My Sunshine (Silent Separation) – Épisodes 1-3 : Retour au pays natal (Premiers Impressions)

Shanghaï est toute petite pour ceux qui s’aiment comme eux d’un aussi grand amour…

Rapidement, de quoi ça parle? Zhao Mo Sheng revient à Shanghaï, la ville de sa jeunesse, après 7 ans passés aux États-Unis. Elle se fait engager dans un magazine féminin en tant que photographe et essaie de s’intégrer à son nouvel environnement de vie et de travail. Dès les premiers jours de son arrivée, cependant, elle tombe nez à nez avec son ex, à présent avocat respecté dans son milieu, He Yi Chen. Au vu de sa froideur, on comprend que leur rupture a été douloureuse, Mo Sheng ayant le mauvais rôle; elle aurait abandonné Yi Chen sans prévenir, plongeant celui-ci dans une détresse profonde et durable. Yi Chen fait de son mieux pour tenter d’ignorer celle qui a brisé son coeur, mais il semble pourtant toujours irrémédiablement attiré par elle. Autour d’eux gravitent un certain nombre de personnages : entre autres, une ancienne amie de Mo Sheng, Xiao Xiao, à présent mannequin aussi célèbre que capricieuse, ainsi que He Yi Mei, la « soeur » de Yi Chen qui en pince visiblement pour ce dernier.

Commentaires : Ce fut l’amour au troisième regard entre ce drama et moi, pas un coup de foudre. Malgré mon affection pour les récits de retour après une longue absence à la Wonderful Season, l’installation de l’histoire m’a semblé plus d’une fois maladroite et, je dois admettre, peu engageante pour peu qu’on soit un tantinet regardant sur ça. Les multiples coïncidences sont trop insistantes et le fait que tout le monde connaît tout le monde est franchement ridicule et donne l’impression de manquer autant de naturel que de sincérité. Était-il vraiment nécessaire de rendre les situations aussi stéréotypées? De lier les évènements de manière si peu subtile? S’ajoutent à ça une OST encombrante et répétitive (sérieusement, ils n’ont qu’une seule chanson à passer en boucle ou quoi?), ainsi qu’un usage des ralentis assez démodé et kitsch.

Mais parfois j’ai un goût incertain, et on dirait que My Sunshine est parvenu à passer entre les mailles de mes critères habituels. Après tout, j’ai affaire à une bande de personnages pour qui l’expression « éthique de travail » semble inconnue au bataillon, entre la soit-disant mannequin qui décide du jour au lendemain de mettre fin à son contrat parce que la nouvelle photographe (qui, comme par hasard, a été son amie avant que celle-ci décide de s’enfuir aux États-Unis) ne lui plait pas, Yi Chen (grand avocat, paraît-il) qui fait poireauter Mo Sheng 4h pour ne jamais se pointer finalement au rendez-vous juste histoire de mener à bien sa petite vengeance puérile et insignifiante, l’hallucinante discussion à la fin d’une réunion super sérieuse de travail entre avocats (avec, comme par hasard, une ancienne camarade de classe de Yi Chen) portant sur la vie privée sentimentale de Yi Chen, etc. Les personnages secondaires ne me semblent pas très intéressants pour le moment (sauf Xiao Xiao, qui a le potentiel d’être plus complexe qu’elle n’y paraît, et Yuan Feng, qui est tout à fait adorable). Je vois, par exemple, d’un oeil particulièrement mauvais le faux-cest(?) entre Yi Mei et Yi Chen. Malgré ces nombreux moments de facepalming assez intenses et de doutes, j’ai failli abandonné, avant de me rappeler tous les tweets encourageants que j’ai lus et qui m’avaient poussée à lancer la série.

Bien m’en a pris car force est de constater que malgré ses faiblesses, My Sunshine se regarde étonnamment bien (la tension n’est pas encore trop lourde et insupportable et les épisodes passent à une vitesse étonnante)… surtout à partir de l’épisode 3, qui nous permet de faire un peu plus connaissance avec notre OTP. J’aimais bien leurs scènes dans les épisodes 1 et 2, c’était plein de ressentiment et de regret, mais ce sont les flashbacks de leur rencontre qui m’ont vendu ce couple: ils sont trop, trop, trop, trop adorables. Pourquoi je craque toujours devant des scènes que j’ai pourtant vu cent fois ailleurs? J’adore le fait que Yi Chen ne soit pas arrogant ni particulièrement méchant avec Mo Sheng, tandis que Mo Sheng est tout simplement mignonne à mourir. J’adore sa simplicité, sa franchise, et moi qui n’aime pourtant pas tellement les personnages qui « stalke » leur objet d’affection, j’ai trouvé qu’elle le faisait avec beaucoup de charme (si tant est que le stalking puisse être une activité « charmante »…) et avec une énergie assez contagieuse. 

J’adore tous ces moments où les deux personnages se parlent et comment Mo Sheng drague sans aucune honte Yi Chen même quand elle ne le connaissait ni d’Ève ni d’Adam. J’ai particulièrement aimé le face-à-face, lorsque Yi Chen lui demande, assez exaspéré (et je le comprends), la raison pour laquelle elle le suit partout comme ça. Elle lui répond avec tant de spontanéité et de clarté que le pauvre en reste complètement baba, et en vient à bégayer sa réponse! Je suis à présent plus que curieuse d’en savoir plus sur eux, sur la manière dont Yi Chen cède aux assauts de Mo Sheng, et sur les causes qui ont abouti à leur rupture et au départ de Mo Sheng. S’ils me sortent un malentendu trop bidon, je risque de faire un malheur, par contre. Au niveau du casting, les deux jeunes qui incarnent Mo Sheng et Yi Chen ne sont peut-être pas les plus expérimentés dans le domaine, mais ils apportent l’innocence nécessaire pour qu’on soutienne leur couple.

Leur version adulte, jouée par Tiffany Tang (trop belle!) et Wallace Chung, est crédible. Surtout Wallace Chung, qui fait le beau ténébreux au coeur brisé à la perfection. Leur alchimie est solide même si pour le moment elle ne me transporte pas. Cela n’aide certes pas que je sois plus investie dans leur passé que dans leur présent et futur. On nous montre que trop peu de ce que pense Mo Sheng et Yi Chen pour réellement s’identifier à leurs personnages ou ressentir de manière intense les multiples émotions qu’ils doivent ressentir lorsqu’ils se retrouvent.

Il y a un petit quelque chose (comme le moment où Mo Sheng se rend compte que Yi Chen a toujours une photo d’elle dans son portefeuille, ou lorsque Yi Chen la confronte et lui demande directement de lui rendre la photo qu’elle lui a prise), mais il manque pour l’instant l’étincelle qui me fera soutenir cet OTP dans le présent et souhaiter leur réunion (et me faire oublier les faiblesses générales du drama). Je doute que My Sunshine me fasse le même effet qu’In a Good Way, mais il a quand même le potentiel pour me donner quelques papillons dans l’estomac.

Verdict : Je ne sais pas pour combien de temps, mais pour l’instant, oui, je garde!

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