SF/Super-héros/Magical Girls

[Commie] Gatchaman Crowds - 03 [CFBDF788].mkv_snapshot_01.15_[2013.08.09_23.39.41] [gg]_Valvrave_the_Liberator_-_21_[8AFE76E0].mkv_snapshot_21.38_[2013.12.07_03.54.21]

[Hatsuyuki-Tsuki] Suisei no Gargantia - 14 [1280x720][810750B2].mkv_snapshot_19.22_[2013.11.02_02.23.17] [Commie] Steins;Gate - 22 [D7B3EE76].mkv_snapshot_20.13_[2013.10.27_02.30.27]

Système de classement

10 – Note réservée aux animes qui ont changé ma vision sur ce médium et qui figureraient dans ma liste de favoris. 

9 – Excellent. 

8 – Solide, imparfait mais fichtrement bon. 

7 et 6 – L’anime m’a apporté suffisamment pour que j’en soit globalement satisfaite et que je ne regrette pas de l’avoir vu, mais quelques erreurs de parcours seront peut-être difficiles à ignorer pour d’autres que moi. Bien sûr j’estime les problèmes plus conséquents quand je note 6. Quand je note 7, ils sont encore relativement négligeables. 

5 – Inégal ou médiocre, à voir uniquement si ce qui vaut les 5 points vous motive assez pour supporter le reste. 

4 et 3 – Mauvais, à éviter. 

2 – Grosse daube, possiblement traumatisante. 

1 – Arrêtez le responsable.  

NB : Je met ici en majorité des animes que j’ai terminé en entier, d’où les notes élevées. Les « DNF » (Did Not Finish) sont ceux que j’ai arrêté en cours, mais suffisamment avancés pour avoir une opinion dessus (en général j’ai vu au moins la moitié). 

Les animes

Boku no Hero Academia (2016) – 7

BnHA

Un shonen tout ce qu’il y a de plus classique, qui m’a séduite malgré ma grande lassitude pour le genre, grâce à ses personnages très attachants. Le jeune héros et son mentor forment un duo irrésistible qui justifie à lui seul le visionnage de la série. Le principal problème de BokuAca est son rythme : c’est lent, les combats ont tendance à trainer en longueur, et surtout cette première saison n’est qu’une longue introduction au scénario qui aurait pu être facilement être écourtée. Nous verrons si la prochaine saison continue comme ça, ou gagne en dynamisme. 

Captain Earth (2014) – 7

Image 48

Enokido Youji a une réputation de scénariste qui sort de l’ordinaire, mais je pense que c’est un euphémisme pour « crétineries cryptiques » et que ses shows sont loin d’être aussi intelligents qu’il voudrait nous le faire croire. Quoi qu’il en soit son scénario pour Captain Earth est foutraque, et très inégal. Mais malgré ses problèmes de fond et de rythme, Captain Earth reste un solide mécha avec des personnages attachants, des enjeux de poids et des combats impressionnants. On a réellement le sentiment que ces enfants-pilotes sont obligés de grandir très vite et de porter sur leurs épaules des responsabilités écrasantes, et on a envie de les voir réussir leurs missions contre leurs ennemis indestructibles. C’est aussi très beau et bien mis en scène, avec la couleur bleu et l’été qui font office de thèmes visuels. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ce mécha, défauts compris.

Comet Lucifer (2015) – DNF/3

CL

Un cas typique de ratage pour cause d’ambitions trop grandes, et surtout de maladresses d’écriture. Les dialogues sont stupides, les personnages n’ont aucune substance, et les scénaristes ont l’air d’écrire les règles au fur et à mesure en fonction de leur humeur du jour.  S’ils sont persuadés que leur héroïne est adorable et que leur héros a un grand cœur, à l’écran ce sont deux Mary-Sues sans saveur et sans charisme, d’une naïveté inexcusable. Il y a des sidekicks bouche-trous sous-développés dont la personnalité change du tout au tout en fonction des besoins du scénario, des méchants qui marmonnent des trucs nébuleux dans leur concile à la noix pour se donner un style, des hommes de mains psychopathes et pédophiles dont la présence inquiétante contraste violemment avec le ton enfantin et simpliste du show…C’est un plantage complet, et pas un plantage fun, sauf quand le show nous sort des scènes tellement Nawak qu’il en devient divertissant.

Dimension W (2016) – DNF/5

DW

Si Dimension W était resté concentré sur son intrigue et ses personnages principaux, si la relation entre le héros cynique et son assistante-cyborg avait été correctement développée, cet anime aurait pu être ce qu’il annonçait : une petite série de SF fun et mature, basée sur l’idée que tout l’humanité dépend d’une source alien d’énergie unique et infinie, avec de graves conséquences. Au lieu de ça la série devient rapidement un foutoir d’idées disparates, tandis que nos protagonistes restent en froid et n’ont aucune alchimie. Un show peut être chaotique. Parfois c’est maîtrisé et l’auteur sait exactement où il veut aller (Concrete Revolutio, KyousouGiga en sont de bons exemples), parfois c’est le résultat d’une surestimation de ses capacités, et Dimension W tombe dans la seconde catégorie. Ils veulent raconter une histoire complexe peuplée de beaucoup trop de personnages avec un nombre très restreint d’épisodes, et ils ne savent pas comment s’y prendre. Il y a de biens meilleures séries de SF animées à voir, vous pouvez zapper celle-là. 

Classroom Crisis (2015) – 7

CC

Classroom Crisis se déroule bien dans l’espace, mais ça ne parle ni d’exploration des planètes ni de guerre inter-galactique. Cette fois ce sont les jeunes ingénieurs qui occupent le devant de la scène, ceux qui inventent et construisent les vaisseaux spatiaux et qui se battent avec les gérants de leur entreprise pour que leurs projets soient financés. Ils sont toujours en lutte pour inventer la technologie de demain et rester fidèle à leurs principes éthiques, dans un milieu sensible à la corruption et aux conflits d’intérêts où l’argent est roi. L’ anime accorde beaucoup d’importance à la dynamique d’entreprise, et la manière dont les deux héros finissent par travailler main dans la main symbolise la réconciliation entre l’idéalisme de l’un et le pragmatisme de l’autre. La faiblesse de Classroom Crisis vient principalement de l’absence de réel arc ou développement pour certains de ses personnages principaux et la quasi-intégralité des secondaires, une conséquence inévitable du peu d’épisodes dont ils disposaient. Une seconde saison ne serait pas de trop. 

Cross Ange (2015) – 7

Image 3

Un anime aussi irréversiblement trash qu’ hautement divertissant. Cross Ange est un peu la fille délinquante dans la famille des méchas de Sunrise, à l’image de ses héroïnes, une bande de garces qui sauvent le monde plus par esprit de revanche que par empathie pour l’humanité. Regarder et apprécier ce show n’est pas une expérience très confortable, il met en question le fanservice qu’on trouve dans d’autres animes de manière frontale, et c’est sans surprise qu’il provoque des réactions très violentes (fascination ou rejet complet) chez son audience. Personnellement ce qui m’a le plus captivée était le parti pris du studio de créer un anime de mécha entièrement centré autour d’une anti-héroïne, et dès le début j’ai eu envie de la suivre et de voir comment elle allait tourner les choses en sa faveur. Je ne vais pas recommander Cross Ange sans avertissement sur le contenu, c’est clairement réalisé pour des adultes qui peuvent prendre de la distance avec les thèmes et visuels, mais je n’ai absolument aucun regret de lui avoir laissé une chance.

Gatchaman Crowds (2013) – 8

Image 9

Reboot et remise au goût du jour d’une vielle série de super-héros avec une héroïne increvable assez exceptionnelle, beaucoup d’inventivité dans la mise en scène et l’animation, et des idées très pertinentes sur l’utilisation des nouvelles technologies dans la gestion d’un État et de sa population. L’anime n’est pas facile d’accès, mais il récompense largement le spectateur persistant.

Kuromukuro (2016) – 8

km

Un mélange très divertissant de philosophie et d’esthétique samouraï, d’action futuriste et de comédie romantique « fish-out-of-the-water ». Quelques éléments du scénario étaient perfectibles (la plupart des révélations importantes arrivent très tard, et inévitablement leur présentation et leurs conséquences n’ont pas le temps d’être bien développées), et la fin est un peu brusque, mais à part ce problème de rythme c’est une série prenante et très attachante, bourrée de rebondissements et de combats tendus, qui raconte une histoire complète de manière intelligente et qui ne se prend jamais trop au sérieux. En considérant que c’est le tout premier mécha de P.A.Works, c’est déjà impressionnant.

M3 : Sono Kuroki Hagane (2014) – 6

Image 49

Un mécha atypique, maladroit mais addictif. C’est un peu dur d’accrocher au début : le monde post-apocalyptique présenté n’est pas particulièrement bien construit, on ne sait pas du tout où le scénario veut nous emmener et surtout les personnages sont majoritairement antipathiques. Pourquoi ça vaut le coup de s’accrocher ? D’abord malgré tous ses défauts de fond et de forme, l’anime devient étonnamment divertissant une fois passée la phase d’introduction. Ils sont parvenus à instaurer une ambiance sombre très particulière et un ton désespéré qui fonctionnent bien, et les enjeux sont suffisamment graves pour qu’on ait envie de savoir comment les héros vont s’en tirer. Ensuite, à deux exceptions près, tous les personnages initialement agaçants se révèlent beaucoup plus complexes et attachants que le début ne le laissait croire, et ils ont droit à de jolis développement. Et enfin, grâce à quelques twists bien amenés, la dynamique de l’intrigue est relancée pour qu’elle soit toujours en évolution. M3 est un anime certes maladroit, mais très stimulant.

Mars of Destruction (2005) – 1

MoD

Si mes notes tenaient compte de la nanardise des animes, celui-là aurait 8 ou 9. C’est un OVA catastrophique de 19 minutes qui raconte comment le Patate-kun le plus patat-esque de l’Univers se sacrifie pour devenir Anime Jesus (croix intégrée) et sauver l’Humanité d’une « armée » de « martiens » (comprenez une dizaine de gusses en costume noir ridicule) accompagné d’un harem de combattantes qui servent à nous balancer des informations sur l’intrigue par kilolitres à la seconde et à mourir violemment/se faire capturer après s’être révélées totalement inutiles au combat. Il y a de longs silences inconfortables, des giclées de sang cartoonesques, des effets sonores et de la musique qui tombent complètement à plat, et l’animation est quasi non-existante. Le scénario étonnamment ambitieux est d’une maladresse sans fond (en gros ils ont voulu condenser en moins de 20 minutes une série de plus de 20 épisodes) et se prend trèèès au sérieux. Vu tout le pathos injecté dans la moindre scène, le but était de nous impliquer pour le destin de ces personnages totalement dénués de personnalité. Ils ont même le culot de nous balancer la fameux retournement EN FAIT NOUS AVONS TUE DES HOMMES/NOUS SOMMES LES VRAIS MONSTRES à la fin, cerise sur le gâteau de cet hilarant désastre. Si vous avez 19 minutes à perdre…

Norn9 Norn+Nonette (2016) – 5

Norn9

Une adaptation maladroite d’un otoge de science-fiction. Il y a de l’idée, mais c’est raconté de manière beaucoup trop désordonnée (si vous voulez comprendre quelque chose au scénario, veillez à avoir des résumés du jeu sous la main), et on ne comprend pas pourquoi ils décident de développer certains personnages secondaires totalement inintéressants alors que d’autres beaucoup plus importants pour l’intrigue passent à la trappe. Mais c’est très joli, il se passe suffisamment de choses pour que le rythme soit soutenu, et les romances vont quelque part, chose suffisamment rare dans ce type d’anime pour que ce soit salué.

Princesse Tutu (2003) – 10

Image 46

Classique des classiques, à mettre dans toutes les mains. Faussement considéré comme niais à cause de son titre par la plupart des gens qui ne l’ont jamais vue, cette série aux abords de bluette classique est surprenante : elle s’adresse à tous, aussi bien aux filles qu’aux garçons, aux enfants qu’aux adultes, et offre plusieurs niveaux de lecture, un peu comme le petit prince de Saint-Exupéry : on peut la regarder plusieurs fois et la comprendre autrement. Tout est réglé comme une horloge machiavélique dès les premières secondes, jusqu’à la fin, qui évite tout cliché (de toute façon vous aurez beau chercher, vous ne trouverez aucun cliché, aucune facilité scénaristique, aucun filler commercial dans cette série). C’est assez extraordinaire de trouver dans le domaine rebattu des magical girls une véritable œuvre intelligente, qui nous replonge sans niaiserie aucune dans les méandres de l’enfance, des contes et de l’imaginaire. Enchanteur, effrayant, ravissant. Sans oublier la musique, tirée parmi les grands ballets classiques et parfaitement mise en valeur (un peu l’équivalent de Fantasia, si vous voulez donner le goût des ballets aux enfants). Bref, une œuvre trop souvent méconnue, à redécouvrir.

Puella Magi Madoka Magica (2011) – 10

Image 47

C’est l’un de ces scénarios qui construit lentement un petit monde en apparence rassurant et stable (en l’occurrence, le décor habituel dans lequel évolue une magical girl : le foyer familial, l’école, les lieux de rendez-vous entre amis) et qui le déconstruit lentement jusqu’à un retournement de situation spectaculaire, qui remet en perspective tout ce que l’on croyait acquis. Les bases de la réalité semblent toujours sur le point de s’effondrer dans PM3, et petit à petit les jeunes filles menacent de sombrer dans la dépression. PM3 fait l’usage le plus intelligent de son format court, sa créativité visuelle est incroyable et sa réalisation toujours optimale quand à la cohérence forme/fond. Je vous le recommande chaudement.

Punch Line (2015) – 7

Punch

Punch Line exploite bien un mauvais concept. L’idée que les immenses pouvoirs d’un garçon soient déclenchés par la vision de culottes donne envie de fuir loin de ce qui a l’air d’être le scénario d’un anime ecchi déguisé en anime de science-fiction. Mais en réalité Punch Line a beaucoup plus que ça en réserve, et la SF passe avant le fanservice. La première partie est là pour dérouter le spectateur avec toujours plus de révélations et de retournements de situation incongrus, et la seconde est là pour répondre à nos questions et faire du chaos établi quelque chose de cohérent. C’est pratiquement un huis-clos, quasiment l’intégralité de l’action se déroule dans un seul lieu précis et une période de temps assez courte, et le gimmick le plus amusant du show est l’exploration de cet espace-temps qui se répète en cycles plusieurs fois. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce qui limite le show n’est pas le fanservice (qui est de très bonne qualité et pas du tout insultant), mais les personnages. Bien que très joliment conçus visuellement et bien interprétés, Yuta, Mikatan et les filles ne sont pas écrits avec beaucoup d’imagination si bien que leurs « arcs » manquent de relief. L’impact émotionnel de l’anime s’en retrouve limité, même si le scénario de fond a beaucoup de force et bénéficie d’une solide écriture qui sait exactement où elle va.

Rolling Girls (2015) – 6

RG

Quatre filles se baladent dans un Japon divisé en territoires indépendants, et essaient de résoudre des conflits entre locaux sans avoir recours aux super-pouvoirs donnés par des pierres étranges qui tombent du ciel. Un concept intéressant, de superbes backgrounds et des effets visuels inspirés, mais malheureusement ça ne suffit pas à pallier aux gros soucis de fond du scénario. Le développement de nos quatre héroïnes est zappé au profit de celui des personnages secondaires, les différentes intrigues sont divertissantes mais très confuses, elles ne réussissent jamais à former un tout cohérent (malgré des thématiques récurrentes), et les quatre derniers épisodes qui brusquent la résolution de l’intrigue centrale sont insatisfaisants. L’animation elle-même prend un coup à la fin, et montre qu’encore une fois le studio WIT a de sérieux problèmes de gestion de planning. Dans l’ensemble c’était une expérience positive, cet anime est très amusant et a du style à revendre, mais j’aurais aimé que ça soit moins ambitieux et surtout plus consistant.

Samourai Flamenco (2014) – 8

Image 50

Samourai Flamenco fonctionne comme un long hommage au genre du super-héros (majoritairement d’un point de vue culturel japonais, mais avec quelques clins d’œils aux américains). C’est parfois une parodie, parfois une déclaration d’amour, les deux ne sont pas incompatibles. Sa force vient de ses personnages attachants et très humains. Les dialogues sont solides et donnent à réfléchir sur pas mal de thèmes pertinents (le show-business, évidemment l’héroïsme et son rapport avec le « mal », qui dispense la justice, etc.) et les quelques twists nous tiennent en haleine. Ce n’est pas un anime parfait, l’animation est loin d’être constamment fluide et les transitions entre les arcs ne sont pas toujours très heureuses, mais c’est bourré d’instants mémorables réussis, notamment ceux de pure tragi-comédie humaine. Un joyeux foutoir que je recommande chaudement.

Sekai Seifuku (2014) – DNF/6

Image 4

Il y a de vraies perles d’inventivité et de mise en scène dans Sekai Seifuku et je ne regrette pas du tout d’en avoir vu les 3/4, mais je pense que la série aurait gagnée à être un peu moins ambitieuse et à virer tout son côté « conquête du monde + forces + militaires + super-héros + super-pouvoirs + super technologie + secrets de famille et d’identité » pour simplement se concentrer sur l’histoire d’une bande de quasi clochards mineurs qui reconstituent une famille dans une aire de jeu désaffectée. Parce que c’est ça le cœur du sujet, et nous n’avions pas besoin du reste.

SHOW BY ROCK!! (2015) – 6

SBR!!

Soutenu par une solide production qui ne le laisse jamais avoir l’air cheap, SHOW BY ROCK!! est une sorte d’Alice au Pays de la Musique : une jeune fille timide est aspirée dans le monde de « Mid City » où tout le monde est obsédé par un Rock N’ Roll gentillet (pensez Rock aseptisé d’idoles). Elle intègre un groupe et commence à en affronter d’autres, et forcément va découvrir qu’elle a le pouvoir de sauver la ville des griffes du méchant local. L’anime aurait pu être vraiment insipide s’il avait traité son scénario et ses personnages au premier degré, et sans surprise les épisodes les plus médiocres sont les plus sérieux. Mais dans l’ensemble ils appliquent un humour décalé et extravagant qui fonctionne très bien, et se permettent même de rire de clichés avec beaucoup d’impertinence. Le nombre important de personnages et la diversité des styles auraient pu faire de l’anime un foutoir complet, mais étonnamment ça reste très cohérent. A voir pour les épisodes de filler très amusants et quelques personnages originaux notoires comme le manager Maple ou le leader du groupe Shingan Crimson Z.

Shugo Chara! (2007/2008) – 7

Image 90

Habituellement je ne regarde pas les animes pour enfants, surtout si ils dépassent les 20 épisodes (celui-là en a 100 en comptant la seconde saison) mais j’étais accro au manga de Peach-Pit et j’ai beaucoup aimé l’adaptation. C’est du shojo coloré et sucré dans toute sa splendeur avec une touche de magie plutôt bien pensée. L’héroïne se transforme selon les personnalités qu’elle souhaite adopter, et c’était amusant de suivre son flirt avec le cat-boy bad-boy Ikuto. Malheureusement la seconde saison (Doki) perd ce qui faisait le piment de la première, le triangle amoureux n’est jamais résolu et ça devient niais, quelque chose qu’ils avaient réussi éviter jusqu’ici. Je conseille la première saison mais la suite ne vaut pas la peine.

Smile! Precure (2013) – 7

smileprecure

Smile est une version efficace de la formule Precure. C’est simple et bien rythmé, les personnages sont mémorables et attachants, le scénario et les thèmes cohérents, la production très solide. C’est parfois émouvant et ils savent faire monter la tension à la fin des arcs principaux, mais Smile reste tout de même l’un des Precures les plus légers, et les monstres sont surtout là pour s’amuser avec les filles. C’est accessible, fun, et ça se regarde vite malgré le nombre important d’épisodes.

Space Patrol Luluco (2016) – 7

SPL

Adorable petit short très dynamique sur l’adolescence de la mascotte du studio Trigger, qui essaie désespérément d’avoir une vie normale dans un environnement détraqué et déjanté. L’anime se perd un peu en chemin au milieu à force de caméos superficiels (comme le studio fête ses cinq ans ans ils veulent absolument rendre hommage à leurs séries passées, et ce n’est pas très bien géré), mais le final est fantastique et délivre tout ce qui était promis au début. 

Suisei no Gargantia (2013) – 7

Image 15

Ce n’est pas le meilleur travail d’Urobuchi, sans doute parce qu’il n’a écrit que l’histoire générale, le pilote et les derniers épisodes, et laissé un peu trop de liberté aux autres scénaristes entre le début et la fin avec des résultats…inégaux. Gargantia n’en reste pas moins un solide essai de SF plus optimiste que la moyenne et surtout très dépaysant. Et Chamber est le meilleur !

Valvrave the Liberator (2013) – 8

Image 54

Cet anime est débilissime, et je l’adore. La première partie est un concentré de pur Nawak jouissif où tout peut arriver, y compris la transformation du héros en vampire de l’espace et une comédie musicale (I KNOW YOU ARE HERO IN YOUR LIFE), et la seconde est un peu plus sérieuse mais tout aussi riche en rebondissements. C’est du pur divertissement délicieusement crétin avec des personnages inoubliables (ERU-ERUFU) et des répliques hilarantes. Certainement pas du goût de tout le monde, mais du mien sans aucun doute. 

Yozakura Quartet – Hana No Uta (2013) – 6

YZQ

Ce reboot exceptionnellement bien animé est très bon dans à peu près tous les domaines qu’il explore : action, comédie, paranormal, etc. Le problème repose dans le manque de consistance de qualité des épisodes (mention spéciale à l’épisode maillot-de-bain abyssal) et dans le manque de cohérence générale. Arrivé à la seconde moitié on a envie de supplier les créateurs de choisir UN ton, UNE intrigue principale, UN personnage principal, et de s’y tenir. La dispersion peut payer, à condition d’avoir un personnage ou une thématique centrale autour de laquelle tout tourne. Et malheureusement ce n’est pas le cas. Pour ne rien arranger, nous n’avons même pas eu le temps d’apprendre à bien connaître les personnages principaux qu’ils nous inondent de personnages secondaires, et comme ils partent du principe qu’on connaît déjà les bases de l’intrigue, ils n’expliquent rien et ça devient vite très confus. Cet anime a été l’occasion pour des animateurs incroyablement talentueux de faire preuve de leur maîtrise, mais l’absence d’une structure narrative cohérente se fait cruellement ressentir.