Pilotathon des Animes d’Eté 2015 : Overlord et Aquarion Logos

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Overlord

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Késako ? Alors que le serveur de son jeu préféré se ferme, notre héros se retrouve prisonnier dans le corps de son avatar, l’imposant Lord Momonga. Il peut désormais interagir avec les NPC comme si c’était des gens normaux, sauf que ses anciens serviteurs sont programmés pour lui promettre leur éternelle fidélité.

C’était plutôt positif, il y a du bon et du moins bon. D’abord, même si l’idée de se retrouver prisonnier d’un jeu vidéo n’a plus grand chose d’original, il y a quelque chose de fascinant dans le fait d’être pour une fois du côté des « méchants » (ou boss de fin de niveau ?), dans la tombe-palais de Nazarick (pour l’instant ils ne sont pas littéralement des méchants, mais Momonga s’est inspiré d’une imagerie gothique pour créer sa guilde et c’est clairement le rendu recherché). Parmi les meilleurs éléments du pilote : le héros, un type normal qui doit assumer son statut de seigneur surpuissant, et l’amusant contraste entre ses pensées et son apparence. Le studio Madhouse exploite bien le potentiel comique de la situation, et le seiyuu fait un très bon travail entre la voix interne de Momonga et sa voix « officielle ». Et le fait que Momonga soit le seul humain pris au piège au lieu d’être un individu parmi une communauté de joueurs contribue à distinguer Overlord.

J’ai eu beaucoup plus de mal avec les NPC. Pour l’instant ils ne sont pas assez développés, et j’aurais aimé que la seconde partie soit autre chose qu’une (trop) longue présentation de leurs titres et capacités. A la fin de l’épisode on est toujours coincé à Nazarick et l’anime manque un peu ce qui donnait dans (par exemple) Log Horizon le vertige de sa propre petitesse par rapport au monde immense et menaçant du jeu. Du début jusqu’à la fin Momonga reste en parfait contrôle de la situation et de son environnement, rien ne vient apporter un quelconque danger ou défi à relever, et je pense que terminer l’épisode sans rien intégrer de ce genre était une erreur de débutant (c’est probablement la LN qui est écrite comme ça, mais le scénariste aurait pu changer les choses). Je suis un peu inquiète de ce que ça implique pour la suite, Overlord pourrait être une variante intéressante à la formule qu’on connaît mais en l’état des choses rien n’est certain.

Aquarion Logos

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Késako ? Akira est un messie autoproclamé qui intègre une organisation secrète de pilotes de mécha en lutte contre un maniaque qui veut détruire le monde en utilisant le pouvoir des kanji. Deux choses avant de commencer : 1) vous n’avez pas à avoir vu les deux Aquarion précédents pour suivre Logos, et 2) si vous récupérez un épisode de 50 minutes, pour voir le pilote de Logos il faut zapper les 25 premières qui sont en fait un OVA d’Aquarion EVOL.

C’était…certainement divertissant, mais je pense que si je n’étais pas un peu prédisposée à apprécier ce type de délires méchas, je serais un peu perplexe. Aquarion Logos est très dévoué à son thème principal, et quand je dis « dévoué »…on parle de monstres formés par des rouleaux de textes et d’un méchant qui injecte un liquide suspicieux dans des kanji. Le résultat est plus ou moins heureux, pour l’instant le monstre qu’on a vu penche plus du côté du ridicule que du menaçant, mais tout n’est pas à jeter. J’ai bien aimé voir comment les kanji avaient un impact sur l’environnement (le kanji «  » qui peut signifie rouleau, serrer, maki (plat), enrouler, livre, tourner est utilisé de manière créative), et quand Akira et Maia se battent ensemble pour la première fois ils manipulent les idéogrammes pour un résultat visuel très plaisant.

Dans le positif je met aussi les designs originaux, que je pensais détester mais qui rendent très bien, les personnages (Akira m’a fait rire avec son attitude « je suis le Sauveur » qui est clairement présentée comme une running joke), et l’idée de créer pour eux un rapport particulier avec le langage (Akira est un expert en calligraphie, Kokone n’arrive pas à parler fort et distinctement mais elle chante très bien, Tsutomu veut être comédien et a un grand-frère qui était artiste de rakugo, etc.). Malheureusement ces éléments combinés ne suffisent pas à former un édifice qui se tient, et pour l’instant Logos manque quelque chose qui puisse faire le lien entre tout ça. Les personnages en particulier ont l’air d’être jetés de force et sans contexte dans le panier à salade du scénario, et secoués dedans en espérant qu’ils se mélangent bien d’une manière ou d’une autre. Le premier « Gattai » entre Akira et Maia était très forcé, et j’ai eu l’impression qu’ils le faisaient plus pour plaire à l’audience que pour suivre une logique particulière. J’aimerais aussi qu’ils se décident sur qui sera l’héroïne entre Kokone et Maia, pour l’instant j’ai l’impression qu’ils ne le savent pas eux-mêmes. En conclusion, de mon côté j’ai été convaincue par ce pilote, mais ça doit beaucoup au sentiment de familiarité réconfortante qui s’en dégage (pour une raison étrange maintenant les méchas un peu idiots ont cet effet sur moi). Je ne pense pas que ça va soudainement se transformer en chef-d’œuvre mais pour l’instant je continue.

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