Premières Impressions en Vrac : Mask, Masked Prosecutor, I Remember You/Hello Monster, Hidden Identity et High Society

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Mina : Après un long printemps franchement fade à Kdrama-land, l’été a l’air de vouloir remonter la barre ! Et parfois les meilleures romances viennent de directions inattendues.

Kaa : Et je squatte cet article sans aucun scrupule, même si je suis (très) loin d’être à jour dans l’actualité dramatesque!

I Remember You (ancien Hello Monster)

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Késako ? Cha Ji An (Jang Nara) et ses collègues enquêtent sur une série de meurtres. Alors qu’ils arrivent sur la scène d’un des crimes ils tombent sur Lee Hyeon (Seo In Guk), et dans la confusion ils le prennent pour leur nouveau chef. Hyeon profite du malentendu pour leur donner sa vision des choses, et ils se rendent compte à quel point l’intellect du jeune homme est exceptionnel. Ji An elle-même a l’air de le connaître, mais ce n’est pas réciproque. Et pour cause : c’est le garçon qu’elle stalke depuis toute petite, et elle ne le lâchera pas tant qu’elle ne saura pas pourquoi il est revenu des US. Lee Hyeon de son côté retourne dans son ancienne maison d’enfance, qu’il a quitté après la mort de son père et la disparition de son petit-frère. Il se rappelle son enfance étrange de gamin trop mature et trop distant pour son âge, sa rencontre avec un jeune psychopathe, et les soupçons que son propre père nourrissait à son encontre jusqu’à ce que les choses commencent à dégénérer entre eux.

OUI ENFIN. J’en avais un peu assez de tester pilote sur pilote sans tomber sur quelque chose qui me plaise sans réserve, et j’ai été complètement charmée par cet étrange premier épisode. Pourtant l’idée est très casse-gueule, on oscille entre comédie romantique, thriller et policier, et chaque aspect est très affirmé (ce n’est pas l’un de ces cop shows avec une vague romance de fond entre la fille de la team et le héros, nope, l’aspect romantique est mis en avant). Certes il en résulte un drama « Frankenstein », mais qui a dit que Frankenstein ne pouvais pas être charmant, dans son genre ? Pour moi ça a marché à fond. J’ai trouvé les deux acteurs principaux absolument adorables ensembles. Jang Nara est toujours à croquer, et je retire tout ce que j’ai pu dire ou penser du casting de Seo In Guk. Peut-être qu’il n’était pas convaincant dans son dernier sageuk, mais il est parfait dans ce rôle de Sherlock Holmes ambigu.

Comme vous pouvez le voir c’est un drama au casting quasi exclusivement masculin, et franchement j’avais un peu peur que l’héroïne soit stigmatisée, mais rien dans le pilote n’est allé dans ce sens. Personne n’a fait de remarque lourde sur sa place dans la police, ils n’ont pas senti le besoin de la rendre brillante pour « justifier » sa présence, et elle était agréablement traitée comme un membre standard de la taem, ni plus ni moins. Youhou !

Les deux personnages principaux sont très mystérieux, ils ont chacun l’air d’avoir un côté (très) obscur. Le pilote entretien ce sentiment d’insécurité (le héros lui-même est mis en parallèle avec un psychopathe) si bien qu’on ne sait jamais très bien quelles sont leurs intentions. Le plus bluffant c’est que leur romance fonctionne à fond, et l’appellation « thriller romantique » est tout à fait méritée. J’appellerais même ça volontiers une comédie, le drama n’est pas dénué d’humour et j’ai ris plusieurs fois devant les deux premiers épisodes. Visuellement j’ai trouvé ça assez superbe, j’ai beaucoup aimé le travail opéré sur la mise en scène et les transitions, et ça ne me surprend pas de la part de Kim Ji Won qui avait déjà fait un excellent job sur Romance Town et Nice Guy (quoi qu’on pense de leurs scénarios, c’étaient deux dramas très bien réalisés). Et Kwan Ki Young (Protect the Boss, All About My Romance) sait ce qu’elle fait quand elle écrit une romance. C’est juste que je ne m’attendais pas du tout à ce que le reste soit aussi réussi ! Vite, la suite.

Hidden Identity

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Késako ? Le jeune policier Gun Woo (Kim Bum) perd un collègue et ami cher qui se fait tuer par les membres d’un gang. Il prend sa revanche. Après sa suspension disciplinaire, son chef lui propose une mission undercover. Il est chargé de retrouver un autre agent infiltré qui a disparu brutalement après avoir intégré la bande de « prof Jung », mafieux notoire. Et ça tombe bien, le prof cherche un nouveau sniper.

Pas convaincue. Pourtant l’idée d’un drama sombre sur un flic infiltré me tentait bien. Le casting avait l’air sympathique avec Lee Won Jong et Yoon So Yi, deux acteurs toujours compétents et crédibles dans des rôles de professionnels, et même si ça ressemblait méchamment à du copié-collé de la recette OCN (qui elle-même commence à sérieusement se périmer), je voulais laisser une chance à Hidden Identity.

Au final je n’ai pas été emportée au point de vouloir en voir plus. C’est très standard. Au début du pilote j’ai trouvé que ça partait bien, il y avait du rythme, des enjeux, et j’ai commencé à décrocher et à me poser de questions quand l’ami de Gun Woo se fait tuer de manière complètement stupide et absurde simplement pour le plonger dans la culpabilité. C’était tellement gros, tellement manipulateur (pleure devant les Chaussures Roses de la Honte Gun Woo, regrette et pleuuuuurrrrre !) que ça m’a sorti direct du drama, et j’ai commencé à avoir de gros doutes sur son écriture. Après avoir continué jusqu’à la fin du second épisode je me dis que dans l’ensemble c’est passable, mais il manque quelque chose pour que ça décolle vraiment. Une fois l’intro passée je trouve que le rythme devient exécrable et j’ai mis bien plus d’une heure pour regarder chaque épisode tellement je décrochais vite et régulièrement. Et j’ai un problème avec Gun Woo.

Je ne suis pas fan du héros, et pas seulement parce que je trouve Kim Bum très médiocre dans ce rôle (désolée mais quand il essaie de jouer l’intensité pour moi ça ne passe pas du tout). Je n’ai pas compris pourquoi ils l’ont rendu aussi taciturne. Ça fonctionne quand c’est un film de Kim Ki Duk, mais dans un Kdrama aussi standard qui n’a pas grand-chose de très profond à faire passer, ça contribue surtout à rendre le personnage frustrant et distant. Pourtant ils en font des caisses pour en faire un héros tragique en tuant pas un, pas deux mais trois de ses proches (bon ok 2 et demi)…ce n’est pas du tout impossible de réussir un héros taciturne qui a l’air de ne plus rien avoir à protéger et qui continue quand même à aider les autres (cf. Mad Max), sans compter tout le fun qu’il y a à avoir avec les dilemmes de l’agent double, mais Hidden Identity s’amuse tellement peu avec ces canons du cinéma de revanche/infiltration qu’il en devient aussi peu imaginatif que son titre. Meh.

Les deux centimes de Kaa : Vous avez l’entière possibilité de ne pas prêter attention à cette « critique », qui ne concerne que les cinq premières minutes du drama. Oui, vous avez bien lu, cinq premières minutes. C’est pas que j’ai trouvé le pilote SI mauvais qu’il fallait absolument que j’arrête pour ma santé mentale, mais plutôt que rien ne m’a donné envie de me concentrer vraiment et de voir de quoi Hidden Identity s’agissait. Bon, il est certain que je partais avec un gros a priori sur la série avant même de commencer; tout me semblait tellement « déjà fait » avec le sempiternel quatuor de flics (3 mecs, 1 fille) et l’ambiance noire à la OCN (c’est sans grande surprise que je retrouve alors le scénariste de Bad Guys, diffusé sur OCN l’an dernier; ça m’a mis la puce à l’oreille puisque je n’ai pas du tout aimé ce drama en question).

Comme j’avais entendu des échos très positifs sur le pilote, je me suis dit que je pouvais toujours donner une vrai chance à la série jusqu’à ce que le drama me blase en l’espace de deux secondes chrono avec le message initial sur les démons et les anges. Je ne sais pas exactement ce qui m’a gonflée là-dedans, mais ça m’a gonflée. Je crois que c’est parce que ça voulait annoncer quelque chose de non-manichéen (je suppose?), sauf que rien que le fait de les dénommer « démon » et « ange », même si c’est pour dire qu’un démon se cache peut-être derrière un visage d’ange, c’est déjà se situer dans une réalité tranchée et manichéenne. Et cette posture mi-figue mi-raisin, peut-être simplement due à une maladresse (mais vu le profil du scénariste, je ne crois pas), croyez-le ou non, m’a carrément coupé l’envie d’en savoir plus.

Mask

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Késako ? On en est déjà presque à la moitié, mais pour les retardataires, Mask raconte comment notre ingénue héroïne Ji Sook, belle et intelligente, diplômée d’une université cotée, sent que sa vie lui échappe complètement du fait de la situation financière désespérée de ses parents. Mais coup de chance (?) son sosie Eun Ha est assassinée quelques jours avant de sa marier avec Choi Min Woo, un prince chaebol en vue (Joo Ji Hoon), et le futur beau-frère/ex-amant d’Eun Ha (Yun Jung Hoon) légèrement obsessionnel est à la recherche d’un remplacement. Ji Sook refuse de suivre son plan moisi et de jouer les imposteurs, mais il ne lui laisse pas le choix. Ji Sook épouse Min Woo, et c’est parti pour un quotidien délirant chez les richissimes Choi où Ji Sook doit jongler entre sa vraie famille qui commence à avoir des doutes, son mari instable qui pense qu’il a failli la tuer, son beau-frère qui veut la manipuler et sa belle-sœur jalouse.

Mask est le makjang cray-cray que je voulais désespérément sans le savoir. Il faut dire que le drama sait comment accrocher, et ce dès la toute première scène. Rien de tel que de balancer sans introduction votre héroïne par-dessus une falaise et la faire littéralement pendouiller entre la vie et la mort pour capturer l’attention de votre public. C’est quelque chose que pas mal de revenge dramas adoraient faire, et ça marche pour Mask. Une fois le choc passé ça n’a pas été le coup de foudre instantané, j’ai mis du temps à m’attacher à d’autres personnages qu’à l’héroïne, et dans l’ensemble c’est en avançant dans le scénario que j’ai trouvé ça de plus en plus prenant (alors que d’habitude c’est plutôt l’inverse). Au début je ne savais pas trop quoi faire du personnage de Joo Ji Hoon qui n’avait visiblement aucun contrôle sur sa vie, et le couple Suk Hoon/Mi Yeon m’était très antipathique…jusqu’à ce que je finisse par les aimer tous. Joo Ji Hoon est toujours le prince Shin de mon cœur, Suk Hoon est délicieusement machiavélique grâce à un Yun Jung Hoon déchaîné qui cabotine comme si sa vie en dépendait (« Jung Tae, actually your death benefits humanity » est peut-être ma réplique préférée de l’année), et Yoo In Young joue Mi Yeon avec un panache admirable.

Le scénario est aberrant mais tellement crassement assumé que ça en devient fun. Les clichés et « coïncidences » sont poussés tellement à bout qu’ils transcendent leur condition, et bientôt la folie devient la norme. Personnellement je les trouve hilarants, comme quand Ji Sook est empêchée dramatiquement par tous les moyens imaginables de contacter et rejoindre son frère sur le point de commettre une Grosse Erreur (ce n’était pas la première et probablement pas la dernière, la famille de Ji Sook étant une bande d’imbéciles TSTL écrits pour faire avancer le scénario), ou à chaque fois que Beau-frère se sort d’une énième situation compromettante avec un mensonge plus gros qu’un éléphant obèse armé de son sourire 200% hypocrite (il faut admettre, il a toujours un aplomb d’acier et une excuse préparée. C’est à admirer.). C’est fou, c’est fun, c’est sexy !

Les deux centimes de Kaa : Nyahahahaha, Mask, mon amour. J’ai accroché plus vite que Mina, même si j’admets que passé le (détonnant) pilote, il y a eu des passages plus creux (comme la course-poursuite en voiture, qui n’est jamais une séquence de drama ou de film qui me passionne). Le drama, tant qu’on ne le prend pas trop au sérieux et qu’il ne se prend lui-même pas trop au sérieux (je me suis toujours dit que ça doit être super marrant d’écrire ce genre de scénario, de s’enfoncer à fond dans les clichés d’un genre déjà caractérisé par son absurdité et sa sur-enchère!), est juste un rendez-vous hebdomadaire fun avec des personnages qu’on adore détester (mention spéciale au Beau-Frère en effet aussi ridicule que jouissif) et un OTP sexy et plus attachant que prévu.

À trop en faire, il y a évidemment un risque de « too much » et d’un sentiment de lassitude qui en découle, mais pour le moment, Mask est le cocktail d’énergie qui me manquait et dont j’avais cruellement besoin. Le casting est formidable – ça ne veut pas nécessairement dire que tout le monde joue juste, mais curieusement, tout le monde est à sa place et remplit leurs tâches de manière très convaincante -, l’alchimie entre les acteurs est présente, et je suis souvent fan des tenues et des chaussures que porte Su Ae (oui, c’est aussi important que le casting, un problème?). Bref, tout ça pour dire que je suis plus que d’accord pour rester encore un peu à Crazy-Land voir l’héroïne se dépatouiller avec le nid de vipères dans lequel elle s’est fourré jusqu’au cou. J’ai hâte qu’elle révèle enfin tout à Min Woo et qu’à eux deux ils se transforment en Dream Team prêts à mettre Beau Frère et la famille de tarés en pièces.

High Society

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Késako ? Pauvre petite fille riche (UEE) a une famille pourrie et se fait passer pour une fille de la plèbe auprès de sa meilleure amie avec qui elle travaille au rayon frais d’un supermarché de luxe. Deux prétendants se présentent, l’un est l’héritier du groupe, l’autre son ami (Sung Joon) parti de rien. Il décide de séduire PPF pour servir ses ambitions.

Avant que Mask et ce drama ne sortent j’avais l’impression que ça allait être celui-là le plus intéressant sur le thème des impostures et des jeux de pouvoir et d’argent. Haha. Non. D’abord si Mask a totalement tenu ses promesses de glamour, le drama qui s’appelle « Haute Société » nous parle…d’un supermarché, et des cheabols qui le gèrent. Pourquoi pas, mais je me suis sentie un peu arnaquée par la promo, contrairement aux makjang qui affichent clairement que la famille gère une chaîne de légumes ou de restaurants de nouilles. Ahem. Ensuite j’ai été surprise de détester avec intensité pratiquement l’intégralité des personnages, surprise qui s’est beaucoup amoindrie quand Kaa m’a fait remarquer que c’est écrit par la scénariste de Can We Get Married, dont j’ai gardé un très mauvais souvenir et qui avait ces mêmes personnages insupportables que je voulais étrangler sauvagement. A première vue on dirait que c’est plus subtil que le makjang de base, mais en fait…pas vraiment. Le père de l’héroïne est une caricature grossière (et joué comme tel), sa famille en général est complètement imbuvable, avec en face la famille du héros toute aussi ridicule de clichés, cette fois dans l’extrême inverse : en mode Bambis éclopés et EST-CE QUE TU PLEURES MAINTENANT PUBLIC ou est-ce qu’il faut en faire plus ? Non, pitié, stop.

Masked Prosecutor

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Késako ? Errr…je sèche pour résumer le synopsis. Quand le premier épisode est parti direct pour Flashback-land sans en revenir j’ai un peu perdu le fil. Je me souviens juste que Héros (Joo Sang Wook) est orphelin et apprend du jour au lendemain qu’il est le fils de la femme d’un homme très riche qui aurait ruiné la vie de son père biologique. Il se retrouve embarqué dans cette histoire et devient un héros masqué quand la justice échoue à punir les criminels. Ou quelque chose comme ça. L’héroïne (Kim Sun Ah) est une fille dont il était amoureux adolescent.

En commençant le pilote que j’ai trouvé au premier abord tout à fait honnête j’ai regretté que ce drama (qui marque le retour de Kim Sun Ah !) soit totalement ignoré, mais en progressant dans l’épisode je me suis rendue compte que cette indifférence générale n’est pas si injuste que ça. D’abord, je ne sais pas ce qu’il en est pour les épisodes suivants, mais ce qui m’a frappée le plus a été la grossière sous-exploitation du casting. Vous avez Kim Sun Ah et Joo Sang Wook comme collègues et anciens amis d’enfance, servez-vous en ! Mais non, on a à peine le temps de rencontrer leurs personnages qu’on est reparti dans le passé, en route pour mélo-ville. J’aime beaucoup Noh Young Hak, je m’attache toujours à ses versions de jeunes héros et celui-là ne fait pas exception, mais quand le père avide de vengeance débarque littéralement de nulle part et l’embarque dans son histoire qu’il le veuille ou non, j’ai revu mon appréciation pour le drama à la baisse. Je n’étais plus du tout certaine de vouloir aller là où il m’emmenait. En plus c’était loin d’être le seul de mes problèmes avec Masked Prosecutor. Il y a la publicité mensongère des affiches qui promettaient quelque chose de fun alors que ça se prend très au sérieux, le coup du masque de lutte mexicaine qui est absolument ridicule dans ce contexte et réussit à vider Joo Sang Wook de l’intégralité de son sex-appeal (il fallait le faire), et par dessus tout le sentiment désagréable que le scénariste avait un peu trop lorgné sur Daredevil pour écrire son drama.

Le concept « procureur le jour, vengeur masqué la nuit » était trop similaire pour passer outre (même s’ils essaient de faire illusion en disant que c’est inspiré de Zorro – personne n’est dupe) et il y a dans le pilote une scène de chantage qui est reprise à l’identique du pilote de Daredevil. Ça ne m’aurait pas dérangée tant que ça si je ne m’étais pas souvenue que le précédent drama du scénariste, Big Man, avait été mis en cause pour avoir plagié les affiches de Closer et de Dr House, et j’avais moi même noté que la promo de Jung So Min dans ce drama pompait totalement celle de Jung Ryeo Won dans History of the Salaryman (Jung Ryeo Won qui s’était vue proposer un rôle dans Big Man…coïncidences coïncidences). Je vais peut-être chercher trop loin, et dans des éléments sur lesquels un scénariste n’a pas de pouvoir d’influence, mais ça me paraît quand même un peu gros que tout ça tourne autour des dramas de la même personne. Le problème quand on commence à remarquer ce genre de chose c’est qu’on finit par sérieusement douter de l’authenticité du reste, et quand je lis qu’apparemment le scénariste a totalement échoué à trouver un ton et à s’y tenir même après avoir dépassé la moitié du drama ça ne fait que renforcer mon sentiment qu’il pioche à droite à gauche sans arriver à en faire quelque chose qui tienne. Dommage pour les acteurs. 

Fuben na Benriya (J)

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Késako? Jun, en voulant aller à Furano, se retrouve coincé dans une tempête de neige et se trouve obligé de faire un stop temporaire dans la ville (village?) le plus proche dont on ne connaît pas le nom et qui semble tout à fait désertique (pas un seul hôtel à la ronde). Le seul endroit ouvert, c’est un bar, dans lequel les habitants de la ville se sont réunis pour fêter l’arrivée de Jun… le fils perdu de Batsu-san qui devait arriver ce jour. On comprend rapidement comment le malentendu se créé malgré Jun qui proteste vigoureusement qu’il est Jun mais pas le Jun qu’ils attendaient. Le lendemain, il se réveille chez Batsu-san, dans une tenue douteuse, ayant perdu son manteau (dans lequel il y avait son portable et son porte-monnaie) et son sac à dos. Il va devoir alors rester, contre son gré, dans cette ville dont on ne connaît pas le nom, avec ses habitants plus que spéciaux, le temps de retrouver ses affaires, mais peut-être aussi le temps de se retrouver.

Oui, alors, je sais que la série est sur le point de se terminer, mais puisque je la regarde avec attention, je me suis dit que je pouvais bien vous en toucher deux mots. Fuben na Benriya est… bizarre. Ça se regarde facilement grâce à son format anime, un épisode = 25 minutes, son ambiance décontractée. Il a un humour qui repose souvent sur le comique de répétition et sur les comportements à la fois blasés et excentriques des personnages. C’est sont des gags basiques la plupart du temps, qui viennent souvent avec leurs gros sabots, si bien que ça peut laisser perplexe au début, voire ne pas amuser du tout. Mais Fuben na Benriya réserve quelques surprises auxquelles je ne m’attendais pas. Comme le personnage de Jun, sans le savoir, je me suis étrangement attachée moi aussi à tous les dingos de cette ville (j’ai même mis plus de temps à m’attacher à Jun qu’aux autres en fait), attachée à la relation qui unissent Jun, Batsu-san et Matsui-san.

Et sous ses derrières complètement loufoques et décomplexés, la série n’est pas idiote pour autant, de même que les personnages sont plus lucides qu’ils n’y paraissent. C’est une ville où il ne se passe tellement rien, où tout est tellement mort, que les habitants, pour survivre psychologiquement, doivent recourir à leur imagination et sautent sur n’importe quelle occasion pour « vivre » quelque chose, aussi farfelue et impossible soit-elle. Ils sautent dessus les yeux fermés, sans pour autant jamais réellement perdre de vue la réalité et le fait que ce soit « pour du faux ». Si on y pense, il y a une certaine tristesse et mélancolie là-dedans. Et Jun, qui se proclame « normal », ou en tout cas semble être au début notre compas de normalité, est en fait totalement comme eux (voire pire puisqu’il est souvent l’instigateur des faux évènements LOL).

Au final, je ne sais pas si je peux recommander la série. Elle ne figurera jamais dans le top 10 de mes séries favorites, mais elle a ses moments (je ne sais pas si c’est parce que je peux avoir un humour douteux parfois?). Le mieux que je puisse vous dire c’est de tenter les deux premiers épisodes. Si vous vous ennuyez ferme, arrêtez, parce que de ce côté là, la série est extrêmement constante et cohérente avec elle-même, du début jusqu’à la fin.

Et la suite ?

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J’attends impatiemment Scholar Who Walks the Night en essayant très fort d’oublier que c’est adapté par la scénariste de Paradise Ranch, que Kim So Eun aurait du avoir le premier rôle, que je devrai revoir la tête de Changmin alors qu’il aurait du disparaître de Kdrama-land pour ne plus revenir et que les acteurs ont l’air de travailler (encore une fois) dans des conditions exécrables. Haha. Tout va bien se passer j’entends rien lalalaaa. Par contre zéro attentes pour The Time I Loved, You, le casting ne pourrait pas être plus dissuasif (ok c’est pas Suzy/Kim Hyung Joon, mon cauchemar ultime, mais quand même) et avec la scénariste de Full House/Attic Cat…mouais. Le seul point positif qui est ressorti de ce projet pour l’instant c’est qu’avec leur plagiat j’ai découvert la vidéo absolument adorable qu’ils avaient copiée. Oh My Ghostess a l’air mignon (même si le concept semble plus approprié pour un film que pour un drama, quelque chose que je pourrais dire de la majorité des RomCom de tvN en y pensant) et on verra si Yong Pal arrive à ressusciter le moribond genre médical.

Bof, bof bof pour la suite. The Time I Loved You (ou est-ce The Time We Were Not in Love?) et Yong Pal ne me disent rien (mais alors rien du tout), Scholar Who Walks the Night pourrait être une bouffée d’air frais mais je suis loin de fonder tous mes espoirs dessus (oui, j’aime bien Lee Jun Ki en hanbok, mais je vais peut-être énoncer un blasphème pour certains : je suis assez lassée de le voir dans un sageuk) et Oh My Ghostess peut en effet être mignon (j’aime beaucoup le casting en tout cas) mais je ne sais pas si ce sera une raison suffisante pour que je me mette à le suivre semaine après semaine. De toute façon, j’ai une pile de dramas commencés à terminer et je trouve cette envie de marathon pas forcément désagréable.

2 réflexions sur “Premières Impressions en Vrac : Mask, Masked Prosecutor, I Remember You/Hello Monster, Hidden Identity et High Society

  1. Tout d’abord je tiens à dire que j’ai appris plein de chose en lisant cet article, notamment sur ceux qui sont aux commandes. J’essaye de plus en plus de faire attention aux noms des scénaristes et des réalisateurs mais généralement c’est le casting qui finit par l’emporter ^^. Ceci étant dit, rentrons dans le vif du sujet:
    Je suis un peu larguée en ce moment niveau nouveauté mais Mask et High Society figurent sur ma liste. Je pense, après vous avoir lu, donner une chance à I Remember You (je suis pas une grosse fan de Seo In Guk mais faut voir…les avis peuvent toujours changer^^). Autant j’ai été rassuré pour Mask autant je l’ai moins été en ce qui concerne High Society. Après vous avoir lu je me demande vraiment si je vais me lancer dans ce drama XD
    J’attends aussi avec impatience The Time I Loved You, Oh My Ghost et Scholar Who Walks the Night (je suis normalement pas une grosse fan de vampire mais je me dit que ça peut être pas mal en version historique ^^). J’hésite encore à ajouter Yong Pal. A voir ;)

    • Hello =)

      Je ne suis pas non plus une grande fan de Seo In Guk mais il m’a agréablement surprise dans son nouveau drama. Je ne sais pas si c’est le rôle ou la direction d’acteur mais c’est la première fois que je le prend au sérieux.

      High Society a provoqué des réactions assez contrastées, personnellement je n’aime pas du tout le style de cette scénariste mais je sais que d’autres au contraire aiment beaucoup, ça vaut le coup de tenter.

      J’ai essayé le pilote de Time I Loved You, c’est plutôt bien fait visuellement mais la manière dont ils traitent les personnages me donne l’impression d’être repartie dix ans en arrière, avec une dynamique homme/femme qui me paraît très datée. J’ai vu le début de la version TW et j’ai l’impression que c’était beaucoup moins le cas dans In Time With You. Et pour la romance je trouve que 9 Ends 2 Outs racontait la même chose, mieux joué et mieux écrit.

      Et OMG les premières images de Scholar…je veux *_*

      Bons visionnages et merci pour ton commentaire ^^

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