Pilotathon des Animes d’Automne 2016 – Seconde Partie

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Cette seconde tournée n’est pas vraiment meilleure que la première…

Dans cet article : Monster Stories Ride On, Magic Kyun Renaissance, Touken Ranbu Hanamaru, Trickster, Scorching Ping Pong Girls et Matoi the Sacred Slayer

Monster Hunter Stories : Ride On

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Késako ? Un jeune garçon et ses amis sont à la recherche d’un œuf de monstre avant la cérémonie qui fera d’eux des « Riders ». Après quelques aventures, ils tombent sur un œuf de Rathalos qu’ils réussissent à faire éclore. Ces évènements seraient écrits dans une prophétie et liés à une tragédie qui a secoué les parents de nos héros il y a des années.

Et voilà la version animée du prochain spin-off Monster Hunter, avec sa formule largement adoucie pour les jeunes enfants. Comme je m’y attendais de la part de David Production l’animation 2D est très solide, pleine de vie et de caractère. Les dialogues étaient très bateau (typiques d’une écriture simplifiée pour les plus petits), mais les personnages sont animés avec tellement d’expressivité que ça rend leurs échanges charmants. Malheureusement, dès que les monstres en CG entrent en scène, j’ai compris que ça allait être un problème impossible à ignorer. Ce n’est pas du niveau des atrocités de Rokka no Yuusha ou plus récemment Rewrite, mais on est très, trèèès loin des dragons de Dreamworks, et quand on a grandi avec Pokémon c’est difficile de ressentir quoi que ce soit pour ces blobs colorés sans âme. Ils ne sont ni effrayants ni mignons, leurs mouvements sont très limités (le Qurupeco d’un garçon du village est tellement sans vie qu’on oublie sa présence), et c’est difficile de ne pas les comparer avec leurs magnifiques équivalents dans les trailers des jeux, ou d’oublier que le Japon a déjà sorti un anime sur les mêmes thèmes bien mieux écrit. Donc on se retrouve avec une version édulcorée de Monster Hunter, des monstres peu convaincants, et seulement une bonne animation des personnages pour compenser. Ça sera peut-être suffisant pour les enfants, mais certainement pas pour les fans du jeu originel et les adultes.  

Magic Kyun Renaissance

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Késako ? Kohana est la fille d’une célèbre artiste/magicienne ou « artista » et intègre la même université que sa mère. Elle rencontre plusieurs élèves talentueux, ce qui lui rappelle ses propres échecs : elle désespère d’arriver à invoquer quelque chose avec son Ikebana. 

Dans une université immense et complètement fantasmagorique qui me fait penser à ce que donnerait un parc Disneyland si le thème était uniquement « les princesses », des étudiants en art travaillent leur magie, qui consiste en gros à faire sortir le plus possible de paillettes, de fleurs en cristal et d’arcs-en-ciels de leurs œuvres. Je savais déjà que l’anime allait être bien animé, et sur ce plan j’ai été servie ! C’est très fluide, ils ont mis le paquet de détails et de couleurs, et le fait que chaque garçon maîtrise un art différent (chant, instrument, sculpture, calligraphie, peinture, danse) apporte un peu de diversité visuelle.

Par contre j’ai été agréablement surprise de voir qu’ils ne se contentent pas de reproduire les simples bases scénaristiques de ce type de reverse-harem de fantasy, et poussent la formule un peu plus loin avec les angoisses de l’héroïne qui semble seulement pouvoir développer sa magie en créant connexion avec quelqu’un. Kohana et le distant Teika sont présentés à plusieurs reprises comme Roméo et Juliette (balcon, familles qui se détestent) et instantanément ils créent ensemble une magie spéciale. Teika prends ce vieux conflit très à cœur, et ce sera intéressant de voir comment se développe leur relation. Le plus gros risque avec un anime comme ça c’est de se retrouver avec essentiellement de l’esbroufe visuelle et très peu de substance (comme dans Kamigami No Asobi si vous voulez un exemple), mais dans ce pilote les personnages avaient assez de personnalité et laissaient voir assez de faiblesses pour que ça retienne mon attention.

Touken Ranbu – Hanamaru

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Késako ? Les incarnations des sabres de personnalités historiques doivent lutter contre des monstres qui veulent réécrire l’Histoire (WTF ?).

Misère. Voilà le genre de série qui devrait être légère, drôle et facile à regarder, mais à la fin de ce pilote j’avais mal à la tête. Il y a dix fois trop de personnages, l’idée de base est très tirée par les cheveux et jamais expliquée clairement, et ça s’adresse en priorité aux fans du jeu. Tirer une histoire cohérente de ce type de jeu vidéo au concept farfelu n’est pas une mince affaire, et ici le résultat est particulièrement laborieux. L’agression permanente de nouveaux garçons-sabres par paquets de 10 à la minute était impossible à digérer, et ça m’a sorti direct de l’anime, sans parler des inside-jokes que seuls les fans comprendront. Les dialogues n’aident pas beaucoup, c’est un concentré de présentations artificielles où chacun expose ce que les autres savent déjà (en utilisant ce type de dialogue « As You Know, Bob » irritant au possible), ou parle tout seul pour présenter son gimmick. C’est très bien animé par DogaKobo, et c’est sans aucun doute l’un des meilleurs animes du moment si vous voulez voir des garçons mignons dans une comédie, mais on sent qu’ils n’ont pas investi les mêmes efforts dans l’écriture ! Je zappe.

Trickster

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Késako ? Dans le futur, une team spéciale qui se donne le nom de « Shounen Tantei-dan » résout des crimes hors du commun à Tokyo. L’un de ses membres s’intéresse à un jeune garçon invincible qui essaie sans succès de se suicider, et qui détruit sans le vouloir tout ce qui s’approche de lui.

Trickster appartient à une catégorie d’animes sur lesquels je n’aime pas écrire : ceux qui ne m’évoquent rien. Il y a de très jolis décors de la ville de nuit, l’animation est solide (de bonnes scènes d’action, la course-poursuite entre les deux héros était particulièrement bien faite), les dialogues et le scénario sont très médiocres voire franchement mauvais. C’est le premier travail de composition de la scénariste, et ça se sent !  Le vœux de mort de Kobayashi (ici réinterprété en ado invincible) est traité de la manière la plus simpliste et irritante possible avec mise en scène ultra grandiloquente et répliques emo, les personnages rentrent dans des cases prédéfinies et n’apportent rien à leur stéréotype (le flic dragueur faussement décontracté, l’enquêtrice de terrain professionnelle et déterminée, la hackeuse blasée qui jongle avec ses écrans…), et surtout les enquêtes n’ont rien d’intéressant. Il y a ce méchant appelé l » »Homme aux Vingt Visages » , c’est un terroriste, et il faut l’attraper. Une chose que ces animes d’enquêtes récents n’ont pas l’air de comprendre, c’est que le mystère central doit donner envie au spectateur de faire travailler ses méninges pour le résoudre, et ne pas être simplement un prétexte pour mettre en scène des meurtres violents ou des explosions dramatiques qui donnent l’occasion aux héros de démontrer leurs exceptionnelles compétences. Il y a tellement d’animes sur des ados dotés de super-pouvoirs qui en souffrent mais qui les utilisent pour une bonne cause qu’il faut absolument être très original ou meilleur que les autres pour se distinguer, et Trickster n’est ni l’un ni l’autre.

 Scorching Ping Pong Girls

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Késako ? Rien ne va plus dans le milieu de la compétition scolaire de Ping Pong féminin : l’équipe habituellement gagnante au niveau national s’est faite détrôner par des inconnues. Agari est l’ace de son club de Ping Pong lycéen et se voit déjà emmener son équipe vers la victoire de la même manière, mais c’est sans compter sur la petite nouvelle Koyori, qui impressionne tout le monde par son talent dès son premier jour. 

Comme New Game la saison précédente, Ping Pong Girls veut faire à la fois du fanservice, de la comédie et être prise au sérieux quand elle aborde son thème central. Mais si New Game réussissait à maintenir une qualité correcte pour ces trois aspects, celui-là les rate tous d’emblée. Les designs des joueuses ne sont pas du tout attractifs (les filles ont des yeux et des formes de visage vraiment bizarres et mal équilibrés), les gags ne sont jamais drôles même s’ils vont parfois très loin pour les développer, et les matchs de Ping Pong sont prévisibles et répétitifs (difficile pour ce show de passer après Ping Pong The Animation même si le style des deux séries est très différent). Le pilote raconte comment la vedette du club du Ping Pong Agari se fait détrôner par une petite nouvelle particulièrement douée, et c’était au moins amusant de la voir tomber de son piédestal après avoir vu son ego enfler de manière disproportionnée. L’idée que Koyori va lui permettre de redécouvrir son sport et de le voir autrement que comme un instrument de son succès est plutôt bonne, mais c’est tellement mal fait, et le show force tellement ses mauvaises blagues et ses clichés moe (Koyori est insupportable dès qu’elle ne joue plus au Ping Pong) que tout espoir de voir naître une bonne série à partir de ça disparaît rapidement.

Matoi the Sacred Slayer

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Késako ? Des créatures étranges prennent possession d’humains pour servir leurs plans démoniaques, mais heureusement des jeunes filles qui reçoivent des pouvoirs sacrés des dieux peuvent les combattre. C’est la destinée de Matoi, la fille d’un policier qui donne souvent un coup de main à sa meilleure amie Yuma dont la famille sert un temple.

Ce pilote commence par une scène d’assaut de l’armée ultra sérieuse, et j’ai dû vérifier que je ne m’étais pas trompée pour être bien certaine que je regardais bien Matoi the Sacred Slayer et pas GATE ou je ne sais quoi. C’était loin d’être la dernière saute de ton bizarre de l’épisode, et arrivée à la fin j’étais vraiment perplexe quant au type de public que l’anime veut attirer ? A certains moments c’est très juvénile, et les échanges entre Matoi et sa meilleure amie Yuma pourraient (presque) passer pour des scènes tirées d’un show de magical girls pour les enfants, mais il y a autant de slapstick que d’humour en dessous de la ceinture (ce n’était pas particulièrement clair dans la promo que ça serait « ce » genre de comédie), autant de scènes légères que de scènes de violence très sérieuses qui auraient plus leur place dans un anime policier. Matoi est traitée alternativement comme la jeune héroïne d’un anime de magical girl classique qui aspire à une vie ordinaire, et comme l’objet d’un fanservice malvenu.

Après ce pilote n’était pas non plus complètement raté, White Fox se distingue encore une fois des autres studios grâce à de superbes décors dotés d’une très jolie lumière, et l’animation est très fluide et énergique. De plus, Matoi et Yuma ont une bonne alchimie, et j’avais envie de continuer au moins pour voir comment Yuma va devenir une « Sacred Slayer » et comment elles vont se familiariser avec Clarus, mais je ne sais pas si je peux faire confiance à ce studio pour redresser la barre et trouver un meilleur équilibre tonal au cours des prochains épisodes.

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