Pilotathon de Printemps 2013 : The Hentai Prince and The Stony Cat (The Legendary Barbara Body Pillow)

Un choix Cornélien…

De toutes les prémisses d’harem de cette saison The Hentai Prince and the Stony Cat était celui qui m’intéressait le plus. Ce n’est certainement pas l’anime qui va me réconcilier avec le genre, mais il y a quelques bons éléments.

Yoto est en deuxième année au lycée et ne pense qu’aux filles. Mais il affiche toujours un visage impassible et nie tous ses désirs. Il entend parler de la légende du chat de pierre, qui peut débarrasser les gens d’un trait de leur caractère dont ils ne veulent pas contre une offrande. Il souhaite perdre sa « façade » qui l’empêche d’afficher au grand jour ses émotions et ses pensées intimes et qui de fait le coince pour commencer une vraie relation. Devant la statue il rencontre Tsukiko, une camarade du lycée qui au contraire est incapable de cacher ses émotions et qui souhaite qu’on ne puisse plus lire en elle comme à livre ouvert.

Ils accomplissent le « rituel » et le lendemain leurs vœux respectifs sont exaucés. Le problème c’est que les conséquences sont disproportionnées : Yoto ne peut plus s’empêcher de dire tout haut tout ce qu’il pense, et cette nouvelle incapacité à mentir lui cause pas mal de problèmes tandis que Tsukiko a désormais un visage totalement impassible et figé qui l’empêche d’exprimer toute émotion. Ils décident de chercher ceux qui ont hérité de leurs traits de caractères pour faire un nouvel échange. 

N’interrogez pas la logique de l’intrigue, ça ne tient pas debout. Inutile de se prendre la tête avec ça parce que c’est clairement un prétexte pour faire dire au héros toutes ses opinions secrètes sur les corps des filles et ce qu’il veut faire avec elles, et pour transformer l’héroïne en kuudere. Au début j’ai vraiment trouvé Yoto insupportable. Il est geignard, surexcité, lourdingue, bref, le boulet type, mais après sa transformation en obsédé déclaré et fier de l’être son personnage est devenu amusant. Une bonne partie de l’humour découle des situations où il va dire le fond de sa pensées aux filles qui l’entourent et ça fonctionne bien.

Pour rendre à César ce qui est à César, je pense que l’anime doit énormément à celui qui a conçu sa mise en scène : le scénario de la LN est bien naze mais la manière dont c’est présenté (en plus de la qualité de l’animation et des designs mignons) est très convaincante. Et j’avoue que le coup des oreillers de masturbation « légendaires » complètement ringards était assez hilarant, et prouve que les créateurs ont tout de même conservé une distance ironique avec leur sujet. Je trouve ça dommage qu’ils ne soient pas allé à fond dans cette direction, parce que ça aurait pu être vraiment très drôle. 

Mais si Yoto s’améliore, Tsukiko suit un procédé inverse : plutôt mignonne au début, après transformation elle devient vraiment ennuyeuse. Peut-être que c’est parce que je n’aime pas trop le type kuudere en général ? En tout cas ici c’est fait sans aucune subtilité, Tsukiko se retrouve avec la même expression vide tout le temps et tout ce qui sort de sa bouche sort d’un ton uniforme extrêmement pénible. Je ne pense pas qu’il était nécessaire d’aller si loin, et au final on dirait qu’ils veulent plus correspondre à un certain type pas très sain de fétichisme au lieu vraiment s’intéresser à ce que pourrait avoir pour conséquences ce genre de problème sur la vie sociale d’une jeune fille. 

Et même si Yoto gagne des points sympathie après sa métamorphose, là aussi c’est utilisé surtout pour le fanservice alors qu’on se dit que cette situation pourrait très bien virer au cauchemar dans la réalité (il ne peut plus mentir ! Pratique !). L’anime est plus divertissant lorsqu’il se concentre sur les deux autres personnages féminins principaux : Azusa, et la présidente du club de sport. La première est attachante avec ses faux airs de princesse parfaite et la seconde vient donner au héros quelques uppercuts bien cathartiques. Mais ça n’empêche pas l’anime de se vautrer dans la répétition de ses clichés harem…et c’est très fatiguant. 

Verdict : Okay Sushi – Sans doute le moins pire des animes harem de la saison, mais tout de même bien lourd malgré les bonnes idées des animateurs, et bien creux. 

Images : TenkaSeiha

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