Bouquet printanier de pilotes (Spécial J-Dramas) : Doctors’ Affairs, Kokoro ga Pokitto ne, Renai Jidai

C’est le printemps, ça veut dire : romances sur fond de fleurs de cerisier au vent!

Doctors’ Affairs (Ishitachi no Renai Jijou) – Même les docteurs peuvent tomber amoureux (sans blague?)

De quoi ça parle? 

Tout est dans mon titre. On peut sans doute aussi ajouter : jalousie, convoitise, jeux de pouvoir et tout le tintouin dans les mots-clés.

Commentaires :

Mmmoui. Très cliché, aussi bien la romance principale que le contexte hospitalier dans lequel elle prend place. Tout se devine assez rapidement dans ce pilote (les conflits et les triangles amoureux) et j’ai trouvé l’attirance du jeune Morita pour Kondo un peu précipité et assez inexplicable. Mais après tout, l’amour ne s’explique pas (?). Les deux personnages sont par ailleurs assez conventionnels, seule Kondo est plus frustrante par son côté très effacé. Par contre, là où le drama m’a prise par surprise, c’est par son côté intense et explicite. Je me doutais bien qu’en rentrant dans des histoires d’adultère et/ou d’amour je n’allais pas mettre les pieds chez les bisounours, mais je ne m’attendais pas du tout à voir de véritables scènes de sexe (enfin, il n’y en a pas en tant que tel dans le pilote, mais il y en a dans les génériques). À voir comment celles-ci vont être utilisées. Je vous cache pas que je redoute cependant un peu ces moments de blabla médical et de tensions avec la hiérarchie. Le couple Haruki/Kondo promet d’être très, très fleur bleue, mais autant je souriais bêtement lors de la scène du parapluie, autant la scène de la bibliothèque m’a embarrassée à plusieurs niveaux – j’ai eu l’impression d’assister à une scène de shôjo alors que les deux personnages n’ont plus l’âge approprié. À noter l’alchimie entre Saito Takumi et Ishida Yuriko, qui n’est pas une blague cependant.

Kokoro ga Pokitto ne – Rien ne se jette, tout se répare!

De quoi ça parle? 

D’un homme (Haruta) qui a pété les plombs il y a quelques années, qui travaille à présent dans un magasin de réparation en tout jour tenu par un gérant fantasque (Shin) qui a pour habitude de sauver choses et personnes. En plus d’un emploi, Shin a offert un toit à son protégé. Haruta a décidé de ne plus être en relation avec les gens de peur de les blesser comme il a blessé son ex-femme (Keiko/Shizuka, maintenant la petite amie de Shin) auparavant. Il tombe cependant amoureux de la jeune et décomplexée Miyako, qui va se trouver elle-même « sauvée » par Shin (et duquel elle tombe instantanément amoureuse).

Commentaires :  

Fujiki Naohito + Tomoko Yamaguchi! Je ne pouvais pas faire l’impasse sur ce pilote, j’ai un faible pour ces deux acteurs. Le premier pour la nostalgie qu’il m’apporte, la deuxième pour son rôle inoubliable dans Long Vacation. Kokoro ga Pokitto ne est un drôle de drama, et je ne sais pas encore quoi en faire exactement. Quelque part, le quatuor de personnages ne semble pas du tout accordé; j’ai l’impression de voir deux dramas différents lorsque les deux couples sont à l’écran. Je peux voir pourquoi le duo Miyako/Haruta peut être intéressant – ils s’équilibrent d’une certaine manière, même si Miyako a tendance à me fatiguer rapidement (c’est l’actrice qui est grandement en cause de ça, son jeu est très exagéré pour rien) – mais malheureusement (ironie du sort) c’est celui de Shizuka/Shin me laisse plus perplexe. Est-ce parce que leur bizarrerie détonne par rapport aux autres personnages? Est-ce parce que j’ai du mal à acheter leur relation actuelle, qui me semble peu naturelle des deux côtés? Est-ce parce que  pour le moment, ils semblent être les personnages les moins multi-dimensionnels? Individuellement, les personnages m’intéressent, particulièrement Haruta joué à la perfection par Abe Sadao, dans la mesure où ils ont tous quelque chose qui ne tourne pas rond (y compris Shin, qui pourtant semble n’avoir aucun problème en particulier).

Le sort du drama repose sur leurs dynamiques qu’il reste à approfondir : la scène finale du pilote était particulièrement réussie, donc c’est prometteur de ce côté-là. Je vois cependant d’un très mauvais oeil le gros mensonge que Shizuka s’apprête à faire : mentir à Shin sur le fait qu’Haruta soit son ex-mari ne peut qu’amplifier un problème qui, peut-être, n’en aurait pas été un si elle avait joué franc-jeu. C’est là où on voit la faille dans la relation entre les deux (en plus du fait que Shizuka veuille changer Shin à son goût), et c’est sans doute cette épreuve que le couple va traverser tout au long de la série. L’humour est présent, mais il marche rarement sur moi et j’avoue m’être ennuyée quelques fois (peut-être est-ce simplement dû au fait que je n’ai plus l’habitude de regarder des épisode d’une heure). Il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives, mais Kokoro ga Pokitto ne a encore un certain chemin à faire avant de me convaincre.

Renai Jidai – Mon ex, mon amour

De quoi ça parle?

D’un couple de divorcé qui s’aime encore mais qui refuse de l’admettre. Version japonaise de Alone in Love.

Commentaires :

Aïe, je sens déjà venir le pincement au coeur. Des trois pilotes testés, c’est celui que j’ai préféré en matière de fluidité: il y a une belle cohésion d’ensemble, le couple phare ayant une alchimie engageante – toutes leurs scènes m’ont plue -. Maintenant, je connais déjà l’histoire et probablement que Renai Jidai s’adresse avant tout à ceux qui la découvre plutôt qu’à ceux qui la redécouvre (d’autant plus qu’Alone in Love est un drama m’ayant énormément marquée). Si on me permet la comparaison, pour le moment, Renai Jidai est plus léger et centré sur la comédie qu’Alone in Love, plus mélancolique, mais il bouge aussi plus vite et de manière différente : Haru est confrontée immédiatement à ses sentiments pour Riichiro, mais celui-ci a le crâne plus dur et continue à faire l’autruche alors qu’il est évident qu’il retourne ses sentiments. J’ai eu un gros moment de *facepalm* à la fin du pilote.

Haru a tout résumé en une phrase : il faut qu’ils grandissent et cessent de se comporter comme des gamins. Leur fausse bonne idée de faire rencontrer le bon partenaire à l’autre est la meilleure manière de blesser toutes les personnes impliquées. Par contre, je ne suis pas du tout excitée par les deux partenaires choisis par Haru et Riichiro : l’introduction de Nagatomi tombe comme un cheveu dans la soupe (tout paraît très forcé et je trouve la maladresse de l’acteur plus embarrassante qu’attendrissante) tandis que Ogasawara n’a même pas dit deux mots que j’ai déjà envie de la voir disparaître de l’écran (son kawaii m’agace). Le drama est prometteur parce qu’il peut proposer quelque chose de différent par rapport à son prédécesseur Alone in Love, mais d’un point de vue strictement personnel, je ne sais pas si je suis d’humeur à regarder une romance frustrante où les deux personnages sont trop orgueilleux pour se remettre en cause, parler de tout ce qui est resté tu pendant ces 5 dernières années et éventuellement se rabibocher, quand bien même l’OTP a du charme pour le moment.

Le mot de la fin

J’ai lancé les pilotes sans avoir forcément l’intention de continuer les dramas testés, donc il n’y a pas de planning à annoncer, mes envies dramatesques étant très capricieuses et imprévisibles ces derniers temps. Je voudrais également tester Fuben na Benriya, qui a le potentiel d’être très drôle, s’il est traduit (et non, je ne vais pas tester l’adaptation des Fleurs pour Algernon, lire le bouquin m’a suffit).

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