Pilotathon des Animes d’Eté 2013 – Part.1 : Des filles qui Discutent (et Free)

[Commie] Free! - 01 [29F0B62D].mkv_snapshot_11.47_[2013.07.11_23.58.14]

Tu l’a dis, Haru-Chan. Dans cet article : premières impressions sur Love Lab, Kiniro Mosaic, Stella blah blah C3-Bu, et Kitakubu. Et Free. Nous avions vraiment besoin de cinq animes sur des adolescent(e)s et leurs loisirs ? Et encore je ne compte même pas Tamayura 2 et Rou Kyuu Bu. 

Love Lab – Good Girl (I Know You Want It)

[Commie] Love Lab - 01 [708F7A56].mkv_snapshot_05.11_[2013.07.12_22.39.03]

Rika intègre son nouveau lycée, un établissement réservé aux filles très coté. Elle fait immédiatement forte impression et les autres admirent sa forte personnalité et son côté garçon manqué. Un jour elle découvre le secret de Maki, la princesse du lycée et chef du conseil des élèves, qui a une réputation de beauté délicate. Maki est littéralement obsédée par l’amour et veut absolument s’entraîner à toutes les étapes classiques de la romance (première rencontre, se tenir la main, etc), et Rika la trouve en train d’embrasser goulûment son homme-coussin. Elle accepte de garder le secret de Maki, qui est une jeune fille loufoque et impulsive loin de l’image qu’elle affiche en public. Maki prend Rika pour une experte en amour et lui demande de l’aider dans sa quête, alors que l’un des grands complexes de notre héroïne est justement de toujours être pour les garçons « la copine de la jolie fille », une fille-pote avec qui on peut discuter sans danger de tomber amoureux.  Commence entre les deux filles une amitié mouvementée, et elles sont rejointes progressivement par les autres membres du conseil des élèves qui va devenir leur « labo de la séduction ».

 [Commie] Love Lab - 01 [708F7A56].mkv_snapshot_16.28_[2013.07.12_23.45.25]

Love Lab joue énormément sur ambiguïté des sentiments puisque ce sont les filles qui auront à jouer les prétendants les unes des autres dans cette histoire. C’est assez hypocrite d’écrire un tel scénario en n’incluant aucun personnage masculin et en n’abordant jamais vraiment la question de l’homosexualité, et le sous-texte est bien de profiter de cette ambiguïté et des fantasmes qu’elle satisfait sans jamais prendre de risque. Mais en dehors de ce problème qui est celui de pas mal d’animes contemporains, Love Lab est une comédie très agréable peuplée de personnages suffisamment attachants pour qu’on passe un bon moment devant. Et surtout, les filles ont une excellente alchimie ! L’humour fonctionne bien grâce au principe de base (le jeu de rôles) qui rate rarement son coup (sans compter que Maki a une vision cliché et vieux jeu de la séduction) et le fait que ce soit la « princesse » qui ait le plus de complexes sur les relations amoureuses ajoute du piment à sa relation avec Rika, elle aussi complexée mais d’une autre manière. Love Lab est aussi doté d’une animation douce d’apparence mais dynamique dans les mouvements qui sert beaucoup la comédie et empêche l’anime d’avoir trop de temps morts.

Verdict : B C’est ce que j’attendais. Je suis optimiste pour la suite, si ils gardent ce rythme et si les autres filles sont aussi charmantes (et déjantées) ça peut être vraiment sympa. 

Stella Blah Blah C3-Bu – Pan pan !

J’ai perdu mes caps pour celui-là et elles viennent de Tenka Seiha

Yura débarque dans son nouveau collège de rêve comme une princesse rentre dans le château de son prince charmant. Cette fois, c’est sûr elle va s’intégrer ! Pourtant sa timidité maladive l’empêche de se faire des amies. Mais un petit groupe de filles tranche avec le rose et les paillettes en s’adonnant après les cours à un sport unique en son genre : l’airsoft. Il leur manque un membre pour avoir le nombre minimum requis. Yura, qui semble avoir une imagination débordante, est une cible idéale. C’est le pilote de Stella Blah Blah (vous m’excuserez de ne pas avoir retenu le titre inutilement long), dont le concept m’agaçait passablement. Le pire, c’est que je me dis que ça aurait pu marcher si ils avaient deux sous de sincérité et d’originalité, mais non. 

Le montage abrupt dessert beaucoup l’anime et j’ai été surprise de voir à quel point les trois éléments principaux du scénario (l’héroïne intègre une nouvelle école, le club C3-Bu a besoin d’un nouveau membre, on organise un jeu) sont mal imbriqués les uns dans les autres. L’idéal aurait été de nous faire découvrir ce nouvel environnement du point de vue de l’héroïne tout du long, pas de passer brutalement d’une scène à l’autre sans lien logique entre elles. Et même si c’est super cliché j’aurais aimé qu’ils prennent le temps de nous introduire aux différentes collégiennes qui composent le club les unes après les autres au lieu de toutes nous les montrer d’un coup en leur collant en guise de personnalité des étiquettes « cool », « excentrique », « gamine », « leader », etc, sur le front. La scène de présentation était tellement forcée que les filles semblaient donner leurs répliques comme si elles jouaient une pièce de théâtre au lieu de réellement interagir les unes avec les autres. L’anime veut miser sur le contraste entre le côté mignon des filles et leur jeu de guerre, mais non seulement ça ne marche pas mais ça dégage quelque chose d’un peu glauque (sans que ce soit adressé). Autre problème, pour un show axé sur un tel sport, ça manque cruellement de tension. L’adrénaline ne monte pas, il n’y a aucun réel enjeu autre que « amusons-nous avec nos joujous » et les filles pourraient aussi bien organiser des courses de bicyclette. Le seul moment que j’ai trouvé réussi, sincère et original était celui où l’un des membres du club tombe sur Yura en train de s’amuser avec le matériel d’airsoft de sa coloc.

La seconde partie de l’épisode se concentre sur Yura. C’est mou, ça n’avance pas, il y a des choses qu’on ne comprend pas très bien. Pourquoi Yura est aussi largement ignorée par les filles qui ne sont pas membres du club C3 ?? On comprend qu’elle est discrète et timide, mais de là à se faire snober aussi uniformément ? Et son délire où elle se prend pour Cendrillon ressemble vite à de l’auto-apitoiement. Il y a des tonnes d’animes qui traitent de la question et C3-Bu ne fait aucun effort pour se démarquer ou pour nous toucher. Il y a aussi quelque chose d’agaçant dans la manière dont les filles du club s’autoproclament constamment « marginales », sans pour autant qu’on ait l’impression d’avoir affaire à de vraies misfits. Le jeu de guerre final était franchement décevant, prévisible ( !), dénué d’ambiance, illustré par du jazz d’ascenseur ( !!) bref un ratage complet.

Verdict : C C’est lent, c’est mollasson, la dialogues sont nuls, l’animation est médiocre, il n’y a aucun véritable conflit ni enjeu…je trouvais l’idée difficilement défendable à la base mais là c’est trop médiocre et trop peu crédible pour susciter une quelconque discussion sérieuse sur le sujet. Et non, ce n’est même pas fun. 

Kitakubu Katsudou Kirouku – Après les cours, l’ennui

vlcsnap-2013-07-07-18h13m50s112

Il n’y a pas de résumé du synopsis puisqu’il n’a pas de scénario. Animation et designs moches, seiyuus inexpérimentées, humour forcé, musique polluante. Ils ont l’air de penser que ça suffit de faire tout plein de blagues sur le fait qu’un club des « gens qui veulent rentrer chez eux » (autrement dit un non-club) puisse exister…bah non. Le seul élément qui ressort de cette bouillie est ce fétiche étrange pour les phoques, les ours…j’ai quand même ris à quelques blagues, comme celle de vouloir absolument passer au générique de fin après une grande phrase pseudo-philosophique, mais en général je me suis terriblement ennuyée. Les filles deviennent meilleures amies en trois secondes et demie, aucun conflit (est-il nécessaire de le préciser ?) et les gags sont encore une fois basés sur le schéma : une fille dit n’importe quoi/l’héroïne a une réaction extrême. Va falloir se creuser la tête un peu plus que ça ! Il y a même la blague obligatoire sur la fille qui est toute émue d’appeler sa camarade par son prénom et la question de savoir quelle partie de tel dessert est la meilleure. Pitié !

Verdict : C – L’anime fait par des feignasses pour des gens qui cherchent un truc soporifique pour s’endormir. Quelques animaux et blagues métas intéressants, mais dans l’ensemble c’est raté. 

Kiniro Mosaic – A gauche, Cul-cul, à droite, Praline. 

[IB] Kiniro Mosaic - 01 [720p] [10bit] [F319B6B6].mkv_snapshot_09.57_[2013.07.11_23.00.19]

Wéé tous les Anglais sont blonds, et ils ont des conversations entières avec l’héroïne Japonaise alors qu’aucun d’entre eux n’est censé parler la langue de l’autre. Et les filles sont supposées être au collège, mais j’avais l’impression de retourner à la maternelle. Et ensuite elles grandissent et vont au lycée, alors qu’elles ont l’air de collégiennes en première année. Bref, le résumé ça va aller très vite : Shinobu fait un voyage en Angleterre et elle reste quelque temps dans une famille d’accueil. Elle se lie d’amitié avec une fille de son âge qui s’appelle Alice, avec qui elle reste en contact une fois rentrée au Japon, et plusieurs années plus tard à sa grande surprise Alice débarque dans son lycée où elle vient de se faire transférer après avoir appris le Japonais. Tout le monde est beau et gentil au doux pays des clichés. 

Verdict : C+ Très joli, très mignon, mais en dehors de ça…? 

Free – The Bisho is a Lie

[Commie] Free! - 01 [29F0B62D].mkv_snapshot_04.32_[2013.07.11_23.20.36]

Urgh…mensonge…c’est pas des garçons ça, c’est des filles avec des abdos. Vous leur mettez des perruques et vous avez n’importe quel show de KyoAni sur des filles et leurs clubs. Il ne leur manque que la tasse de thé et les petits gâteaux. Le scénario n’est pas inexistant : même si « il faut sauver le club ! » sonne terriblement cliché, au moins on va quelque part, et surtout il y a en fond cette opposition sport freestyle vs sport de compétition pro qui pourrait être passionnante. Je dis bien pourrais…et je ne me fais pas trop d’illusions vu le peu de gravité que met en scène KyoAni en général dans ses shows moe/fanservice. J’aurais bien aimé avoir des lycéens crédibles, déjà, mais à part l’exception Daily Lives of High School Boys ça semble être une denrée rare dans ce genre d’animes (ils ont même des noms de filles dans Free ?!). Et surtout, KyoAni ne sait toujours pas écrire des personnages psychologiquement complexes et intéressants quand ils n’adaptent pas leur histoire à partir d’un support externe. Haruka en particulier est un héros ennuyeux, et ses amis sont une série de clichés. Bref, le studio ne fait pas beaucoup d’efforts, et ça se sent. Dommage, la natation est l’un de mes sports préférés et l’animation de cet aspect là de l’anime est superbe. 

Verdict : C+ Une déception. Je n’attendais pas la lune, mais au moins une petite étincelle qui ferait la différence. 

vlcsnap-2013-07-07-18h14m32s19

Bilan : On l’avait compris, ce genre d’anime est solidement installé et refuse de partir. Même si votre scénario est proche du néant apparemment vous trouverez quelqu’un pour financer votre slice-of-life pour peu que vous y mettiez des filles mignonnes. Le problème c’est que c’est en train de devenir aussi trépidant que de regarder l’herbe pousser. Je ne garde que Love Lab, qui se détache du lot, et je suivrais ce que disent les autres sur Free, Kiniro, etc.  

Publicités

Une réflexion sur “Pilotathon des Animes d’Eté 2013 – Part.1 : Des filles qui Discutent (et Free)

  1. Le pilote de Love Labs était suffisamment survolté pour ne laisser que peu d’illusion pour la suite. Le second épisode a confirmé qu’il ne fallait pas s’attendre à un niveau uniforme d’inspirations et de rythme dans la série.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s