Bilan de 2016 : Livres, films, séries, jeux, dramas et podcasts !

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Tout le reste quoi. 

Cinéma

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Mes films préférés vus cette année que je recommande : The Nice Guys (hilarante comédie noire comme on n’en fait plus, ), Zootopia (ça fait du bien de voir Disney renouer enfin avec leur fibre furry animale), Midnight Special (road trip un peu barré avec une touche de SF et beaucoup d’émotions), 10 Cloverfield Lane (excellent thriller), Fantastic Beasts (un peu longuet, mais le film m’a rappelé pourquoi je suis tombée amoureuse du monde de J.K Rowling à l’origine). Enfin, Deadpool était exactement le film de superhéros dont j’avais envie, plutôt que d’un Avengers ou de l’une des grosses daubes puantes de DC.

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Dans une seconde catégorie, je mettrai des films que j’ai apprécié, mais réfléchissez avant de vous lancer : Warcraft se fiche complètement du public mainstreem et inévitablement ceux qui ne sont pas un peu familiers avec l’univers de Blizzard (ou au minimum avec les jeux vidéos de ce genre) vont être totalement largués, The Neon Demon est fascinant mais le contenu va très loin (âmes sensibles s’abstenir), Popstar Never Stop Stopping et Hail Caesar sont un peu comme Warcraft : sans connaitre un minimum le milieu de la pop actuelle et ses dérives ou l’Hollywood des années 50 (et ses dérives), vous risquez de passer à côté de pas mal de gags et de références. 

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La plus grosse déception de 2016 a été le nouveau Jungle Book, j’ai trouvé que la jungle faisait très superficielle (on parle bien d’un des environnements naturels les plus dangereux du monde pour l’homme ? Ces arbres en plastiques ?), les animaux en CG avaient les yeux vides, le doublage par des stars était plus distractif qu’autre chose (quand est-ce qu’ils vont embaucher de vrais doubleurs de nouveaux ? Je sais que commercialement ça ne tient plus mais c’est très triste), quelques personnages ont été réécrits si bizarrement et étaient si inutiles au scénario que j’aurais préféré qu’ils soient rayés du script, et bien sûr la fin a achevé de me dégoûter du film en tombant dans cette vilaine manie qu’a Disney d’arrondir systématiquement les angles en réadaptant ses vieux classiques. J’ai énormément d’affection pour leur premier Jungle Book, mais celui-là m’a laissé de glace. Gods of Egypt m’a aussi déçue, je pensais que ce serait au moins aussi drôle que le Choc des Titans (un des mes films crétins préférés à regarder pour rigoler) mais c’était surtout très ennuyeux. 

Et pour conclure, quelques recommandations pour de très bons films que j’ai vu en 2016 mais qui datent d’années passées : Bridge of Spies, Spotlight, Sicario, Whiplash, The Croods, Dredd, 127 Hours et Scream (oui je l’avais jamais vu).

Jeux vidéo

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J’ai beaucoup joué cette année ! D’abord en passant par Steam, comme d’hab. Mon jeu favori a été Stardew Valley, enfin un jeu qui s’inspire des premiers Harvest Moon (j’avais joué au premier qui était sorti sur la Game Cube, et même si je ne comprenais rien à l’anglais à l’époque j’aimais tellement que je m’étais débrouillée pour traduire) et qui améliore la formule en élargissant le champs des possibilités. Le jeu est très addictif, vous avez une véritable liberté de création (devenez éleveur, aventurier, pêcheur ou agriculteur, épousez qui vous voulez, rentabilisez votre ferme au maximum ou concentrez vous sur son design…), il a énormément de charme, et m’a beaucoup aidé à me détendre quand j’en avais besoin. 

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Je recommande aussi Fran Bow et Goetia, deux jeux d’aventure à l’atmosphère tendue qui m’ont happée grâce à leur créativité et à l’intelligence de leur écriture. Goetia a une idée assez formidable de Gameplay : au lieu d’être limité par un personnage qui se déplace lentement d’une pièce à l’autre, vous contrôlez un esprit qui peut traverser murs, sols et plafonds. Pas partout immédiatement bien sûr, mais vous serez surpris de voir la liberté qu’on a de circuler très tôt dans le jeu. L’atmosphère de Goetia est très particulière, vous évoluez dans des zones totalement vides où interviennent seulement de temps en temps d’étranges créatures d’un autre monde, mais tous ces lieux sont hantés par la présence des humains qui les habitaient. Si vous aimez les histoires de fantôme, c’est un indispensable. Le seul obstacle que je vois peut être les énigmes, certaines sont difficiles et si ce n’est pas votre truc ça peut être un peu rébarbatif. Par comparaison Fran Bow grouille de personnages, et même si les deux jeux doivent beaucoup au style gothique ils en proposent chacun une interprétation très différente. Fran Bow ne m’a pas tout de suite convaincue, le début est très brutal et très violent visuellement. Il m’a fallu un moment avant de rentrer dans son univers, mais une fois que j’étais dedans c’était pour ne plus en ressortir. C’est un jeu exceptionnel, qui parle de manière sensible de thèmes complexes. 

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Et enfin, Granblue Fantasy. Pour moi qui suis habituée aux RPG où la puissance du joueur dépend du niveau des personnages et de la qualité de l’équipement qu’on récupère en explorant des territoires, le systèmes de « drop », de « pool » et de « gacha » a été un réel challenge à maîtriser. Mais comme celle de Monster Hunter, la communauté de joueurs s’entraide beaucoup et n’est pas avare de conseils précieux et de charts explicatifs. Le jeu a ses défauts : ça se sent que c’est fait en priorité pour un public masculin de 30/40 ans, ce sont eux qui vont sortir le plus de sous, et ça a tendance à faire de Granblue un collectionneur de waifus prépubères et un hymne à la gloire des oji-sans. On se retrouve avec d’un côté de très jeunes personnages dont le rôle dans l’aventure est franchement discutable (expliquez-moi pourquoi des gamines de 10 ans viennent travailler gratos à bord de l’équipage d’étrangers à affronter les pires dangers que leur univers recèle), et de l’autre tous ces personnages paternalistes glorifiés. Et à un moment ils se sont rendu compte que des femmes jouaient à leur jeu, alors on a une bande de chevaliers créés uniquement pour être shippés ensemble. C’est le prix à payer si on veux continuer à voir le jeu prospérer, et à défaut d’être subtils ces design sont au moins très beaux. 

La qualité de l’écriture varie énormément, mais la plupart du temps c’est…pas mal. Jamais exceptionnel, mais parfois vraiment fun. Et comme le jeu existe depuis déjà trois ans, il y a énormément de contenu à découvrir, en plus de celui qui est régulièrement ajouté. Si vous commencez maintenant, ils réutilisent les vieux events, ce qui permets de récupérer des personnages, des armes et des invocations facilement si vous avez manqué leur première date de sortie. L’anime qui va adapter le scénario de fond est repoussé au printemps (j’espère que c’est le reflet d’une volonté de sortir un produit de qualité et pas le signe de sérieux problèmes de production) et si c’est bien fait ça ne m’étonnerait pas de voir le jeu devenir encore plus populaire qu’il ne l’est déjà, en touchant un public encore plus mainstreem et international. 

Kdramas

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Parler des Kdramas cette année me rend amère, deux fois j’ai été complètement charmée par une sortie prometteuse, et à chaque fois je l’ai vue s’auto-détruire à cause de problèmes externes. J’ai adoré Cheese in the Trap pour son héros sociopathe, enfin un personnage qui me parle dans un drama et qui me rappelle mes pires moments de misanthropie. C’était fait par la réalisatrice de Heart To Heart, un autre drama sur des héros un peu tarés qui me parlaient, et tout aurait du aller comme sur des roulettes…non ? Bah non, à Kdrama-land rien n’est écrit à l’avance et à mi-chemin le drama m’a complètement perdue en s’écartant du manhwa, qui pourtant n’était pas compliqué à suivre.

Scarlet Heart a eu un autre problème : son montage « à la carte » pour plusieurs diffuseurs, un massacre à la tronçonneuse douloureux à regarder. Au début c’était un détail qu’on pouvait ignorer, mais progressivement le montage incompétent  est devenu de plus en plus gênant, jusqu’à ce que le drama deviennent irregardable, achevé par des ellipses temporelles extrêmement brutales qui ont détruit la structure narrative du récit et tué la progression des personnages, pourtant si bien mise en place jusque là. Ces deux expériences étaient un dur (et énième) rappel que regarder un Kdrama en même temps qu’il est diffusé pour la première fois est toujours risqué, mais l’année dernière ça m’avait réussi avec Healer et She Was Pretty, et je n’ai pas pu m’en empêcher. Enfin, plus je m’habitue aux formats courts japonais et américains, plus ce format délirant de près de deux heures de contenu par semaine me fait peur…

Livres, séries et podcasts

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J’en parle ensemble parce que j’ai renoué avec l’une de mes veilles passions cette année : le crime ! J’ai lu, écouté et regardé pleins de bons trucs en rapport. J’ai commencé par lire plusieurs bouquins qu’on m’avait conseillé parce qu’ils avaient des héroïnes actives qui ne se contentent jamais d’être des victimes : Woman in the Cabin 10, In a Dark Dark Wood, All the Missing Girls, Now You See Me (probablement le meilleur de tous ceux-là, mais aussi le plus dur) et bien sûr The Girl on the Train. Actuellement j’ai Disappearance at Devil’s Rock en cours, mais j’accroche moins.

Mes séries ont suivi cette tendance et j’ai avalé Top of the Lake, Stranger Things et The Kettering Incident. Et une chose menant à une autre, j’ai découvert tout un genre de podcasts populaires : les podcasts de « True Crime ». Des amis passionnés d’histoires criminelles hors du commun se réunissent pour discuter de tel ou tel cas, en ayant fait au préalable quelques recherches. Pour l’instant je ne connais que My Favorite Murder et Last Podcast on the Left (qui couvre aussi les UFO, les satanistes et autres joyeusetés) mais il y en a plein d’autres qui ne demandent qu’à être écoutés. Maintenant j’ai du mal à faire la vaisselle sans entendre quelqu’un me parler de tel ou tel serial killer…

Enfin, dans la veine de The Flop House mais en français j’ai découvert Deux Heures de Perdues, un podcast cinéma souvent hilarant qui m’a donné envie de voir des films des décennies précédentes que j’avais manqué.

Et…ce sera tout pour 2016 ! J’espère que 2017 sera aussi riche en découvertes et bonnes surprises. 

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3 réflexions sur “Bilan de 2016 : Livres, films, séries, jeux, dramas et podcasts !

  1. « plus ce format délirant de près de deux heures de contenu par semaine me fait peur… »
    Ce n’est pas le « format » qui est délirant, c’est le fait qu’ils s’acharnent à filmer au fur et à mesure de la diffusion…
    Est-ce que ce n’est pas plutôt que les « formats courts » nous déshabituent de nous « concentrer » pendant plus longtemps??? (C’est un peu comme les livres Les Misérables abrégés, c’est pratique, mais on râte…) Moi, ça me fait un peu peur cette manie de tout vouloir raccourcir, de ne plus prendre le temps de rien. Tout doit être raccourci, prédigéré… Un format court c’est aussi une impossibilité de se poser, de découvrir tranquillement une histoire et des personnages, un univers…
    Je pense que c’est ça qui me frustre un peu avec les séries japonaises : il me manque ce « développement », ou alors ce sont des « tranches de vie ».

    Bonne Année!

  2. Merci, bonne année !

    Deux heures je trouve ça énorme, et sur TVN un épisode a presque la durée d’un film maintenant. Bien sûr le pire c’est la course contre la montre, quoi que maintenant il font de plus en plus de pré-productions avec les nouvelles lois chinoises.

    « Un format court c’est aussi une impossibilité de se poser, de découvrir tranquillement une histoire et des personnages, un univers… »

    Je ne suis pas du tout d’accord, l’un des meilleurs animes les plus émouvants, riche, posé et touchant que j’ai vu cette année avait un tout petit format de quelques minutes, et c’était formidable. Et le clip Shelter était meilleur que pas mal de séries longues de SF ! Je suis absolument convaincue que le format court est très difficile à maîtriser, mais peut être très puissant.

    Inversement, c’est aussi très dur de remplir beaucoup d’heures de contenu pour un scénariste sans solide préparation, et on se retrouve avec des Kdramas bourrés de filler, de flash-backs, de slo-mo…et c’est fatiguant. Je ne dis pas que c’est impossible à maîtriser, mais j’ai vu beaucoup de ratés.

  3. :-)
    Il faut de tout pour faire un monde… de tout mais de qualité!
    Ce qui « plombe » les dramas coréens c’est vraiment la course contre la montre. Je suis contente de voir que la pré-production se développe!
    Est-ce que tu peux donner le titre de l’anime qui t’a tant plu, STP?

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