Pilotathon des Animes d’Eté 2015 : Game of Laplace, Chaos Dragon et Joukamachi no Dandelion

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Rien de tel pour commencer la journée que de se réveiller devant un cadavre, l’arme du crime à la main.

Ranpo Kitan – Game of Laplace

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Késako ? Kobayashi (14 ans) et Akechi (17 ans) s’associent pour résoudre un crime étrange. Le professeur de Kobayashi a été assassiné, son corps démembré, et Kobayashi est le suspect n°1. Cet anime est crée à l’occasion du 50ème anniversaire de la mort d’Edogawa Ranpo, célèbre auteur de romans policiers japonais. 

Quand j’ai découvert les romans policiers je dévorais tout sans faire beaucoup de discrimination, mais avec le temps il y a une chose absolument essentielle sans laquelle je n’accroche pas à un polar : il faut que j’apprécie la personne (ou les personnes) qui enquête(nt). Et le problème c’est que j’ai perdu presque toute tolérance pour les protagonistes mineurs. Je n’arrive pas à acheter qu’ils aient ce qu’il faut pour faire ce boulot d’adulte et de manière générale ça m’empêche de rentrer dans l’intrigue. J’ai juste envie qu’ils rentrent chez eux et qu’ils attendent d’avoir l’âge de passer les examens officiels pour exercer. En plus de ça Kobayashi et Akechi appartiennent à un genre de héros de polar un peu datés, les génies qui s’accordent mal avec les standards de la société et qui ne vivent que pour résoudre des crimes (l’influence de Conan Doyle est plus qu’évidente). Hashiba, le Watson de service était le pire du lot et j’aurais préféré qu’ils le suppriment purement et simplement de l’anime. Je regrette qu’ils n’aient pas essayé d’épaissir le trio un peu plus, pour l’instant ils ont des personnalités et des compétences très limitées aux clichés qu’ils incarnent.

L’aspect qui m’intéresse est celui qui s’inspire des nouvelles d’Edgar Allan Poe (Edogawa Ranpo est un pseudonyme qui lui rend hommage) qui avait le goût de l’étrange et du morbide et savait tirer de son imaginaire des descriptions aussi glaçantes que fascinantes. Le mystère de l’ « homme-chaise » est tout à fait dans son ton, et pour moi c’était de loin l’élément le plus réussi de ce pilote. De plus Seiji Kishi a fait du bon travail pour créer une ambiance glauque et une mise en scène originale qui marquent les esprits, et j’aime bien comment sont composées les séquences imaginaires de réflexion/discussion sur le crime (loin de valoir celles d’Hyouka mais efficaces). Bref, je suis mitigée, d’un côté l’intrigue et l’atmosphère m’attirent, de l’autre les personnages m’ennuient. Selon mon humeur je vais peut-être checker le second épisode, mais il sera décisif. 

Chaos Dragon

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Késako ? L’île de Nil Kamui est prise en étau entre deux nations conquérantes. Ibuki est l’héritier légitime du trône de l’île choisi par un dragon, mais il n’est pas belliqueux et refuse de prendre la place de son père.

Maladroit serait un euphémisme pour décrire ce pilote. Non pas que les gens de Silver Link y mettent de la mauvaise volonté ou de la fainéantise, mais c’est évident qu’ils travaillent à partir d’une source ambitieuse avec des moyens insuffisants. J’imagine en plus qu’ils ne peuvent pas prendre trop de libertés avec les personnages de Nasu & co, et devoir les rendre tous sympathiques alors qu’ils sont dans des factions opposées ne doit pas être une partie de plaisir. Comme pour compenser, les antagonistes plus secondaires sont des caricatures complètes de tortionnaires, rendant leurs interventions au cours du pilote difficiles à prendre au sérieux. Le studio a aussi eu beaucoup de mal à mettre en ordre l’intrigue de manière cohérente, et l’intro, qui saute d’un groupe de personnages à un autre sans réelle transition, nous plonge rapidement dans la confusion. Visuellement ça aurait pu être pire, mais ils auraient dû simplifier ces chara-designs trop chargés, ridicules et impropres aux combats (ce qui fonctionne pour un jeu ne fonctionne pas forcément pour un anime), et le manque de budget se fait cruellement ressentir dès qu’il faut animer une scène d’action. Le pilote touche le fond lors de son climax pompeux et forcé, pendant lequel Ibuki sacrifie la cruche de service : musique « épique » OTT, background au symbolisme lourdingue, discours niaiseux, torrents de larmes et giclées absurdes de sang, rien ne nous est épargné. La décision d’abandonner cet anime a été remarquablement facile à prendre.

Joukamachi no Dandelion Le pissenlit de la cité royale

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Késako ? Très timide, Akane déteste sa condition de princesse qui la place régulièrement sous les projecteurs et les objectifs des caméras de surveillance installés par son père. Elle et ses neuf frères et sœurs, tous dotés de pouvoirs différents, sont en compétition pour le trône.

Mignon, mais anecdotique. A la décharge de Production IMS ils ont su garder les choses simples, et avec un scénario aussi tiré par les cheveux et autant de personnages (et leurs pouvoirs !) à présenter d’un seul jet, je trouve qu’ils s’en sortent plutôt bien. Le risque majeur était de rendre indiscernables les membres de la fratrie royale ou alors de se reposer sur des gimmicks visuels ou des clichés pour les distinguer (à la manière d’un mauvais harem) et ils ont choisi la voie honorable et font de chaque personnage un être humain à part entière avec sa propre personnalité, ses ambitions, son emploi du temps. La diversité des âges et des sexes permet aussi d’apporter un peu de variété. L’accent est mis sur Akane, une héroïne plutôt mignonne à qui il est facile de s’identifier. Le seul faux pas notoire est le running gag où elle montre sa culotte par inadvertance lorsqu’elle vole : c’est daté, lourd et inefficace. Le reste est une petite comédie familiale honnête qui se laisse regarder. Les développements sont suffisamment imprévisibles pour insuffler un minium de tension, et à la fin lorsqu’ Akane annonce qu’elle veut gagner le concours de popularité pour succéder à son père et supprimer le système de surveillance de la famille royale, sa cause est facile à rallier. Le principal problème que j’ai eu en regardant ce pilote : il n’est pas particulièrement drôle (l’humour très limité repose essentiellement sur les réactions embarrassées d’Akane), et un peu de comédie efficace l’aurait rendu plus prenant. Je pense le soumettre au test des trois épisodes.

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