Bilan Dramas 2014 – L’Herbe était plus Verte à Côté

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Mina : Eh voilà, j’ai atteint le point où je regarde la liste des nouveautés régulièrement et quasiment rien ne me fait envie. Et je n’ai rien terminé, ce qui est un peu déprimant. Ça ne m’étonnerait pas que ce soit une question d’humeur passagère, mais j’ai quand même remarqué plusieurs choses. Maintenant je supporte mal ce format de deux épisodes d’une heure par semaine (voir plus !) pour une durée de huit semaines (voire plus). C’est énorme, et je me lasse presque à chaque fois autour de 30/40 minutes passées. Le live-shooting et le fait que les scénarios sont rarement prévus pour tenir le coup durant 20 épisodes achèvent de tarir tout potentiel. En tout cas cette année j’avais besoin de mettre un peu à distance les Kdramas histoire de ne pas m’en dégoûter définitivement, quitte à revenir de temps en temps tester quelque chose qui me fait vraiment envie. Est-ce que ce n’est pas une phase inévitable dans le parcours d’un fan ? Ou c’est peut-être juste moi…

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Kaa : Non, ce n’est pas juste toi… D’ailleurs, on sait qu’il y a un problème lorsque l’idée même de faire un classement n’est plus très pertinente tellement il y a eu peu de dramas terminés ou suffisamment avancés pour les mettre en perspective les uns avec les autres. La faute n’a pas seulement été à l’offre de Kdramas comme l’an dernier (même s’il y a eu de ça aussi, il ne faut pas se mentir), mais cette fois, plutôt à la demande. Malgré un début d’année très actif, mon intérêt s’est peu à peu éteint parce que les exigences de vie de tous les jours me demandaient de plus en plus de répondre « présente ». Par conséquent, pour la première fois depuis que je regarde des dramas, l’équilibre a eu du mal à être maintenu entre dramas, blog et études. Ça a commencé par une simple réduction de temps puis ça s’est transformé un problème de fond plus sérieux : mon esprit était ailleurs (dans mes études, mon travail, mes décisions quant à mes futurs projets de vie), j’avais du mal à trouver mon compte dans les nouveautés, d’où mon inconstance et papillonnage à droite à gauche. Ça ne veut pas dire que je n’ai rien regardé. J’en ai profité pour aller piocher dans les dramas que j’ai manqué les années précédentes, donc je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer non plus. Par ailleurs, en terme d’éclectisme, par contre, le bilan est extrêmement positif. Le temps où je dédiais toute mon attention aux Kdramas semble tout à fait révolu.

Hourra, on les as terminés!

Miss Korea 

Si je n’avais qu’un seul drama à conseiller cette année, ce serait celui-ci. Miss Korea a été de loin la série la plus satisfaisante de l’année. Le drama m’a prise par surprise de plusieurs manières. D’abord en étant pas la romcom à laquelle je m’attendais (Miss Korea est avant tout une histoire d’underdogs très attachante), ensuite en étant plus subversive que prévu malgré un thème plutôt superficiel, et enfin, en me prouvant que Lee Yeon Hee, une fois bien dirigée, pouvait faire des merveilles. Le ton n’est pas prêcheur et le drama n’essaye pas d’écrire un réquisitoire pour ou contre les concours de beauté : l’intérêt se situe au niveau humain, et ce qui fait que Miss Korea est une telle réussite, c’est qu’il respecte profondément Ji Young, son héroïne, en la gardant comme sujet principal et non pas comme prétexte pour raconter une autre histoire. On ne nous demande pas de juger ses choix ou de la juger tout court, seulement de la soutenir dans sa quête de survie. Évidemment, Miss Korea n’est pas parfait sur toute la ligne : il y a des répétitions et des personnages plus ou moins bien développés (je pense notamment à Yoon, qui n’avait pas tellement de place), mais la sincérité et la chaleur des personnages principaux en valent largement la peine. Certains diraient que ça manque de rythme, mais personnellement, j’ai trouvé que le parcours et l’évolution des personnages ne manquaient pas d’adrénaline : Ji Young prend sa revanche sur le monde, Hyung Joon apprend à s’armer de courage et à se battre pour lui mais aussi pour les autres. Bref, Miss Korea, c’est un casting investi et sensible allié à écriture mature, cohérente, qui a su tout à tour se montrer poignante, tendre, drôle et émouvante. Chapeau.

Let’s Eat

Typiquement le genre de drama que tu apprécies tant que tu le regardes, mais duquel tu n’as rien à dire de particulier dessus une fois terminé. J’ai vraiment eu du mal à rentrer dedans et à adhérer à l’humour, mais au final, Let’s Eat se regarde bien (mais attention, pas le ventre vide sinon vous allez souffrir le martyr) tout en s’oubliant assez vite. C’est un drama léger dont l’humour peut autant passer que casser, aux personnages généralement tous sympathiques. L »aspect « mystère » est une grosse blague et n’apporte rien au drama, d’autant plus que sa résolution est plus qu’insatisfaisante, et la série est très inégale sous bien des aspects. Cependant, lorsqu’elle n’essaie pas de mélanger quinze genres différents en même temps et qu’elle se concentre plutôt sur la relation entre les quatre personnages principaux, elle se transforme en quelque chose de plus touchant et humain.

Sly and Single Again

Fun et mignon, Sly and Single Again est une romcom classique, avec la révélation de Joo Sang Wook dans la comédie slapstick, qu’il maîtrise étonnamment bien. C’était une histoire de réunion d’ex douce-amère, un brin immature, mais qui avait la capacité de te réchauffer le coeur lorsqu’il le fallait. Sly and Single Again ne sera jamais un incontournable parce qu’il reste constamment dans sa zone de confort, des conflits qui opposent le couple phare aux seconds rôles qui ne sont là que pour mettre des bâtons dans les roues de leurs rivaux sentimentaux. C’est dommage que le drama n’aille jamais plus loin avec les personnages et ne choisissent pas de leur offrir une évolution personnelle. L’écriture manque donc plus d’une fois d’inspiration, et le résultat est somme toute très superficielle (oubliez l’étude approfondie de la psychologie et des sentiments), mais heureusement l’OTP a du charme et l’aspect comique fonctionne bien.

Three Days

Un drama très stable dans son propos et son ton, ce qui est une chose assez rare finalement à Dramaland. Three Days n’est peut-être pas le thriller le plus haletant (Ghost l’an dernier avait plus d’énergie à ce niveau-là), mais il ne mérite pas d’avoir été si boudé parce qu’il fait les choses bien et avec cohérence : il établit son scénario de base, présente ses personnages, et les fait dialoguer ensemble. Ça paraît simple dit comme ça, mais ça ne l’est pas tant que ça. Il n’y a pas de Deus Ex Machina, pas de nouveaux personnages qui apparaissent de nulle part. En fait, c’est le contraire qui se passe, le drama rétrécit le nombre de personnages au fur et à mesure pour finalement ne laisser que ses quatre acteurs principaux, son noyau principal : Tae Kyung, Dong Hwi, Do Jin et Bo Won. Si Do Jin était un rival délicieusement et complètement OTT, les trois autres présentaient des caractères plus complexes, surtout lorsqu’ils étaient mis en relation les uns avec les autres. Le lien Tae Kyung/Dong Hwi a bien été pensé et était suffisamment subtil et intéressant pour porter la série, tandis que Tae Kyung/Bo Won allait bien au-delà d’une relation d’ordre romantique. La réalisation m’a souvent agacée (musique grandiloquente et flashbacks incessants), mais elle réserve aussi de bonnes surprises, tandis que le casting est très bien choisi et fonctionnel. Solide et très satisfaisant.

In A Good Way (TW)

Après avoir régulièrement écrit dessus pendant près de six mois, il ne me reste pas grand-chose à dire sur ce drama bien-aimé. Le premier épisode a du mal à démarrer, mais une fois que Jia En arrive à Taipei, tout passe comme une lettre à la poste. L’écriture est loin d’être parfaite et In A Good Way a quelques moments plus hésitants, mais j’ai beaucoup apprécié la sincérité de l’écriture et la volonté du scénariste de donner du relief à ses personnages : In A Good Way, c’est un peu plus qu’une histoire de premier amour, mais aussi un drama sur la découverte de soi. C’est un véritable plaisir de voir les personnages prendre forme devant nous, mûrir, aimer, et apprendre dans la joie comme dans la tristesse. J’ai ri, pleuré, souri, eu des papillons dans le ventre, encore ri, encore pleuré et encore eu des papillons dans le ventre. Le drama prend une tournure un peu sombre vers la fin, qui m’a moins convaincue, mais globalement, In A Good Way a surpassé mes attentes. J’ai un souvenir attendri en repensant à Liu Chuan, Jia En, Tracy, Xiao Wei, Ah Qing, Ren Wei, Bai Xue,Ri Qi et Momo. Même si ce ne sont pas tous des acteurs accomplis, ils ont tout de même tous eu quelque chose de personnel à apporter. C’est un drama qui m’a accompagnée six mois durant, et rien que pour ça, il tient une place très spéciale.

Swipe, Tap, Love (HK)

Première tentative du côté des dramas d’Hong-Kong! Ça change, et ça demande un réel temps d’adaptation au niveau de la langue et de la manière de parler. Une fois ce cap passé, on s’attache sans trop de peine au drama et à ses personnages : c’est un peu amer, un peu sucré, et au final très frais. L’héroïne est fantastique, immédiatement sympathique (et Priscilla Wong n’est probablement pas l’actrice de l’année, mais elle dégage quelque chose de chaleureux) et il n’était pas difficile de connecter avec elle et ses réflexions. Le rythme est un peu trop lent parfois, mais en échange, on a eu droit à de vrais développements de personnages. Oui, c’est vrai, j’ai trouvé qu’on attendait un peu trop longtemps avant de voir l’OTP développer des sentiments l’un pour l’autre, sauf que, paradoxalement, le fait que le premier contact qu’on ait avec ces personnages soit individuel est une approche qui m’a beaucoup plue : Chor Gin et Tin Song ont chacun leur vie avant de se rencontrer (et même après s’être rencontrés), et je trouve bien que ce soit montré. Le casting partage une alchimie générale très convaincante, ce qui aide grandement à bâtir une ambiance chaleureuse et confortable. Il y a des moments plus creux que d’autres, des dialogues écrits plus maladroitement, des citations un peu trop kitsch, des personnages moins intéressants que d’autres, mais dans l’ensemble Swipe, Tap, Love m’a laissée avec un sourire satisfait, et un agréable souvenir.

DNF (déceptions)

Pretty Man/Bel Ami

C’était fait par des gens qui savaient ce qu’ils faisaient, plutôt bien produit, et les acteurs choisis correspondaient bien à l’esprit manhwa du scénario. Mais il y a une limite à ne pas dépasser quand on écrit un héros au mauvais caractère et un second lead adorable. Lorsque ça devient M. Connard contre Mari Idéal, qui ça étonne qu’on supporte le second lead ? Le héros est tellement imbuvable, il va tellement loin dans la mauvaise foi, la malhonnêteté et la goujaterie que je me suis demandée pourquoi ses victimes n’engageaient pas des gens pour lui casser la figure. Ça m’agace parce qu’ils ont pris tout ce qui est détestable dans le personnage de diva de Jang Geun Seok sans retenir ce qui fait son charme, et je ne peux pas m’empêcher de revoir mon affection pour lui à la baisse. Bravo drama, bon boulot.

Prime Minister and I

Je crois que personne ne s’attendait à ce que Lee Beom Su et Yoona fonctionnent aussi bien en couple chamailleur avec la différence d’âges et l’écart considérable d’expérience, et cette agréable surprise a provoqué un enthousiasme que le drama méritait…du moins au début. L’histoire est très classique et a déjà été racontée plusieurs fois : un homme d’Etat a perdu sa femme et a besoin d’une présence féminine à ses côtés pour plusieurs raisons (son image publiques, ses enfants, et éventuellement pour lui-même). Problème : la femme qui arrive chamboule tout, dans son foyer puis dans son coeur. Malheureusement Prime Minister est trop long (encore un exemple de drama qui aurait fonctionné à merveille avec 12 épisodes et qui s’étiole en faisant plus), et surtout décide d’abandonner son couple principal à mi-parcours au profit d’autres conflits parasitaires dont personne ne voulait. J’ai avalé les dix premiers épisodes avec plaisir parce qu »ils me rappelaient pourquoi j’aime ces histoires de princesse captive à la Goong qui doit se conformer à son environnement strict, et qui finit par le modifier profondément, mais je ne m’attendait pas à ce qu’ils décident soudain de ne pas tenir les promesses de leur propre concept.  

Marriage Not Dating

Et nous voici au traditionnel « ce n’est pas toi, drama, c’est moi ». J’ai bien aimé les premiers épisodes, mais, rapidement, les défauts se sont faits de plus en plus gros et évidents. La relation entre l’OTP se créé à partir d’une série d’absurdités que je n’ai pas réussi à prendre au sérieux. J’avais l’impression que la scénariste n’avait pas trop d’idées pour faire rencontrer ses personnages; quelque chose de très forcé se dégageait donc des scènes entre Jang Mi et Ki Tae. Et je ne m’étais pas suffisamment attachée aux personnages pour passer au-delà. Maintenant, je reconnais qu’Han Groo est une excellente actrice, et je compte bien surveiller ses prochains projets!

Joseon Gunman

Je suis déçue de ne pas avoir plus apprécié Joseon Gunman, qui devait être un des projets que j’attendais le plus pourtant. Rien n’est foncièrement mauvais dedans, mais la recette n’a pas fonctionné cette fois malgré Lee Jun Ki et les hanboks colorés. Peut-être est-ce parce que j’ai trouvé le scénario un peu trop simpliste dans sa manière de présenter les gentils et les méchants? Peut-être parce que j’aurais voulu quelque chose de moins « sûr » mais de plus passionné? Je ne sais pas. Jamais je ne dirais par contre que Joseon Gunman n’est pas un show sans qualité : le casting est super et la réalisation est un régal pour les yeux. Dommage qu’avec tous ces ingrédients, le drama n’ait pas su garder mon attention.

Il manquait quelque chose. Je me souviens avoir été impressionnée par les premiers épisodes, pour ensuite trouver le temps de plus en plus long et le scénario de moins en moins prenant. Dommage.

Ashita Mama ga Inai (J)

Soit on accroche à l’ambiance, soit non, et je me trouve résolument dans la deuxième catégorie. Je m’attendais à quelque chose d’ancré dans la réalité, mais Ashita Mama Ga Inai est probablement tout sauf réaliste et n’a pas grand-chose à proposer dans son discours. Malgré un casting au top, le sujet est traité avec caricature et manichéisme, ce qui m’a empêché de connecter avec la série. J’ai laissé la série à l’épisode 3 sans jamais la reprendre.

Emergency Couple 

Le supposé OTP s’arrachait littéralement les cheveux et… moi aussi. Je n’ai pas du tout aimé ce portrait excessivement violent de la séparation, non pas parce que ça n’existe pas, mais justement parce que ça existe, et que dans la « vraie vie », c’est loin d’être une comédie. La violence verbale et physique ne me fait pas rire et peut-être qu’elle disparaît par la suite, je ne le saurais pas puisque j’ai arrêté la série à l’épisode 6, mais elle m’a fait l’effet d’une douche extrêmement froide. Je vois mal comment je pourrais soutenir la réconciliation du couple phare lorsqu’il y a autant de haine et de dépit (et l’horrible belle-mère a été la goutte en trop). Outre ce problème rencontré dès le pilote, c’est le manque d’éthique des personnages en tant qu’internes qui m’a fait frémir : les Urgences ne sont pas une cour de récréation pour draguer/te disputer/récupérer ton ex, nom de nom! Dommage que ce soit la toute première comédie romantique de Song Ji Hyo. Elle ne se débrouillait pas trop mal, mais je suis certaine qu’elle est capable de mieux que ça avec une direction plus rigoureuse et un scénario convenable.

Pleasantly Surprised (TW)

Un vrai péché mignon. Ça manque souvent de profondeur, les ficelles de l’intrigue sont énormes et Ah Jie, le héros, est à baffer les trois quart du temps (mais ces fossettes…!) et… malgré ça, la première moitié est super mignonne et attachante. Le problème, c’est qu’à partir du moment où l’OTP se met ensemble, les choses commencent à se gâter. La lenteur a toujours été une des caractéristiques de Pleasantly Surprised, mais elle atteint un stade quasiment de non-retour. Mon intérêt a donc drastiquement chuté, surtout lorsque le comportement d’Ah Jie s’est fait de plus en plus frustrant. Le casting est très plaisant cela dit, et j’ai développé une sérieuse affection autant pour Jasper Liu que pour Puff Guo, qui ne sont ni l’un ni l’autre des acteurs subtils et accomplis, mais qui ont suffisamment de charme pour nous le faire oublier (à noter que Puff Guo s’est nettement améliorée depuis Just You).

DNF (autres raisons)

You From the Stars

Ça commence à remonter, mais j’ai des bons souvenirs de ce drama dans l’idée générale. Song Yi est une héroïne formidable, et l’investissement de Jun Ji Hyun dans ce rôle est tout autant formidable lorsqu’on sait la superstar qu’elle est dans l’industrie. Avec une ribambelle de bons acteurs, le drama était entre de bonnes mains. Le scénario était un peu faible par endroit, surtout lorsqu’on entamait la dernière ligne droite où les choses commençaient à se répéter. Je me suis rendue compte que malgré le plaisir que me procurait YFTS, je n’ai jamais été réellement engagée émotionnellement. Ce qui explique pourquoi je n’ai jamais ressenti l’envie de terminer le drama lorsque j’ai dû le laisser momentanément de côté. J’aimais bien les personnages mais leur consistance était insuffisante (sauf pour Song Yi). Ça reste un très bon divertissement : c’est souvent très drôle, l’alchimie est au rendez-vous, la réalisation est maîtrisée et l’OTP est tout simplement délicieux. Je pourrais sans doute regarder éternellement Song Yi et Min Joon se chamailler pour un oui ou pour un non.

Golden Cross

Encore un drama que j’ai laissé en cours de route alors qu’il ne restait que deux petits épisodes pour le boucler… J’avais l’intention de le terminer, mais apparemment pas de manière suffisamment ferme. L’écriture est très simpliste (voire carrément balourde) et verse très souvent dans le manichéisme outrancier, mais les acteurs sont suffisamment solides pour faire tenir le drama. Le principal problème de Golden Cross est que je ne me suis jamais réellement attachée à son héros, que je n’ai jamais trouvé réellement sympathique. J’étais plus intéressée par les conflits internes de Yi Re, comme le dilemme entre son sens de la justice et l’amour qu’elle porte à son père. Golden Cross est de la même trempe que Bridal Mask dans la mesure où c’est addictif (je l’ai suivi semaine après semaine, mais c’est le genre de drama à marathoner à mon avis), mais en même temps le manque de subtilité risque toujours de le descréditer. Les scènes d’action étaient particulièrement risibles de ce côté-là, les méchants tellement grotesques dans leur incompétence que le suspense faiblissait dangereusement. Ne parlons même pas de la deuxième moitié du drama qui accumule des fautes de logique profondes et difficilement pardonnables. Au final, ça se prend très au sérieux pour pas grand chose; avec un dosage plus contrôlé des ingrédients, Golden Cross aurait pu être un bon revenge thriller. Malheureusement, il rate le coche.

Fated to Love You

Je suis surprise que si peu de ce drama soit resté dans mes souvenirs, alors que je me souviens avoir immédiatement accroché au début. Le problème c’est que je n’étais absolument pas au courant de ce qui attendais nos héros et quand j’ai appris ce qui allait arriver, je n’ai pas voulu voir ça (et à mon avis j’ai du évacuer tout le drama de ma mémoire en même temps). Sympathique comédie romantique au début, mais était-ce nécessaire de virer aussi sombre ?

Je me demandais si cette version réussirait le tour de force de me faire apprécier une histoire que je n’aimais pas à la base (hé oui, je suis une des rares à ne pas avoir adoré le Fated to Love You taïwanais). En tout cas, c’était très bien parti : je me suis enfilé la première partie en gloussant hystériquement devant la mignonnitude de notre OTP et l’ambiance résolument OTT de la série. Malheureusement, le soufflé est retombé petit à petit à mesure que le tournant impardonnable du scénario d’origine pointait le bout de son nez. J »avais beau être préparée, c’est quand même venu gâcher ma parfaite romcom estivale. Ça, plus les différents bouleversements de cet été m’ont fait arrêter la série, et je doute aujourd’hui de réussir à la reprendre. Mais, qui sait?

Yoo Na’s Street

Un des meilleurs dramas diffusé cet été. Décalé et franc, Yoo Na’s Street a aussi quelque chose de très chaleureux, même si j’admets que le nombre de personnages peut fatiguer (et que le nombre d’épisodes peut décourager). Je n’ai pas été investie forcément à 100% dans chacune des intrigues, mais j’ai été tellement aspirée par l’ambiance détendue et confortable à chaque épisode que je ne m’en plaignais pas. Ça ne veut pas dire que Yoo Na’s Street est un univers bisounours, loin de là. Bien qu’il y ait une certaine dureté dans les thèmes, la série ne l’aborde pas de manière morbide, n’expose pas la violence pour l’esthétiser. Au contraire, c’est traité avec subtilité et sans grande leçon de morale. Mon personnage favori? Yoo Na. Elle est forte, elle est entière, elle est désabusée, et Kim Ok Bin a un charme incroyable. Je n’ai peut-être pas regardé la série dans son intégralité, mais je la recommande sincèrement cependant.

Glorious Day

C’est un drama qui rattrape par la douceur son manque d’énergie générale. SBS a établit une politique anti-makjang, ce qui n’est pas une mauvaise idée en soi, mais qui donne pour résultat une certaine absence de conflit et de passion. Si l’OTP était adorable et l’alchimie entre Lee Sang Woo et Park Se Young était plus que correcte (ce n’est pas Jung Kyung Ho et Lee Min Jung, cependant), tout se passait presque trop bien entre les deux. Ce n’était pas un couple uni par la passion, mais par la raison. Du coup, mon aspect favori de Glorious Day, c’était les relations qu’entretenait la famille de Da Jung entre elle : la mère a ses défauts mais elle est aimante et pleine d’attention pour ses enfants, tandis que les trois filles ont des traits de caractère différents et bien définis, qu’on apprend à apprécier d’épisode en épisode. Eun Chan, le petit garçon, est extrêmement attachant aussi, et j’ai beaucoup apprécié les petits (et trop brefs) moments qu’il partageait avec Da Ae et Song Jung. Je peux comprendre que certains s’ennuient devant Glorious Day, je me suis ennuyée aussi des fois, mais globalement, j’y ai trouvé un drama doux et facile à regarder.

Wonderful Season

J’ai vraiment aimé les premiers épisodes, touchants et intenses, de ce mélodrame signé Lee Kyung Hee: la réalisation est élégante à souhait, la tension est palpable sans pour autant être suffocante, les personnages sont intéressants, l’OTP est très, très (très) joli ensemble et le casting me plaît beaucoup. On ajoute à ça une très belle image qui sublime l’hiver et le froid, sans manquer pour autant de sensibilité et d’émotion, ce qui peut parfois être le risque. J’ai accroché à l’intrigue de base, à savoir un homme ayant quitté sa ville natale il y a 15 et qui est est forcé d’y retourner pour des questions professionnelles. Ce n’est pas un conflit énorme en soi, mais il pèse lourd cependant, car on peut bien imaginer qu’il y a des raisons derrière ces quinze longues années d’absence et que le retour ne pourra pas se faire sans nostalgie et réactualisation des souvenirs, de la probable colère du personnage, de son angoisse à l’idée de retrouver tout ce qu’il avait voulu fuir. Lee Kyung Hee a tendance a savoir très bien bâtir les bases de son histoire, c’est la suite qui, en général, me donne envie de m’arracher les cheveux. J’aurais suivi Wonderful Season au moment de sa diffusion si je ne regardais pas déjà deux autres longs dramas, à savoir Yoo Na’s Street et Glorious Day.

The Way We Were/16 Summers (TW)

Ce drama et moi, ça a été le coup de foudre dès le premier épisode. L’ambiance rétro était bien fait et l’alchimie entre les acteurs convaincante. L’idée de l’amour manqué me semblait avoir du potentiel et…le mois d’août et ses perturbations sont arrivées : je n’ai plus eu l’énergie de poursuivre ce drama qui pourtant me plaisait beaucoup à la base. Je ne sais pas si je le reprendrais un jour, les différents avis sur la suite ne me donnent pas réellement l’envie.

Le reste, résumé en une phrase (ou deux)

You’re All Surrounded : Les trous scénaristiques ! Un vrai gruyère. Et j’aime que mes intrigues policières ne soient pas aussi prévisibles.

Triangle : J’ai vu le pilote, apparemment.

Witch’s Romance : Nope, pas mon truc. Je me contenterai de la version taïwanaise cette fois-ci.

Fall in Love with Me (TW) : Horrible et cheesy à souhait. 

Big Man : Pas si mal que ça pour une revenge-story, mais Kang Ji Hwan a déjà fait la même chose en mieux dans le déjanté Incarnation of Money.

I Need Romance 3 : Première saison de la franchise INR qui ne parvient pas (du tout) à m’intéresser. C’est le début de la fin.

I Need Romance 4 Discovery of Love : Rien à faire, je continue à trouver les personnages de ce scénariste antipathiques. Et il raconte toujours la même histoire ! Je sais que chaque auteur a des thèmes fétiches mais là quand même ça tourne à l’obsession. J’adore Eric et Jung Yumi ensemble, ils sont magnétiques. Mais l’histoire était trop banale (et répétitive pour ceux qui ont regardé les INR précédents) pour que je m’investisse réellement dedans. 

Endless Love : HAHAHAHA. Attention, risque de passage de motos volantes. Restez vigilants.

Hotel King : Cf Endless Love (mais sans le risque de passage de motos volantes, malheureusement).

Lovestore at the Corner (TW) : Bien aimé le côté mélancolique au début, mais les citations étaient excessives et rendaient le drama bien trop bavard et explicatif à mon goût.

King of High School : Me souvenais même plus que c’était sorti cette année. De quoi ça parle déjà? Je me souviens juste que c’était plein de bons sentiments bien sirupeux, que je voulais étrangler la petite sœur et que ça se traînait en longueur.

Trot Lovers : Idiot, et le talent de Shin Sung Rok est complètement gâché. Tellement, mais tellement STUPIDE. Je suis sûre d’avoir grillé des neurones en regardant le pilote.

Night Watchman : Aurait pu être divertissant, mais trop cheap. Mais mais mais le petit scarabée du prince ! Quid du scarabééééée.

Pride and Prejudice : Un pilote d’une totale incompétence, infoutu de me donner ne serait-ce qu’une raison valide de sacrifier mon temps précieux pour le regarder.

Dr Frost : Froid et très (trop) conventionnel.

Empress Ki : Pas compris pourquoi ce show avait besoin d’un triangle amoureux. Pour une fois qu’on a la vie d’une impératrice aussi influente à raconter…

Bad Guys : Pas conventionnel, mais l’ambiance m’a mise mal à l’aise. Nope nope nope nope noooope.

A New Leaf : La manipulation émotionnelle ça va deux secondes, et c’était beaucoup trop caricatural.

Modern Farmer : Aurait pu être une comédie faite pour moi, mais son humour au ras des pâquerettes et ses personnages principaux antipathiques m’ont fait faire demi-tour très rapidement.

Kyou wa Kaisha Yasumimasu (J) : Romcom old-school pas désagréable du tout, mais il faut être dans le bon état d’esprit (dans lequel je n’étais pas au moment où je l’ai tenté), sinon on s’ennuie facilement.

The King’s Face : Je ne me souviens pas avoir vu Seo In Gook jouer aussi mal. Peut-être que les sageuks ne sont pas son truc.

En conclusion

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L’année a commencé et terminé fort, mais au milieu RAS quasi-total. J’aimerais d’abord me remuer un peu pour terminer Miss Korea et You From Another Star, et tester Misaeng. En tout cas je suis amoureuse de Healer, et j’espère que ça va durer. En 2015 j’aimerais retrouver un meilleur équilibre entre les animes et les Kdramas, idéalement il faudrait que je sois un peu plus sélective avec les premiers et pas complètement fermée aux seconds, au lieu de verser dans des extrêmes !

Il faut toujours que je me mette à Misaeng, j’ai bien compris que c’était l’incontournable de cette fin d’année! J’ai aussi Healer en priorité sur ma liste, ainsi que Punch, même si je crains d’avoir à faire avec un Empire of Gold 2. En attendant, en terme de bonnes résolutions 2015… avoir plus de patience? regarder moins de dramas en même temps, mais essayer de les terminer en contrepartie (parce que c’est quand même un peu n’importe quoi ce bilan)? Et évidemment, comme j’ai beaucoup aimé, cette année, élargir mes frontières, je compte bien poursuivre mes aventures au-delà de la Corée du Sud. Donc en 2015, on embrasse pleinement la diversité (déjà entamée cette année)! Et comme il n’est pas encore trop tard, j’en profite pour vous souhaiter un joyeux Noël à tous!

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9 réflexions sur “Bilan Dramas 2014 – L’Herbe était plus Verte à Côté

  1. J’ai bien aimé Sly and single again, c’est fun (surtout le début). Miss Korea il faudrait vraiment que je le termine je n’en suis toujours pas arrivée à bout mais on y croit ! Super article en tout cas très intéressant à lire :-)
    (Et bonnes fêtes de fin d’année en passant !)

    • Je comprends qu’on décroche facilement de Miss Korea, c’est un drama assez lent. Mais il a fait mon année!
      Merci pour ton commentaire, et meilleurs voeux pour 2015! =)

      • Oui, mais j’ai quand même dans l’ambition de le finir ^^ Je n’aime pas commencer quelque chose et ne pas arriver au bout : ça me perturbe ;)

        Enfin je ne sais pas quand je m’y remettrais car j’en suis 6 dramas en ce moment o.o Certainement quand j’en aurai fini un ou 2 :D

        De rien ! J’adore lire des articles sur les drama. Je découvre cet univers depuis septembre de cette année et j’adore ça et je trouve sympa de pouvoir en dicter et lire d’autres avis *.*

        Très belle année à toi aussi :)

        • Aaaaah, haha, bienvenue dans le monde dramatesque sans aucun temps mort pour te laisser l’opportunité de rattraper tranquillement les dramas interrompus (et bienvenue tout court dans le monde des dramas, d’ailleurs!)! C’est une véritable course contre la montre, et je commence tout juste à renoncer à la faire (après 5 ans d’addiction): par expérience, je l’ai toujours perdue! ;)
          Mais bon courage avec ces 6 dramas en cours!^-^
          Au plaisir de te lire à nouveau! =)

  2. J’ai aussi beaucoup apprécié Miss Korea pour son côté humain.

    Let’s eat est un drama que j’ai beaucoup apprécié de regarder mais qui n’est pas très marquant, c’est certain.

    Dans Sly and Single Again, heureusement qu’il y a l’OTP car le reste est plutôt ennuyant.

    Ah In a good way ! Comme toi, c’est un drama que j’ai suivi pendant six mois et on s’attache rapidement à tout ce petit monde.

    Je n’ai toujours pas réussi à finir Prime Minister and I alors qu’il me reste que très peu d’épisodes…

    Marriage Not Dating était bien marrant à regarder mais il ne reste pas plus marquant que ça après coup. Et disons qu’il y avait peu de personnages que j’appréciais aussi.

    J’ai eu du mal à terminer Pleasantly Surprised. A part quelques moments mignons, le reste est looong.

    Yoo Na’s Street est un drama que j’ai bien l’intention de tenter.

    J’ai trouvé l’OTP de Glorious Day adorable comme tout. C’est un drama sympathique comme tout à regarder.

    • Hello Luthien, et bonne année! =)
      C’est fou comme les romcoms cette année n’ont pas été très marquantes. J’espère que 2015 va changer tout ça!
      Tu as terminé Pleasantly Surprised?… Tu es brave!^^
      Et je te conseille vraiment Yoo Na’s Street. C’est une ambiance particulière douce-amère qui m’a immédiatement séduite.
      Merci pour ton commentaire! =)

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