Soredemo Ikite Yuku – Épisode 3 : Est-ce qu’avec le temps, la douleur s’estompe?

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Avouez que vous n’y croyiez plus, hein?

J’ai vraiment déserté les récaps de ce drama, qui pourtant me tiennent vraiment à coeur. J’ai toujours repoussé les mises à jour parce que le temps me manquait – et me manque toujours d’ailleurs – mais j’ai réalisé que l’on a jamais le temps de faire quoique ce soit, si on ne décide pas un moment de le prendre quand même. Et puis, ma période de vide de k-dramas me déprime un peu, du coup, je blogue un peu moins ces derniers temps. Je me suis dit que la meilleure manière de me rendre mon entrain, c’était d’écrire malgré tout. L’habitude reviendra, l’envie avec. Et, quoi de mieux que de parler d’un drama aussi beau que Soredemo, Ikite Yuku?

Cette série me fait l’effet d’un trésor, d’un bijou précieux que j’ai peur d’escamoter en le manipulant, et jamais mes récapitulatifs ne pourront rendre justice à sa beauté et à sa sensibilité. Le drama ne pose pas des questions révolutionnaires ou originales. Mais il a une manière de les poser, et une manière d’y répondre, tout en nuance et en délicatesse, ce qui le rend, à mes yeux, différent des autres dramas. 

RÉCAP’:

Au festival, Hiroki, accompagné de Futaba, rencontre sa mère. Avec une gêne apparente, les deux se disent bonjour. Futaba commence à s’incliner pour se présenter mais se fige lorsqu’Hiroki lui annonce que la femme qui se tient en face d’elle n’est personne d’autre que sa mère. Kyoko est cependant pleine de bonnes intentions à son égard et, remarquant les vêtements trempés de la jeune fille, lui prête son châle sans hésiter.

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Une fois seuls, Futaba remarque à quel point Kyoko est gentille. Hiroki lui répond tristement qu’elle semble ne pas lui avoir pardonné d’être sorti et avoir laissé sa sœur toute seule.

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Hiroki la dépose devant chez elle, et apprend qu’elle habite chez son oncle. Il lui demande si c’est à cause des médias. Elle acquiesce, et ajoute qu’ils reçoivent également des coups de fil anonymes. Elle avoue à Hiroki qu’elle pensait qu’il en était l’auteur mais s’empresse de dire que ça doit sûrement être quelqu’un d’autre. Cela laisse Hiroki songeur.

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Épisode 3 : Parce qu’elle est une mère

Chez les Misaki, le téléphone sonne. Au même moment, on coupe sur Kyoko en train de faire le ménage, tandis que le père de Futaba décroche, pour se faire raccrocher au nez quelques secondes plus tard, sous les yeux résignés de sa femme et de sa fille. Il fait pourtant comme si de rien n’était et propose à Futaba de la déposer au centre-ville, pour qu’elle puisse se chercher un travail à mi-temps. Nouveau coup de téléphone. La mère décroche et raccroche immédiatement, exaspéré.

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On appelle Kyoko. On la retrouve un peu plus tard en train de donner de l’argent à un homme, qui a fait des appels à sa place, à toutes les demi-heures, à partir de 7h30. Il a également préparé des tracts qu’il compte mettre un peu partout bientôt. Futaba est en train de déposer des cv, et sort d’un magasin, lorsque Kyoko la repère de dos. Elle l’interpelle timidement et Futaba la salue, entre gêne et timidité naturelle. Mais elle lui sourie avec sincérité et lorsque Kyoko lui demande son prénom, elle ne peut pas se résoudre à dire la vérité et répond : « Bandou Saku ».

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Hiroki reçoit la visite de son frère, qui lui apporte des épis de maïs. Il se met à les manger joyeusement et l’invite à faire de même (j’ai jamais entendu parler de maïs cru, mais apparemment – Google est mon ami -, ça se fait aussi dans le monde occidental…). Hiroki demande des nouvelles de sa mère, manifestant une certaine inquiétude à son égard. Kohei lui parle alors du détective privé qu’elle paye depuis 4 ou 5 ans pour harceler la famille de Futaba. Hiroki est ébahi d’apprendre que son frère n’a jamais essayé de l’en empêcher.

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Ce dernier lui répond avec impatience que c’était devenu son seul but dans la vie parce qu’elle ne sait pas comment vivre après la mort de sa petite fille. Hiroki doute cependant qu’en faisant cela, elle puisse être heureuse. Son frère lui répond avec un petit sourire sarcastique : « n’as-tu pas fait ta propre enquête, toi aussi? » en lui montrant un post-it sur lequel sont écrites des informations sur la maison correctionnelle d’un certain Fumiya…Touché.

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Pendant ce temps-là, Kyoko et Futaba jouent au bowling et Kyoko s’en donne à cœur joie. À la pause, elle partage quelques souvenirs de la petite Aki, comme par exemple la manière dont elle faisait du tapage lorsqu’elle lui nettoyait les oreilles. Futaba sourit et lui demande si elle n’a jamais envisagé de partager ces souvenirs avec Hiroki, qui en aurait sûrement besoin. Elle s’excuse immédiatement de son impolitesse lorsque Kyoko tourne la tête vers elle, surprise.

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Quelque temps plus tard, Hiroki entend la voix de sa mère dans la cuisine…avec Futaba, en train de griller les épis de maïs. Hiroki est en mode : « wtf? » alors qu’il est témoin de la complicité entre Kyoko et la jeune fille, et, dans son mode usuel de dire les choses très sérieusement, il énonce (en parlant du maïs) : « ils étaient pourtant délicieux à manger tels quels ». Les deux femmes se marrent comme deux gamines et Hiroki ne peut plus le supporter.

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Sans mot dire, il attrape Futaba par le bras et l’entraîne dehors. Il lui apprend que sa mère est celle qui fait ces appels anonymes : il fera ce qu’il peut pour l’arrêter, pas pour le bien de Futaba, mais parce qu’il ne pense pas que ce soit bien pour sa mère de faire ça. Futaba acquiesce. Hiroki la regarde longuement partir, soupire, puis rentre dans la maison où il voit le sac de sa mère et…le rapport de l’agence de détective.

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Sur ces entrefaits, sa mère arrive, et lui arrache prestement le dossier des mains. Il essaye de lui faire entendre raison mais Kyoko refuse : « Ils ont tué Aki. Pourtant, ils vivent comme si rien n’était jamais arrivé ». Hiroki lui répond doucement que la personne qui a tuée Aki, est Fumiya…pas sa famille. Ce à quoi sa mère répond : « Hiroki, de quel côté es-tu? » Il lui répond qu’il est du sien bien sûr, mais tout ce qu’il veut c’est qu’elle soit heureuse. Mais pour Kyoko, elle n’a pas le droit de vivre lorsqu’elle n’a pas pu protéger sa fille : « lorsqu’Aki est morte, je suis morte aussi. Je suis morte. »

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Futaba traîne sur le chemin du retour, et panique lorsqu’elle voit venir Kyoko. Elle essaye de s’enfuir, mais finit par tomber et être rattrapé par la mère d’Hiroki. Kyoko lui nettoie son égratignure sur le genou et lui met un pansement tout en évoquant encore une fois les souvenirs de la petite Aki, et de sa passion pour les jupes. Seulement Kyoko ne lui en achetait jamais, lui disant qu’ainsi, si elle tombait, elle ne se blesserait pas les genoux.

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Finalement, elle a cédé et lui en a acheté une et Aki la portait tout le temps…y compris ce jour fatidique : « à la salle mortuaire, lorsque j’ai soulevé le drap blanc, il y avait Aki. Aki, avec sa petite jupe. » Kyoko s’effondre, « J’avais si peur…si peur que je n’ai même pas pu demander à la police ». Elle se reprend lorsque le bus arrive, cherche sa monnaie dans son sac, en marmonnant « pourquoi l’ai-je laissée seule avec une jupe? ».

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Futaba se rue chez Hiroki, en larmes, pour lui demander de faire quelque chose pour sa mère dont les 15 dernières années n’ont pas seulement été remplies par la douleur, mais également par la peur, peur de quelque chose dont elle n’a pu parler à personne. Quoi? Si Aki a été violée avant d’être tuée. Hiroki ne peut pas s’imaginer une chose pareille, Aki n’avait que 7 ans. « Ce genre de personne existe. Ce genre d’incident arrive », rappelle Futaba, en apparence calme mais dont les yeux trahissent la détresse.

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Elle poursuit qu’il devrait faire son enquête auprès des médecins et de la police, afin de ne pas laisser l’inquiétude de sa mère sans réponse. Hiroki ne voit pas ce que ça changerait, mais Futaba tient fermement sa position : « ça lui fera du mal toute sa vie si elle ne sait pas ». Hiroki se met alors à chercher frénétiquement les tiroirs de sa maison  pour retrouver les cartes de visite des personnes responsables du cas de sa petite sœur.

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Pendant ce temps-là, à la ferme où travaille Kenji, une nouvelle venue arrive, une femme qui regarde longuement, haineusemement Kenji, ce dont Maki s’aperçoit dans un froncement de sourcil. On retrouve ensuite Futaba et Hiroki, en consultation avec un enquêteur/avocat, à la recherche de témoignages verbaux. Ce dernier leur apprend que ça va être difficile, ce genre de témoignages n’est gardé que pour une durée de 5 ans.

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C’est donc bredouilles que nos deux personnages rentrent chez eux. Ils sont néanmoins interrompus sur le chemin par une jeune femme, Fujimura Satsuki, qui a entendu leur échange avec l’avocat. Autour d’un verre, elle leur explique que sa mère a été tuée il y a 5 ans par un jeune de 19 ans ; elle est en ce moment en plein milieu d’un procès civil. Satsuki propose de leur donner le contact d’un journaliste intéressé par les cas de délinquance juvénile, peut être qu’il aura quelques témoignages.

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Après un petit silence, Satsuki demande : « Est-ce que même après 15 ans, la douleur ne s’estompe pas? » Hiroki baisse la tête et son interlocutrice s’excuse de poser une question aussi bizarre. Hiroki finit par répondre qu’en ce qui le concerne, il a fuit ; cependant, dans le cas de Satsuki qui affronte les évènements de manière frontale, peut être qu’elle sera capable de tout enfermer dans un coffre au bout d’un moment, et de passer à autre chose.

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Futaba et Hiroki se retrouvent donc à passer la nuit ensemble, dans une salle de café manga pour couple (« mais nous n’en sommes pas un » se sent obligé de rajouter Hiroki, un peu gêné, haha). Les paroles d’Hiroki à Satsuki ont eu leur effet sur Futaba qui se demande comment faire pour faire face aux évènements : lorsqu’elle passe en bus devant son ancienne maison, elle ne peut pas s’empêcher de fermer les yeux. C’est une attitude que peut comprendre Hiroki cependant.

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Un peu plus tard, il lui demande si Fumiya avait vraiment essayé de la tuer auparavant. Futaba confirme. « Comment c’était ? » La question n’est pas drôle en soi mais elle semble si déplacée dans le contexte que je n’ai pas pu m’empêcher de sourire…Futaba répond qu’il a utilisé une écharpe…et répète que si elle n’avait pas réouvert les yeux cette fois-là, peut être qu’Aki ne serait pas morte. Elle s’apprête à s’excuser encore une fois, mais Hiroki la coupe : « Je suis content que tu sois en vie ». Awww. Regard étonné de la part de sa voisine. Hiroki continue : « Je t’accompagnerai à ton ancienne maison ». Puis s’allonge, et s’endort. Futaba s’incline avec respect et gratitude.

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Tôt le matin, Hiroki rend visite à sa mère, une enveloppe épaisse dans les bras : ce sont les rapports d’autopsie. C’est trop soudain pour sa mère, qui s’active pour ne pas avoir à écouter. Hiroki commence alors à lire, pour la forcer à savoir, et termine sa lecture par «  …nous n’avons observé aucune trace de vêtements froissés ou autres dommages : seules des plaies sur la tête et les genoux ont été enregistrés. (sa mère se fige, retenant sa respiration) Comme aucune blessure n’a été observé sur le corps inférieur, la possibilité de viol peut être réfutée ».

Kyoko se met à pleurer en silence, et Hiroki lui répète avec une douceur infinie que ce n’est pas de sa faute. Après un silence, sa mère murmure : « Merci. Merci Hiroki ». Cela le déstabilise, et il répond, en baissant les yeux : « Pardon. Pardon. Pardon. Pardon. » Il se met à pleurer et mère et fils, en partageant pour la première fois leur tristesse et leur sentiment de culpabilité, parviennent enfin à communiquer.

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Hiroki reçoit plus tard un appel de Futaba et il lui annonce la nouvelle : Kyoko va arrêter d’harceler sa famille. Les deux se retrouvent ensuite pour aller dans l’ancienne maison de Futaba, comme ils se l’étaient dit. Sur le chemin que tous les deux connaissent par cœur, les souvenirs ressurgissent. Tout le long, Futaba garde la tête baissé. Lorsqu’elle lève la tête, elle ne voit qu’un terrain vague, avec des herbes hautes…et une orange au milieu, une orange qui ressemble à celle que Fumiya avait déposé, lors de la mort du père d’Hiroki.

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Kyoko, elle, est en chemin pour la maison actuelle des Misaki. Elle se trouve soudain face à face au père. On retrouve ensuite Kenji, dans sa ferme, qui se fait interpelé par la nouvelle employée : « Misaki-san, dit elle en désignant une des branches de l’arbre, que devrions-nous faire pour cette petite branche? Que devrions-nous faire, Misaki Fumiya-san? » Et sur ce, elle le gratifie d’un sourire proprement inquiétant. 

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COMMENTAIRES

Brrr, je ne présage rien de bon avec l’arrivée de cette nouvelle employée qui a l’air de bien connaître Fumiya, lorsque celui-ci ne semble pas la reconnaître. Le fait que chaque épisode se termine par une scène – si courte – avec Kenji me rend d’autant plus curieuse à son égard : qui a-t-il aimé au point de ne plus jamais se laisser aimer? Pourquoi a-t-il tenté de tuer sa soeur? Pourquoi a-t-il tué Aki (si tant est qu’il y ait véritablement une raison au meurtre d’autrui)?

Je suis rassurée qu’Aki n’ait pas été violée par ce dernier, ça aurait été juste trop pour moi. Pas « trop » au sens que ça aurait été exagéré car, c’est affreux de le dire, mais oui, ça arrive et oui, ça existe des gens comme ça. Mais d’un point de vue strictement émotionnel, je n’aurais pas été capable de supporter ce poids supplémentaire. L’épisode était excellent, encore une fois, nous plongeant dans la détresse muette d’une femme qui ne sait pas quoi faire d’elle, maintenant que sa petite fille a été assassinée, et peut être même violée. Avoir l’impression d’être morte en même temps que la personne aimée est un sentiment humain qu’un certain nombre de personnes ayant eu ce genre d’expérience ont déjà ressenti. Bien sûr, tout le monde ne réagit pas de la même manière face à la mort et au traumatisme qu’elle peut engendrer, mais on peut sans doute reconnaître que lorsqu’une personne de très chère meurt, une partie de notre vie meurt avec elle.

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Kyoko n’est pas apparue dans les premiers épisodes très sympathique, même si elle a des circonstances (très) atténuantes selon moi, mais malgré ça, on ne peut pas s’empêcher de ressentir, de compatir à sa douleur. Il faut dire que l’actrice fait également un très beau travail d’interprétation. Ce n’est pas bling bling m’as-tu-vu. C’est joué de manière beaucoup plus subtile que ça. Et puis la réalisation joue un rôle absolument décisif selon moi dans ces moments-là, et Soredemo Ikite Yuku a la chance d’avoir un excellent réalisateur derrière la caméra, quelqu’un qui sait quand  mettre de la musique et quand respecter la douleur sourde des personnages. Cela rend cette mélodie mélancolique d’autant plus captivante.

J’ai vraiment apprécié la relation très naturelle qui s’instaure entre elle et Futaba, si bien que je redoute le moment où Kyoko va comprendre la famille de laquelle elle provient. Mais encore une fois, le personnage qui se détache le plus, c’est Futaba. Je ne saurais pas exactement dire en quoi Futaba est fantastique, mais elle est véritablement fantastique. Son altruisme et son empathie la rendent vulnérable et forte à la fois : elle sait ce qu’il faut faire, elle dit ce qu’il faut dire, pas pour soulager sa conscience mais par réel souci du bien être des autres. Quelque chose de tout à fait pure de toute autre intention, quelque chose d’entièrement, exclusivement, incroyablement désintéressé. Et sa capacité à prêter une oreille attentive aux douleurs des autres est admirable. Son coeur doit éclater en mille morceaux à chaque fois qu’elle doit entendre le prénom d’Aki, mais elle reste, elle écoute, elle encourage, elle aide de la seule manière dont elle peut aider, en retrait, parce qu’elle est bien trop consciente de sa place dans cette histoire si tragique.

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Cela rend son personnage plus exposé à la solitude qu’à d’autre, puisque lorsqu’on est le puits dans lequel les autres déversent leurs souvenirs et leurs angoisses, à qui peut-on ensuite confier ses propres souffrances, ses propres paroles? Heureusement qu’elle a trouvé en chemin Hiroki, parce que, mine de rien, cet homme lui apporte ce qu’il lui est nécessaire pour ne pas craquer : une oreille pour l’écouter, une épaule sur laquelle s’appuyer, une main pour la relever lorsqu’elle tombe et un coeur, pour l’accepter telle qu’elle est. La réciprocité de leurs gestes est vraiment touchante et nous permet, à nous spectateurs, de garder espoir qu’un jour, leurs vies deviendront un peu plus lumineuses.

Alors, est-ce que la douleur s’estompe avec le temps? Est-ce qu’avec le temps, va, tout s’en va? Peut être pas tout. Mais si on y fait face, il est possible de tourner la page, nous répond Hiroki. Facile à dire, plus difficile à faire cependant. Mais ce qu’il y a de beau, c’est que lorsque la maison de Futaba est détruite, il n’y a pas « rien » à la place. Il y a la vie, la nature. La vie continue, l’herbe repousse tant bien que mal. Puisque, malgré tout, oui, il faut continuer à vivre.

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3 réflexions sur “Soredemo Ikite Yuku – Épisode 3 : Est-ce qu’avec le temps, la douleur s’estompe?

  1. C’est la première fois que je poste sur ce blog mais j’avoue le suivre assez régulièrement, j’aime beaucoup vos avis, même si je ne les partage pas toujours ;)

    En tout cas, je viens de tomber sur ce résumé et honnêtement, cela m’a donné envie de le voir, je crois que je nage trop dans le coréen en ce moment et revenir a mes premiers amours, c’est a dire les J-Dramas me semble bien indispensable. Bon, je pourrais commencer avec quelque chose de plus léger, certes, mais ton avis, même succint, m’a titillée et après avoir lu en diagonale ( oui parce que sinon, c’est me spoiler tout l’épisode evidemment ) Mon intérêt s’est éveillé. Merci à toi et je me mets immédiatement a ce visionnage. ( j’ai même préparé une boite de mouchoirs )

    • Salut!
      J’espère qu’il te ravira autant qu’il m’a ravie. C’est un vrai coup de coeur, et je suis heureuse de pouvoir le faire découvrir à d’autres!

      À bientôt! =)

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