s’intéresse pas à des grands crimes spectaculaires mais plutôt aux petites incohérences et bizarreries (« curiosités » est le mot) que l’on pourrait rencontrer nous-mêmes. Pourquoi le prof d’Anglais interrompt son cours pour regarder les hélicos passer ? Pourquoi des objets disparaissent pendant le festival du lycée ? Que cache le président du club de journalisme ? La magie de Hyouka tient dans la subtilité avec laquelle il développe ses personnages en même temps qu’ils jouent aux détectives de l’après-cours dans les couloirs. L’anime réussit à la fois à être une solide série de mystère, un bon slice-of-life et une formidable comédie lycéenne qui mêle avec art amitié et romance. Et le tout en étant de bout en bout absolument sublime ET artistique sur le plan visuel (sérieusement, chaque nouveau mystère a son propre style d’animation !).

Ikoku Meiro no Croisée (2011) – 7

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Ikoku Meiro No Croisée jette un œil tendre sur l’intégration d’une petite étrangère au sein d’un quartier tranquille, et réussi à toucher grâce à une approche délicate et optimiste. Malheureusement l’anime ne s’affranchit jamais complètement des stéréotypes qu’il a voulu briser, et surtout ses intrigues ne dépassent pas l’anecdotique bon enfant. C’est un bon choix si vous cherchez un peu de dépaysement mais pour ma part je préfère retourner lire un bon Kaoru Mori.

Inari, Konkon, Koi Iroha (2014) – 6

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Limité par son format criminellement court, Inari n’en réussit pas moins à être un adorable divertissement pas idiot du tout sur ce que c’est de grandir et de s’ouvrir aux autres. C’est aussi l’un des rares shoujos que j’ai vu qui fait passer les relations d’amitié entre filles avant leurs histoires d’amour. 

K-On! S1+S2 (2009/2010) – 8

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L’ultime anime de « filles mignonnes qui font des trucs mignons », qui a beaucoup divisé malgré sa popularité. Je m’y suis mise très tard (la licence est impressionnante avec ses 40 épisodes) et ça m’a fait bizarre de regarder un anime que j’avais tant vu discuté, débattu et critiqué. C’est certes très inoffensif et il ne se passe pas grand chose en dehors des évènements scolaires du lycée, mais passer au microscope les trois ans de vie du club de musique légère de Yui et ses amies permet de les développer à fond. On les quitte en ayant le sentiment de les connaître comme on connaît ses meilleurs amis. Cette familiarité représente tout l’intérêt de la série, qui réussi à créer ce sentiment réconfortant que le club de musique (qui est en fait surtout un salon de thé) est un endroit que vers lequel on peut toujours revenir, et où l’on est accueilli à bras ouverts. Et évidemment on ne peux pas parler de K-On! en bons termes sans rendre justice à l’inimitable alchimie qui règne entre les personnages et qui fait fonctionner la recette en toutes circonstances. De mon point de vue je pense que c’est un incontournable pour tout amateur de s’life, qu’on aime ou non le style visuel moe du show.

KumaMiko (2016) – 3

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KumaMiko commence comme une petite comédie relativement inoffensive sur une prêtresse Shinto qui en a assez de vivre dans sa province profonde. Elle veut découvrir un peu le monde extérieur, assistée par son ours domestique, parent de substitution. Les premiers épisodes sont drôles et bien faits, ils présentent les différents personnages qui entourent Machi, les bizarreries de son petit village paumé, et les obstacles qu’elle doit surmonter. C’est occasionnellement cynique et trashouille, mais rien d’inhabituel (le manga est publié dans un magazine pour adultes). Et ça continue comme ça, jusqu’à ce que l’anime décide de franchir la ligne entre humour noir/trash et pure horreur. Pour des raisons encore très confuses, des conflits entre les différents créateurs de KumaMiko ont conduit le studio à faire prendre à l’intrigue un tournant radical. Au cours de la seconde partie le ton est distinctement plus méchant, Machi devient la victime d’une manipulation psychologique perverse, et le final ahurissant achève de dégouter de ce qui devait être initialement un petit s’life mignon de plus à la Gingitsune. Si leur objectif était de réaliser quelque chose d’aussi sombre et polémique, la série n’aurait jamais dû être présentée avec cette promotion légère et adorable. La débâcle qui a suivi la diffusion du dernier épisode montre que tout cela n’était ni maîtrisé ni assumé, et c’est le public qui a trinqué. 

Long Riders! (2017) – 4

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Personne ne s’attendait à un chef-d’œuvre quand ce projet d’anime sur le road biking féminin a été annoncé, mais il y avait de quoi être optimiste. Malheureusement, Long Riders est sorti au pire moment pour son studio, qui était en pleine crise de production. Non seulement il se repose en grande partie sur des computer graphics médiocres pour les scènes de cyclisme, mais la qualité déplorable de nombreuses séquences pourtant simples est inexcusable (les deux derniers épisodes, qui ont été repoussés de plusieurs mois, montrent ce à quoi aurait du ressembler la série si elle avait eu un planning normal). Le scénario n’arrange pas vraiment les choses, les conflits sont superficiels et répétitifs, et aucun des personnages n’est vraiment mémorable. Et pourtant j’ai bien aimé ce petit show, les personnages ont une bonne alchimie entre eux, et c’est souvent dépaysant. C’est le genre de s’life totalement investi dans son sujet central, qui ne réserve aucune surprise (bonne ou mauvaise), et qui peut remplir agréablement une après-midi pluvieuse.

Love Live ! S1 + S2 (2013/2014) – 7

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Sympathique anime sur l’amitié avec neuf filles attachantes qui créent un groupe d’idoles amateures pour sauver leur lycée puis gagner une compétition. Prévisible et parfois forcé, mais jamais ennuyeux et très divertissant. La seconde saison est supérieure à la première dans la mesure où elle se débarrasse du schéma répétitif qu’elle avait suivi et pousse les filles vers de nouveaux challenges. 

Love Live! Sunshine (2016) – 7

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Un spin-off qui a eu la difficile tâche de reprendre le flambeau de la série originelle, et de prouver sa propre valeur. Ça a poussé le staff à produire deux fois plus d’efforts, et ça a été payant. Les personnages, les dialogues et les conflits sont mieux écrits, l’animation est plus solide, la mise en scène plus ambitieuse, l’humour slapstick plus efficace, les émotions plus fortes.  Il y a encore des choses qui pourraient être améliorées (notamment les performances), et les innombrables références au groupe précédent deviennent vite redondantes, mais dans l’ensemble la série est un petit rayon de soleil.

Lucky Star (2007) – 7

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Ça m’a pris du temps pour accepter que cet anime n’a littéralement pas de scénario, et se contente de mettre en scène des conversations de pauses ou d’après-cours entre des lycéennes. Ce n’est pas aussi drôle qu’Azumanga Daioh, c’est moins charmant que K-On! mais l’alchimie entre Konata et Kagami est excellente, et entre quelques scènes superficielles on en trouve plusieurs qui sont hilarantes. 

New Game! (2016) – 5

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Une toute jeune femme devient l’employée d’une entreprise qui développe des jeux vidéo. C’est mignon, mais l’inaptitude de DogaKobo à choisir entre shoujo ai, comédie de bureau, slice-of-life moe et commentaire sur le monde du travail amoindrit sa portée. Ils font un peu de tout, sans exploiter à fond ni d’une manière exceptionnelle aucun de ces aspects, si bien qu’on se retrouve avec un anime « bon mais sans plus » sur tous les plans. Au moins l’héroïne  a un solide arc individuel qui la fait progresser, mais ses collègues sont gérées de manière si inégale que plusieurs personnages centraux sont injustement négligés, alors que d’autres moins importants se retrouvent sous les projecteurs. Quant aux tentatives d’avoir un discours sérieux sur la conception d’un jeu vidéo ou le parcours individuel des employées, elles se retrouvent systématiquement désamorcées par le fanservice et la comédie. Visuellement l’anime a énormément de charme, mais l’écriture ne suit pas.

Non Non Biyori + Repeat  (2013/2015) – 8

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Chronique de la vie en province profonde à l’ère de l’exode rural, du point de vue de quatre petite filles loufoques et attachantes. Excellente recréation visuelle de la campagne japonaise et des quatre saisons, souvent très drôle, occasionnellement émouvant. La seconde saison est tout aussi charmante. Elle porte sur la même année scolaire que la première, et nous montre d’autres petits évènements du quotidien de Renge & co.

Poco’s Udon World (2016) – 7

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Un web-designer tokyoïte en pleine crise de la trentaine rentre dans sa province natale à Kagawa et se prend d’affection pour un petit tanuki qui peut se transformer en humain. Il renoue avec son passé, et envisage autrement son avenir. C’est le parfait anime pour passer un après-midi tranquille si vous voulez du dépaysement, des émotions (beaucoup d’émotions) et une touche d’humour.

ShiroBako (2015) – 10

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Si vous êtes curieux de savoir ce qu’il se passe dans les coulisses d’un studio d’animation, d’observer comment des adultes aux intérêts, visions et personnalités différents combinent leurs talents pour créer des histoires de robots et de filles mignonnes qui sauvent le monde, regardez ShiroBako. Et même si ça ne vous intéresse pas, regardez-le quand même. Au-delà d’être une présentation accessible mais précise du processus de réalisation d’un anime, ShiroBako est aussi une excellente série sur les réalités du monde du travail, qui parvient à développer beaucoup de thèmes à partir de cette base sans cynisme ni naïveté. D’un point de vue scénaristique c’est l’un des travaux les plus fins de P.A Works, qui réussit à gérer un nombre considérable de personnages sans qu’aucun ne soit négligé. ShiroBako mérite son 10/10, c’est impeccable sur le fond et la forme, et il a changé ma vision sur le médium.

Sore Ga Seiyuu ! (2015) – 7

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Fun de bout en bout, mais un peu trop long pour ce qu’il avait à dire. Avec aussi peu de personnages développés les conflits potentiels s’épuisent vite, et le scénario colle un peu trop à une formule qui le rend répétitif (notamment en ayant recours systématiquement à des caméos). En dehors de ce problème facile à pardonner, Sore Ga Seiyuu est un rafraichissant état des lieux du métier de doubleur au Japon. Ils ne nous épargnent aucune des difficultés des trois héroïnes et amies qui essaient de percer dans ce business impitoyable, et à certains moments le ton peut devenir plus dramatique. Mais c’est avant tout une comédie solidement écrite, et l’anime ne reste jamais déprimant trop longtemps. Pour un studio qu’on croyait à peu près mort, Gonzo a fait du bon travail de mise en scène et d’animation. Et si vous êtes curieux, c’est aussi très informatif !

Sweetness and Lightening (2016) – 8

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La petite Tsumugi a perdu sa mère, son père pris par son boulot de prof se rend compte que sa fille a besoin d’autre chose que des plats surgelés, et il décide d’apprendre à cuisiner pour lui faire plaisir avec l’aide de l’une de ses élèves dont la mère tient un restaurant. Au lieu d’être occupé par la présentation de la nourriture (autrement dit par le « food porn »), Sweetness and Lightening est surtout un show sur ce qu’implique d’être parent, avec la dose de belles réussites et d’inévitables ratages quotidiens que ça entraîne, présentés de manière très juste. Ils n’idéalisent ni l’aspect culinaire ni l’aspect humain : les enfants peuvent être très égoïstes, le plat du jour est brûlé, les adultes ne savent pas tout faire et perdent patience, etc. Très cathartique, émouvant, et accessible à tous.

Tari Tari (2012) – 8

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Les premiers épisodes sont plutôt médiocres et trop éparpillés, mais il faut s’accrocher ou vous risquez de passer à côté d’un trésor de petite série riche de moments réjouissants et forte en émotions. Tari Tari réunis ses cinq personnages (trois filles et deux garçons) dans une chorale, mais contrairement à tous ces animes « à club » très concentrés sur une activité, chaque membre a d’autres centres d’intérêts ou préoccupations indépendants. Au début on ne voit pas où ils veulent en venir et c’est difficile d’accrocher tellement ça part dans tous les sens, mais quelque chose fait « tilt » quand on aborde le background d’un personnage clé, et à partir de là le reste se dévore d’une traite jusqu’à la fin qui arrive trop vite. Ce n’est ni le projet le plus populaire ni le plus reconnu de P.A.Works, mais on sent qu’il leur tenait vraiment à cœur, et c’est du travail fait avec amour.

Tamako Market (2013) – 7

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L’histoire d’amour entre la fille d’un vendeur de Mochi et son marché couvert traditionnel. Le sidekick comique Dera, un oiseau obèse beau-parleur, est la source de gags hilarants. Très beau travail d’animation de KyoAni, et si le débarquement d’un prince exotique au milieu de l’anime déstabilise par son incongruité, certaines histoires secondaires sont mieux écrites et très émouvantes. Le film Tamako Love Story met Dera et le prince de côté pour se concentrer sur la relation entre Tamako et son ami d’enfance, et offre une jolie conclusion à la série.

The Idolm@ster : Cinderella Girls (2015) – 7

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Un spin-off de la licence Idolm@ster qui peut se regarder indépendamment des autres. Un peu limité par des impératifs commerciaux (il faut mettre en valeur beaucoup trop de personnages, et aucun ne peut échouer dans sa carrière comme il y a un jeu vidéo derrière à promouvoir), ce n’en n’est pas moins l’un des meilleurs animes à idoles qu’on peut trouver. La particularité de ce spin-off est de présenter le quotidien des filles dans une agence à succès bien établie. C’est une machine avec un gros turn-over qui leur fait bien comprendre qu’elles ne sont pas indispensables à la survie de l’entreprise, et qu’elles seront remplacées si elles ne brillent pas suffisamment ou si elles ne se plient pas au rôle qu’on veut leur faire jouer. Dans ce rude contexte nos héroïnes peuvent compter sur leur manager l’impassible P-san qui les soutien inlassablement et essaie de faire en sorte qu’elles prennent du plaisir à faire ce métier. Les résolutions des différents arcs sont, il est vrai, un peu trop optimistes pour que la série puisse challenger les meilleurs shows sur le métier d’artiste, mais ils n’hésitent pas à faire passer les personnages par des moments très sombres et certains arcs sont vraiment bouleversants. Comme ses filles-Cendrillons, c’est un anime qui brille dans l’adversité. 

Wakako-Zake (2015) – 6

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Tous les soirs après le travail, Wakako aime bien découvrir de nouveaux petits restaurants sur le pouce dans son quartier pour déguster de l’alcool avec des accompagnements. Ce short, un peu limité par son format très court, vous emmène découvrir des petits plats japonais plutôt originaux. Ils sont bien présentés par Wakako qui vous dira avec quelle boisson les commander, comment les déguster, et quelles sont leurs vertus. C’est très sympathique et joliment présenté.

Yama no Susume S1 + S2 (2013/2014) – 7

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Des animes petit format avec des filles mignonnes qui tournent en rond peuvent finir par me lasser, mais quand le groupe a un leit-motiv central repris dans chaque épisode (ici la randonnée en montagne) ça change tout. La première saison se regarde en une demi-heure, et après on peut directement enchaîner sur la seconde qui a des épisodes plus longs. Si la S1 ne va pas beaucoup plus loin que la présentation des filles et de leurs premières expériences limitées, la seconde a plus de temps pour présenter leurs escapades dans la montagne. Le scénario n’est ni très original ni très profond, mais la qualité impressionnante de l’animation (certaines scènes de la S2 sont absolument magnifiques) et l’absence de fillers (tout tourne autour de leur loisir) en font un divertissement agréable et surtout consistant.

Yuri on ICE (2016) – 7

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Un athlète dépressif se relance dans la compétition grâce à son idole, un patineur Russe qui a décidé de devenir son coach. C’est un anime très vivant, très moderne. Il capture à merveille cette génération d’artistes-sportifs branchés venant de tous les coins du monde, et nous fait ressentir la folle ambiance pleine d’adrénaline d’un championnat de haut niveau. Et en nous expliquant un peu d’où ces patineurs viennent et quelles sont leurs motivations, on nous fait apprécier ce que chacun apporte à sa performance. J’ai une réserve : le rythme hystérique adopté une fois l’introduction passée est rébarbatif, et j’aurais apprécié un meilleur équilibre. Limiter les personnages et les performances aurait permis aux animateurs et à l’anime de manière générale de respirer. Cette saturation a finit par me fatiguer, et a affecté mon appréciation de la série.