Pilotathon des Animes d’Eté 2015 : Shimoneta et Charlotte

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On peut probablement faire de cette capture la bannière de la saison.

Shimoneta to Iu Gainen ga Sonzai Shinai Taikutsu na Sekai Un monde ennuyeux où le concept de blague salace n’existe pas

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Késako ? Le Japon a adopté des standards moraux extrémistes. La « terroriste » Neige Bleue sème la panique en brisant les règles du gouvernement, et recrute dans ses rangs le héros.

Ah zut Shimoneta, je comptais sur toi pour être ma comédie de la saison ! Non seulement le monde imaginaire où tous les termes obscènes et sexuels sont bannis et signalés aux autorités par des colliers électroniques placés sur les citoyens ne tient pas logiquement (d’un point de vue éducatif et médical c’est juste impossible, et on ne voit pas comme un État qui investit autant d’argent et de moyens humains et technologiques dans le maintien de ces lois pourrait fonctionner), mais ce n’est même pas si drôle que ça. Le schéma du premier épisode est péniblement convenu : Patate-kun intègre son nouveau lycée, retrouve la fille de ses rêves et rencontre plusieurs déviantes, devient leur centre d’attention parce qu’il est « spécial », est recruté par l’héroïne…et c’est très ennuyeux. L’humour « subversif » ne dépasse pas le niveau scatologique (on a vraiment l’impression d’être de retour au primaire et d’avoir à rire quand quelqu’un dit « zizi » ou « nichons »), les actes terroristes de Neige Bleue n’ont aucune inventivité, et les protagonistes n’ont que des photoshoots de lingerie coquine et une vidéo de mouches qui copulent à montrer pour provoquer l’éveil sexuel de leurs camarades. Le plus étrange est de voir l’anime dans sa version censurée (les dialogues et les images), une diffusion un peu ironique. Enfin comme beaucoup j’ai été très mal à l’aise devant l’une des toutes premières scènes de l’anime, où ils ont l’air de condamner les règles concernant les agressions sexuelles. C’était très déplacé, et si ce n’était pas le message voulu c’était beaucoup trop maladroit et aurait dû être rayé du scénario. Dommage parce que visuellement ça tient la route, en témoigne l’ending (la meilleure partie du pilote).

Charlotte

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Késako ? Yu peut posséder le corps de n’importe qui dans un rayon de quelques mètres pendant quelques secondes. Il abuse de cette capacité jusqu’au jour où il rencontre d’autres jeunes doués de pouvoirs qui traquent les délinquants dans son genre.

J’étais un peu anxieuse de voir ce pilote, c’était celui que j’attendais le plus de la saison et j’avais peur qu’il ne soit pas à la hauteur. Mais je suis parfaitement rassurée, je n’ai pas vu le temps passer, et j’ai tout de suite accroché à l’intrigue et aux personnages. Comme la promo n’avait pas tout dévoilé je ne savais pas trop à quoi m’attendre, et j’avais peur que ça soit trop cryptique (Angel Beats, Glasslip, RDG : P.A Works a parfois le don pour rendre ses animes inutilement complexes). Mais c’est agréablement simple à suivre. Sans qu’ils aient besoin de dévoiler tous les mystères le pilote est très clair et très accessible : on comprend qu’avec le temps et l’impunité de ses actes, son pouvoir a rendu Yu parfaitement imbu de lui-même et très méprisant. Il n’hésite pas à mettre la vie des autres en jeu pour obtenir ce qu’il désire. Et chaque pouvoir des ados a une limite majeure : Yu est limité dans l’espace et dans le temps, Tomori ne peut disparaître qu’aux yeux d’une seule personne, Takajo se téléporte mais ne contrôle pas l’atterrissage. Cet épisode en plus d’être informatif sur ces points et d’autres règles est aussi très drôle, et suit un arc bien précis.

Toute la première partie où Yu est absolument insupportable rend la seconde pendant laquelle il se fait remettre à sa place très cathartique. Non pas qu’il soit le diable incarné (c’est plus un opportuniste), mais on veut voir disparaître son sourire narquois et son attitude prétentieuse. Ils n’oublient pas heureusement d’équilibrer le caractère de notre anti-héros en montrant qu’il prend tout de même soin de sa petite-sœur, même si pour l’instant Ayu n’est pas grand chose de plus qu’un prétexte scénaristique aux grands yeux pleins d’étoiles qui sert à attirer la pitié du spectateur. Tomori et Takajo sont les personnages les plus sympathiques, ils forment un duo immédiatement attachant et j’ai envie d’en savoir plus sur eux. A priori Maeda Jun et P.A Works ne répèteront pas le problème majeur d’Angel Beats qui était de zapper complètement les trois-quart des arcs des personnages à force d’avoir voulu en écrire trop…

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