Pilotathon des Pilotes d’Hiver 2018

Aaaaaah pourquoi tous les bons SOL/Iyashikei sortent en même temps ?

C’est le retour du Politathon, autrement dit j’ai regardé à peu près toutes les nouveautés. Je n’ai pas inclus les suites, mais je pense regarder Card Captor Sakura Clear Card (déjà testé, ça démarre bien) et Zoku Touken Ranbu HanamaruCliquez sur les titres pour retrouver les animes listés en simulcast (attention, ceux licenciés par feu Amazon Strike ne sont pas sortis pour toutes les régions et on ne sait pas trop comment ils vont gérer leur catalogue à l’avenir). 

Non couverts : Killing Bites, Takunomi, Beatless, The Ryuo’s Work is Never Done, How to Keep a Mummy, Ito juni Collection, Hakyuu Houshin Engi

Validés

A Place Further than the UniversePremière grosse bonne surprise de la saison. En retrouvant un vieux journal, Mari réalise qu’elle est en train de passer à côté de sa jeunesse. Toute seule elle a du mal à se lancer, mais tout change lorsqu’elle croise la route de Shirase, la fille d’une exploratrice qui organise un voyage en Antarctique.  L’arc de Mari, qui a beaucoup de mal à se lancer dans un projet et à sortir de sa zone de confort m’a tellement touché que ça ne m’étonnerait pas si je fonds en larmes devant ses futures péripéties. Et Shirase est doublée par HanaKana, si vous n’aviez pas assez de bonnes raisons pour regarder ce show. 

IDOLiSH7Ça y est, les shows à idoles masculines sont enfin bons. Scénario, dialogues, alchimie, charisme, animation, toutes les bases sont maîtrisées, et IDOLish7 a quelque chose en plus que j’adore :  du DRAMA. Je me délecte de ces tensions qui pimentent les trois premiers épisodes. L’héroïne est la fille du directeur de l’agence et ses compétences sont mises à l’épreuve, la team rivale TRIGGER du groupe central est délicieusement agressive, et les personnalités contrastées des membres d’IDOLiSH7 apportent du challenge à leur cohésion. En bonus, chacun a son lot de drame personnel. Riku est le frère d’un chanteur de TRIGGER et se sent abandonné, Yamato est motivé par la vengeance, Mitsuki arrive dans le groupe après une série d’échecs, etc. C’est aussi bien réalisé (impeccable adaptation des séduisants designs d’Arina Tanemura), et plein d’humour et de tension romantique. Où est le quatrième épisode ?

Yuru CampUn anime qui porte très bien son titre (« Camp Détente »), sur des filles qui forment un club de camping. Ce pilote ne présente que deux de ses protagonistes, la stoïque Rin et la tête en l’air Nadeshiko, qui ont déjà une bonne alchimie. Ils ne réinventent pas la recette du slice-of-life, mais elle est très bien exécutée (et très bien animée avec de beaux backgrounds en fond), ce qui est déjà un accomplissement. Je ne me suis ennuyée à aucun moment malgré le peu d’action et d’interactions, et ce n’est pas rien pour un show majoritairement contemplatif et méditatif. Pour ceux qui cherchent quelque chose de cosy pour se détendre. 

Minuscule  – Ouh la nostalgie. Plus que l’abomination de Sony qui va sortir pour « adapter » Pierre Lapin (je n’ai même pas envie de lier vers le trailer tellement ça me déprime) c’est ce show qui me replonge dans les petits univers des auteurs qui ont suivi l’influence de Beatrix Potter. Le pilote se découpe en deux partie, la première suit nos deux héroïnes sur la piste d’un oiseau de légende, et la seconde à travers une ville portuaire commerçante où elles font leurs emplettes. Chacune présente très bien la personnalité de Hakumei et Mikochi, des habitantes de la forêt dans un monde où les humains sont remplacés par des petits êtres minuscules qui ont un tout autre rapport avec les animaux, doués de la parole (sauf les poissons et crustacés apparemment, qui sont chassés ? Ce n’est pas très clair).  Ça m’a un peu rappelé Little Witch Academia, dans la mesure où c’est un nouvel anime que je pourrais conseiller à absolument n’importe qui. Pour ceux qui veulent faire le tri parmi la masse d’animes mignons et décontractés, celui-là se rapproche le plus de la formule de l’Iyashikei pur, et certaines scènes m’ont même rappelé ARIA. A bon entendeur…

 

Violet EvergardenÇa fait longtemps que j’attends cette adaptation, et vu comment elle a été montrée et promue nombre de fois avec succès avant sa première diffusion au grand public, mes attentes étaient très élevées. Pour l’instant, je ne suis pas déçue. J’ai beaucoup aimé l’anime précédent de ce réalisateur, Beyond the Boundaries, et celui-là a un thème central similaire : une héroïne utilisée pour la violence qui a vécu longtemps comme un instrument va apprendre à être libre, tout en apprenant à aimer (en fait dans les deux cas c’est plus « réapprendre » après un gros traumatisme, mais Violet n’en n’est pas consciente). Cet épisode d’introduction est remarquablement efficace, il pose son univers rétrofuturiste, présente ses idées principales et même un bon paquet de protagonistes de manière naturelle et hautement cinématographique. Le savoir-faire de Kyoto Animation est mis au service d’une histoire à une échelle un peu plus universelle que ce qu’ils font habituellement, et ça ne m’étonnerait pas que Violet devienne un de leurs hits les plus visibles sur le plan international. Pour l’instant c’est difficile de me faire une opinion un peu plus arrêtée, l’anime commence à peine, et nous verrons si ce sera une véritable aventure ou quelque chose de plus classique avec une petite histoire par épisode. 

Test des trois épisodes

 

Devilman CrybabyLes démons sont en train de semer le trouble sur Terre en prenant possession d’humains. Le calculateur Ryo décide de faire une expérimentation sur son ami d’enfance pleurnichard Akira en le fusionnant avec un démon, et surprise : Akira maîtrise le mythique Amon, pour devenir le monstrueux justicier Devilman. C’est un bon anime, mais je me souviens avoir pleuré (…come un bébé ? Hé) devant Kaiba (autre anime réalisé par Yuasa), et pour l’instant Devilman ne m’a pas touché de la même façon. J’aime bien, mais je ne « rentre pas dedans ». Ça me rappelle un peu The Woman Called Fujiko Mine : superbe réalisation, modernisation d’un titre culte, relative indifférence de ma part. J’ai vu une poignée d’épisodes, pour l’instant les personnages qui m’intriguent le plus sont Miko et Ryo, les autres…eh. Je pense que ça vaut le coup d’œil pour la réalisation, mais sinon le scénario derrière…c’est du Go Nagai qui remonte aux années 70, et qui accuse son âge. Tout le monde est obsédé par les drogues, ce type de violence exacerbée et de sexualité débridée n’a plus grand chose d’excitant ni de « démoniaque » (je me suis surprise à penser que la soirée de Sabbath pré-implosion est à peu près l’équivalent de clips de pop qu’on peut voir sur Youtube), être sataniste relève aujourd’hui du gimmick edgy, et la révolution sexuelle des années 60/70 qui se reflète dans la transformation en démon me paraît bien dépassée en 2017. Devilman Crybaby peut avoir une résonance malgré cela (et d’ailleurs c’est le cas) grâce à ses idées sur le bien et le mal qui résistent au passage du temps. Mais je suis certaine que si Masaaki Yuasa n’était pas le réalisateur, je n’aurais pas été beaucoup plus loin que le pilote. 

 

School BabysittersKotarou et Ryou ont perdu leurs parents, et son recueillis par la directrice de leur nouvelle école qui propose un deal à l’aîné : elle lui offre le gîte et le couvert, et en échange il participe au « Babysitter club » et s’occupe des enfants des profs, en plus de son petit frère. J’ai été surprise par la qualité de cette adaptation, les shoujos n’ont pas toujours droit à ce niveau de détail et de soin dans l’animation. Visiblement le staff a été inspiré par le sujet : les enfants, et leurs expressions et mouvements sont très bien (et adorablement) rendus. Je recommande absolument pour les gens qui aiment bien les animes avec des enfants espiègles comme Aishiteruze Baby ou Sweetness and Lightening. 

 

Dame X Prince Anime Caravan – DamePri (à comprendre « damé prince », autrement dit « mauvais prince »), est au reverse-harem tirés de jeux ce que Noucome représentait pour les harems tirés de LN : une bonne parodie. Le seul objectif de la princesse Ani est de protéger son petit royaume rural, et elle est confrontée aux princes des nations voisines. Le truc c’est que ces princes sont des crétins finis, et entre le crétin narcissique, et le crétin manipulé par son ministre, son cœur ne balance pas du tout. Leurs interactions sont hilarantes, chaque prétendant correspond à un stéréotype d’otoge qu’on connaît par cœur (l’ami d’enfance, l' »Oresama Douchebag », le prince délicat, le Don Juan, et dans le prochain épisode on rencontrera le Yandere : il ne manque que le pseudo-frère frustré pour parfaire le tableau) et l’héroïne n’hésite pas à s’en moquer, ce qui la rend immédiatement sympathique. La production de l’anime est très modeste, mais ils utilisent leurs influences RPG/Fantasy pour créer quelque chose d’immédiatement familier et évocateur qui suffit pour planter le décor. J’espère que la suite aura autant de bons gags, si c’est le cas on tient une solide comédie. 

 

Sanrio Boys – Ce show commence exactement comme A Place Further than the Universe : le héros sent qu’il est en train de passer à côté de sa jeunesse, et cherche quelque chose qui le fasse briller. Mais au lieu d’aller en Antarctique, lui et ses nouveaux amis assument leur passion pour les mascottes mignonnes, quoi qu’en pense les autres. Bien sûr il ne s’agit pas de n’importe quelles mascottes, le show ne nous laisse jamais oublier qu’il a des intentions mercantiles, mais j’ai trouvé ça suffisamment charmant et drôle (et même touchant avec l’histoire de la grand-mère, depuis quand les animes promotionnels sont aussi tristes ?) pour mériter d’être vu comme une série à part entière, et pas juste une longue publicité. 

Karakai Jozu no Takagi-sanTakagi et Nishikata se livrent une guerre sans merci à l’école pour savoir qui parviendra à taquiner l’autre en premier. Malheureusement pour Nishikata, Takagi est un véritable maître de la malice et réussit toujours à avoir le dessus. Nishikata parviendra-t-il un jour à gagner ? Takagi-san est un mélange de comédie et de romance qui rappelle beaucoup Tonari no Sekki-kun, tant le concept est similaire. La romance est juste un peu plus appuyée ici, sans pour autant dépasser le…teasing. Je ne pense pas que ce style d’humour plaira à tout le monde mais il fonctionne pour moi. Et en bonus le spin-off amusant Demain c’est Samedi sur trois camarades de nos héros qui rentrent ensemble le soir est adapté à la fin, après le générique. 

 

Record of Gancrest WarDes nations en guerre, des démons qui profitent de l’instabilité des pouvoirs en place, des chevaliers, des lords, un héros dévoué à une noble cause, des mages, des tyrans, un artefact magique puissant qu’il faut améliorer en gagnant des combats, il ne manque que quelques créatures imaginaires (elfes, dragons, nains…) pour que le tableau classique de High Fantasy soit complet. Les choses avancent vite dans ce pilote qui commence par un mariage politique raté, et se termine par une alliance politique réussie. Je suis un peu déçue par les visuels, c’est assez bien fait mais les designs sont remarquablement génériques (Theo ressemble à n’importe quel héros de RPG) et aucun personnage ni développement scénaristique ne brille par son originalité. Le show n’est pas ennuyeux pour autant, Sulica est une héroïne dynamique pleine de répondant facile à apprécier, et l’anime met immédiatement en place des scènes d’action suffisamment tendues pour apporter un souffle épique. Ça m’intéresse de continuer un peu pour voir comment la série va évoluer. 

 

Darling  in the FranXX Facilement l’une des plus belles productions de la saison avec Devilman et Violet Evergarden. Mais je ne peux pas ignorer complètement l’écriture, et c’est là que ça risque de flancher. DarliFra invoque beaucoup de thèmes familiers qu’on a déjà vu dans d’autres shows comme l’alchimie entre pilotes (Simoun, Aquarion EVOL, Buddy Complex…), les enfants conçus et utilisés comme armes de guerre (je ne fais pas de liste sinon on y est encore demain), le totalitarisme futuriste très formel à la Star Wars, etc. On a même droit à de vieux clichés d’un goût douteux, que j’espère voir disparaître définitivement dans les prochains épisodes. Je n’ai rien contre la présentation sexy des pilotes, mais comme Citrus DarliFra a trop tendance à flirter avec la violence sexuelle pour que je le laisse passer. Bref, pour l’instant j’ai un peu de mal à voir ce que cet anime apporte de nouveau, designs de méchas féminins mis à part (et je l’admet, ils sont aussi beaux que je l’espérais). Un autre élément qui a du mal à me convaincre est l’écriture de la narration, et des dialogues. Entre les envolées emo du héros sur les oiseaux en cage et les grandes déclarations fracassantes de l’héroïne on était à la limite du cheesy, et si ça convient bien à du pur Trigger, j’ai un peu plus de mal à l’apprécier dans une collaboration avec des auteurs qui ont un style beaucoup moins Over The Top. Je reviendrai pour la suite, et j’espère qu’elle corrigera le tir. 

Pas pour moi, peut-être pour vous ?

 

Slow Start – Inexplicablement bien animé (j’étais hypnotisée par la fluidité des séquences), ce slice-of-life étire péniblement son scénario qui tiendrait sur une demi-feuille de papier toilette sur vingt douloureuses minutes. Hana Moeblob rentre au lycée et se fait des amies. Toutes ont à peine l’air de sortir de l’école primaire et n’ont rien à dire hormis les platitudes les plus plates et les gentillesses les plus fades. Le néant total. Il y a tellement de choses à faire de plus intéressant que de regarder ça, sauf si vous nourrissez une passion pour ce type d’animation moe incroyablement léchée. 

 

Mrs Koizumi Loves Ramen NoodlesUne lycéenne solitaire adore les ramens et en déguste régulièrement dans divers restaurants. L’une de ses camarades qui veut désespérément devenir son amie décide de partager cette passion pour se rapprocher d’elle. Ce n’est pas un mauvais show, plusieurs répliques m’ont fait rire, mais je trouve déjà les situations mises en scène répétitives, et honnêtement je ne sais pas si j’ai envie de tout savoir sur la préparation des ramens dans les moindres détails, amoureusement relatés par l’héroïne. Je pense que ce show plaira aux amateurs inconditionnels de food-porn et de ramens, mais pour les autres il n’y a pas grand-chose à en tirer.  

Mitsuboshi Colors – Je suppose que l’appréciation d’un slice-of-life peut être aussi subjective que celle d’une comédie. Mitsuboshi Colors est bien réalisé, avec suffisamment d’idées créatives pour se sortir du lot, et pourtant je me suis beaucoup ennuyée devant ce pilote. Je n’ai rien de spécial à lui reprocher, au contraire : il capture très bien cette période de l’enfance où un petit quartier commerçant devient un univers à explorer, une petite cabane dans un parc est le quartier général d’où les opérations se décident, et des petits riens sont de grandes aventures. Et pourtant je n’accroche pas. Aucun des trois personnages principaux ne m’intéresse, les gags ne me font pas rire et j’ai eu envie de regarder autre chose pendant tout l’épisode. Mieux vaut ne pas insister. 

 

Hakata Tonkotsu RamensUne série d’action et suspense sur des tueurs à gages dans une ville où ce métier est largement répandu. Cette particularité mise à part, c’est assez classique et ça me fait beaucoup penser à un buddy movie avec un duo central improbable. Le ton désinvolte, le style visuel vaguement edgy et le jeune âge des protagonistes me fait penser que ça vise en priorité les ados en quête d’excitation, dans un univers qui reste au fond rassurant pour eux avec les méchants tueurs d’un côté et les gentils tueurs de l’autre (en dépit de l’apparente volonté de brouiller la morale).  C’est honnête et plutôt bien écrit, mais je ne vois pas ce show étonner qui que ce soit. 

 

Citrus – Du soap adolescent qui penche un peu trop vers l’exploitation à mon goût. Ils abordent des sujets pertinents, comme la remise en question de l’idéal de la femme japonaise promu dans le nouveau lycée pour filles de l’héroïne. Il est imposé à Yuzu qui refuse d’abandonner son style trendy, et à sa nouvelle demi-sœur, fiancée visiblement de force à un goujat. Au fond je pense que cette série veut sincèrement parler d’anti-conformisme, mais il se présente de manière tellement limite (le pilote compte pas moins de trois scènes d’agression sexuelle assez violentes) que ça vient sérieusement interroger sur ses intentions. Je pense que j’aurais moins de problèmes avec le show s’ils choisissaient d’assumer la violence sexuelle ou de l’éliminer totalement, mais ils se casent dans une espèce d’entre-deux pas très net où elle est très romantisée, et sensualisée comme dans un shoujo old school. Ça ne m’étonnerait pas que la série s’améliore si les rapports entre Yuzu et Mei deviennent plus consensuels et respectueux, mais on part d’assez bas. 

After the Rain Welp. Cette introduction est une brillante réussite artistique et quelques éléments de l’intrigue m’interpellent, comme cette blessure de l’héroïne qui a arrêté de faire de la course, mais je n’adhère pas du tout, mais alors pas du tout à la romance. Déjà par principe une héroïne de seize ans qui essaie de séduire son manager divorcé de 45 ans n’est pas le genre de scénario qui m’attire, mais en plus ce pilote nous place systématiquement dans la tête du manager, et au lieu de faire la même chose avec Akira, l’adolescente est constamment l’objet d’une mise en scène glamour, avec une caméra amoureuse de son élégance, de ses yeux, de ses cheveux. Pour me vendre une romance avec un écart d’âge aussi considérable aggravée par le lien de subordination entre les protagonistes, il y a intérêt à me faire accepter l’authenticité des sentiments et de la relation. After the Rain y parvient un peu (la scène de flashback allait dans ce sens) mais cette manière très sensuelle de présenter Akira, d’insister que c’est elle qui initie la relation, et de montrer son manager sous l’angle le plus inoffensif possible tout en essayant furieusement de le rendre sympathique en nous donnant accès à ses pensées m’envoie des signaux inquiétants et contradictoires. J’ai trop en tête les nombreuses fois où j’ai vu ce type de relation défendue par le fameux « mais c’est elle qui me faisait des avances » à propos de filles de 14/16 ans pour ignorer que c’est exactement la logique en train de se mettre en place dans cet anime. Dommage, il est vraiment bien fait. 

Katana MaidensMai et Kanami sont des « toji », des adolescentes-prêtresses-guerrières qui affrontent des monstres à l’aide de katanas dont elles révèlent la puissance cachée. Elles sont sélectionnées pour représenter leur école au prochain tournois inter-scolaire. Pas grand-chose à dire sur cette nouveauté qui n’a elle-même…pas grand-chose à dire. C’est un cran au-dessus des précédents animes sur des filles qui combattent des monstres génériques avec des armes spéciales, mais ça ne vole pas bien haut pour autant. Il y a du bon, les duels sont tendus et l’intrigue ne perd pas une seconde pour nous faire rentrer directement dans le vif du sujet (j’ai apprécié qu’on expédie le tournois et qu’on termine sur un cliffhanger), mais c’est poussé vers le bas par des dialogues d’une insipidité redoutable et une écriture des personnages qui ne s’aventure pas au-delà de clichés faciles. 

 

Kokkoku – Mmmmh. J’ai bien peur que ce ne soit qu’une adaptation purement fonctionnelle, qui passe à côté de son potentiel de thriller occasionnellement horrifique. Le manga a quelque chose d’oppressant dès le début, et aussi quelque chose du conte merveilleux qui aurait mal tourné. Ce pilote échoue largement à retranscrire cela, pour plusieurs raisons : d’abord c’est une petite production limitée aux couleurs sales, qui manque de personnalité et de vision artistique. Ensuite, la réécriture fait des choix curieux, comme celui de se débarrasser complètement du prologue surréaliste du manga et d’étirer inutilement la présentation du « monde suspendu ». Et puis il y a l’ED, une suite de shots de fanservice montrant les héroïnes les yeux vides en train de se déshabiller. Le manga contient de la violence physique, verbale et sexuelle, mais c’est présenté comme tel et pas fétichisé. Tout cela cumulé ne me donne pas très envie de suivre cette adaptation, je crois que je me contenterai du manga.  

Nope

 

Death March to the Parallel World Rhapsody – A 29 ans Rando-kun est un programmeur exploité par sa boîte de développement de jeux, et un soir où il est particulièrement à bout il se réveille rajeuni dans une réalité alternative crée à partir des données des RPG sur lesquels il a travaillé. Par pure chance il passe du niveau 1 au niveau 310 en quelques clics. J’ai vu un paquet de ces Isekai, mais rarement aussi vide et crasseux. D’habitude ils essaient de nous accrocher avec des couleurs vives, des pouvoirs magiques flashy et des filles attirantes aux costumes élaborés, mais cet épisode est essentiellement constitué de jargon technique interminable (d’abord informatique, ensuite de jeux vidéo) débité par le protagoniste isolé dans un monde désespérément fake et moche. Bien sûr ils anéantissent la moindre trace d’enjeux : Rando obtient en quelques clics pouvoirs surpuissants, argent et ressources pratiquement illimités.  Et harem. J’ai tiqué au début quand le protagoniste vient en aide à une petite fille et insiste qu’il « n’est pas un lolicon » (il veut un cookie ?) alors qu’on peut constater  dès le générique d’ouverture qu’il sera entouré de gamines pas beaucoup plus âgées qu’elle. Je n’ai même pas envie d’être en colère, à ce stade ça m’inspire surtout de la consternation. 

 

Märchen Mädchen – Je ne sais plus trop quoi faire de ces shows à deux visages. En apparence Märchen Mädchen a tout de l’anime pour jeune ado rêveuse : une héroïne solitaire qui se réfugie compulsivement dans la fiction à chaque fois qu’elle est mal à l’aise, une nouvelle famille dans laquelle elle ne trouve pas sa place, et un portail vers une autre dimension où elle se fait des amies et gagne les pouvoirs d’une princesse de conte de fées. Jusqu’ici tout va bien, mais au beau milieu de son aventure en terre inconnue, Hazuki va prendre un bain, invitée par la directrice de l’école qui semble avoir beaucoup de temps à perdre, et son uniforme disparaît (sans raison) au pire moment possible, quand elle est poursuivie par une nouvelle camarade agressive. Non seulement tout cela n’a aucun sens, mais ça sert de prétexte à une longue scène humiliante où elle se retrouve nue devant les autres au beau milieu du hall de l’école de magie. C’est supposé être du fanservice et de la comédie, mais ça me fait surtout penser à mes pires cauchemars. Arrivé là, le public visé est devenu assez clair, et j’ai laissé tomber sans trop de regrets. Et cette saison a vraiment un problème avec ses ED, celui de Kokkoku était complètement inapproprié, et celui de Märchen est tout aussi malaisant, avec en plus des personnages inconfortablement jeunes.  

???

Pop Team Epic Si Tekyuu et Ai Mai Mii (et Heybot ?) n’étaient pas suffisamment absurdes, référencés et trollesques à votre goût, voilà Pop Team Epic. Je ne sais même pas comment décrire ce… »show », il challenge lui-même constamment toute fixation en quelque chose de précis. Il y a des scènes live, du meta qui explose le 4ème mur, plusieurs « animes dans l’anime », beaucoup de références (Pokémon, Skyrim, Your Name…) et bien sûr une tonne d’humour absurde qui ferait passer les sketchs les plus barrés de Nichijou pour des sketchs très clairement et logiquement construits. Ce n’est pas « bon » ou « mauvais », c’est Pop Team Epic. Et c’est très bien comme ça. 

Meilleur OP : Devilman Crybaby ex aequo avec Pop team Epic

Meilleur ED : Card Captor Sakura Clear Card

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