Aventure/Fantasy/Paranormal

vlcsnap-2010-10-05-06h26m21s254 [Waku] Kyoukai no Kanata - 00 OVA (BD 1280x720 x264 AAC) [02F892B2].mkv_snapshot_16.44_[2014.07.18_02.16.49]

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Système de classement

10 – Note réservée aux animes qui ont changé ma vision sur ce médium et qui figureraient dans ma liste de favoris. 

9 – Excellent. 

8 – Solide, imparfait mais fichtrement bon. 

7 et 6 – L’anime m’a apporté suffisamment pour que j’en soit globalement satisfaite et que je ne regrette pas de l’avoir vu, mais quelques erreurs de parcours seront peut-être difficiles à ignorer pour d’autres que moi. Bien sûr j’estime les problèmes plus conséquents quand je note 6. Quand je note 7, ils sont encore relativement négligeables. 

5 – Inégal ou médiocre, à voir uniquement si ce qui vaut les 5 points vous motive assez pour supporter le reste. 

4 et 3 – Mauvais, à éviter. 

2 – Grosse daube, possiblement traumatisante. 

1 – Arrêtez le responsable.  

NB : Je met ici en majorité des animes que j’ai terminé en entier, d’où les notes élevées. Les « DNF » (Did Not Finish) sont ceux que j’ai arrêté en cours, mais suffisamment avancés pour avoir une opinion dessus (en général j’ai vu au moins la moitié). 

Les animes

Les Douze Royaumes (2003) – 10

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Une référence en matière de quête initiatique et d’évolution des personnages. Cette adaptation d’une série de romans prend deux jeunes filles qui ne se sentent pas à leur place et les propulse dans un monde parallèle immense et dangereux, et en particulier dans un pays dévasté où l’équilibre politique a été rompu. Le problème c’est que celle qui se veut l’héroïne salvatrice d’une prophétie n’est pas l’élue. L’élue, c’est la jeune froussarde dépressive qui est terrifiée par son nouvel environnement. Cet anime raconte sa trajectoire, de vagabonde à reine guerrière de sa nation tout en nous faisant découvrir un monde fascinant doté de sa propre mythologie atypique. Mon seul regret c’est que les histoires des autres pays couvertes par les romans n’aient pas été adaptées.

A Certain Pilot’s Love Song/Serenading a Certain Pilot (2014) – DNF/5

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Allez regarder La Princesse et le Pilote et épargnez-vous cette adaptation maladroite et sous-produite des autres romans de la licence. 

Chaika the Coffin Princess + Avenging Battle (2014) – 7

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Une adaptation de LN avec un concept particulièrement original et intéressant : l’action prend place dans un monde qui se relève tout juste d’une guerre longue et douloureuse, et s’intéresse à ceux qui ne profitent pas de la paix. Ce sont ceux qui ne savent que se battre et qui n’ont pas réussi à se reconvertir, et cette bande d’orphelines qui se disent filles de l’ancien dictateur belliqueux et qui sont condamnées à errer jusqu’à l’accomplissement de leur mission morbide. Le désœuvrement est un thème qui hante l’anime, et en particulier les personnages principaux qui n’ont au départ de raison de vivre que l’accomplissement d’une mission. Le héros est l’esclave des missions que les gens qui achètent ses services lui confient, et on se doute bien que l’héroïne Chaika et ses sœurs a sont confrontées au problème de leur totale instrumentalisation, et surtout à la question « et après ? » Notre Chaika met du temps avant d’avoir une existence propre en dehors de la fonction qu’elle a reçue, et il y a un réel problème d’identité qui survient quand on réalise que « Chaika » n’est pas un nom mais…celui d’une fonction, justement. Au-delà de tout ce sous-texte stimulant, Chaika peut être aussi très drôle, et émouvant. J’aurais aimé que la fin soit moins brusquée, mais sinon c’est un véritable coup de cœur et l’une de mes séries préférées de l’année.

Dance with Devils (2015) – 8

DwD

Sans conteste, le meilleur anime basé sur un otome game réalisé à ce jour. C’est bien mis en scène, et bien écrit. Les personnages sont attachants, l’héroïne a une personnalité, elle clame son indépendance et le pouvoir de choisir son destin, il y a un OTP, et l’intrigue progresse à un bon rythme jusqu’au climax sans fillers inutiles. L’anime se paie aussi le luxe d’être une comédie musicale, et tous les moments clés de l’intrigue sont traduits en chansons accompagnées de chorégraphies, de costumes et de décors originaux. Je n’osais plus espérer de voir sortir un anime d’otoge vraiment compétent et divertissant du début jusqu’à la fin, mais c’est enfin arrivé. 

Fushigi Yugi (1995/1996) – 8

FY

Probablement irregardable aujourd’hui tellement c’est daté, Fushigi Yugi n’en reste pas moins le shoujo épique (et accessoirement, l’anime) par lequel tout a commencé. Et rien que pour ça, et pour le degré d’obsession dans lequel il m’a plongé pendant une grosse partie de mon adolescence, il aura toujours une place spéciale dans ma mémoire.

Inu X Boku Secret Service (2012) – 7

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Un anime un peu particulier, à prendre avec des pincettes en ayant conscience que les choses deviennent intéressantes seulement à la fin, heureusement suffisamment tôt pour sauver l’intrigue principale. Les personnages secondaires ne connaissent pas le même sort et sont largement sous-exploités pour certains, tandis que d’autres qui sont de vrais clichés sur pattes sont beaucoup trop présents. A fuir si vous n’appréciez pas un certain type de fétichisme typiquement Japonais, mais si ça ne vous dérange pas où si vous appréciez ce type d’humour ça vaut largement la peine de donner une chance à l’anime.

Kabaneri of the Iron Fortress (2016) – 7

KnK

Bien réalisée par Araki qui est un maître de la mise en scène épique, cette série exploite les mêmes idées que Shingeki no Kyojin (l’humanité est poussée dans ses derniers retranchements par des sortes de zombies), mais avec ses originalités. Elle adopte un univers steampunk/shogunat très riche, exploite intelligemment le potentiel des trains fortifiés dans lesquels voyagent les survivants, et développe un aspect de l’apocalypse de zombies en particulier : la paranoïa. Ils montrent ce qui peut arriver quand le doute et la peur se répandent en cas d’épidémie, et les comportements extrêmes qui en résultent (ça n’est pas sans rappeler les effets de la Peste noire, qui a rendu les gens complètement fous au Moyen-Âge). Malheureusement Araki a du faire avec un gros handicap qui entrave beaucoup d’animes ambitieux : le manque de temps. 12 épisodes et aucune assurance de pouvoir développer une seconde saison l’ont conduit à précipiter l’intrigue, et ça l’empêche d’approfondir pas mal de choses (entre autres : les personnages secondaires, les relations entre les personnages principaux, le système politique en place, le build-up de l’antagoniste, les règles qui régissent les hybrides zombies/humains…). Le dernier arc en souffre le plus, même s’il se termine en beauté. La fin ouverte laisse espérer qu’une suite sera produite mais rien n’est moins sûr.

Kaleido Star (2004) – 9

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La jeune Sora part de zéro et monte les échelons en travaillant comme une forcenée pour devenir une star du fameux cirque Kaleido Stage. C’est du shonen de sport avec une fille au lieu d’un garçon, et rarement j’ai été aussi investie dans ce type d’histoire, pourtant linéaire. Les performances sont exceptionnelles, les personnages marquent durablement, et il n’y a pas beaucoup d’animes qui peuvent se targuer d’avoir des moments aussi forts que ceux où Sora et Layla joignent leur talent pour livrer les plus beaux des spectacles. 

Kamisama No Inai Nichiyoubi (2013) – 7

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Un road-trip émotionnel organisé en patchwork d’intrigues qui suit une bande de personnages au lourd bagage dans un monde en voie de disparition. C’est de toute évidence une œuvre inachevée qui nous laisse sur le sentiment que seulement une part du potentiel du scénario a été exploité, mais ça vaut largement la peine de lui laisser une chance rien que pour son atmosphère captivante et son impact émotionnel. 

Kekkai Sensen (2015) – 8

Kekkaisen

12 épisodes d’action nerveuse dans une cité où toutes les monstruosités imaginables (et inimaginables) se promènent plus ou moins librement. Si la série est impressionnante sur le plan formel, elle pêche un peu par gourmandise sur le fond. A force de vouloir couvrir trop de personnages, de tons et d’intrigues, elle nous laisse sur notre faim. Mais si Kekkai Sensen ne parvient pas à terminer correctement toutes les pistes lancées, certains de ses épisodes sont exceptionnels, et tous les personnages ont quelque chose d’intéressant à raconter. Et bien sûr la mise en scène de Rie Matsumoto vaut toujours le déplacement. 

Kill La Kill (2014) – 9

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Trigger réinvente le Battle-Shonen (centré sur le combat d’arène) en jouant avec ses codes les plus classiques pour composer une oeuvre créative, toujours en ébullition, imprévisible et sans temps morts. Le scénario peut apparaître un peu hasardeux au premier abord, mais tout est soigneusement calculé pour culminer dans un final impressionnant. C’est très divertissant, il y a de l’action quasiment en permanence et c’est bien écrit. Une bonne entrée en matière pour ceux qui veulent découvrir le travail d’Imaishi ou ceux qui veulent simplement profiter d’une bonne dose de fun.

Kyoukai No Kanata + Shinonome (2013) – 7

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A priori on dirait que ça privilégie le style au détriment de la substance, mais c’est plus ingénieux que ça en a l’air. Excellents personnages secondaires, combats parfaitement chorégraphiés, mythologie un peu confuse mais qui se dévoile facilement pour peu qu’on soit motivé pour regarder plusieurs fois les épisodes d’un œil différent. Des scènes et même des épisodes entiers sont exceptionnels et élèvent l’anime au-dessus de la moyenne.

Kyousogiga (2013) – 9

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Un exemple d’anime parfait auquel je n’ai absolument rien à redire, mais qui a pourtant échoué à me toucher suffisamment pour que je lui accorde une place particulière dans mon expérience de visionnage. Mais ne laissez pas mon manque d’enthousiasme vous décourager, c’est un travail d’une grande finesse visuelle et scénaristique qui donne du sens à l’expression « chaos organisé », et qui explore le thème de la famille de manière juste et originale.

Log Horizon (2014) – 6

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Une alternative à SAO qui explore une problématique autrement plus intéressante : comment reconstituer une civilisation dans un jeu vidéo où les joueurs ont été aspirés ? Même s’ils ne nous épargnent pas tous les clichés attendus d’un anime de ce type le sujet a vraiment bien été réfléchi par ses concepteurs qui se sont posés de bonnes questions (comment gérer telle ou telle crise qui va se manifester ?) et à travers le travail introspectif de Shiroe et la mise en œuvre de sa stratégie économique et politique on assiste à la naissance d’un dirigeant. Malheureusement l’anime a un peu trop tendance à se reposer sur ses lauriers et oublie qu’il faut continuer à remettre en cause le statu quo pour ne pas s’enliser. Mais ça reste majoritairement une réussite, et l’on ne peut que se réjouir de cette initiative de proposer autre chose que la quête héroïque traditionnelle.

Mahouka Kouko no Rettousei (2014) – 1

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Une daube tellement répugnante que même les autres daubes où des Gary Stus sauvent leur patrie en couchant avec leur petite sœur la considèrent comme infréquentable et ne veulent pas être fourrées dans le même panier. C’est pro-militaire et pro-guerre, fasciste jusqu’au bout des ongles, raciste, sexiste, manichéen. Et même pire : c’est ennuyeux. Très, très ennuyeux. 26 épisodes de blah blah prétentieux et de mauvaise action. A éviter comme la peste. 

Myriad Colors Phantom World (2016) – 5

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Une histoire de fantômes ultra basique enrobée dans un packaging de harem de fantasy pour la rendre plus attractive. Et ça pouvait marcher, mais ça s’écoute trop parler (l’amour de l’auteur pour les anecdotes scientifiques vues et revues est pénible, si un autre anime me parle du chat de Schrödinger je rage-quit) et surtout ce n’est pas assez barré ou inventif pour être plus qu’un divertissement anodin, rarement inspiré, souvent médiocre. Les deux héros sont sous-développés, alors que d’autres personnages secondaires complètement inutiles auraient pu être rayés du scénario à leur profit. Il est aussi évident que l’anime ne serait rien sans le travail de KyoAni. Certains épisodes sont absolument adorables, les couleurs sont vives et chaleureuses, et c’est ce qui m’a fait revenir même si je ne me suis presque jamais sentie impliquée dans l’histoire. Enfin, la majorité des épisodes sont des fillers qui ne font rien avancer, et c’est pour ça que lorsqu’ ils introduisent un développement majeur à la fin qui aurai dû être soigneusement construit depuis le début, sa résolution n’a aucun impact. Myriad Colors Phantom World est l’équivalent d’une barbe à papa : c’est coloré, ça fait envie, c’est sucré tant qu’on l’a dans la bouche, mais toute sa substance s’évapore une fois consommée, et n’a aucune durabilité.

Noragami + Aragoto (2014/2015) – 8

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Je ne savais pas à quoi m’attendre en lançant cette tragi-comédie surnaturelle et j’ai été très agréablement surprise par le charisme de Yato, le dieu errant avec qui personne ne veux s’associer, par celui de Hyori, une lycéenne fan de combats de lutte qui se retrouve coincée entre deux mondes et par leurs nouveaux camarades divins plus ou moins déjantés. J’ai eu (comme beaucoup) plus de mal avec Yukine et sa crise d’adolescence, mais la manière dont c’est résolu m’a suffisamment satisfaite pour que je me réconcilie avec ce personnage. La seconde saison a un ton plus dramatique. Elle approfondi l’histoire de certains dieux qui entourent nos héros, et nous révèle plus de choses sur le passé de Yato tout en faisant évoluer son caractère et sa relation avec Hiyori et Yukine. La fin laisse beaucoup de questions en suspend, et nous n’avons plus qu’à espérer qu’une troisième saison sera produite.

Ookami-San (2010) – DNF/4

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Les deux premiers épisodes était assez intéressants, mais on s’aperçoit vite de la pauvreté de l’histoire (y-en a-t-il une ?) et des personnages, dont la personnalité et les motivations peuvent se résumer sur un quart de feuille de papier toilette, et encore. Sans compter que pour une raison obscure, quasiment TOUT ce qui se passe dans l’anime, sous nos yeux, est commenté par une voix-off qui devient pesante et envahissante à force. A tel point que lorsque les personnages parlent entre eux, on ne peut même pas écouter correctement ce qu’ils disent puisque la voix-off se met à nous analyser la scène par dessus ! C’est invraisemblable, on se demande même s’ils ont réfléchi un minimum à la pertinence de ce procédé avant de diffuser les épisodes. Bref un conseil : passez votre chemin.

Otoume Youkai Zakuro (2010) – 8

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Les apparences sont trompeuses, comme l’indique l’introduction envoûtante de cet anime (suis-je une fée, suis-je un ogre ?). Il se présente comme une sorte de reverse harem où les héroïnes sont des yokais et les prétendants des officiers de l’armée, mais c’est en réalité une véritable exploration du thème de la monstruosité avec un brin de Pride and Prejudice mixé dans le lot (nous avons le couple Jane/Bingley, le couple Eliza/Darcy et les petites soeurs, en quelque sorte). Un peu trop court pour prendre une réelle ampleur, l’anime réussit néanmoins à répondre à toutes les principales questions posées et à conclure son histoire sur une note satisfaisante. Si vous avez envie d’une aventure épique où ce sont les femmes qui combattent pour protéger ceux qu’elles aiment, ne cherchez plus !

Red Data Girl (2013) – 5

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Ce qui me gêne le plus avec cet anime sur une ado recluse possédée par une déesse, c’est qu’en plus de ne pas chercher à divertir il laisse complètement son spectateur sur le bord du chemin en partant du présupposé qu’il en connaît déjà assez sur la culture shinto et les romans adaptés pour se passer d’explications. La qualité de l’animation fait illusion au début mais au fur et à mesure on se rend compte du manichéisme du scénario, de l’intolérance de ses personnages antipathiques et de la faiblesse de la narration. La fin laisse frustré sur beaucoup de questions laissées sans réponses et je crois que j’ai rarement été aussi peu investie émotionnellement dans un anime en arrivant au dernier épisode. Je dévorais les premiers épisodes, mais mon intérêt s’est lentement étriqué et j’ai terminé la série avec un mauvais goût dans la bouche.

Rokka no Yuusha (2015) – 6

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Ce qui commence comme une quête héroïque plutôt classique (une bande de guerriers élus dans le cadre d’une prophétie doivent joindre leurs forces pour aller affronter les démons qui menacent l’humanité) se transforme vite en chasse à l’homme mêlée de whodunit lorsque les héros réalisent qu’un traitre se cache parmi eux. Malheureusement, malgré ce bon concept et de sérieux efforts dans la mise en scène, cette série n’a pas les moyens de ses ambitions et a deux problèmes difficiles à ignorer : d’abord l’animation en computer ghraphics des monstres est juste ignoble et sort le spectateur de l’action, et ensuite seulement le tout début du scénario des romans est adapté dans l’anime, qui se termine sur un cliffhanger frustrant. Ces défaillances de fond et de forme ne suffisent pas à gâcher ce qui est autrement une solide série d’action, de fantasy et de mystère, mais c’est mieux de savoir à quoi s’attendre avant de commencer pour ne pas être trop déçu. 

Rozen Maiden (2013) – 8

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Cette exploration d’une réalité alternative où Jun aurait refusé de recevoir les Rozen Maiden et réussi à sortir de sa condition de Hikikomori place en retrait les combats et le fanservice pour se concentrer sur la psychologie des personnages. L’idée est plus d’explorer comment Jun va réussir à sortir de sa dépression et réussir à trouver sa place dans la société que de développer la quête des Rozen Maiden. Cet anime peu commun a des adultes très développés pour protagonistes, et surtout un héros dont les préoccupations ont quelque chose de terriblement réaliste malgré la touche de surnaturel. Mais le plus passionnant vient des deux antagonistes : Suigintou et Kirakishou. L’une a une relation avec sa maîtresse très originale et assez bouleversante (dommage que la fin laisse cette partie du scénario inachevée) tandis que l’autre est une poupée sans corps matériel qui cherche désespérément à capturer le héros pour en faire son maître et rester toujours avec lui dans une relation forcément morbide. C’est certes un anime qui parle de poupées, mais avec des thématiques adultes.

Ryuugajou Nanana no Maizoukin (2014) – DNF/5

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Nanana est un exemple classique de la manière dont on peut rater une bonne recette en balançant tous les ingrédients dans un mixer n’importe comment. Cette adaptation de LN avait du potentiel et une idée assez originale pour retenir l’attention : nos héros se lancent dans une chasse au trésor aux proportions démesurées sur une île entièrement artificielle bourrée de pièges, de labyrinthes et d’énigmes à résoudre, avec à la clé des artefacts aux pouvoirs incroyables. Mais deux problèmes principaux l’ont entraîné vers le bas, de une il fait beaucoup trop de concessions au genre harem (au début ça passe bien parce que c’est drôle, mais vers la moitié de la série ça commence à devenir très lourd), et de deux le rythme et la narration sont d’une grande incohérence. L’héroïne est criminellement sous-exploitée, les motivations du héros sont trop confuses, et beaucoup trop de temps est accordé à des personnages et des intrigues secondaires lambda qui n’avancent pas le scénario d’un pouce. Rapidement on réalise que tout ça ne mène à nulle part, et en effet à la fin rien d’important n’est résolu : on a juste du teasing pour une seconde saison qui n’arrivera jamais. Du gâchis. 

Soredemo, Sekai Wa Utsukushii (2014) – DNF/4

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Soredemo essaie de faire revivre le shoujo de fantasy avec un monde imaginaire où la princesse de la pluie doit épouser l’empereur du soleil pour des raisons diplomatiques. Je suis à fond pour ce genre d’idée…à condition de la matérialiser avec un minimum d’intelligence. On a besoin d’antagonistes faciles à détester ? Diabolisons le clergé ! L’héroïne débarque dans la ville de son futur incognito ? Vite ! Mettons en travers de son chemin d’embarrassants clichés de voyous ! Mais le pire crime qu’a commis l’anime à mes yeux est d’avoir fait de son héros un total mufle qui ne traite pas correctement sa fiancée, me donnant des flashbacks de la Mégère Apprivoisée. La princesse n’est jamais respectée selon son rang (on a du mal à croire qu’elle vient d’un royaume voisin qui a le pouvoir de faire pleuvoir) et c’est elle qui doit constamment faire des efforts pour prouver sa valeur et faire marcher le couple, rarement l’inverse. Le manque d’imagination et criant, et le déséquilibre qui règne au sein du couple principal m’a vite exaspéré. 

Tokyo Ravens (2014) – 7

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A priori rien de spécial, Tokyo Ravens a l’air d’être une énième adaptation de LN de Fantasy avec un héros « élu » qui a des pouvoirs et intègre une école magique remplie de jolies filles prêtes à tomber dans ses bras, mais en fait c’est moins cliché et plus complexe que ça en a l’air. Tokyo Ravens dévoue beaucoup de temps à construire son univers basé sur la discipline de l’Onmyodo (sorte de shamanisme japonais), ses nombreux personnages, leurs relations, et bien sûr les enjeux en cause. C’est vrai que ça prend un peu de temps, mais à chaque fois qu’un arc se termine le résultat est toujours spectaculaire. L’anime a aussi d’autres qualités appréciables : ses personnages sont très sympathiques et ont une bonne alchimie, les combats sont bien chorégraphiés et ont souvent quelque chose d’épique, et la romance entre Harutora et son amie d’enfance a son lot de surprises. Ce n’est pas ce que j’appellerai un incontournable, mais ça a été une très bonne surprise.

Vision of Escaflowne (1996) – 8

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Parfaitement réalisé, Escaflowne est aussi épique que sa réputation le laisse croire, a très bien résisté à l’épreuve du temps et mérite son statut de classique. Le rythme est haletant du début jusqu’à la fin, avec deux conséquences : on ne s’ennuie jamais, mais ça empêche les personnages de prendre le temps de réfléchir sur leurs désirs et d’avoir des interactions un peu détendues (jamais l’absence de fillers ne s’est faite aussi durement sentir dans un anime). Mais même avec ce problème, le scénario de fond sur la guerre dans un monde de fantasy est très bien développé et les messages sont intemporels. Escaflowne n’est pas l’anime parfait, mais il place la barre très haut.

Witchcraft Works (2014) – 7

WCW

C’est une comédie très efficace et une romance originale (les rôles sont inversés) qui déborde de personnages hauts en couleurs et les exploite très bien. Le monde dans lequel se déroule l’action est fascinant, grouillant de détails et de vie, et la guerre civile entre les différentes factions de sorcières donne lieu à des scènes de combats très créatives. C’est juste un peu dommage qu’ils n’aient pas pu couvrir plus d’arcs du manga faute de temps, et Witchcraft Works rejoint la longue liste des animes qui mériteraient une seconde saison.