My Sunshine (Silent Separation) – Épisodes 6-8 : « After so Many Years, I Still Lose to You. A Complete and Crushing Defeat. »

Mais je proteste : ils sont mes bébés?

Parce que sans mes bébés, on peut dire adieux au shoujo ultime! Ces trois épisodes se sont concentrés sur les adultes. Il y a eu des bons moments, mais globalement, il faut bien reconnaître que je me suis un peu ennuyée (c’est là où on bénit le format 40 minutes!) par-ci par-là.

J’ai eu beaucoup de choses à reprocher à ces épisodes, mais je tiens à préciser d’entrée de jeu que j’aime toujours autant la série. Oui, je vois les maladresses, suffisamment pour vouloir les relever et en discuter, mais aussi paradoxal que ça puisse semble, non, je ne m’en formalise pas plus que ça. Le principal problème pour le moment, c’est que dès que le drama essaye d’élargir ses thèmes, d’approfondir ses personnages secondaires, il se tire en même temps une balle dans le pied parce qu’il reste constamment dans la superficialité. Yi Mei et Xiao Mei sont deux personnages qui ont le potentiel d’être des personnages parfaitement intéressants, et je veux m’intéresser à elles (et au moins, jusqu’ici, je les aime bien), mais jusqu’ici, le drama peine à me les vendre comme tels : les bases sont là, mais l’exécution manque à la fois de spontanéité et de subtilité.

On a l’impression qu’il ne va jamais jusqu’au bout de ses idées, qu’il s’arrête à mi-chemin en pensant que nous pouvons nous contenter de ce qu’il ne fait qu’effleurer. Prenez la réconciliation tant attendue entre Xiao Xiao et Mo Sheng. Je suis satisfaite qu’on n’ait pas attendu dix épisodes pour en arriver là, mais pourquoi avoir inventé une histoire de faux scandale aussitôt introduite, aussitôt réglée, pleine de bons sentiments, lorsqu’il aurait été, à mon avis, plus efficace (et tout aussi facile) de faire les choses plus simplement, plus sobrement.

La rancoeur de Xiao Xiao était compréhensible, mais ils l’ont poussée à un extrême (la poursuite judiciaire) qui par conséquent l’a rendue disproportionnée. Cela étant dit, j’aime bien le personnage, et je la shippe à fond avec Yuan Feng, même si, le pauvre, se fait complètement dominer par elle. Mais je trouve leurs chamailleries mille fois plus divertissantes que les yeux de merlan frits que lance Yuan Feng à Yi Mei. Ces deux-là m’ennuient lorsqu’ils sont à l’écran, tandis que si on met Yuan Feng aux côtés de Xiao Xiao, ça déménage et ça apporte la touche de légèreté dont ce drama a besoin! J’apprécie qu’on donne la possibilité à Xiao Mei de se montrer sous un meilleur jour; il y a quelque chose qui change dans le regard de Yuan Feng, et c’est un changement bienvenue. J’ai hâte de voir le développement entre ces deux-là!

L’excès dramatique est probablement l’autre reproche général que je pourrais adresser à la série. C’est particulièrement visible pour le personnage adulte de Mo Sheng qui commence à m’être insupportable tant elle est soumise, tragique et prostrée. Inutile d’en faire tant pour montrer sa mélancolie, et je commence à être lassée de son humeur constamment taciturne pour un oui ou pour un non. Je ne suis pas contre le fait qu’elle soit très différente de sa version jeune. C’est même réaliste : il peut se passer tant des choses dans une vie qui font qu’on change radicalement et Mo Sheng a très clairement eu son lot de mésaventures.

Mais est-ce nécessaire de nous donner l’impression qu’elle porte tout le poids du monde sur ses épaules? J’aimerais que le personnage ait un côté plus léger ou, à défaut, plus affirmé, qu’elle se sorte de son état léthargique, qu’elle se réveille un peu, qu’elle ait un tant soit peu d’énergie et qu’elle ne ressemble pas à un zombie les trois quart du temps, bref, un peu de punch Mo Sheng que diable!

En ce qui concerne Yi Mei, je ne la déteste toujours pas. Elle est têtue, obsédée par Yi Chen, mais sa vulnérabilité est évidente. Il y a également une certaine maturité dans sa réflexion qui me plaît, et sa situation, bien qu’assez pathétique, n’est pas exempte de tristesse fondamentale. Yi Mei s’est construite autour de Yi Chen, autour de son amour à sens unique qu’elle a nourri, soigneusement entretenu pendant dix ans. Lui demander d’abandonner et de passer à autre chose reviendrait quasiment à renier les bases même de son identité, perdre le socle qui faisait jusqu’ici l’équilibre de sa vie. Je suis évidemment frustrée par le fait qu’elle prenne la décision d’essayer encore une fois de faire de Yi Chen son compagnon de vie, mais il me semble qu’une véritable confrontation sera le point de départ d’un possible détachement. Jusqu’ici, Yi Mei n’a jamais dit clairement ses sentiments pour lui.

Trop peu sûre d’elle, ayant une peur compréhensible du rejet, elle s’est contentée de l’aimer, d’être à ses côtés, d’éloigner le plus possible ses rivales (j’ai adoré sa prise de conscience, quand elle regrette son comportement lorsqu’elle était encore jeune, flamboyante et immature), bref, jouer le rôle de l’épouse, sans que le principal concerné la considère comme telle. Il est grandement temps pour Yi Mei de franchir le cap du non-dit, bien que ce moment sera probablement douloureux peu importe la manière dont Yi Chen réagit. À ce stade-là, je me demande si Yi Chen a toujours su quelque part les sentiments qu’elle nourrissait à son égard et faisait son possible pour maintenir la distance sans en parler (le fait qu’il refuse de lui parler de Mo Sheng montre bien qu’il est quelque part conscient du malaise que ça engendrerait, non?), ou s’il est totalement aveugle. La dernière option me paraîtrait un peu grosse tant Yi Mei est transparente sur ses motivations, mais le drama est assez ambigü à ce propos.

En parlant de Yi Chen, puis-je faire une légère digression et dire à quel point j’aime Wallace Chung dans ce rôle? Il a une prestance indéniable et des yeux extrêmement expressifs. Le face à face qui a lieu dans l’épisode 6 est l’exemple parfait de ce charisme et de cette capacité qu’a Wallace Chung d’exprimer avec énormément de retenue un million de sentiments : du ressentiment, de la curiosité, de l’amour, du désir, de la frustration. Il ne se passait pas grand chose, le dialogue est minimal, mais chaque question posée est un couteau qui s’enfonce de plus en plus dans une plaie déjà béante et sanguinolente. Il y a l’urgence de savoir, de comprendre, de faire ressentir à l’autre sa colère, sa peine, mais aussi son désarroi. Son regard est toujours chargé d’intensité, ce qui fait que je le crois sans peine lorsqu’il dit être devenu complètement fou à cause de Mo Sheng. Ce n’est pas du tout un amour sain, mais réellement une passion qui s’est développée et accrue avec l’absence et la frustration, qui s’est construite avec autant d’amour que de haine. Il commettrait un crime passionnel que je n’en serais pas étonnée. Mais je doute que le drama prenne cette voie-là, et tant mieux, je n’ai pas signé pour ça!

Il a quand même méchamment dérapé lorsqu’il a embrassé de force Mo Sheng. Non, les baisers forcés, c’est toujours pas sexy. C’était extrêmement violent, et à la place de Mo Sheng j’aurais eu la peur de ma vie; elle a eu à peine le temps de reconnaître qui lui sautait (littéralement) dessus. Le fait qu’il soit alcoolisé ne pardonne rien, et d’un certain côté, j’ai peur que ça indique la dynamique future du couple. Après tout, c’est le tout premier baiser que le couple adulte « partage » (oui, enfin, on se comprend.), et j’espère sincèrement que ça n’annonce pas le ton pour la suite et qu’il s’agit d’une erreur pure et simple. Heureusement qu’il finit par s’excuser, ça aurait tué le personnage pour moi. Heureusement aussi qu’il y a eu un deuxième baiser, beaucoup plus doux et respectueux pour rattraper un peu le premier.

À part ce baiser très controversé, Yi Chen a des moments très mignons aussi, comme lorsqu’il refuse initialement le rendez-vous que lui donne Xiao Mei avant de se raviser dès qu’il apprend que Mo Sheng et un homme inconnu de sa personne seront présents. Et vive le retour (trop brefs) des flashbacks! Il m’a fallu un quart de seconde de leur apparition pour faire naître un grand sourire sur mon visage. Ils étaient décidément trop adorables jeunes! Pourquoi a-t-il fallu qu’un gros malentendu se glisse et vienne ternir leur si belle histoire d’amour et la rendre si pesante dans le présent?

Cette scène est tout simplement tordante! Pauvre Yuan Feng qui commence à comprendre dans quel bourbier il a mis les pieds!

Malgré mes quelques réserves sur le couple adulte, je trouve la progression satisfaisante, et j’apprécie particulièrement le changement de dynamique entre les deux : si Mo Sheng était celle qui courait constamment après Yi Chen en quêtant un seul regard, un seul sourire de sa part, c’est au tour de Yi Chen de reconstruire un lien avec sa belle, maintenant qu’il se rend compte qu’il ne peut pas prendre l’affection de Mo Sheng pour acquise. Mais quand même, je veux mon fluff : je peux ravoir mes Yi Chen et Mo Sheng tout jeune tout mignon?

 

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