Le Meilleur, le Bon et le Bizarre des animes de 2013 que j’ai vu en 2014 : UtaPri 2000%

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Apparemment je ne suis pas la seule à avoir pensé « WTF ? » pendant la performance de HEAVENS. Ren et Tokiya ont l’air très décidés à analyser ce qu’ils voient. Bon courage. 

Je ratrappe petit à petit ma liste des animes de 2013 que j’avais estimé méritants d’une seconde chance, et le premier que j’ai terminé est Uta No Prince-Sama Maji Love 2000% (plus fort que le 666% de Valvrave !). Je n’ai pas vu la première saison mais j’ai lu des résumés des routes du jeu et je connaissais déjà à peu près tous les personnages avant de commencer. Cette seconde saison va direct dans la catégorie « le Bizarre » des animes de 2013 vus en 2014. Mais peut-être pas assez bizarre, justement. 

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UtaPri a des problèmes. L’héroïne a toujours l’air d’un extra-terrestre à cause de son design raté, sa personnalité se résume à « gentille et talentueuse mais tête en l’air », et on se demande si elle a des hormones fonctionnels tellement elle ne prend aucune initiative envers les garçons (qui en pincent tous pour elle de manière évidente). UtaPri a aussi des problèmes de rythme : comme dans la plupart des adaptations d’Otoge le scénariste est incapable de réécrire l’intrigue de manière à ce qu’elle se développe naturellement et se sent encore obligé de nous faire traverser des « mini-routes » (un épisode = un personnage = une chanson) ce qui rend la qualité des épisodes aléatoire. Le budget et la mise en scène sont limités, les enjeux ne dépassent pas le stade de l’anecdotique, bref, c’est un produit défectueux. 

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Mais ils font du mieux qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, et surtout ils s’amusent avec. Et c’est le plus important. C’est évident que ceux qui ont réalisé cette adaptation aiment leurs personnages, quelque chose que je ne peux pas dire par exemple de l’adaptation de Diabolik Lovers (qui donne au contraire le sentiment que les créateurs détestent les héros et veulent juste profiter de la popularité du jeu pour vendre les DVD). UtaPri réussit à être plus que ça. Il y a de vrais moments d’hilarité, comme le défilé-concert de Ren, les lucioles de Cecil, le DRAGON de la performance Heaven’s Gate, et le pouvoir de STARISH de faire danser tout le monde à poil dans une mer de cœurs roses et de provoquer un orgasme universel rien qu’en chantant. UtaPri 2000% a aussi la main tellement lourde sur les éclats de lumières scintillante en forme d’étoile et de coeur que ça en devient hilarant (la moitié du budget a du y passer). 

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Et pour une fois ça fait du bien d’avoir un harem masculin composé de garçons agréables et courtois au lieu d’une bande de psychopathes-violeurs ou d’une armée de demi-frères décidés à envahir constamment l’espace personnel de l’héroïne. Le shota est complexé et colérique, le fils de bonne famille est réservé et sérieux, le dragueur est beau-parleur et décontracté, l’étranger est décalé et désinhibé, la fille-manquée est affectueux et enthousiaste, le genki-boy est genki, le prince est parfait : chacun suit son stéréotype à la lettre, mais la manière dont ils sont présentés n’est jamais totalement premier degré, c’est fait de façon à ce qu’on puisse en rire. Les story-lines et backgrounds de chacun ne sont pas inintéressants. Les uns ont des antécédents familiaux difficiles, les autres doivent dealer avec leurs propres limitations, et il y a Cecil et Megane-boy qu’il faut voir pour croire (l’un est un chat-garou et l’autre change de personnalité quand il enlève ses lunettes). Le principal handicap de l’anime réside dans la répétitivité et le manque de rythme de l’ensemble. Ils auraient pu faire feu de tous bois en enchaînant les gags à la Noucome, mais malheureusement ils se sont tout de même sentis obligés d’être sérieux trop souvent, et dans ces moments l’anime passe de divertissant à simplement médiocre. 

Verdict final : C+ UtaPri 2000% se laisse regarder. La plupart du temps il nous propose du s’life conventionnel de la profondeur d’un épisode standard de Pokémon. Il brille réellement (et littéralement !) quand il se laisse la liberté soit de proposer des petits retournements de situations, soit d’aller droit dans le Nawak (DRAGON ?!). Si vous pouvez supporter les yeux-lasers de Haruka (on se demande si elle ne leur a pas tous lavé le cerveau avec pour qu’ils soient tous amoureux d’elle) et si vous appréciez le reverse-harem, c’est le choix le plus évident, principalement parce que la concurrence est quasi-nulle. Je recommande de regarder avec quelqu’un pour doubler le fun et de zapper dès que l’ennui se pointe (ce n’est pas comme si on ratait grand chose du scénario et le fun est dans les moments les plus déjantés, pas dans le bla-bla informatif). 

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