In a Good Way – Épisodes 25/26 (Fin) : Les larmes de Liu Chuan

Et les miennes, par la même occasion. 

Résumé rapide : Liu Chuan est arrêté parce qu’il ne s’est pas présenté quand il a été appelé à témoigner devant la justice pour le procès de son père. Jia En pleure. Beaucoup. On craint les complications pour Liu Chuan si jamais la Cour décide qu’il est impliqué dans l’affaire de corruption, mais finalement, après sa brève apparition au tribunal, il est relâché. Son père, par contre, est condamné à 15 ans de prison, ce qui est une sentence sévère aux yeux de son avocat. Lorsque père et fils ont enfin la discussion qu’ils auraient dû avoir des années auparavant, Liu Chuan décide de devenir son avocat afin de diminuer sa peine de prison.

Cependant, comme cela risque de prendre un temps indéterminé et qu’il voit Jia En vaciller et prête à mettre ses rêves de côté pour lui, il décide de rompre avec elle. Jia En pleure encore. Beaucoup. Finalement, elle prend son courage à deux mains et décide de faire son année d’échange à l’étranger tel qu’elle le désirait. Elle fait ses au-revoir à chacun de ses amis, et quelques mois après son arrivée au Royaume-Uni, elle écrit une lettre à Liu Chuan pour lui demander de ses nouvelles. Le drama se conclue sur la question : Liu Chuan, as-tu trouvé ta liberté?

Commentaires sur les épisodes finaux : C’est la fin, vraiment la fin de la série avec ce dernier article. Pardon d’avoir mis autant de temps à l’écrire. La série a pris un tournant très sombre et sérieux dans ces derniers épisodes, et la crédibilité de la série s’en est ressentie. Heureusement, In A Good Way a une telle manière d’exécuter son histoire que ça passe encore une fois très bien. Le départ de Jia En et la rupture du couple étaient à prévoir dans la mesure où In a Good Way a toujours été à propos du passage de l’adolescence à l’âge adulte pour Jia En. Il est tout naturel que sa transition passe par une déception amoureuse et un départ vers de nouveaux horizons (et étonnamment, mon plus grand moment de « Awww » lors des au-revoirs a été créée avec la tendresse inattendue d’un personnage qui a toujours été en retrait et non par les autres). Malgré la tristesse de la séparation (oui, Liu Chuan n’a pas été le seul à pleurer), la fin est douce-amère, et laisse entrevoir de l’espoir pour l’OTP.

J’aime l’idée de la rupture, mais en dehors du contexte général de la maturation de Jia En, j’avoue que j’ai du mal à saisir pourquoi elle devait inévitablement se passer pour ces raisons-là. Liu Chuan joue au noble idiot, ce qui lui ressemble bien, et même si je suis d’accord avec la majorité de ce qu’il lui dit lors de leur séparation, je ne suis pas sûre que la situation était si désespérée pour appeler  un tel radicalisme d’action. Ce n’est pas comme s’ils avaient 16 ans et qu’ils vivaient encore dans le « tout ou rien ». Évidemment, j’aime qu’il prenne avec sérieux le rêve de Jia En, mais je n’aime pas la manière dont elle avait juste à subir la situation et la décision unilatérale de Liu Chuan.

Ça ne veut pas dire que la séparation est complètement infondée pour autant. Du point de vue de la psychologie de Liu Chuan qui, constamment, se met tout le poids du monde sur les épaules, c’est même presque logique, mais pas moins frustrant. Ce n’est pas en Jia En ni en leur amour auxquels il ne fait pas confiance, c’est à lui-même. Il n’a pas la confiance nécessaire pour se dire qu’il pourrait rendre heureux celle qu’il aime, il n’a pas la confiance en soi nécessaire pour se dire que la vie, ça évolue tout le temps, les rêves aussi, et que si Jia En ne part pas maintenant, elle pourra toujours partir plus tard, quoiqu’il en dise. C’est drôle aussi comme ils traitent le départ de Jia En comme définitif, lorsqu’elle ne part réellement qu’un an. Un an, dans une vie, c’est si vite passé!

Au final, même si je trouve cette fin présentée de manière un peu trop dramatique, je l’ai trouvée satisfaisante malgré tout. J’ai aimé tous les petits moments entre Jia En et Ren Wei, Ren Wei et Bai Xue et Tracy et Ah Qing. J’ai aimé la narration de Jia En sur le fait que sur le chemin de la maturation, on perd peu à peu  l’insouciance des plus jeunes années: la lettre est explicite quant à ça; Jia En a mûri durant ses années de fac, mais là où elle a le plus évolué, c’est au Royaume-Uni. Quant à leur amour, il lui faut un peu de temps. Du temps pour que les choses se calment, du temps pour remettre ces choses en perspective, les relativiser un peu, du temps pour que le désordre dans la vie de Liu Chuan se dissipe suffisamment pour qu’il puisse se donner, lui aussi, le droit de vivre heureux et libre. Ils ont toute la vie encore devant eux pour se retrouver et construire un avenir ensemble.

J’ai pleuré durant le dernier épisode. D’abord lorsque Liu Chuan et son père parviennent à une compréhension de l’autre mutuelle, ensuite lorsque Liu Chuan se met à pleurer dans la salle de cinéma. Lorsque toutes les autres personnes dans la salle, Jia En comprise, sanglotent à cause de la fin tragique de Titanic, lui s’effondre à l’idée qu’il va devoir se séparer d’elle. C’était tellement poignant, tellement… Liu Chuan d’être toujours aussi seul et en décalage avec les autres. Et, ok, il m’a juste suffit de voir Lego Lee pleurer et ça en était fini de moi.

Commentaires sur la série en général : Après avoir écrit 23 (!) articles sur In A Good Way, je ne sais pas très bien si j’ai encore beaucoup de choses à dire en guise de bilan. Je ne pense pas que ça étonnera beaucoup de monde, mais j’ai adoré la série. In A Good Way me laisse tellement de bons souvenirs. Rien qu’entendre la chanson de l’OP après un si long moment m’a rendue toute chose, et le fait qu’elle soit la première série taïwanaise que je regarde en temps de diffusion réel la rend spéciale à mes yeux. Bien que le rythme se soit beaucoup ralenti durant les derniers épisodes (le format de 20 épisodes aurait été parfait), que mon euphorie est retombée depuis et que de manière générale le drama a eu quelques faux pas par-ci par-là, ce n’est pas ça que je retiendrai de la série. Elle n’était pas la perfection incarnée, peut être, mais elle a été tout ce que je souhaitais qu’un drama d’apprentissage soit : sincère, chaleureux, léger et drôle lorsqu’il le fallait et nostalgique.

In a Good Way avait un traitement assez instable du slice-of-life : certaines scènes étaient criantes de justesse – le premier regard qu’on pose sur la fille qui changera sa vie, le premier battement de coeur, l’approche hésitante, trébuchante, tremblante, la profonde amitié qui liait le groupe, etc -, d’autres semblaient moins convaincantes – la déclaration au thé au début, la course de vélo, l’arrestation de Liu Chuan, son dévouement à son père, etc -, mais même dans ses moments plus faibles, l’exécution était là pour nous rappeler à quel point In A Good Way avait un don pour raconter des histoires de manière naturelle et assurée.

Les personnages étaient le ciment de la série, en particulier le quator si attachant de Jia En, Liu Chuan, Ren Wei et Bai Xue. J’ai toujours été un peu déçue de ne pas voir Ren Wei et Bai Xue être plus proches de Liu Chuan, mais le personnage impose une telle distance sans même forcément le vouloir qu’au final, c’était plus logique qu’autre chose. J’ai aimé ces personnages individuellement et ensemble. Liu Chuan est un héros fascinant, quelqu’un qui a grandi avant les autres, et sa maturité, sa composition l’empêchaient de se fondre dans la masse. Ce n’était pas un prototype de la jeunesse insouciante, comme Ren Wei, mais celui de celui qui a grandi avec un coup de pied dans le derrière.

Ren Wei est un personnage formidable également, même si ça lui a mis du temps avant de faire un peu marcher ses neurones et se comporter de manière plus mature. Au final, c’est son évolution qui a été la plus passionnante à suivre, parce qu’il y a eu véritablement un changement, dans son comportement et dans sa relation avec les autres, contrairement à Liu Chuan par exemple qui est moins malléable. De tête à claque, il est devenu quelqu’un qui se soucie réellement de ses amis et quelqu’un sur qui on peut compter sans restriction. Son amitié avec Jia En était précieuse à voir, tout comme celle qui se noue entre lui et Bai Xue. Ces deux-là m’ont touchée et amusée de bout en bout.

Et Bai Xue, mon adorable Bai Xue. Si j’avais été un garçon, je serai tombé amoureux d’elle, comment faire autrement, elle est tellement chaleureuse, gentille, avisée et indépendante! Jia En a aussi eu une belle évolution, et globalement, c’est un amour. Elle ne prend pas toujours les bonnes décisions, mais elle est attachante et attentionnée tandis que son parcours vers l’indépendance a de quoi te faire sourire et t’émouvoir en même temps. Les autres personnages étaient attachants, mais ils n’ont jamais vraiment eu la place nécessaire pour briller. Xiao Wei a été au centre d’un certain nombre d’épisodes, mais ces épisodes appartenaient à Liu Chuan et Jia En avant tout, tandis que de Tracy, on ne sait pas grand chose à part son histoire d’amour avec Ah Qing. Ce qui me convenait aussi.

Le casting, à part Lego Lee et Jay Shih, n’était pas le plus solide, mais chaque acteur a su apporter sa petite touche de fraîcheur pour rendre un ensemble plus que correct et harmonieux, l’alchimie du groupe était par ailleurs exceptionnelle. Kirsten Ren était charmante dans le rôle de Jia En, même si elle était clairement meilleure dans les moments plus légers : ses scènes dramatiques me faisaient grimacer, surtout dans les derniers épisodes où le personnage passait la majeure partie de son temps à pleurer. La palme va bien sûr à Lego Lee, que je ne connaissais pas avant mais pour qui j’ai succombé presque immédiatement. Il a su apporter ce qu’il fallait de gravité et d’intensité pour faire briller son personnage et le rendre mémorable. 

Et comment parler d’In A Good Way sans parler de son couple-phare? L’OTP restera dans mes mémoires comme mon petit bébé, ça c’est sûr; j’ai tellement gloussé et poussé des cris aigus en les regardant tomber amoureux toujours un peu plus. S’il y a bien une chose parfaite dans In A Good Way, c’est la manière dont ils ont géré la romance pour qu’elle nous fasse battre le coeur tout en restant naturelle et simple. Leur rupture n’est pas un gâchis : ils se sont follement aimés, ils ont vécu à 100% cette romance comme n’importe quelle personne de leur âge ; ils ont tout donné à l’autre et ils ont pris aussi ce que l’autre avait à lui offrir. Au final, il n’y a aucun regret ou remord laissé derrière eux, et la vie continue. 

Il y a sans doute encore milles et une choses à dire, mais j’en ai déjà dit beaucoup, et il faut savoir s’arrêter un moment donné. In A Good Way m’a complètement investie dans son histoire et ses personnages et ce furent 26 épisodes extrêmement plaisants à suivre. Le début est du pur crack et les choses se calment après, mais je ne regrette rien, le drama est une bouffée d’air frais, plein de surprises et de moments réconfortants. Il me laisse le sourire aux lèvres et l’envie pressante de continuer mon exploration des dramas taïwanais.

2 réflexions sur “In a Good Way – Épisodes 25/26 (Fin) : Les larmes de Liu Chuan

  1. Ah… IAGW…

    Après avoir vu les deux derniers épisodes, je suis « venue voir » si les articles étaient là, j’avais plein de choses à écrire mais non et je comprends, c’est dur de dire au revoir à un drama pareil. Comme tu l’écris, il n’est pas parfait mais il m’a moi aussi marqué. J’ai trouvé la fin très belle, un peu frustrante aussi. La décision de Liu Chan est compréhensive mais je ne l’ai pas acceptée dans la mesure où même si le drama racontait le passage de l’adolescence à l’âge adulte, faire des sacrifices pour réaliser ses rêve, etc… IAGW était pour moi, l’histoire de Liu Chan et Jia En. Certes, il n’était pas que ça, il n’empêche; tu commences à regarder des gens tomber amoureux, tu les supportes dans leurs épreuves,tu les aimes, c’est un peu douloureux. J’aurai été tellement plus satisfaite de les voir une fois adulte, au moins savoir si la joyeuse bande a atteint les objectifs que chacun s’étaient fixés, ensemble ou séparément. Oui, ça m’a frustrée.

    Merci encore une fois, de m’avoir fait découvrir ce petit bijou !

    • Salut Héla!
      Oui, j’ai vraiment mis trois plombes pour terminer In A Good Way, j’en suis moi-même assez embarrassée. ^^ »

      Je comprends que tu aies été frustrée par la fin, moi aussi, quelque part, mais pas pour les mêmes raisons au final. Pour moi, In A Good Way a toujours été un drama d’apprentissage, donc j’arrive à accepter la séparation temporaire de l’OTP. Je ne pense pas que j’aurais forcément préféré une ellipse avec une rencontre de Jia En et de Liu Chuan au hasard des rues, ou une fin plus rose et positive. Ou peut être que comme j’ai regardé la fin beaucoup plus tard, j’ai pris plus de distance avec le drama? Je ne sais pas. ^^En tout cas, il y a un film en route, j’imagine qu’on peut espérer de voir l’OTP se réunir et recommencer leur histoire d’amour là où ils l’avaient laissée… J’ai hâte! ^^

      Merci beaucoup pour ton commentaire! =)

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