2014 Côté Cinéma

EdgeOfTomorrow_spotlight

Une année sans réelle surprise cinématographique, les meilleurs films que j’ai vu étant des films d’auteurs déjà reconnus (Vivian Maier est un documentaire, c’est un peu différent). Je regrette d’être passée à côté de certains films comme Snowpiercer ou Still the Water, à charge de revanche !

Le Blergh

If I Stay

IIS

Je pensais que ce film allait nous parler d’une fille qui va mourir et a droit à voir une dernière fois ses proches quand elle est sous forme de fantôme (à la Ghost ou Who Are You ? si vous voulez une référence Kdrama), mais en fait ce n’est pas vraiment ça. On est inondés de flashbacks et on comprend vite que l’héroïne va devoir faire un choix entre « rester » (vivre) et « partir » (mourir). Ce n’était pas du tout ce que j’avais envie de voir, et je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles ça m’a très vite rasée. Une autre raison : tout le monde autour de Mia est insupportablement parfait, et j’ai été incapable de m’investir dans leur histoire tellement je me suis peu reconnue en quiconque. C’est vrai qu’a priori je préfère If I Stay à l’autre hit YA-mélo de l’année (Fault in our Stars : j’ai fini le satané livre avec l’énergie de la rage, plutôt mourir que d’aller voir le film puis qu’apparemment tout ce qui me rend dingue dans le bouquin y est), mais ça ne veut pas dire grand chose.

Le Meh

Magic in the Moonlight (Kaa)

Divergent (Mina)

La Belle et la Bête (Mina)

Le Bon

Dragons 2 (Mina)

Guardians of the Galaxy

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C’est mieux qu’Avengers (l’un des films les plus surestimés de ces dernières années). Même si on se trouve encore une fois devant un film qui ne vole pas très haut et se contente de flatter l’ego du geek moyen américain (en passe de devenir le nouveau M. Tout le Monde), au moins ça ne se prend pas la tête en essayant de nous faire des leçons de morale et c’est divertissant. Il faut dire que notre troupe de héros est cette fois constituée d’un intéressant panel de bras cassés et de losers de l’espace plus attachants que le super-héros de base, et apporte un contrepoint bienvenu à l’insupportable version bigote de Zack Snyder (oui parce que Superman c’est Jésus, au cas où vous n’étiez pas encore au courant). Je continue de penser qu’en produisant ça Hollywood danse autour de son nombril sans qu’il en sorte quoi que ce soit de réellement enrichissant, mais s’il le font bien ça reste au moins plaisant à regarder. Et la bande-son est cool !

Hippocrate

HPC

Un film français qui ne craint pas ! *Sors le champagne*. J’ai trouvé que ça donnait un bon aperçu de l’état actuel du service public de la santé (en particulier la manière dont les internes ont immédiatement des responsabilités très lourdes à supporter, alors qu’ils manquent de recul et d’expérience -et de matériel performant !- pour évaluer les situations auxquelles ils sont confrontés) avec de bonnes performances d’acteur réellement touchantes et en général une bonne réalisation pas du tout prétentieuse. Pour une fois les dialogues ne sonnaient pas faux et le film avait une histoire à raconter au lieu de filmer des gros débiles avoir une Xième réunion de famille/amis envenimée. J’aurais aimé que la fin soit un peu moins bisounours, on a du mal à croire que tout ça soit miraculeusement résolu comme ça l’est, mais ça partait d’une intention de ne pas clore le film sur une note trop pessimiste après beaucoup de scènes déprimantes et ça passe. Bref, Cinéma Français is not dead, apparemment.

Gone Girl

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Un peu long, j’ai trouvé que le film perdait sa bonne cadence après la première grosse révélation pour ne la retrouver qu’à la fin. Sans trop spoiler Rosamund Pike porte le film sur ses épaules, et Ben Affleck n’est pas à son niveau. Je sais que les critiques l’ont trouvé bon dans l’ensemble, mais j’avais entendu parler du livre et de son personnage avant la sortie du film et je regrette qu’ils n’aient pas trouvé quelqu’un qui puisse être au moins sur un pied d’égalité avec Rosamund/Amy. L’intérêt de l’intrigue repose sur la prise de conscience du lecteur, qui réalise qu’il est mené en bateau par les deux narrateurs qui forment le couple central. Or le film se repose beaucoup (trop ?) sur Amy pour remplir ce rôle, et sans elle je trouve qu’il prend l’eau. Ben Affleck mis à part, j’ai bien aimé sans être non plus transcendée. J’aime toujours autant l’esthétique de David Fincher, et j’ai énormément apprécié la narration d’Amy à qui il fait lire des morceaux excellents du livre (je pense en particulier à la tirade d’Amy sur la « Cool Girl »). Pas le film de l’année mais certainement l’une de ses meilleures productions.

The Lego Movie

LM

Je suis extrêmement réticente à cette nouvelle tendance de films-marketing où l’espace cinématographique est violé investi pour glorifier tel ou tel produit directement, mais malheureusement pour mes convictions ils ont sorti un bon film à partir de Lego, et je ne peux même pas pleurer sur la tombe de la créativité parce qu’ils la célèbrent. C’est vrai que j’ai un faible pour les Lego à l’ancienne, quand ils étaient encore unisexes et non conçus avec un clivage énorme entre les « Lego pour garçons » et les « Lego pour filles » (noir d’un côté, rose de l’autre, subtil) qui ne m’intéressaient pas, et le film renoue avec cette première idée de « Lego pour tous ». Les messages sont conventionnels et ils ne résistent pas à nous coller çà et là les fameux grands discours motivationnels très américains « on va y arriver si on s’y met tous ensemble » qui commencent à me raser sérieusement, mais ils ont apporté tellement de soin à l’animation 3D pour qu’elle donne l’impression que ce monde est fait entièrement de Lego, et c’est tellement déjanté que le positif surpasse largement le négatif. Rien de très profond, mais une bonne dose de fun.

Edge of Tomorrow

EoT

Ça c’est de l’action movie ! Vous l’aurez compris, je suis super extra fatiguée en un mot LASSÉE de la méga-tonne de films de super-héros dont nous abreuve Hollywood, et j’accueille à bras ouvert de la SF plus dure avec un anti-héros et une source japonaise. Le concept est brillant : le pouvoir de revenir en arrière dans le temps et de gagner la guerre tombe entre les mains du déserteur froussard, et soutenu par quelqu’un qui a eu le même pouvoir que lui il va essayer de rendre l’impossible possible (oui je me met à citer Mahouka, où va le monde ?). C’est un exemple de bonne exécution d’un bon concept, avec un rythme impeccable, une progression des personnages qui implique les spectateurs et les rallie à leur cause, de bons dialogues, et du suspense. J’ai aussi été agréablement surprise par le ton mature du film, ces derniers temps on a l’impression que tout blockbuster doit absolument être grand public et visible par le plus de catégories d’âge possibles avec tous les compromis que ça impose aux scénaristes et réalisateurs, mais Edge of Tomorrow ne fait pas cette concession et choisit de s’adresser directement aux adultes avec tout plein d’humour noir. Rafraichissant !

Godzilla

GD

Pas mal ! Pas mal du tout. C’est mon premier film Godzilla (eh oui), et je l’ai vu de ce point de vue de néophyte. Ça tombe bien, ils reprennent les choses un peu à zéro pour nous proposer une version spécial noobs. C’est un film très esthétique !  J’ai beaucoup aimé comment les monstres sont mis en scène, toujours dans un jeu d’ombres, de nuit, de feu, de brouillard, de fumées et de lumière, d’apparitions et de disparitions soudaines. Du très beau travail. J’ai un peu moins aimé le drame familial. Au début Bryan Cranston est parfait et a réussi à beaucoup me toucher pendant les premières scènes (il parvient à donner à son personnage une épaisseur qui n’est pas contenue dans l’écriture), mais quand son fils joué par Aaron Taylor-Johnson prend le relais son manque de charisme criant et la pauvreté du rôle réduisent considérablement ses scènes. Je ne suis pas familière avec cet acteur, mais ici il est en mode Baboulinet et n’a aucune profondeur. C’est dommage parce que j’ai trouvé le scénario bien équilibré entre les scènes à échelle humaine et les scènes de catastrophe titanesques, quelque chose qui n’a pas du être évident à gérer pour le réalisateur et le scénariste. Ça reste un film américain du début jusqu’à la fin, dégoulinant de bus scolaires en détresse et de gestes héroïques d’hommes de l’armée, mais il ne tombe pas dans les travers à la Michael Bay/James Cameron et je l’ai trouvé agréablement modeste par rapport à ce que j’ai l’habitude de voir venant d’Hollywood. Godzilla est bien le héros du film ! Il est trop mignon d’ailleurs. Je peux en avoir un ?

Le Très Bon

Maps to the Stars (Mina)

Finding Vivian Maier (Mina)

The Grand Budapest Hotel (Mina)

Ida

Kaa : Une très bonne surprise. Même si je trouve quelque part dommage que le scénario ne soit pas un peu plus poussé, j’ai aussi conscience qu’il n’est, finalement, probablement pas le sujet du film. Ce qui intéresse Ida? Ses deux personnages féminins, la fameuse Ida, bien sûr, mais aussi la tante du personnage. Dès que le film étudie l’intériorité de ces deux personnages, il réussit à être à la fois fort et sensible. Les actrices, en particulier celle qui joue le rôle de la tante, sont bouleversantes, tandis que la cinématographie en met plein la vue. Les plus mauvaises langues diront par conséquent que Ida essaie de faire oublier son manque d’inspiration scénaristique en travaillant à outrance la forme, ou qu’il est un film d’auteur prétentieux, moi je dis que la beauté glaçante de l’image en noir et blanc en dit beaucoup plus long que mille dialogues (j’aime particulièrement le travail fait sur l’espace et l’impression de vide). Il réussit à écarter le pathos et à faire naître à la place un calme propice à la réflexion. Ce n’est ni un cours d’histoire, ni une fable moralisatrice, seulement le parcours sans fioritures d’une jeune personne qui cherche (littéralement) sa voie. Et rien que pour cette réalisation époustouflante, Ida vaut le détour. Je répète, une très bonne surprise.

Boyhood

Kaa : Je salue bien bas la prouesse de ce film d’avoir su allier (très grande) ambition et maîtrise. Ce ne sera sans doute pas le film que je verrais 15 fois dans ma vie (il dure quand même près de 3h), mais Boyhood est une expérience de cinéma en tant que telle. Le tournage a pris 12 ans, avec les mêmes acteurs, et le film couvre une quinzaine d’année de la vie d’une petite famille. Il ne nous enseigne rien que l’on ne sache pas déjà (on vit, on grandit, on vieillit, et le temps passe, court, file;  au bout de la ligne, il y a la mort, inévitablement), malgré tout, on a l’impression de s’être pris une claque en sortant de la salle. Comme si on avait, nous aussi, vieilli de 15 ans, tout à coup. C’est l’universalité du propos et la certaine délicatesse du ton qui touchent, c’est la subtilité des changements temporels mis en place par la réalisation qui nous embarque dans l’aventure sans qu’on voit les 3h passer. Avec une telle idée de départ, la gourmandise aurait pu être tentante, pourtant Linklater n’y cède jamais vraiment. À la place, on a de courtes scènettes de vie, comme un album-sphoto, auxquelles le film doit à la fois son dynamisme et son calme. Par ailleurs, Boyhood bénéficie d’un excellent casting (particulièrement impressionnée par Patricia Arquette qui joue la mère), la BO nous fait revivre tous les moments forts du début des années 2000 jusqu’à nos jours, et malgré la prévisibilité du scénario, l’émotion parvient à naître. On évite les grandes scènes de larmoiements ainsi qu’une morale cynique du genre « de toute manière, on va tous mourir ». On trouve à la place une réflexion beaucoup plus sereine et ouverte (aucune conclusion à la fin du film n’est donnée, et pour cause, le petit qu’on voit grandir est au seuil de sa vie adulte, il a encore tout à faire!), et par conséquent bien plus sympathique. Peut-être pas l’oeuvre triomphale comme annoncée par la presse, mais un film chaleureux et sincère. C’est déjà bien, non?

3 réflexions sur “2014 Côté Cinéma

  1. Godzilla 2014 a de jolis effets spéciaux et de l’action.
    Mais des personnages juste corrects, des clichés et une musique inintéressante.
    Bilan : un film de monstres sympa, mais avec un problème pour moi, ils se sont trompés de nom
    pour le film.

    Guardians of galaxy :
    Les points positifs : Quill, de l’action, de bons effets spéciaux et de l’humour.
    Les points négatifs : Une BO remplie de morceaux sympa mais déjà entendus et réchauffés,
    encore un vilain inexistant, Drax aussi inutile que le Collectionneur, Rocket est une mascotte
    et heureusement que Gamora était liée à Ronan et Thanos…
    Par contre je sais pas quoi penser de Groot.
    Bilan : déçu, j’aurais pu attendre de le voir à la télé…
    Meilleur qu’Avengers, je sais pas, je dirais au même niveau.

    Pour Edge Of Tomorrow, peu de choses à dire, un film sympa qui s’enlise plus il avance…

    Par contre, j’avais été surpris en bien par le film Lego !

  2. En beaucoup plus subtil et intéressant que Godzilla mais par le même réal qui aime montrer la petite histoire d’un grand cataclysme tu as Monsters qui est vraiment sympa. Perso pour Godzilla je regrettais de ne pas voir de batailles de bestioles comme dans les films originaux japonais et beaucoup trop de pathos mal joué :p

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