Pilotathon des Animes d’Automne 2016 – Troisième Partie

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CAN YOU HEAR MY HEARTBEAT ?      FLIP FLAP FLIP FLAP

Dans cet article : NANBAKA, Yuri on ICE, All Out!, Lostorage Incited WIXOSS, Dream Festival et Flip Flappers

NANBAKA

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Késako ? Jyugo et ses amis sont des évadés en série, aucune prison du monde ne leur résiste. Toutes, sauf une : la célèbre prison Nanba, où ils sont actuellement détenus et étroitement surveillés. Tout en s’amusant avec ses codétenus, Jyugo cherche à retrouver la trace de l’homme mystérieux qui lui a attaché de lourdes entraves que personne n’arrive à détacher.

J’ai eu un peu de mal à rentrer dans ce pilote, les couleurs criardes et l’humour crétin ne m’ont pas immédiatement plu, mais progressivement je me suis laissée convaincre et j’ai ris suffisamment pour que j’estime mérité le qualificatif de comédie. Il y a quelque chose de vraiment attachant dans ce groupe de quatre amis qui passent leur temps à trouver de nouveaux moyens d’exaspérer leurs geôliers, et toute la séquence introductive où ils essaient de s’échapper pour être ramenés brutalement au bercail à la dernière minute était très amusante et même créative. La seconde partie de l’épisode était un peu moins réussie, les petits sketchs comiques plus traditionnels étaient plus limités, et la tragédie personnelle de Jyugo n’est pas très engageante pour l’instant. C’est le genre d’anime que je vais probablement finir par laisser de côté comme l’intrigue en elle-même n’est pas spécialement prenante, mais c’est tout à fait sympathique.

Yuri on ICE

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Késako ? Après une cuisante série d’échecs, le patineur japonais Yuri Katsuki retourne vivre chez ses parents. Il est toujours passionné par ce sport mais a du mal à se projeter dans l’avenir, jusqu’à ce que débarque un champion russe qui va le prendre sous son aile. 

Excellent pilote pour cette série très attendue. Ils ont vraiment repris le thème d’ENDLEES NIGHT du jeune garçon qui grandit inspiré par son idole de patinage artistique à la télévision, et ont brodé autour une histoire assez classique mais efficace de seconde chance. J’ai beaucoup aimé qu’ils se concentrent sur des hommes de 23 et 27 ans, une tranche d’âge sous-représentée dans les animes voire complètement absente de manière générale. Notre héros se retrouve dans une position difficile : il a sacrifié une bonne partie de son enfance, de son adolescence et de ses années d’études pour s’entraîner et participer à des compétitions, il a terminé la saison internationale bon dernier, et voit arriver la nouvelle génération de patineurs qui fait des étincelles (l’autre Yuri, qui a 15 ans, en fait partie). Il n’a aucune idée de ce qu’il veut faire de sa vie, c’est impliqué qu’il a été très déprimé pendant l’année qui a suivi son échec, et quand il retourne chez ses parents se pose l’inévitable question « et maintenant, quoi ? ». La réponse vient sous la forme de son idole, l’exubérant champion Victor Nikiforov, qui a vu une vidéo où Yuri imite sa dernière chorégraphie et a eu l’idée de devenir son coach. Belle entrée en matière.

Sur le plan visuel, Yuri on ICE est aussi beau que prévu. Il suffit de regarder l’incroyable OP pour avoir une idée du niveau, et ce pilote anime entièrement la chorégraphie de Victor imitée par Yuri presque sans aucune coupure, ce qui est un exploit en soi (par comparaison, les chorégraphies plus courtes et simples d’idoles ne sont plus entièrement animées en 2D de nos jours, quand elles ne sont pas entièrement faites en 3DCG, sauf dans The Idolm@aster qui est l’un des derniers bastions de la danse sans CG). Et je ne sais pas comment elle a fait, mais Sayo Yamamoto a réussit à capturer ce qui fait la beauté et la subtilité du patinage artistique, et j’ai ressenti les mêmes émotions que devant les diffusions de compétitions internationales. Et sinon, je ne m’attendais pas à ce que ça soit aussi drôle ! Le show a un vrai sens de l’humour, il ne laisse pas son héros mariner dans sa déprime trop longtemps et l’entoure de personnages très divertissants, qui lui apportent un solide soutien. Bref, ça me plait énormément, et je suis impatiente de découvrir la suite.

All Out !

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Késako ? Un petit lycéen plein d’énergie et un grand dadais timide rejoignent le club de rugby.

J’ai bien aimé ! Avant de nous parler de rugby, All Out prend le temps de bien poser ses personnages principaux. Gion et Iwashimizu ont chacun leurs propres démons à surmonter : Gion est terriblement complexé par sa taille et ne l’assume pas du tout au point d’attaquer quiconque à la moindre remarque, et le géant Iwashimizu ne se remet pas d’avoir blessé un ancien membre de son équipe. Ensemble ils forment un duo improbable, et une bonne source de comédie. Ce pilote était très amusant, et je suis sensible à ces histoires d’underdogs qui veulent surmonter les préjugés attachés à leur apparence. Le seul problème que je vois est le manque de subtilité. La manière dont Gion veut forcer Iwashimizu à surmonter son traumatisme est assez brutale, et même si ça va avec le style du show et de ce sport, j’aurais aimé un peu plus qu’une simple séance de tacle et Gion qui affirme que « le rugby c’est fun ». Je laisse encore un épisode à All Out! pour me décider. 

Lostorage Incited WIXOSS

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Késako ? Du temps a passé depuis que Ruuko a réussit à briser le cercle vicieux des jeux WIXOSS. Mais est-ce vraiment la fin des combats ? Suzuko déménage dans la ville où elle a grandi et espère retrouver son amie d’enfance Chinatsu, mais après avoir acheté un jeu WIXOSS pour essayer de s’intégrer dans sa nouvelle classe, sa LRIG commence à lui parler…

Bouh, quel dommage. Ce spin-off a compris que ce l’intérêt des saisons précédentes reposait dans son ambiance mélancolique, parfois glauque, et dans le ton très dramatique, mais le résultat est limité par plusieurs choses. D’abord, on perd énormément en échangeant les superbes backgrounds du studio Pablo (que vous pouvez admirer dans Flip Flappers cette saison) pour d’ignobles architectures en CG toutes plus laides les unes que les autres. Ensuite, l’intrigue de Lostorage est racontée de manière beaucoup trop directe et sans aucune subtilité. C’est la première fois que je vois un scénariste essayer d’imiter le style de Mari Okada, et c’est désastreux. Au début ça commence plutôt bien, on comprend la solitude de l’héroïne délaissée par sa famille qui n’arrive pas à s’intégrer ni à retrouver la trace de son amie d’enfance (plus grâce à une bonne mise en scène qu’au scénario), mais dès qu’elle trouve sa LRIG l’anime essaie d’être immédiatement très dramatique, et échoue misérablement à évoquer un quelconque sentiment.

Il n’y a aucune alchimie entre cette nouvelle héroïne insipide et sa LRIG, aucun suspense quant aux enjeux du jeu comme on nous balance tout de suite qu’il est question de vie et de mort (WTF ?), aucun plaisir des filles à combattre (alors que l’un des intérêts du premier était cette joie primale du BATTORU), le nouveau système de pièces crées à partir de la mémoire des joueuses est bizarre, et cette histoire de perte d’un souvenir d’enfance a échoué à m’impliquer. On comprend que l’amitié que Suzuko a partagé avec Chinatsu est très importante pour elle, mais ça participe à cette glorification absolue et irrationnelle des relations de l’enfance qu’on retrouve trop souvent dans les animes, et ça m’a vite lassée. C’est d’autant plus dommage que le réalisateur a clairement du talent et de bonnes idées de mise en scène, mais elles sont largement inefficaces à cause de l’animation et des décors cheap. Quelle déception !

Dream Festival

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Késako ? Depuis qu’il a arrêté le foot, Kanade a du mal à trouver une autre passion. Un jour, l’une des idoles les plus connues du pays lui propose de venir dans son agence pour devenir une idole. Le jeune homme est intéressé, mais ses nouveaux camarades sont sceptiques.

De tous les animes de boys band dont j’ai vu le pilote, celui-là est celui que je recommanderait à un public de préados. En fait, je recommanderait ça aux filles qui aiment bien Aikatsu, c’est à peu près la même chose avec des garçons. Il n’y a pas le ton cynique ou self-aware habituel réservé aux fans plus âgées, et on y trouve les thèmes du dépassement de soi, de l’esprit d’équipe, de « trouver sa voie », typiques de ces animes destinés aux plus jeunes. Dream Fes partage aussi avec ces shows l’idée que « tout est possible », et on peut être engagé par l’équivalent de KimuTaku dans la rue, invité à rejoindre sa super agence d’idoles, et exécuter sa première performance devant un stade rempli à craquer. Mais ça veut aussi dire qu’il n’y a pas grand chose d’intéressant pour les adultes, sauf si les animes de boys band sont votre passion…

Flip Flappers

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Késako ? Cocona est une élève sérieuse et rangée, mais dernièrement elle croit voir une fille de son âge voler dans le ciel. Un jour elle découvre un passage secret dans la forêt qui l’amène à rencontrer Papika, une voyageuse de « Pures Illusions », des mondes magiques incroyables. Cocona et Papika explorent l’un d’entre eux, et notre héroïne réveille en elle un grand pouvoir.

C’était un très beau pilote, et l’un des rares animes « originaux » qui fait honneur à sa catégorie. Il y a deux choses à prendre en compte : d’abord, c’est un anime qui applique à la lettre la maxime « show dont’ tell« , au point où il n’y a aucun dialogue de présentation des personnages et de l’intrigue. Par exemple, Cocona est introduite via des scènes de sa vie quotidienne, et c’est leur composition qui nous raconte son histoire (elle se sent prisonnière de sa routine, elle fait ce qu’il faut pour avancer dans la vie mais n’y prend pas beaucoup de plaisir). Le deuxième élément à prendre en compte, et qui est lié au premier : c’est une histoire très inspirée des contes de fées, et ça explique pourquoi la magie y est aussi arbitraire.

Avec tant d’animes de fantasy qui se plient en quatre pour nous expliquer de manière rationnelle pourquoi il y a des sorcières, des magiciens ou des monstres dans leur monde, d’où ils viennent historiquement et comment ils s’organisent, on en vient à oublier qu’à l’origine personne ne remettait en question l’existence de ces créatures et de la magie dans les contes. Je ne pense pas que l’approche rationnelle ne peut pas produire quelque chose d’intéressant, au contraire, mais ça a pour conséquence inévitable de rendre la magie beaucoup moins merveilleuse et imprévisible. Flip Flappers a su conserver sa nature première : son inexplicabilité, son mystère, et ça rend la perspective de la découverte de nouveaux mondes magiques beaucoup plus excitante. La petite faiblesse que je vois et qui pourrait porter préjudice à l’anime sur la longueur est la manière dont les filles sont écrites : Cocona et Papika sont des héroïnes très basiques, et pour l’instant il leur manque ce petit « plus » qui les rendrait vraiment attachantes (comparez-les avec les sorcières de Little Witch Academia et vous comprendrez ce que je veux dire). Si l’anime s’améliore sur ce point, il peut être exceptionnel.

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