Preview des animes d’Eté 2017

L’été 2017 sera…original, pour ne pas dire bizarre. Nous avons une série sur un footballer obsédé par la propreté qui refuse de toucher un ballon sans gants, des lycéens qui jouent à question pour un champion pour devenir le « Roi du Quiz » ou la « Reine du Buzz », des prêtres qui partent à l’aventure, des centaures qui vont à l’école, et une dystopie où le gouvernement est obsédé par le mariage.

Il y a aussi une quantité impressionnante de projets qui sentent le moisi, à tel point que j’ai du diviser en deux la catégorie de ceux qui ne me tentent vraiment, vraiment pas. En fait si j’enlève les animes de printemps qui diffusent leur seconde partie, seulement une petite poignée d’animes m’intéressent, à laquelle j’ajoute quelques paris sur des projets ambitieux qui pourraient très bien se casser la figure. Et n’oublions pas de surveiller le box-office japonais, Marie et la Fleur de la Sorcière sort le 8 juillet, et Uchiage Hanabi, Shita kara Miru ka? Yoko kara Miru ka? sort le 18 août.

Suites & co

Pas grand-chose à se mettre sous la dent, mais des séries dont on n’avait pas entendu parler depuis bien dix ans font leur comeback ! Deen a décidé de donner une saison supplémentaire à la licence d’horreur Hell Girl, et Platinum Vision va réaliser la suite des aventures de Sanzou & co dans Saiyuki Reload Blast. Je n’ai jamais vu Hell Girl et je ne veux pas commencer avec Yoi no Togi, mais c’est toujours plaisant pour les connaisseurs d’avoir ces frissons en perspective pour l’été. Je regarderai un peu ce que donne ce nouveau Saiyuki, j’ai un gros faible pour Kogaiji, et il est compté dans les personnages principaux. Les autres gros retours de la saison sont Owarimonogatari, New Game et Symhpogear AXZ. Je laisserai une chance à la suite de New Game, la première saison avait son lot de problèmes mais cette série a de la marge pour s’améliorer (et développer ses personnages les plus intéressants !).

Shorts et autres curiosités

Bonne nouvelle pour les fans de shounen et shoujo ai : ils vont avoir droit à plusieurs adaptations de mangas prometteuses ! Mauvaise nouvelle : ce seront très probablement des shorts (à confirmer, aucun format n’a été annoncé pour l’instant, mais vu les studios qui les adaptent c’est le scénario le plus logique). NTR* : Made-up Trap parle de deux filles qui tombent amoureuses l’un de l’autre alors qu’elles sortent avec deux garçons, et My Personal Hero est un spin-off de la comédie BL et slice-of-life My Personal Boyfriend, centré sur des personnages secondaires du manga. Par coïncidence, les deux séries parlent de meilleurs amis dont la relation devient romantique à l’adolescence. A Beast Under the Skirt (CE TITRE) est une histoire d’amour (de sexe ? Les deux ?) entre une fille et un garçon travesti. Je vais plisser les yeux et prétendre que c’est une fanfic sur Tsukimi et Kuranosuke (et faire le deuil de la seconde saison de Princess Jellyfish 2…*sob*).

Nora, the Princess, and the Stray Cat’s Heart ou « Noratoto » (c’est vraiment le surnom du jeu) est une adaptation de VN 18+ au scénario plus-VN-tu-meurs avec FAUXCEST IMOUTO, Fille Surnaturelle Bizarre En Danger (qui se transforme en chat ?), Amie d’Enfance, Miss Parfaite membre du comité de bienséance (barf), une Kogal, etc. Le design des filles est si générique que j’ai cru qu’il s’agissait de la suite d’une autre adaptation de VN sortie récemment. Enfin Musashino et Kaito x Ansa sont…des suites ? Je ne l’aurai jamais deviné mais apparemment Kaito x Ansa serait la seconde saison de Nazotokine, le show ultra cheap sur une OL qui résout des énigmes en se transformant en magical girl, même si ils ont l’air d’avoir complètement changé de personnages principaux. Musashino fait suite à Urawa no Usagi-chan, ce show également ultra cheap sur des mascottes censées nous vendre les mérites de la ville d’Urawa. Comme les deux projets changent de nom, je me demande si ce ne sont pas des tentatives de les rebooter en leur donnant un « nouveau départ », un peu comme les comics qui publient plusieurs « premier numéro » pour booster les ventes. 

Et j’ai envie de mentionner Catselvania de Netflix, une production US qui a l’air lourdement influencée par les animes d’action et suspense des années 2000 type Hellsing, FMA ou Vampire Hunter D : Bloodlust. 

*Abréviation de « Netorare », « cocu », terme également utilisé pour parler d’un type de scénario de VN érotique où l’un des personnages principaux sort avec quelqu’un d’autre, souvent pour placer le joueur dans une position ambiguë de voyeur jaloux. 

Kill it with Fire

Here Comes Three Angels (Project n°9)

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Les couvertures de la LN sont ULTRA douteuses, du genre qui vous ferait dénoncer par des collègues si on les trouvait sur vous, et le scénario n’est pas mieux. Je ne sais pas si Project n°9 peut faire pire qu’IMOUCHO et je n’ai pas envie de savoir.

My First Gyaru (NAZ)

Après l’intervention de Tell Me Galko-chan pour réfuter les clichés moisis répandus sur les Gals, on se prend dans la tronche cette daube, qui les reprend un à un, avec en prime l’un des pires protagonistes de « romance » que j’ai vu depuis longtemps, qui réussit à être activement pathétique ET antipathique. Avec le studio NAZ(e) et le réalisateur d’Okusama ga Seitokaichou ça m’étonnerait qu’ils ambitionnent d’en faire plus qu’un mauvais show d’ecchi éventuellement censuré pour appâter le chaland. Si vous vous intéressez aux Gyarus je conseille plutôt Galko-chan, le manga « GALS » de Mihona Fuji, ou encore toute l’œuvre de Yokoyama Mayumi (Galism) qui adore ce style et sa philosophie. Et si vous voulez une sex-comedy sur le thème de la perte de virginité, B-Gata H-Kei est dix fois mieux écrit.

Aho Girl (Diomedéa) !Format 15 min!

L’art du YonKama n’est pas évident à maîtriser, et Aho Girl est un exemple qui baigne dans la médiocrité. C’est du même auteur que Mangaka-san to Assistant-san to, avec les mêmes protagonistes uni-dimensionnels, le même type d’humour forcé et répétitif (vous n’avez pas fini d’entendre que l’héroïne adore les bananes en plus d’être super co…crétine), et une bonne dose de harcèlement sexuel, parce que cet auteur est toujours convaincu que c’est hilarant (je suis écroulée de rire).

Battle Girl High School (Silver Link)

Aha ! J’ai déjà vu cet anime, et il s’appelle Schoolgirls Strikers. Bien essayé !

Quoi, c’est l’adaptation d’un autre jeu ? Mais…mais…mais non…

Nope

Welcome to the Classroom of Supreme Merit (Lerche)

Un harem avec un lycée qui couvre de privilèges les meilleurs élèves et humilie les pires, rejoignant toutes ces fictions obsédées par la stratification des classes type Mahouka. Il y a même un protagoniste qui se retrouve dans la plus mauvaise classe par erreur. Aucun signe que ce sera plus que du filler saisonnier. 

Love & Lies (Liden)

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Des mariages arrangés pour des mineurs par le gouvernement ! YAY. Le manga n’est pas terminé, ses lecteurs disent que c’est difficile de bien cerner les intentions de l’auteur sur les sujets qu’il aborde (eugénisme, conformisme…), et je n’ai pas du tout envie de commencer un anime avec ce type de synopsis sans être bien certaine sur la nature du contenu. L’affiche avec les deux lycéennes allongées et leurs expressions vides ne m’aide pas beaucoup à être optimiste (Twintail-chan a l’air en mort cérébrale). 

Chronos Rulers (Project n°9)

Par le réalisateur de Chaos Dragon, et le studio Project n°9 ? Alerte à la daube. Le scénario me rappelle vaguement Touken Ranbu Hanamaru (il y a des monstres qui menacent de dévorer le temps, nos héros les « chronos rulers » les combattent), le style est…affreusement daté (c’est pour que les animateurs de Saiyuki Reload Blast se sentent moins seuls ?), et pourquoi tous les personnages s’appellent comme le président de la Russie ? Le trailer ne m’a pas fait très bonne impression, c’est une série d’action mais dès que ça bouge un peu ils passent au CG (y compris pour les personnages eux-même, une limite que je n’aime pas voir franchie surtout quand c’est aussi mal fait) et je suspecte fortement que c’est un projet dix fois trop ambitieux visuellement pour ce studio, connu pour ses séries de fanservice exécrables. Potentiellement le successeur d’une lignée de très mauvais animes d’action comme Big Order et Hand Shakers (et…Chaos Dragon ! La boucle est bouclée).

Clione’s Light (drop)

Je suis très suspicieuse de ces web-romans tires-larmes, ça me rappelle des trucs comme Koizora et Innocent Love, ces romances nauséabondes avec le genre d’héroïne martyre qui ferait passer Princesse Sara et Cendrillon pour des gamines pourries-gâtées. Dans Clione’s Light on a du lourd : une fille orpheline, malade (je suppose que c’est grave voire mortel, tant qu’à faire), constamment maltraitée à l’école, qui doit aller se faire traiter dans un hôpital dans un trou paumé. Ça pue à plein nez l’exploitation facile et donneuse de leçons de la misère humaine…vécue par des jeunes gens attractifs, faut pas déconner.

Forest Fairies : The Mushroom Girls (6D Animation)

L’inévitable conséquence du succès de Kemono Friends : plus d’adaptations d’histoires enfantines en 3D moche avec des filles-monstres. Pas sûre que la « magie » de Kemono Friends opérera de la même manière pour un autre show, mais nous verrons.

In a different world with a Smartphone (Production Reed)

Un Isekai sur un lambda-kun qui a l’occasion de recommencer sa vie dans un monde fantaisiste (reconnu comme « pseudo-médiéval et anachronique » dans le synopsis, au moins ils sont honnêtes) avec son Smartphone. Ça a l’air violemment générique, et très mal produit.

Bof

Robomasters (Dandelion, Gonzo)

Une série qui parle de jeunes en compétition pour gagner un concours de Robomasters. Ça fait la promotion de la véritable compétition étudiante du même nom, organisée en Chine à la manière des gros shows d’e-sport et qui oppose des…petits drones de combats sur roues ? Difficile de trouver plus nerdy.

Knight’s & Magic (8Bit)

Ne me demandez pas pourquoi il y a une apostrophe de possession. C’est de l’Isekai pur et dur doté d’un scénario on ne peut plus simple et direct : un otaku fan de méchas est réincarné en pilote de méchas dans une autre dimension. Si on veut absolument signaler un twist, on peut noter que le héros est réincarné dans un corps très androgyne, à la Kirito dans SAO 2. 8Bit n’a pas convaincu récemment avec le désastreux Comet Lucifer et l’adaptation médiocre de Rewrite, et je n’ai aucune raison de croire que Knight’s sera différent de la pléthore de mauvais Isekai et harems de fantasy.

The Reflection Wave One (Deen)

Une collaboration entre Stan Lee et Hiroshi Nagahama (Mushishi, Detroit Metal City, Aku no Hana). Le scénario est familier : à un moment de l’histoire des gens se mettent à développer des super-pouvoirs, certains deviennent des justiciers tandis que d’autres deviennent des criminels. Ça n’est pas sans rappeler les récents Boku no Hero Academia et Concrete Revolutio. Ils ont aussi Umakoshi avec eux, autre indication qu’il faut probablement prendre ce projet au sérieux malgré sa promo basique ? Personnellement je suis en burn-out de super-héroïsme depuis plusieurs années, et si un tel anime n’a pas quelque chose de plus qui m’interpelle, je zapperai.

Kakegurui : Compulsive Gambler (MAPPA)

Le concept n’a aucun sens. Vous essayez de me faire croire que des parents riches enverraient leurs gosses dans un lycée qui remplace l’éducation par du gambling ? En quoi ça les aiderait à devenir les meilleurs négociants en affaire ? Tout ce qu’ils y gagnent c’est une addiction aux jeux pour cramer l’argent de Papa. De toute façon l’objectif de Kakegurui a surtout l’air d’être le fanservice yandere avec des lycéennes qui sont designées comme des stars du porno. Donc Prison School avec du gambling ? Si ils assument le ridicule inhérent du concept, ça peut être fun.

Gamers! (Pine Jam)

C’est de l’anime à club otaku de base (cette fois avec des joueurs de jeux vidéos au lieu d’artistes de doujin et autres), et sa qualité dépendra largement de son écriture. Le synopsis n’est pas très prometteur (Gamer-kun se sent seul, il est rejoint par Pote n°1 et trois jolies filles prêtes à partager sa passion). J’aime bien l’esthétique de Pine Jam (Aikatsu, Mahou Shoujo Nante Ii Desu Kara), une sorte de moe rose pastel un peu moins blobesque que la moyenne, mais il en faudra plus pour me convaincre.

 7 Right 3 Wrong – Fastest Finger First (TMS)

Des lycéens organisent entre eux des tournois, inspirés des jeux télévisés à buzzer où il faut répondre le plus rapidement possible à des questions de culture générale (la règle d’or : on gagne quand on est le premier à avoir sept bonnes réponses, on est éliminé dès qu’on en a trois mauvaises). Le concept a l’air bizarre dit comme ça (pourquoi autant de lycéens seraient obsédés par ce type de jeu en particulier ?), mais en y réfléchissant, il y a tellement de potentiel de divertissement qu’on se demande pourquoi personne n’y a pensé avant. C’est le genre de scénario rêvé pour un shonen de compétition, et le mangaka l’a bien compris. Le manga ne m’a pas emballée (trop de clichés shonen) mais l’anime pourrait plaire à ceux qui aiment ce type de show à tournois type Food Wars.

Hina Logi: From Luck & Logic (Doga Kobo)

Doga Kobo a son programme pour le reste de 2017 : ce sera des suites à gogo (New Game, Umaru-chan, Touken Ranbu) et ce spin-off de Luck & Logic. Le premier Luck & Logic était un gros gâchis des talents de ce studio, et maintenant ils remettent ça avec une version plus humoristique et moe. Je regarderai le pilote comme leurs comédies sont toujours suffisamment amusantes pour retenir mon attention, mais j’ai de plus en plus le sentiment qu’ils se condamnent à produire éternellement le même show…

Action Heroin Cheer Fruit (Diomedéa)

Oh ce titre…ils ne pouvaient pas trouver quelque chose de moins cheesy ? Enfin bon. Au début je croyais que c’était un anime de magical girls, mais en fait c’est plus une espèce de croisement entre Love Live et Sakura Quest, avec une esthétique qui rappelle High Scool Fleet pour maximiser le facteur moe. Ils ont piqué leur idée de base à Love Live : nos neuf héroïnes sont inspirées par d’autres filles de leur âge qui connaissent un succès national via des « live events » et ça les inspire pour sauver leur lycée leur petite ville provinciale. C’est Love Live Sunshine quoi. Ils ne sont pas très clairs sur la nature exacte de ces « live events », mais il semblerait qu’ils vont essayer de faire quelque chose de plus varié que des concerts vu que les personnages ont des compétences diverses (théâtre, gymnastique, cheerleading, cosplay, maquillage, danse…). Le trio principal ressemble un peu trop à Honoka, Umi et Kotori, et à mon avis ça risque d’être très difficile pour eux de nous convaincre que ce n’est pas un énième copycat. 

Life at the Monster Apartment

Un jeune homme doit cohabiter avec des yokais. On dirait une sorte d’Orenchi no Furo Jijou  (l’anime dans lequel un homme héberge un sirène et autres créatures dans sa baignoire) sans l’élément marin. Ou un autre Natsume-wanabee, comme Mononokean. Je ne le condamne pas d’emblée, mais avec ce scénario vu et revu il a intérêt à se différencier de ces autres animes. A noter que c’est plus de la bromance que du shonen ai, si vous vous posiez la question.

Matchmaker Youko-chan (Haoliners et Emon)

L’histoire d’une yokai qui a le pouvoir de restaurer les souvenirs de la vie passée d’humains, afin qu’ils puissent être réunis avec le yokai dont ils étaient amoureux avant leur réincarnation. Ça a l’air mignon, et…cheap. Si vous êtes intéressés, c’est l’un des rares shows de la saison qui a 24 épisodes garantis.

Pourquoi pas ?

18If (Gonzo)

Un mixed media project assez mystérieux qui a changé d’esthétique à la fin du mois de mai. Le design des personnages du mobage a été allégé, et il a été décidé d’en faire un anime à réalisateurs multiples, une méthode appliquée avec succès à des shows comme Space Dandy et From the New World. Le scénario parle de plonger dans le « monde des rêves » pour soigner des gens plongés dans un sommeil sans fin. Un réalisateur par rêve ? Ce serait intéressant à voir.

Made in Abyss (Kinema Citrus)

Il ne faut pas se fier aux apparences : Made in Abyss est un seinen sérialisé dans un magasine qui publie du guro et de la SF. C’est l’histoire d’une petite fille qui veut explorer les profondeurs d’un gouffre ancien et gigantesque qui n’a pas encore révélé tous ses secrets. Cet environnement est extrêmement dangereux, mais elle est accompagnée par un petit robot qui a un grand pouvoir de destruction. Je n’ai pas eu de coup de cœur pour le manga, le monde créé est très riche mais le goût de l’auteur pour un certain style de fanservice pédophile est malvenu, et le contraste entre l’horreur et les designs extrêmement enfantins rend la lecture parfois difficile. L’anime peut facilement filtrer ce contenu pour n’en retenir que les meilleurs aspects, mais je reste sur mes gardes.

Konbini Boyfriends (Pierrot)

Un mixed-media project sur des lycéens qui aiment bien trainer au konbini (mini-supérette où on trouve de tout) après les cours. Pas une mauvaise base pour du slice-of-life, et en ce moment n’importe quelle série de ce genre qui n’est ni une série à idoles, ni réalisée en vue à la première personne est bienvenue.

Restaurant to Another World (Silver Link)

Pourquoi Silver Link ? Pourquoi Masato Jinbou ? Je n’ai pas aimé un seul de ses animes (Fate/Kaleid Jailbait Illya, Shomin Sample…) et il faut que ce soit lui qui adapte ce projet, qui m’avait l’air tout à fait alléchant. Ils sont capables à Silver Link de sortir de beaux animes avec une atmosphère dépaysante comme Non Non Biyori et Stella no Mahou, mais ils sont aussi capables du pire. J’aime ce concept de petit restaurant qui ouvre le samedi pour des clients d’un autre monde, venant découvrir la cuisine humaine. C’est un peu l’inverse de Dungeon Meshi (des aventuriers découvrent la cuisine à base de monstres et de plantes imaginaires), et ça plagie reprend complètement le concept de la série culte Shinya Shokudo (d’ailleurs le titre Japonais est Isekai Shokudo…), avec la touche fantastique en plus. Mais venant de ce réalisateur et de ce studio, je sens arriver le fanservice douteux et les gags insultants à vitesse rapide. J’espère que je me trompe.

Fate/Apocrypha (A-1 Pictures)

Plus de Fate. Cette licence va nous enterrer, je vais mourir et ils sortiront Fate/Ragnagna. Et…la famille « Yggdmillennia » ? Ils veulent entrer en concurrence avec Gundam pour les noms pseudo-occidentaux les plus absurdes ? Point positif : ce sera réalisé par Yoshiyuki Asai (Star Driver, Captain Earth, Charlotte), et comme j’aime beaucoup son travail je m’attends au moins à ce que ça soit bien fait. 

Katsugeki Touken Ranbu (ufotable)

Je trouve ça hilarant que ce mobage donne lieu à des interprétations aussi différentes. Après la version moe moe kyun et décalée de DogaKobo, voilà la version virile d’ufotable et ses MANLY MEN prêts à en découdre, qui risquent d’induire en erreur des fans d’action sur la nature exacte du show. Je ne m’attends pas à un grand anime, jusqu’à nouvel ordre le scénario est exactement le même (c’est à dire un gros prétexte bidon pour transformer des armes en bishonens), mais ce sera amusant de voir les réactions qu’il va susciter. L’anime de DogaKobo était du pur fanservice pour les fans bourré d’insides jokes, et celui-là sera peut-être plus accessible pour les autres, surtout qu’il a l’air de se concentrer sur un plus petit nombre de personnages.

DIVE !! (Zero-G)

Dive est un anime sur le plongeon de haut-vol, et non pas la plongée sous-marine, comme je l’avais d’abord cru. Le scénario est très simple, un club de plongeon masculin menace de fermer faute de moyens, et le (la ?) coach des garçons conclu un deal avec la société qui les finance : elle sauvera le club si ils réussissent à envoyer un membre aux jeux olympiques. Avec les jeux de Tokyo 2020 en perspective et le succès de ces animes de sport type Free! et Yuri on Ice, on comprend qu’ils veuillent battre le fer tant qu’il est chaud. Mais ces animes peuvent aussi être des flops, et souvent quand la production ou le scénario ne suivent pas on se retrouve avec un Cheer Danshi ou un Battery au lieu d’un Haikyuu. A noter que le roman originel a été écrit par l’auteur de Colorful (adapté en film en 2010), si cette référence vous parle.

Cleanliness boy ! Aoyama-kun (Hibari et TMS)

Une comédie sur un joueur de foot obsédé par la propreté (germophobe ?). Je ne sais pas trop quoi en penser, mais ça a l’air très drôle. Ça m’impressionne que l’auteur ait réussi à tirer sept volumes à partir de cette idée, elle doit avoir pas mal d’imagination.

Princess Principal (Actas, 3HZ)

Actas s’est fait une spécialité du « cute girls doing cool things », et après les tanks et les méchas, ils continuent sur cette idée avec de l’espionnage au XIXème siècle dans une Londres imaginaire. C’est plutôt bon signe qu’ils s’associent avec le jeune studio 3Hz (Flip Flappers, Sora no Method), et j’espère que cette fois ils sauront gérer le planning. J’aurais aimé plus de diversité, je n’aime pas trop cette tendance qui consiste à écrire un scénario sérieux et à le remplir exclusivement de filles mignonnes et surtout très (très) jeunes, ça décrédibilise instantanément le scénario. Mais le staff est talentueux, et je leur donnerai une chance. 

A Centaur’s Life (Encourage et Haoliners)

Vu le succès des shows de Monster Girls, l’annonce de l’adaptation de Centaur no Nayami n’était qu’une question de temps. J’avais un peu peur en voyant le nom d’Haoliners, mais en réalité il s’agirait plus d’un projet maîtrisé par le studio Encourage qui m’a habitué à un travail d’animation soigné avec Amazing Twins et Etotama. J’aime beaucoup leur approche des designs du manga (leur version du centaure en particulier est adorable), et nous verrons si c’est un Maid Dragon ou un MonMusu.

Magical Circle Guru Guru (Production I.G)

Ce reboot d’un vieux (?) manga pour enfants mérite mention simplement parce qu’il a l’air de vouloir raconter une histoire aux plus jeunes, sans essayer absolument de leur vendre des jouets. Malgré ses airs d’histoire classique de Héros vs Roi des démons dans un univers de fantasy, Guru Guru est une comédie, dont le manga s’étend sur seize volumes (l’anime sorti en 2000 n’en n’aurait adapté que onze). La promo rend immédiatement nostalgique, c’est rare de voir aujourd’hui ce genre de chara-designs et de side-kicks ridicules.

Altair -Tale of The Great War (MAPPA)

Dis donc, ce ne serait pas Arslam en mieux ce projet ? Et j’espère que MAPPA maîtrise son planning, ils ne gèrent pas une, pas deux, mais trois séries en même temps, et je ne peux pas m’empêcher d’avoir un peu peur même si l’animation de Bahamut a pris (parait-il) de l’avance. Je ne suis probablement pas la meilleure cible qui soit pour Altair, ces grandes fresques fantastico-politiques axées sur la guerre et la diplomatie entre des États imaginaires ont tendance à m’ennuyer, en particulier quand elles sont centrées presque exclusivement sur des personnages masculins. Et Altair a l’air d’être une vraie fête de la saucisse.

Je veux

Tedium Children (Gokumi) !Format 15 min!

Le Yonkoma est adorable, c’est une romance omnibus sur des couples d’ados aux personnalités contrastées qui essaient de sortir ensemble, avec la dose de malentendus et de maladresses que ça entraine. Aucune idée de ce que le réalisateur de Seikon no Qwaser et Maken-kin vient faire là-dedans, mais sinon c’est la source parfaite pour le studio Gokumi. Il y a beaucoup de couples aux dynamiques très diverses, et c’est ce qui fait le charme du manga.

Vatican Miracle Examiner (J.C Staff)

vkc

C’est le moment de croiser très fort les doigts pour que ce show soit aussi bon que je l’espère, parce que le scénario est vraiment cool. Le Vatican envoie deux jeunes prêtres brillants à travers le monde pour examiner les revendication  de survenance de miracles (et c’est inspiré par une commission d’enquête qui existe vraiment !). Les miracles sont un sujet qui m’intéressent tout particulièrement : ils sont souvent utilisés comme bases pour créer des cultes abusifs, ou directement à des fins pécuniaires. J’ai énormément envie de voir une bonne série à suspense où ces étranges inspecteurs démêlent véritables phénomènes inexpliqués et pur charlatanisme. 

Welcome to the Ballroom (I.G)

GIVE IT TO ME NOW. Ahem. Il se trouve que je connaissais déjà le manga quand et anime a été annoncé, j’avais vu une recommandation et j’avais été frappée par le trait dynamique de l’auteur. J’adore la danse de salon, j’en ai fais pendant plusieurs années, et mon film préféré de tous les temps est Strictly Ballroom. Bien sûr j’aurais préféré avoir un anime avec une héroïne (on manque de scénarios où se sont des filles dans le rôle de l’underdog qui ont l’occasion d’avoir une seconde chance de briller), mais on ne peut pas tout avoir.

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