Bilan des Animes de 2016

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Bonne année 2016 ! Quelle année ! Épuisante, mais jamais ennuyeuse. On a vu de vieilles séries connaître une seconde  jeunesse grâce à des reboots, le ton des adaptations de LN à succès est devenu beaucoup plus cynique et méta, les mobage et les « mixed media projects » envahissent le marché, les réseaux sociaux se sont affirmés comme première plateforme de partage pour les fans d’animes devant les blogs et les bons vieux forums, et le fandom lui-même semble de plus en plus sortir de son statut de « boys club » grâce à des initiatives inclusives et des remises en question.

Merci de m’avoir suivie jusqu’ici, et sans plus attendre, voilà mon opinion sur les animes que j’ai suivi en 2016.

Première partie – Pas la peine de se déranger

Quelques DNF en vrac :

  • Dimension W est une tentative ratée d’accrocher le public occidental avec un style américanisé qui a réussi à des shows comme Samourai Champloo et Space Dandy. L’idée d’un futur dépendant d’une seule source d’énergie était intéressante, mais c’était très confus et très maladroitement écrit.
  • Long Riders est arrivé au pire moment pour le studio Actas qui était déjà empêtré dans les délais de Regalia – The Three Sacred Stars. L’animation s’est effondrée rapidement, et ils ont dû repousser la sortie de plusieurs épisodes jusqu’à ce que le planning soit totalement jeté par la fenêtre. J’ai perdu de vue la série, et même si elle n’était pas dénué de charme je n’ai pas eu envie de continuer. 
  • Beaucoup de slice-of-lifes de  2016 sont sortis avec un mauvais timing, en concurrence avec de meilleurs shows. Mais si je regrette un peu d’avoir laissé tomber Shounen Maid, Tanaka-kun is Always Listless et Handa-kun, je suis contente de m’être débarrassé d’Anne-Happy. Je ne sais même pas pourquoi j’ai regardé la moitié de la série, c’était très, très médiocre. 
  • Kiss Him Not Me a été une grosse déception, quand l’anime voulait être drôle il pouvait être hilarant, mais le fond du scénario était trop nauséabond. Une opportunité ratée.
  • Utawarerumono a pris le chemin le plus ennuyeux possible assez rapidement (tous ces épisodes pour introduire de nouveaux personnages irritants…), et quand ils ont commencé à faire des caméos des personnages de la série précédente…nope. C’est pour les fans.
  • Prince of Stride était mignon, mais cette année l’offre en matière de bons animes de sport était saturée. Il était trop anecdotique et n’avait aucune chance de marquer les esprits. Idem pour Aokana no Four Rythm

Et le reste, vu en entier. Si je pouvais m’écrire une lettre et l’envoyer dans mon passé, je me dirai de ne pas regarder ces shows et de faire un meilleur usage de mon temps.

KumaMiko

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KumaMiko commence de manière plutôt classique, comme une petite comédie « Fish-out-of-the water ». Le poisson c’est Machi, une « Miko » (prêtresse shinto) qui habite avec son ours parlant domestique dans un trou paumé de chez paumé au fin fond de la montagne. Cette montagne est peuplée presque exclusivement de personnes âgées, et complètement déconnectée du reste du monde. Mais Machi n’est plus une petite fille et commence à en avoir assez de cette isolation. Curieuse du monde extérieur, elle veut s’inscrire dans une école citadine et peut-être devenir une jeune fille « hype » qui a un téléphone portable et qui monte à Tokyo. Dans une série qui serait respectueuse de son personnage, elle aurait eu la possibilité de s’émanciper et de goûter un peu à la vie citadine, et à la fin elle aurait pu faire un choix éclairé sur son avenir. Sauf qu’ils ne la laissent pas faire ça. A la fin, Machi est dans un bien pire état qu’au début : sa timidité s’est transformée en paranoïa antisociale, elle a perdu en autonomie, et plonge dans un état d’infantilisation complète qui la jette dans les bras d’un Natsu (l’ours) ravi de pouvoir jouer avec sa petite poupée pour toujours. Comment en est-on arrivé là ?

La première partie est pourtant plutôt innocente et amusante, on apprend à connaître Machi et ils développent bien sa relation avec Natsu, qui fonctionne pas mal comme un ami imaginaire que tout le monde pourrait voir. Les deux sont très dépendants l’un de l’autre, mais pas de la même manière. Et puis l’anime prend une autre direction. Arrivé à la moitié (je dirais que ça commence avec l’épisode où Machi va distribuer des échantillons dans un magasin), le ton devient distinctement plus méchant et pervers. Pour résumer, Machi est punie et humiliée à chaque fois qu’elle sors pour promouvoir le village, alors qu’elle a été manipulée en premier lieu pour accepter de le faire par son cousin et Natsu. Ces deux-là n’avaient pas été dépeints comme des anges, mais à partir de là ils deviennent de véritables bourreaux égocentriques qui abusent du pouvoir qu’ils exercent sur l’héroïne pour servir leurs intérêts. Cela met en valeur l’absence alarmante de figure parentale bienveillante autour de Machi, pour la protéger et la guider. Le final, où Yoshio et Natsu mentent à Machi pour qu’elle soit définitivement dégoutée de la ville et décide de rester au village, et présenté comme une « Happy End », a laissé tout le monde abasourdi et furieux, au Japon et ailleurs. Maintenant qu’on a résolu le comment, reste à savoir le pourquoi, et ce n’est pas clair.

Certains ont pensé que l’équipe qui a adapté KumaMiko déteste le manga (après y avoir jeté un coup d’œil, je peux le comprendre), et a voulu mettre en évidence la nature abusive de la situation qui y est dépeinte. Ce ne serait pas une comédie, mais une véritable dénonciation de l’horreur d’une situation de maltraitance. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas avoir donné le ton dès le début ? Ils auraient pu nous donner des indices, mais au lieu de ça on a une petite comédie mignonne et légère parfois très efficace, et même des moments réellement touchants entre Machi et Natsu ! C’est difficile de ne pas sentir manipulé comme Machi quand Natsu retourne sa veste. Quoi qu’il en soit, c’est évident qu’il y a eu du drama en coulisses entre le mangaka et le studio, et ce qui est fascinant c’est que le staff ait mis en scène tout cela avec autant de soin, et complètement saboté le final d’une série plutôt populaire. Ça a créé la confusion générale, et personne n’a vraiment su à qui en vouloir. Les uns se sont excusés, les autres se sont lavés les mains de la série, et l’affaire a dégouté pas mal de gens, moi comprise. J’aurais aimé qu’au lieu de transformer cette petite série en véritable film d’horreur psychologique, le studio se décide entre une adaptation fidèle et sa propre version de l’intrigue plus négative sans tenir compte du manga. Au lieu de ça on se retrouve avec un entre-deux très perturbant, avec le sentiment d’avoir été pris en otage dans un conflit qui ne nous concerne pas. Au moins, il restera le très bon épisode animé par Doga Kobo…

Under the Dog 00

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Ni un film, ni un pilote, ni même une espèce de court-métrage, ce projet est une drôle de petite production (financée par le crowdfunding) crée par et pour des amateurs d’un certain genre d’OVA de SF sexy et sanglant qui a connu son heure de gloire dans les années 80/90 (ils ont même pensé à intégrer le plan nichon obligatoire !). Ça explique pourquoi le résultat est aussi daté, et pourquoi on a l’impression qu’il manque au moins un ou deux épisodes pour que l’histoire puisse être racontée en entier. Tel qu’il est présenté ici, le scénario est presque totalement incompréhensible. On capte du jargon important au passage : « Pandora », « Fleurs », « Blancs et Noirs », mais à aucun moment on ne nous explique clairement de quoi il s’agit. Cet épisode « 00 » porte bien son nom, si une série complète Under the Dog était produite il ferait office de prequel. Mais c’est dur de regretter de ne pas avoir de véritable série, vu comment l’épisode se termine et vu le manque total de développement du personnage principal (Anthea, qui ne fait que de brèves apparitions au début et à la fin). Mais ce n’est pas comme si ce genre n’avait pas déjà été exploré par le passé (et même récemment, avec des animes comme Kite Liberator), et si l’on veut son compte de jolies filles qui manipulent des armes dans un futur sombre, il y a de quoi faire. 

Myriad Colors Phantom World

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Ooh les jolies zimages, ooh les belles couleurs. Et c’est à peu près toute la valeur de cet anime oubliable, qui essaie de temps en temps de nous convaincre qu’il a des choses sérieuses à dire, et échoue systématiquement. Je ne suis pas contre l’idée de voir KyoAni sortir ce type de divertissement léger, mais avec AmaBuri ou Lucky Star, ils m’avaient habituée à mieux en la matière ! Au moins, avec Phantom World, ils ont essayé. Là où un autre studio aurait complètement bâclé son adaptation de LN générique, ils ont réalisé ça avec sincérité, et même avec enthousiasme. Est-ce que ça élève vraiment l’anime ? Nope. Les personnages sont creux, et surtout l’intrigue est essentiellement constituée de fillers inutiles jusqu’à ce qu’il se rappellent à la dernière minute (littéralement à un épisode de la fin) qu’ils ont un climax à animer et le mettent en scène en catastrophe, alors qu’il est bien trop tard pour qu’on puisse s’y intéresser. De temps en temps un épisode est plus réussi que les autres, comme celui très amusant de la piscine, et celui chargé en émotions où Mai prend soin du héros retombé en enfance. Mais ça ne suffit pas à sauver du naufrage cette série, qui restera dans les annales comme une petite parenthèse idiote et inconséquente du studio entre d’autres sorties plus importantes.

Magic Kyun Renaissance

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Magic Kyun Renaissance a eu la chance d’être adapté par des gens talentueux, au sein d’un studio qui maîtrise ses productions. C’est absolument superbe, probablement l’un des plus beaux reverse-harems que vous pourrez trouver sur le marché. Malheureusement, c’est aussi un reverse-harem basé sur un scénario très médiocre. Habituellement, ces jeux choisis pour être adaptés en animes ont quelque chose de plus, que ce soit une idée de base complètement barrée (un harem composé de 13 frangins, de dieux, de mafieux…) ou sur un scénario particulièrement complexe, même si parfois on frise le non-sens (voyage dans le temps, histoires de familles à dormir debout…). Magic Kyun a bien un gimmick : un harem d’artistes/magiciens, mais ça ne suffit pas. On nous fait croire au début qu’il a quelques twists en réserve, mais en fait il brûle ses cartouches très rapidement. Le premier festival organisé par le groupe de Kohana arrive très vite, le conflit entre les parents des deux héros est résolu en deux minutes, et ensuite on repart pour un tour avec…un autre festival ! Yaaaaaaaay. En guise de conclusion, un dernier challenge sort de nulle part pour déstabiliser Kohana et pousser ses prétendants à prouver leur affection et leur reconnaissance pour leur muse. C’est très bien réalisé, mais le joli packaging ne compense pas la vacuité de l’écriture.

New Game!

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Un jour, nous aurons peut-être un anime réaliste sur la création d’un jeu vidéo au Japon. En attendant, il va falloir se contenter d’une version idéalisée conçue pour répondre à certaines attentes (cette boîte n’a que des employées femmes à tous les niveaux, jeunes et attirantes, célibataires, et secrètement amoureuses les unes des autres), qui ne sait pas très bien si elle veut être un s’life, faire du fanservice moe/yuri, ou nous parler honnêtement du monde de l’entreprise. Connu pour ses comédies moe légères, le studio Doga Kobo n’a rien voulu sacrifier. Et inévitablement, quand ils essaient de dire quelque chose de sérieux sur le monde du travail, ça ne dépasse jamais vraiment l’anecdote. L’écriture est faiblarde et ne fait que survoler les vrais problèmes de l’industrie du jeu vidéo au Japon, aucun conflit majeur n’est introduit, toute tension est anéantie par une punchline. 

Par exemple, lorsqu’ Aoba passe une première nuit à travailler au bureau, au lieu de parler du stress et de la fatigue que la situation peut engendrer, l’anime détourne notre attention en se concentrant sur le sac de couchage très mignon de l’héroïne, et l’utilise pour faire un peu de comédie. Il y a bien un épisode qui développe un peu l’impact de cette situation sur la vie de l’héroïne, mais c’est résolu très facilement. Et de manière générale tous les personnages sont montrés comme vivants dans une situation confortable (appartement à plusieurs pièces, emploi à temps plein et à durée indéterminée, promotions, soutien de la famille et des collègues, etc.), ce qui rend difficile toute identification.  Le show est tellement effrayé du moindre conflit qu’il désamorce tout ce qui pourrait sérieusement remettre le statu quo en question, et entrecoupe toute séquence sérieuse par de petits arcs complètement inconséquents : « les filles vont au ciné », « les filles vont faire du shopping », « les filles font de l’airsoft », etc. Arrivé à la moitié de la série aucun obstacle digne de ce nom ne s’est mis en travers de la sortie du jeu vidéo sur lequel elles travaillent, et inévitablement on se désintéresse complètement de cette partie du scénario, qui fait plus office de prétexte que de réel objectif. A la dernière minute ils essaient d’intégrer un peu plus de tension et d’émotion, mais comme ça n’a jamais été construit au cours de la série, ça sonne creux.

Ce qui sauve le show de la médiocrité totale est l’excellent travail de Doga Kobo sur les backgrounds (l’entreprise est vraiment bien conçue, avec pleins de petits détails amusants, et les scènes en extérieurs sont très jolies), la qualité constante de l’animation, de temps en temps les scènes de comédie qui fonctionnent bien (plus grâce aux animateurs qu’à la qualité de l’écriture), et les quelques séquences qui essaient sincèrement de dire quelque chose sur le métier de designer. On fera mieux la prochaine fois…peut-être ?

HaruChika – Haruta to Chika wa Seishun Suru

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L’une des nombreuses raisons pour lesquelles le studio P.A.Works est l’un de mes préférés est leur volonté de faire les choses différemment des autres. Le problème, c’est que « différent » n’est pas synonyme de « réussi ». Je défendrai Glasslip ou Charlotte, parce que ce sont des animes cohérents dans leur bizarrerie et leurs codes narratifs, qui racontent leur histoire jusqu’au bout. Mais je ne peux pas faire grand chose pour HaruChika. Non content d’être un condensé de plusieurs genres qu’on n’associerait pas forcément ensemble, cet anime a quelque chose qui peut être très vénéneux : de bonnes intentions. HaruChika veut vous parler des malentendants, de maladie juvénile incurable, d’adoption internationale, de symptômes post-traumatiques, et que sais-je encore, de manière très spectaculaire (l’un des épisodes traite carrément le sujet sous forme de pièce de théâtre) et expéditive, à la « Monster of the Week ». C’est bien de vouloir promouvoir la tolérance et traiter des sujets sensibles, mais résoudre de cette manière le problème complexe de tel nouveau personnage est indélicat, voire très maladroit.

En fait le seul sujet que l’anime réussit vraiment à développer sans sensationnalisme superficiel est l’homosexualité de son héros, très discrètement et organiquement intégrée. Au début c’est un personnage de Monsieur Je-Sais-Tout assez imbuvable, mais il a une bonne alchimie avec son amie Chika, et à la fin cet improbable duo finit par être le point fort de l’anime. Pour le reste, ça va du correct au catastrophique. Je suspecte que ça aurait pu être mieux géré si l’anime avait été plus long, mais en sachant qu’ils n’avaient que 12 épisodes de contenu, ils auraient du sélectionner les meilleures intrigues/mystères et en faire de véritables arcs de 3/4 épisodes. HaruChika ressemble un peu à une autre adaptation de roman de P.A Works : Red Data Girl. Beaucoup de personnages, beaucoup d’arcs lourds de messages condensés en très peu d’épisodes, une certaine prétention, des passages à la limite de l’incompréhensible, et un final très brusque qui ne termine pas grand-chose et invite à lire les romans pour savoir la suite. Another et Uchouten Kazoku prouvent qu’ils sont tout à fait capables de produire de très bonnes adaptations de romans, mais HaruChika ne rentre pas dans cette catégorie.

Seconde partie – Pur Popcorn

Du fun, mais du fun de qualité.

Norn9

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Si je n’avais qu’un seul reverse-harem à retenir cette année, ce serait celui-là. Pourtant c’est une série plutôt maladroite, qui lutte pour raconter son scénario de science-fiction très ambitieux. On a besoin d’avoir des résumés du jeu à portée de main pour comprendre ce qu’il passe, il y a bien trop de personnages à développer pour trop peu d’épisodes, et leur choix de privilégier telle ou telle story-line au détriment d’une autre est déconcertant, et parfois décevant (Natsuhikooooo). Mais c’est l’un des animes que j’ai suivi avec le plus de fidélité cette année. Plusieurs choses ont joué en sa faveur : la jolie réalisation consistante, les trois héroïnes (triplez les protagonistes, triplez les possibilités), le rythme maintenu de l’action (on ne s’ennuie jamais), l’évolution des trois romances principales, et bien sûr le charme des héros qui a beaucoup contribué au succès du jeu. A ce qu’il paraît la traduction de ce dernier en anglais est atroce, et c’est dommage parce que cet anime m’avait bien donné envie de l’essayer.

Space Patrol Luluco (short)

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Trigger revient sur le devant de la scène, lentement mais sûrement. Cette année ils ont voulu parler d’adolescence, d’émotion et d’amour et l’ont fait de deux manière différentes avec Kiznaiver et Space Patrol Luluco. Luluco était aussi une version accélérée d’un thème qu’ils adorent : la genèse de l’héroïsme. Il y a un peu trop de caméos de leurs personnages précédents, mais sinon c’était du pur plaisir.

Yuri on Ice

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Fun et unique ! C’est rare d’avoir l’occasion de suivre un anime de sport centré sur des athlètes internationaux confirmés, d’habitude on part de beaucoup plus bas (voire de zéro). Ce n’est pas la seule originalité de YoI : le héros est un adulte dont la carrière est sur le déclin, la discipline centrale n’est pas un sport à « matchs » mais un sport artistique qui confronte des scores, et au lieu de l’habituel esprit d’équipe célébré dans ce type d’anime, YoI explore le « drive » de chaque patineur : qu’est-ce qui les fait avancer ? L’amour ? La famille ? Le narcissisme ? Le désir ? L’admiration ? La rage ? La compétitivité ? La jalousie ? Le patriotisme ? Grâce à ça, même si on manque de temps pour apprendre à connaître tous les patineurs, on a au moins une idée de ce qui les pousse sur la glace, et ça nous permet d’apprécier leurs interventions pour ce qu’elles représentent symboliquement. 

Je regrette une chose : une fois passé l’introduction on est jeté dans un tourbillon de compétitions, et la seconde partie peut être suffocante. Il y a bien un épisode qui prend le temps de faire le point sur la relation entre Yuri et son coach, mais c’est toujours à l’étranger dans le contexte duc championnat. L’ambiance et le rythme étaient hystériques, et ça m’a déconnecté du show et de ses personnages (sauf JJ. JJ rules). Arrivée à l’épisode 11 j’étais au bord de l’indigestion, et j’aurais aimé que la série se soit donnée l’occasion de respirer entre les différentes phases de la compétition, quitte à zapper l’arc de certains personnages secondaires (sauf JJ. JJ rules). J’ai trouvé les quatre premiers épisodes excellents et très bien structurés, et j’aurais aimé que le reste suive le même modèle, avec plus de diversité, au lieu d’une série de performances qui finissent toutes par se ressembler. La précipitation s’est aussi sentie au niveau de la production. Vers la fin l’animation était souvent recyclée, avec une mise en scène répétitive, très loin de la magie d’ENDLESS NIGHT. Less is more ! Si une seconde saison est produite comme c’est suggéré à la fin, ce serait bien qu’elle soit mieux équilibrée.

Dagashi Kashi

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Dagashi Kashi est le genre d’anime dont le concept est à la fois son meilleur atout et sa plus grande limitation. L’idée est de créer des sketchs humoristiques autour de différentes sucreries et snacks japonais. C’est original et amusant (avec tous ces shows culinaires où l’on prépare des plats recherchés, c’est rafraichissant de voir des personnages s’extasier sur des paquets de chips et des bombons), mais c’est aussi limité : ce ne sera jamais « plus » que ça, tout le scénario va tourner autour des snacks, et ça restera très anecdotique. Et c’est un peu dommage, parce que lorsqu’ils essaient de parler un peu de leurs personnages de manière plus approfondie (par exemple je pense aux épisodes sur l’enfance de Saya), ça fonctionne très bien et c’est même touchant. Mais ces moments sont rares, et surtout ne concernent pas Hotaru, qui reste le clown du show jusqu’à la fin. C’est divertissant, mais ça m’étonnerait qu’on se souvienne de cet anime dans quelques années.

Love Live! Sunshine

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Ce spin-off est sorti avec la tâche difficile de reprendre le flambeau de la série initiale, et pendant la première partie ça se sent qu’ils n’ont pas osé changer trop la formule de peur de perdre leur public. C’est un peu dommage, on voit la série se forcer à rendre constamment hommage au groupe précédent (parfois de manière intelligente, parfois de manière beaucoup trop appuyée) et à recycler les mêmes conflits. Mais ça a eu un effet bénéfique majeur : le staff s’est senti obligé de produire beaucoup plus d’effort dans la réalisation, et surtout l’écriture. Là où les neuf filles de μ’s avaient des traits de caractère extrêmes qui les poussaient à avoir des comportements borderline pathologiques (ce n’est pas pour rien qu’on surnomme Honoka « Honkers la Bonkers ») celles d’Aquours sont beaucoup plus équilibrées et nuancées. C’est aussi vrai pour les conflits, ils sont familiers mais mieux tournés, et même l’humour est plus efficace (excellent slapstick !).

La série a aussi un meilleur rythme, un gros avantage pour ce type de divertissement léger qui souffre du moindre ralentissement. Ça ne s’est pas fait sans sacrifices, il manque un élément dans Sunshine, que l’original avait : le travail de fond accompli pour devenir un groupe d’idoles indépendant (sans label pour le soutenir) est quasi-absent. Dans School Idol Festival, les difficultés du groupe pour se constituer, trouver une identité, séduire un public, et s’améliorer pour surpasser les groupes rivaux étaient palpables. Dans Sunshine, cet aspect n’est pas vraiment développé, ils passent plus de temps à creuser les personnages, leur passé et leurs motivations. Ce n’est pas un mauvais choix, mais ça a pour conséquence inévitable de nous déconnecter des performances du groupe, et Sunshine n’a pas eu son Snow Halation. Peut-être dans une potentielle seconde saison ?

Sansha Sanyou

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Sansha Sanyou est un s’life au scénario vu et revu (trois filles aux personnalités très différentes deviennent amies et trainent ensemble) que j’aurais abandonné assez vite, s’il n’y avait pas eu cette petite touche d’humour noir qui fait son originalité.  Je me plains des s’lifes où les personnages sont trop parfaits et gentils les uns avec les autres pour être honnêtes, et celui-là m’a plu en insérant dès le début une touche d’acidité. Par exemple, ils ont donné à Teru le design typique de la douce tête-en-l’air à lunettes qui ne dis jamais un mot plus haut que l’autre, alors qu’en réalité elle peut être une vraie peste, est très susceptible, et cultive son image de déléguée parfaite pour qu’on la laisse tranquille. Futaba est la caricature de la gloutonne poussée à son extrême (elle est aussi l’un des personnages les plus drôles de l’anime) et notre héroïne Youko, est beaucoup plus que l’  » Oujo-sama de service ». Depuis la faillite de ses parents elle a perdu contact avec ses anciennes amies, et comme elle prend naturellement les gens de haut elle se retrouve complètement seule. Les personnages d’Ojou-samas sont souvent utilisés comme des prétextes dans ce type de show pour donner l’occasion aux personnages de profiter de leurs richesses (immense propriété avec serviteurs, maisons secondaires, etc.), mais ici, c’est utilisé exclusivement pour raconter une histoire. 

Ce qui empêche Sansha Sanyou d’être vraiment bon, c’est d’abord son format. C’est trop long, et voilà encore un exemple d’adaptation de YonKoma qui aurait dû être un short (au moins avoir des épisodes de 15 minutes) et qui souffre de temps morts. Et d’autre part, si les trois personnages principaux ont plusieurs facettes, les secondaires sont de grosses caricatures qui sont là pour répéter le même gag encore et encore et encore (Yamaji stalke Youko, Sonobe aime bien habiller tout le monde en soubrette, Kou cuisine très mal, Sasame a un crush sur Youko et ne sait pas comment l’aborder, etc.etc.). Seule Serina est un peu développée, et fonctionne bien comme « meilleure-ennemie » de Teru (elles se détestent mais partagent une passion pour les animaux), mais les autres n’ont pas grand intérêt et sont surtout là pour permettre au scénariste de faire du remplissage. C’est particulièrement flagrant pendant la seconde partie de l’anime : on sent que tout ce qui était important à dire a été dit, mais avant la scène finale la plus importante (celle où Youko qui a gagné en maturité affronte le regard de ses anciennes amies) il fallait bien mettre quelque chose dans ces épisodes, et c’est une série de gags inégaux en qualité. 

Troisième partie – Presque Top 10 : Mes mentions honorables

Comme l’année dernière, voilà les animes qui ont flirté avec mon Top 10, mais auxquels il a manqué quelque chose pour y entrer.

Shelter (clip)

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L’histoire est un peu cliché, mais pour un clip de six minutes c’est parfait. Le morceau n’est pas non plus inoubliable, mais il est suffisamment agréable pour bien accompagner l’animation, le principal intérêt de Shelter. C’est fait par des animateurs d’A-1 Pictures qui sont connus pour avoir notamment travaillé sur Idolm@ster, et ce clip est une petite démonstration de leurs talents. 

Boku Dake Ga Inai Machi

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L’exclusion de mon top 10 de cet anime n’a pas tenu à grand-chose. Je continue de penser que ses premiers épisodes, au cours desquels notre héros déprimé se retrouve expédié dans le passé à la période la plus traumatisante de son enfance, comptent parmi les plus puissants de l’année. Kayo et Sachiko étaient de formidables exemples de personnages féminins bien écrits, et Satoru était un héros auquel il était facile de s’identifier. Mais en échange trois personnages étaient ratés, ce qui a amoindri le succès général de l’anime. D’abord, il faut reconnaitre que les « méchants » de l’histoire étaient beaucoup trop caricaturaux, et si j’ai ressenti une réelle terreur pour les enfants en leur présence grâce à la superbe mise en scène du réalisateur, sur le fond leurs motivations manquaient de profondeur. Les résolutions de chacun de leur arc sont faibles voire cheesy, et la seconde partie de l’anime en a beaucoup souffert.

Ensuite, il y a Airi. Je ne sais pas comment elle est présentée dans le manga, mais dans l’anime elle existe uniquement pour que Satoru reprenne espoir à un moment clé de l’intrigue, et pour qu’il ait quelqu’un à retrouver à la fin. Non seulement cette énième réunion entre un adulte désabusé et une lycéenne qui devient sa lumière au bout du tunnel est incurablement cliché et irréaliste, mais elle diminue singulièrement l’impact des passages les plus durs de l’histoire. Je ne suis pas totalement déçue par BokuMachi, ce qu’ils développent sur l’enfance, la parentalité, l’amitié, les regrets et la maltraitance est assez formidable, mais je pense aussi que son potentiel a été très limité par des facilités d’écriture qui auraient pu être évitées. 

Occultic;Nine

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Malgré son pilote déroutant qui a détourné plus d’un spectateur potentiel, Occultic;Nine est réglé comme du papier à  musique. Au début, intriguée par l’apparente absurdité des évènements, je me suis laissée porter, et j’ai été de plus en plus impressionnée par la maîtrise scénaristique et artistique totale du show. Rien n’arrive par hasard, rien ne nous est montré par hasard, rien n’est dit par hasard (d’où l’intérêt de revenir sur certaines scènes et de revoir au moins une deuxième fois les six premiers épisodes). Vous pensiez que l’OP et l’ED utilisaient des images étranges pour être edgy ? Nope, si vous êtes attentifs et que vous les regardez vers la fin d’un nouvel œil, vous verrez qu’ils sont bourrés d’indices sur l’intrigue et les personnages. J’adore quand une série joue avec moi en maintenant un sentiment de confusion, tout en sachant exactement ce qu’elle fait et où elle va.

Il y a du mindfuck (on passe la moitié de la série sans connaître une information capitale pour comprendre ce qu’il se passe), plusieurs personnages très différents qui vont devoir s’associer pour sortir d’une situation impossible en faisant travailler leurs méninges, une série de meurtres très étranges, et une touche d’horreur.  L’un de mes craintes avant de commencer était qu’ils cherchent à exacerber l’excentricité des personnages, et ils le font, avec en plus ce choix discutable de demander à tous les doubleurs de débiter leurs répliques à un rythme extrêmement rapide. Cet aspect de l’anime est divisif, soit vous l’acceptez, soit vous le rejetez. De mon côté je n’en suis pas fan,  mais mon affection pour les personnages a surpassé toutes mes réserves. Bien sûr, le fait que l’animation soit fantastique du début jusqu’à la fin aide beaucoup. Ce qui m’a empêché de classer plus haut ce show est son dernier épisode. Même s’il nous offre une véritable conclusion, c’était affreusement précipité, et le manque de temps ne s’est jamais fait aussi durement sentir.

Poco’s Udon World

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Il ne faut pas se cacher les choses : Poco’s Udon World est du total fantasme servi sur un plateau à une génération de trentenaires japonais qui n’a toujours pas pu fonder une famille, et qui n’est pas certaine d’avoir des enfants un jour. Ce show a le bon goût de rester intelligent et de ne pas faire des femmes émancipées des boucs émissaires (comme d’autres animes ont pu le faire), mais ses intentions sont un peu trop faciles à lire pour qu’on prenne ce qu’il nous raconte au premier degré. Poco n’est jamais plus qu’un fils idéalisé, qui n’existe que pour combler le vide affectif du héros et qui ne présentera jamais les inconvénients d’un véritable enfant. Ce show est aussi désespéré d’attirer l’attention de potentiels touristes sur Kagawa et l’île de Yagahama, et si cette démarche est devenue courante dans ce type d’anime je la trouve ici encore plus forcée que d’habitude. Mais ces considérations mises de côté, Poco’s Udon World reste un charmant slice-of-life sur une bande d’adultes qui traversent une crise de la trentaine, et qui sont heureux de pouvoir renouer avec leurs racines loin des angoisses de la vie urbaine.

Au début je pensais que l’anime allait immédiatement faire de Souta le successeur de son père dans le restaurant familial et enchaîner tout de suite sur là-dessus, mais en fait pas du tout. Cet aspect est entièrement mis de côté, et on nous parle plutôt de la réconciliation de Souta avec son passé et sa province natale, et de cette période cruciale pendant laquelle va se jouer le reste de sa vie (son avenir oscillait entre Tokyo et Kagawa). Il y a quelques passages comiques, mais de manière générale c’est un pur anime d’Iyashikei qui parlera beaucoup à la tranche d’âge et à la génération que représente Souta. Le pilote induit en erreur sur la nature du show (on peut facilement croire en se basant dessus que ça va être un anime culinaire et une comédie) mais par la suite il se démarque significativement de la concurrence en développant sa propre atmosphère, ses personnages uniques, et sa propre histoire. Je me suis laissée porter, et la fin émouvante m’a surprise et m’a fait verser ma petite larme. Ce n’est pas l’anime le plus sexy de l’année, mais ça vaut le coup de lui donner une chance. 

Sakamoto Desu Ga ?

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George Abitbol n’a qu’a bien se tenir, Sakamoto est le meilleur candidat pour « homme le plus classe du monde ». Tout ce que vous faites bien il le fait mieux, et de manière originale. C’est l’idole des femmes, des hommes, des jeunes et des vieux, de ses camarades et de ses profs, et même les petits voyous de son lycée ne peuvent pas s’empêcher d’avoir un gros faible pour lui et de l’admirer secrètement. L’idée derrière Sakamoto est de créer ce personnage complètement absurde, et de voir ce qu’on peut faire avec. Le résultat est une comédie unique, forcément très divisive, et étonnamment intrigante. On sait que Sakamoto va faire mieux, ou surmonter magnifiquement tous les obstacles qui se présentent à lui, mais la question est de savoir comment il va le faire. Et c’est là que la série devient hilarante. Il faut voir Sakamoto développer des trésors d’imagination pour éviter les assauts de la mère de son meilleur ami et la dissuader de le poursuivre, interpréter parfaitement un opéra au karaoké, ou ses merveilleuses interventions pour sauver des animaux. Une part de la comédie vient de la bonne volonté de son audience de s’extasier de tout ce qu’il fait, et de l’interpréter de la manière la plus favorable possible (par exemple, la poussière qu’il fait tomber du plafond devient de la neige dans la classe). Bien sûr comme toute comédie basée sur un gimmick (comme Sekki-kun) ça reste limité, mais ça vaut le détour.

Boku no Hero Academia

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Comment évaluer une histoire quand on n’a lu qu’une poignée de chapitres introductifs ? C’est le problème de cette première saison de BokuAca, elle n’avance pas très loin dans l’intrigue, et elle se termine par un affrontement trop long qui n’apporte rien de conclusif. La première partie de la série est excellente, l’enfance émouvante de Deku, ses espoirs déçus, sa prise en charge par son formidable mentor et son intégration dans l’Académie de ses rêves font partie des meilleurs moments d’animation de l’année. Et ensuite arrivent des arcs de shonen beaucoup plus conventionnels, bien faits mais qui servent surtout d’ouvertures pour l’avenir. BokuAca est donc l’exemple type de la série « en cours » qu’il faudra évaluer quand on aura passé des arcs plus significatifs que ceux-là, et pour l’instant on peut simplement dire que c’est un début prometteur.

Amanchu!

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Amanchu est un anime paradoxal. D’un côté c’est très réaliste, les conflits se résument à « il pleut », « on est rentré dans la salle de club sans autorisation », ou encore « allons acheter un nouveau journal de bord ». Les conflits internes de Teko ont beaucoup plus d’importance que les conflits externes, et ses objectifs sont très terre-à-terre (je veux m’intégrer dans mon nouveau lycée, je veux obtenir telle licence, je veux plonger dans la mer, je veux plonger avec Pikari…). Et pourtant c’est une série qu’on regarde pour s’évader. Comme Teko ou sa prof, on a envie de suivre Pikari pour qu’elle nous montre quelque chose d’extraordinaire, et bien sûr il y a la promesse de l’exploration de merveilleux fonds marins. Cette promesse n’est pas vraiment tenue, mais j’y reviendrai.

Si ce joli paradoxe contribue au charme de la série, je pense qu’elle a souffert du manque de bons personnages secondaires. Pikari et Teko sont bien écrites et attachantes, mais jusqu’à la fin elle restent un duo très exclusif, et je n’ai jamais compris l’intérêt des jumeaux Ninomiya. Makoto est frappé par la malédiction qui frappe les garçons dans un groupe de filles de moe s’life : il est passif, ne dit quasiment rien, et n’a pas le droit d’avoir des sentiments. Sa sœur est encore pire, elle est très violente sans aucune raison envers lui. Ce gag slapstick surexploité n’est plus drôle depuis longtemps, et surtout n’a rien à faire dans un show détendu et contemplatif. L’attitude d’Ai a réussit à dégoûter complètement des spectateurs enthousiastes, et même si ça n’a pas affecté plus que ça mon ressenti général, j’aurais largement préféré que les jumeaux soient écrits différemment ou remplacés par d’autres. Sinon on a la prof, la grand-mère qu’on voit très peu, quelques mascottes qui ne parlent pas, et…c’est tout. Comparé à ARIA ou cette année Poco’s Udon World, deux Iyashikei qui ont beaucoup de personnages secondaires très bien écrits, Amanchu fait pâle figure. Ça manque de matière et de diversité.

Un autre problème de cette série est sa lenteur. Ces 12 épisodes montrent comment Teko va intégrer le club de plongée et se préparer à pratiquer ce sport. Et comme Teko ne sait pas nager, ça prend du temps, à tel point qu’on ne voit pas une seule exploration des fonds marins avant les derniers épisodes. Pour un show qui affirme parler de plongée sous-marine, c’est un peu problématique. Ce n’est pas qu’ils n’en parlent pas, au contraire on a droit à pas mal d’explications techniques, mais un anime est un média avant-tout visuel, et c’est dommage de passer à côté du potentiel dépaysant du thème.

Au final je me souviendrai du développement très émouvant de Teko qui apprends à surmonter ses angoisses, et de l’ambiance douce et apaisante de la série, mais ces douze épisodes ont besoin d’une suite, sans quoi ils risquent de rester un éternel « début d’aventure » jamais achevée.

Quatrième partie – Mes dix animes favoris de 2016 (et mon short préféré)

L’ordre ne compte pas tant que ça, je l’ai changé plusieurs fois, mais j’aime bien faire une numérotation, alors en voilà une.

10 – Flying Witch

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Pendant assez longtemps, j’ai eu du mal à voir ce que tout le monde trouvait de si génial à Flying Witch. Le pilote m’avait beaucoup plu, mais les épisodes suivants m’ont pratiquement conduite à arrêter. Je trouvais ça trop lent, je ne m’attachais à aucun personnage, et je ne trouvais même pas ça particulièrement joli comparé à d’autres Iyashikei. Le déclic est survenu après l’arc d’Inukai, quand Chisaki décide de devenir une sorcière. J’ai enfin compris où l’anime voulait en venir. Toute la première partie sert en fait de base pour construire ce moment précis, afin de lui donner toute la force qu’il peut avoir. Je me suis enfin sentie impliquée émotionnellement, et j’ai enchaîné le reste d’un coup avec délice.

10 ex aequo – She and Her Cat – Everything Flows (short)

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Entre le moment où j’ai terminé cette série et aujourd’hui, j’ai perdu mon chien, qui m’a accompagné pendant 14 ans. Je pense que je vais être incapable de revoir ce short avant un bon moment. C’est l’une des meilleures séries que j’ai vu sur le lien entre un animal de compagnie et son maître, et ils ont fait ça avec un tout petit format. J’ai beaucoup aimé comment ils racontent la vie et les difficultés de l’héroïne par une mise en scène subtile mais puissante.

9 – Sweetness and Lightening

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Au cours d’une année submergée par de bons slice-of-lifes, ça n’aura pas été évident de se faire une place. Pour ne rien arranger, Sweetness and Lightening n’avait rien de particulièrement original pour se distinguer : les animes culinaires sont très à la mode en ce moment (même le prochain Precure va parler de cuisine), et le duo père/enfant a déjà été exploré. Mais le studio a injecté tellement d’énergie et d’amour dans ce petit show, qu’il a su charmer les plus endurcis d’entre nous. C’est une explosion de couleurs, le portrait de l’enfant a réussi à être adorable et réaliste, et je ne me souviens pas d’avoir vu un autre anime décrire avec autant de justesse une relation parent/enfant. C’est aussi un anime qui propose une approche de la cuisine inédite : pas de « food porn », de plats qui brillent de manière surréaliste et qui provoquent des orgasmes en chaîne, simplement quelques amateurs et débutants qui essaient de préparer ce qui leur fait envie. Sans le dire ouvertement, les personnages sont tristes pour notre petite héroïne qui doit grandir sans sa mère, et sans essayer de la remplacer ils font ce qu’ils peuvent pour lui changer les idées et lui transmettre le plaisir des choses bien faites. C’est adorable.

8 – Mayoiga

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Comment recommander Mayoiga ? C’est une « satire, mais pas vraiment », ça commence comme un thriller mais rien ne se passe comme dans un thriller classique (chaque cliché du genre introduit ne se résout jamais comme on pourrait s’y attendre), tout ce qui aurait pu être effrayant est systématiquement désamorcé par un ou plusieurs éléments ridicules ou absurdes qui ne cadrent pas avec le reste…et on peut prendre ça pour de la maladresse, mais de la part de deux vétérans de l’industrie (Okada et Mizushima), c’est hautement improbable. Mayoiga appartient à un genre un peu particulier, le détournement d’horreur, avec Cabin in the Woods ou Tucker and Dale Against Evil. L’humour vient principalement de répliques totalement inappropriées (tout ce que dit LovePon, pas mal des réflexions de Masamune qui est « content d’avoir parlé à plusieurs filles » après une journée complètement folle, les débats sur les pseudos des personnages…), de monstres trop ridicules pour faire peur, et de résolutions des conflits aux limites de l’absurde. Ce n’est pas une comédie qui fait les choses de manière évidente, et c’est pour ça qu’une partie des spectateurs a pris ça pour de la maladresse et a disqualifié le show comme « une mauvaise série d’horreur » (ce qui n’est pas faux !), et sont complètement passé à côté du second degré. C’est dommage, parce que ce second degré est une source inépuisable de divertissement. Enfin, l’anime m’a impressionnée par la manière dont il a réussi à conclure de manière parfaitement satisfaisante son scénario, en arrivant même à glisser quelques pistes de réflexion pas bêtes du tout sur la catharsis (pour les nerds, le phénomène qu’on appelle « abréaction »).

7 – Flip Flappers

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Je n’aurais jamais cru que Flip Flappers se taillerait une place dans mon top des animes de l’année, mais nous y voilà. Quand j’ai entendu parler du projet je pensais que ça allait être une jolie démonstration d’animation, et pas grand chose d’autre, mais le show s’est avéré être beaucoup plus que ça. Il faut dire qu’au début, on pouvait facilement passer à côté de son intelligence : les trois premiers épisodes étaient très intéressants visuellement, mais je trouvais les personnages soit antipathiques (Cocona, Yayaka, Salt et sa bande), soit creux (Papika, Bu-chan), et l’intrigue ne semblait pas avoir de fil directeur. Mais est arrivé le quatrième épisode, qui marque un temps d’arrêt bienvenu pour que la série puisse respirer un peu, et c’est à ce moment là que ça a fait « tilt ». Et le reste a été exceptionnel.

J’ai enfin compris que l’anime veut parler du pouvoir illimité de l’imagination (qui se mêle parfois au subconscient, d’où le lien avec les rêves), et de la manière dont ce pouvoir peut créer des univers entiers (magiques, romantiques, effrayants, absurdes, sensuels, violents, merveilleux, dramatiques…) au sein desquels on peut s’échapper. Je ne suis pas tout à fait certaine d’apprécier le final, toute cette histoire de famille était un peu trop brouillonne à mon goût (est-ce que ce serait lié aux problèmes de production dont à souffert le show ?) mais vu tout le symbolisme dont est chargé Flip Flappers dès ses premiers épisodes je me demande si je ne l’apprécierai pas mieux après un second visionnage. 

6 – Fune Wo Amu

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Le show qui a le scénario le moins sexy et vendeur de l’année s’est avéré être l’un des meilleurs. Fune Wo Amu a tout ce que New Game aurait dû avoir : de réels conflits d’entreprise qui viennent entraver le travail des protagonistes (manque de moyens, mépris des autres branches, transferts, politique interne contraignante…), un groupe d’employés diversifiés et représentatifs de plusieurs sexes, physiques, tranches d’âges et personnalités, le suivi de leur projet sur plusieurs années, des scènes qui nous rappellent que chacun a une vie en dehors du travail et que tout le monde n’est pas lié par des détours artificiels du scénario, et une concrétisation des différentes relations qui n’est pas du fanservice. Bref, Fune Wo Amu est l’antithèse de l’anime produit pour vendre des figurines et des jeux vidéos, et ça fait du bien. C’est typiquement le genre d’anime peu spectaculaire qui ne m’a pas du tout fascinée, mais qui m’a fait réfléchir, m’a émue, et qui me restera longtemps en mémoire.

5 – Kabaneri of the Iron Fortress

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En parlant de spectacle ! Kabaneri est un anime steampunk d’action et suspense très bien réalisé, qui ne se repose pas trop sur les CG, et dont l’animation est restée consistante. A une époque où ce type de production ambitieuse peut être carrément arrêtée pendant des mois (God Eater, Regalia), développée entièrement en CG parce que ça coûte moins-cher et que ça demande moins d’organisation (BBK BRK, Berserk, Ajin…), et où même l’animation d’un shoujo populaire peut connaître un effondrement (Orange), c’est très positif.  Doublement positif de la part du studio WIT qui avait déçu même ses fans les plus enthousiastes avec l’effondrement de Rolling Girls et ses épisodes finaux à peine animés : cela montre qu’ils ont retenu la leçon. Ça me chagrine que l’antipathie provoquée par Biba, le méchant principal de cette première saison, ait gâché l’expérience de beaucoup. Quand il est arrivé j’ai été aussi déçue que la majorité, c’est une caricature qui frise l’absurde, mais en y réfléchissant, j’ai trouvé que ce n’est pas un mauvais antagoniste…pour ce qu’il représente.

Il représente la tentation du fascisme en période de crise, et l’arc de Mumei est entièrement lié à cette thématique : elle incarne le cas typique de l’enfant qui a subi un lavage de cerveau de la part du leader charismatique, et qui « revient à la vie » quand elle est prise en charge par des gens qui lui font découvrir une alternative à la philosophie fasciste et déshumanisante dans laquelle elle a été endoctrinée. C’est vrai qu’on a du mal à prendre tout ça au sérieux quand les motards tueurs de zombies sortent du train de Biba. Araki est un excellent réalisateur en terme d’action et suspense, mais il oublie trop souvent de nuancer sa mise en scène, et Ookouchi n’est pas connu non plus pour sa délicatesse. Mais malgré ce problème, je trouve que Kabaneri mérite d’être réhabilité pour ce qu’elle est : une série d’action et suspense très ambitieuse, qui explore plusieurs thèmes tout à fait pertinents sur les dérives de l’humanité lorsqu’elle est replongée dans un état de guerre permanent. A ce qu’il paraît il va y avoir une suite, et je suis très curieuse de voir ce qu’ils vont faire avec.

4 – Hibike! Euphonium 2

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Cette seconde saison d’Hibike, l’une des séries phares de 2015, n’a pas eu le contenu le plus évident à adapter. Animation spectaculaire : check (ils ont animé un concert entier avec une animation digne d’un film, preuve supplémentaire qu’ils sont à la fois parfaitement organisés et complètement tarés à KyoAni), mais quid du scénario ? Cette fois l’intrigue de fond était assez claire, et construite dans la veine d’une série sportive : on se prépare pour la prochaine épreuve, on la passe, et on recommence pour la prochaine épreuve encore plus importante. C’est le squelette général de la série. Mais ça ne suffit pas à remplir une douzaine d’épisodes, et comme tout avait été à peu près dit sur Kumiko et ses amies, le scénario s’intéresse à d’autres membres de son orchestre : Mizore, une joueuse de haut-bois talentueuse mais réservée, Mamiko, la grande-soeur passive-agressive  de Kumiko, Taki, le chef mélancolique, et Asuka, figure de mentor notoirement ambiguë de la première saison. Et à part une légère fausse note (les parents d’Asuka…), j’ai énormément apprécié cette seconde saison. Euphonium a toujours été un anime parfaitement mise en scène sur un groupe au sens large, et plus ils développent les personnages secondaires, plus l’histoire s’enrichit ! Vu le contenu du dernier épisode ça m’étonnerait qu’ils produisent une dernière saison, mais pourquoi pas un petit film ? Please ?

3 – Kuromukuro

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Avant de parler du show lui-même, parlons de sa diffusion : ça aurait été bien que Netflix étudie un peu les habitudes de son potentiel public avant de décider d’appliquer son système de diffusion particulier (idéal pour le binge-watching) à un mécha comme Kuromukuro. S’ils avaient fait ça, ils se seraient rendu compte que les animes peuvent vivre et mourir par la hype générée sur les réseaux sociaux semaine après semaine (il suffit de prendre l’exemple de Yuri on Ice…). Non seulement les fans sont habitués à commencer un anime au début de la saison et à le laisser partir à la fin juste avant qu’ils soient remplacés par d’autres, mais pouvoir discuter rapidement de ce qu’il s’est passé dans le dernier épisode sur les réseaux attire immanquablement l’intérêt et la curiosité d’un public potentiellement plus large que celui des hardcores. Pire, ils ont diffusé la série en deux parties, alors que la seconde a été faite pour suivre directement la première sans coupure. Occasion manquée, donc, en espérant que la prochaine fois soit Netflix soit ceux qui vendent les droits auront la bonne idée de prendre ça en compte.

Revenons sur l’anime. Avant Kuromukuro j’avais déjà vu d’autres studios essayer de mélanger le genre mécha futuriste avec l’esthétique et les valeurs des samouraïs, et ce qui en est sorti était tout sauf convaincant. Mais cette fois, c’est la bonne. La réussite de cet anime tient à plusieurs choses : d’abord, il a de bons personnages principaux. Ken est un samouraï charismatique qui voyage dans le futur, et représente une source inépuisable de fun en raison du décalage généré. Sa partenaire Yukina incarne un type d’héroïne qu’on voit peu souvent : l’Héroïne Malgré Elle (voir le TV trope « I just want to be normal« ). Nous sommes plus habitués à voir des garçons endosser ce rôle, mais cette année avec Luluco et Yukina, les filles y ont droit. Ken est tout l’inverse : sa destinée est limpide. Pour lui la question d’être ou ne pas être un héros ne se pose même pas, l’attitude héroïque est sa philosophie de vie. Cela conduit Yukina à être très frustrée, parce qu’elle est coincée entre deux choses : d’un côté dans ce contexte incroyablement dangereux et hostile elle dépend de la capacité de Ken à se sacrifier pour elle, et de l’autre plus elle s’attache à lui, plus elle lui demande d’être égoïste et de penser à sa propre survie. Ce dilemme s’ajoute à sa réticence initiale de jouer les sauveurs de l’humanité et à ses problèmes familiaux (c’est la « fille de la directrice » pour les autres, son père est un scientifique disparu que tout le monde a cru fou…), et tout cela constitue un solide nœud de conflits qui ont le temps d’être démêlés au cours de la série.

Le show a ses défauts, notamment la gestion des personnages secondaires qui sont développés à un rythme inégal. Sophie était supposée être le troisième lead mais elle est complètement oubliée par le scénariste jusqu’à ce qu’il se rappelle de son existence, et à la fin l’intrigue autour de Muetta vampirise le show sans apporter grand chose d’intéressant. A cause de ça le final arrive trop vite. Je ne pense pas que l’anime avait besoin de plus d’épisodes pour se terminer de manière plus satisfaisante : une meilleure gestion de la structure narrative aurait suffit. Cette petite frustration mise de côté, Kuromukuro restera dans ma mémoire comme un mécha très divertissant basée sur de bons dialogues (banter à gogo), une mise en scène des combats particulièrement dynamique et excitante, des personnages attachants et un scénario jamais avare en rebondissements. Parfois, du divertissement haut de gamme est tout ce dont j’ai envie.

2 – Kiznaiver

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Un garçon a perdu pratiquement toute capacité à ressentir des choses. Kiznaiver raconte comment il retrouve le contrôle de sa propre douleur et arrive enfin à se sentir vivant. C’est aussi l’histoire de son amie enfance, qui a un autre problème, mais c’est le secret le mieux gardé de la série qui le réserve pour la fin. La communication humaine et ses traumatismes est un thème qui passionne Mari Okada, dans Anthem of the Heart elle propose un moyen alternatif (la musique), et dans Kiznaiver, elle teste une théorie : et si on essayait de créer un lien entre les gens plus direct et moins ambigu que le langage, en connectant douleurs physiques et émotionnelles ? On assiste à la seconde expérience de ce genre, et on découvre ce qu’il s’est passé pendant la première petit à petit. Comme beaucoup d’animes d’Okada Kiznaiver est porté en priorité par ses personnages et leur alchimie, mais Trigger a contribué largement à en faire une série-évènement grâce à une animation très ambitieuse et dramatique. Le show aurait bénéficié d’un format long (comme ERASED, Kabaneri, Occultic;Nine, Yuri on Ice…), cela lui aurait permis de développer un peu mieux son world-building et de prendre plus d’ampleur, mais je suis très satisfaite de ce qu’ils ont fait avec 12 épisodes, et je me souviendrai longtemps de Niko, Chidori, Noriko, Honoka & co. Peu de personnages ont eu autant d’impact sur moi cette année que cette petite bande.

1 – Your Name

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Je triche un peu, mais comme j’ai Shelter et des shorts dans mon classement, pourquoi pas un film ? Quand le studio Ghibli a arrêté sa production j’ai vraiment eu peur pour l’avenir de l’animation traditionnelle au cinéma, mais depuis nous avons vu arriver de très, très bonnes choses et Your Name est un peu le joyau de ce nouvel âge d’or du cinéma d’animation japonais. Oui, le film est aussi exceptionnel que la hype l’annonce : c’est à la fois une excellente comédie de body-swapping et un drame poignant, parfaitement dosé. J’ai toujours été fascinée par la maîtrise technique de Makoto Shinkai, mais aucun de ses films ne m’a prise aux tripes comme celui-là. Si vous avez la chance de pouvoir le voir au cinéma, n’hésitez pas !

Et 2017 ?

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Je réfère à ma preview pour les prochaines sorties immédiates, mais ensuite j’attends Sakura Quest, l’anime sur le tourisme de P.A Works, l’anime de Deen sur le club de Kabuki, Violet Evergarden, la seconde saison d’Uchouten Kazoku, peut-être celle de Kekkai Sensen si le nouveau staff est à la hauteur, et Mirai Arise si Sunrise se décide enfin à le sortir. A priori Sangatsu devrait s’imposer comme meilleur anime de 2017 ( d’ailleurs les derniers épisodes que j’ai vu suffisent à en faire le meilleur anime de 2016 si je le comptais pour cette année), mais on ne sait jamais !

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