L’Hôtel Budapest, La Belle et la Bête, un Disney de 2012 et un livre

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J’ai l’impression que la boucle se referme, me voilà repartie à  l’objectif premier de mon blog qui était de parler de tout ce qui m’intéressait. Je pense que j’étais arrivée à un point où je regardais des choses pour écrire dessus, et maintenant j’écris sur les choses que j’ai eu le temps de regarder par hasard ou par choix. Aucun rapport avec In a Good Way mais j’avais envie de mettre Jia Eun en image de tête. 

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La Belle et la Bête (Christopher Gans) : Décors oniriques sublimes qui rappellent beaucoup la Peau d’Âne de Demy, excellent travail esthétique et des effets spéciaux utilisés à merveille (la Bête en particulier est très réussie) mais malheureusement le film est tiré vers le bas par ses deux acteurs principaux insipides. Léa Seydoux est agressive et froide comme la plupart des mauvaises actrices de la jeune génération, Cassel a passé l’âge de jouer les princes et cabotine (même si c’est un peu plus nuancé que d’habitude) et surtout les deux n’ont aucune alchimie. L’excellente mise en scène de Christopher Gans porte le film, les dialogues et la réécriture du Conte ne sont pas inintéressants (à défaut d’être vraiment beaux et percutants), mais il échoue à vraiment toucher faute d’acteurs plus convaincants. Dommage, mais ça reste visuellement magnifique. 2,5/5

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The Grand Budapest Hotel (Wes Anderson) : Wes Anderson nous fait découvrir le « monde d’hier » de Zweig, une Europe de l’Est d’avant la seconde guerre mondiale multiculturelle extrêmement raffinée, sophistiquée et cultivée. Je suis déjà fan du réalisateur (plus de ses derniers films Moonrise Kingdom et Darjeeling Limited que de ses premiers) et encore une fois ils nous offre une épopée loufoque, charmante et incomparable grâce à sa manière de filmer reconnaissable entre toutes (des scènes composées méticuleusement comme des tableaux), son humour des paradoxes, ses castings extra-larges impeccables et ses répliques ciselées. Un petit bijou. 4/5

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Wreck-It Ralph (Studios Disney) : Je n’en reviens pas que ça soit aussi bien passé auprès du public, c’est tellement prévisible et guimauve que ça en devient écœurant. Ralph est le cliché du bon gars caché sous une masse de muscle inquiétante qui ne cherche qu’à être accepté (*baille*) tandis que la gamine de Sugar Rush est juste insupportable. Les personnages salvateurs sont l’héroïne de Hero’s Duty et Fix-It Felix qui eux sont plus nuancés et forment un couple intéressant. Visuellement le film est agréable à regarder, quelques trouvailles sont très amusantes notamment tout ce qui a un rapport avec la transition arcade/monde extérieur. Ça reste une déception, principalement parce que c’est mal écrit et singulièrement niais. La gameuse en moi est déçue. 1,5/5

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The Lotus Palace (Jeannie Lin) Je suis toujours à la recherche de nouvelles auteurs de romances historiques (je peux en lire une par jour, c’est compulsif) et en ce moment comme c’est très souligné sur les blogs de critiques de livres que je suis de près le genre de la romance historique (régence et autres) est un peu sclérosé. La dernière série de Courtney Milan (les frères Sinister) m’a beaucoup déçue d’autant plus que j’avais adoré celle des frères Turner, j’ai bien aimé sans plus quelques « classiques » d’autres auteurs (Sherry Thomas, Elizabeth Hoyt) sans pour autant avoir envie de dévorer leurs backlists et The Madness of Lord Ian Mackenzie de Jennifer Ashley m’est tombé des mains tant le goût de déjà-vu était fort. Ça me laisse avec Tessa Dare et Theresa Romain…dont j’ai lu les dernières sorties. Quand j’ai vu que tout le monde recommandait la nouvelle série de Jeannie Lin des mystères du Pingkang Li (le quartier des plaisirs sous la dynastie Tang) je me suis jetée sur le premier, Lotus Palace. Et je suis complètement sous le charme.

Je ne m’y connais pas assez sur l’histoire de la Chine impériale de cette époque pour avoir une idée de l’exactitude du contexte, des descriptions, etc., mais c’est de toute évidence écrit par quelqu’un qui maîtrise ce qu’elle fait et ça ne donne pas du tout l’impression d’être le travail d’une fangirl un peu trop enthousiaste et idéaliste (je pense à Laura Kinsale et sa lubie pour le Japon dans The Shadow and the Star). Pour moi qui ait des références visuelles grâce aux films et séries chinoises que j’ai vues j’ai l’avantage de pouvoir me former une idée bien précise de ce dont elle parle sans pour avoir à passer par un imaginaire occidental. Je ne vais pas m’éterniser plus que ça sur le scénario et les raisons pour lesquelles j’ai aimé sinon ça va remplir un article entier. Retenez que ça parle de la jeune servante d’une célèbre courtisane du quartier des plaisirs qui décide de traquer le meurtrier d’une autre courtisane aux côtés d’un aristocrate débauché, éternel candidat malheureux au fameux concours de recrutement des hauts fonctionnaires. C’est bien écrit, sexy, jamais niais et l’atmosphère est parfaitement maîtrisée si bien qu’on est complètement embarqué dans l’histoire. J’ai commandé un autre Jeannie Lin (My Fair Concubine) qui réinvente le mythe de Pygmalion et j’ai hâte de pouvoir commander la suite de Lotus PalaceJade Temptress qui suit les aventures de Mingyu et de l’agent Wu Kai Feng. Pour l’instant seuls Butterfly Swords et My Fair Concubine ont été traduits en français, mais je pense que les mystères du Pingkang Li suivront. 4/5

3 réflexions sur “L’Hôtel Budapest, La Belle et la Bête, un Disney de 2012 et un livre

  1. Merci pour ton opinion sur ces films. Pour la Belle et la bête que je n’ai pas vu, tu n’as fait que confirmer ce que j’ai pensé en regardant la bande annonce : le jeu des acteurs ne colle pas à l’ambiance féérique, en particulier celui de Léa Seydoux dont la façon de parler est trop rapide et pas du tout douce, ça m’a donné l’impression de « casser un peu l’ambiance » enchantereresse et merveilleuse que l’on attends de ce genre film.

    En revanche, The Grand Budapest Hotel était très réussi, le sentiment de mélancolie que l’on ressent à la fin des romans de Zweig a bien été retranscrit à l’écran. Quand au film Les mondes de Ralph, j’ai quitté la salle au milieu du film, c’est dire à quel point ça m’a ennuyé. Les studios Disney me désespére de plus en plus…

    • Wreck-It Ralph m’a donné le sentiment de regarder un épisode de série TV bien pensante sur le thème d’aimer son prochain. C’est tellement dans-ta-face que ça en devient irritant. Et j’ai trouvé le thème des jeux vidéos sous-exploité. Où sont les RPG ? Les VN ? Les jeux d’exploration ? Les consoles de salon ? On dirait que ça a été fait par des gens qui ont arrêté de jouer depuis longtemps. Et faire référence aux FPS et au racing ne suffit pas à s’actualiser ! Grrr.

  2. Gros coup de coeur pur The Grand Budapest Hotel!! enfin, j’avais déjà adoré Moonrise Kingdom mais celui ci est encore plus artistique au niveau des plan. Derrière toutes ces couleurs flashy on remarque bien que le monde va être bouleverser, va s’effondrer avec la deuxième guerre (surement pour ça qu’il sont pratiquement tout le temps au dessus du vide!). enfin, j’aime j’aime j’aime!!
    Je ne suis pas allé voir la Belle et la Bête pour les simples bonnes raisons que tu as énoncé dans ton article. Et puis encore Léa Seydoux…… Pourquoi?!

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