Sons of Sol Pharmacy – Rencontrez les Frères Song (Premières Impressions : Épisodes 1-6)

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Je pense que j’ai la piqûre des dramas familiaux en ce moment. Ne me demandez-pas pourquoi, je n’en ai strictement aucune idée. J’ai remarqué que, de manière générale, mes choix tendent à se porter sur des dramas reflétant un certain idéal auquel j’aime rêver, mais peut être aussi auquel je ne crois pas forcément. D’où mon penchant pour les comédies romantiques et les dramas familiaux chaleureux et sans (trop) de prises de tête plutôt que pour les mélodrames torturés (et torturants). Cheer Up, Mr Kim! m’avais charmée pour un temps mais commence à me lasser un peu parce qu’il a décidé, ces derniers épisodes, de mettre les enfants de côté pour s’occuper uniquement des histoires de coeur des adultes. Si ces dernières étaient plus palpitantes et pouvaient porter la série, je m’en plaindrais pas ; seulement ce n’est pas le cas et les couples Woo Kyung/Gun Wook et Tae Pyung/Ji Young sont d’un ennui mortel (et ne parlons même pas des problèmes familiaux de Woo Kyung et de Gun Wook!). Enfin bref, nous ne sommes pas là pour parler de Cheer Up, Mr Kim! mais pour vous faire part de ma dernière découverte.

My Too Perfect Sons est un drama vieux de presque 4 ans. Il a été diffusé entre Avril et Octobre 2009, soit à peu près au tout, tout début de mon addiction aux kdramas. À cette époque-là je n’avais sûrement pas découvert les dramas familiaux, ni le plaisir même de regarder des séries en cours de diffusion. Mais heureusement, l’immense base de données qu’est internet nous permet de voir ce qu’on a pas eu le temps/l’occasion de voir (merci D-Addicts!) et, dans notre malheur du vide intersidéral des dramas intéressants en ce moment, nous avons du coup suffisamment de temps pour rattraper les anciennes séries.

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Le concept de My Too Perfect Sons est loin d’être révolutionnaire. En fait, il est même totalement bateau et ressemble à n’importe quel autre drama familial car tout (ou presque) tourne autour du désespoir de la mère de ne voir aucun de ses fils (qui sont tout de même 4!) mariés. La grande intrigue sera alors le chemin de ces quatre plus ou moins jeunes célibataires jusqu’au mariage avec la femme de leur vie. C’est une thématique assez propre à l’Asie et certains ne comprendront peut être pas l’acharnement d’une mère à vouloir marier ses fils (ou ses filles, dépendamment de la série) au point de faire une crise de nerfs, de les battre ou de leur lancer constamment des petites piques par-ci par-là. Quel intérêt alors de regarder un drama dont le scénario ressemble à n’importe quel autre scénario lambda? My Perfect Sons a pour lui trois qualités majeures et déterminantes : un script plus qu’honorable pour un drama familial, un casting impeccable pour le porter et du coeur, surtout du coeur. Et moi, je suis une faible spectatrice lorsqu’on me présente une série avec autant de tendresse qui transpire à l’écran sans être kitsch ou guimauve.

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Les cinq premiers épisodes établissent la base de l’intrigue, présentant les différents personnages, leurs dynamiques et leurs futurs partenaires. Les affiches tuent un peu le suspens pour savoir qui va avec qui, mais il faut admettre que les dramas familiaux n’ont jamais vraiment joué sur la feinte à ce niveau-là. Dans Smile, You, les couples sont tout de suite définis, tout comme dans Ojakgyo Brothers ou Assorted Gems. C’est donc la même chose pour My Too Perfect Sons : il s’agit moins de savoir qui va avec qui mais comment ils vont se mettre ensemble. C’est juste une autre dynamique, et celle-là me plaît tout autant. Évidemment, les personnages centraux sont les quatre fils Song qui s’étalent sur deux générations en gros, le plus âgé ayant 40 ans, le plus jeune 20. Si tous les quatre ont de quelque chose de charmant, mes favoris pour l’instant sont Jin Pung, l’aîné aussi timide qu’adorable et hilarant, et Sun Pung, le troisième fils, journaliste, végétarien, un peu dans son monde, maladroit, mais sincère et attachant.

J’ai également un faible pour Mi Pung, délicat et poli qui se retrouve rapidement avec un bébé sur les bras. Le seul avec qui j’ai un peu plus de mal c’est Dae Pung, l’immature coureur de jupons. Le fait qu’il soit immature peut être en soit un facteur comique mais sa tendance à crier tout le temps et à engueuler Bok Sil pour un oui ou pour un non m’a rapidement gavé. Son égocentrisme m’a souvent laissée sans voix, mais à côté de ça, j’aime sa dynamique avec ses frères, donc pour l’instant son personnage est supportable. Les scènes que je préfère jusqu’à maintenant sont celles qu’ils partagent tous les quatre, donc la fameuse scène dans l’épisode 3, à mourir de rire :

(Le contexte : Maman Song est fâchée après ses fils parce qu’ils lui redonnent du fil à retordre à ne pas être mariés et fait la grève des tâches ménagères. Pour lui remonter le moral, les fils passent aux choses sérieuses…)

Bwahahahahaha, le déhanché de Dae Pung est HI-LA-RANT et le sérieux des 4…Ah mon Dieu.

Bref, donc My Too Perfect Sons est truffé de moments à se tordre de rire et parvient à véhiculer un véritable amour familial à travers ces scènes. En ce qui concerne les contreparties féminines de cette bande d’hommes, elles sont délicieusement attachantes également, en très grande partie grâce à leurs interprètes, justes et rigolotes à souhait.

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Casting : A. La plus grande force de My Too Perfect Sons réside sans aucun doute dans ses acteurs, tous parfaitement à l’aise dans leurs rôles, des vétérans aux jeunes acteurs. Cette harmonie d’ensemble rend le visionnage de la série très agréable et, puisque chaque acteur y met toute leur sincérité, on s’attache facilement aux personnages qu’ils incarnent. Son Hyun Joo est une valeur sûre à K-Dramaland, et ne faillit pas à sa réputation avec son rôle de Jin Pung, l’aîné maladroit et timide de la famille. Il n’est peut être pas un Apollon mais il a un charme bien à lui et une bonne dose de talent pour faire taire les plus mauvaises langues. Il gagne je pense les palmes des meilleures grimaces faciales jusqu’à maintenant, voyez plutôt :

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Lee Pil Mo, vu pour ma part dans The Woman Who Still Wants to Marry, retrouve un rôle qu’il connaît plutôt bien ; celui de l’homme immature et frivole. Son personnage aurait facilement pu tourner tête à claque si l’acteur n’avait pas su lui donner suffisamment de consistance et de charme. Ji Chang Wook et Han Sang Jin n’ont peut être pas le talent de leurs deux collègues mais ils compensent avec un charisme à tout épreuve.

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Du côté des femmes, ce n’est peut être pas stellaire, mais tout comme les hommes, elles ont suffisamment de présence à l’écran pour se rendre charmantes et attachantes. Yu Ha Na a tendance à surjouer beaucoup trop, mais le personnage est tellement excessif que finalement, ça passe comme une lettre à la poste. Seule Choi Ji Na m’inspire de l’ennui, mais heureusement, son personnage ne m’agace pas trop.

Réalisation : B. Rien de bien particulier. C’est un « vieux » drama et ça se voit dans l’image. Ce n’est pas la même technologie, donc pas la même qualité, mais cela n’empêche pas My Too Perfect Sons de parvenir à trouver une identité propre. Le réalisateur, et celui qui dirige les acteurs, a un sens du rythme qui fait qu’aucun gag ne tombe à plat. L’ost n’est pas marquante et la caméra, pas forcément originale. Mais ça fait son travail, et c’est le principal.

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Scénario : B+. Il y a des choses que j’aime énormément, et des choses que j’aime un peu moins. Je prends beaucoup de plaisir à voir évoluer au quotidien ces quatre frères et les dialogues sont souvent bien écrits, avec un humour qui ne faillit jamais. Malgré le fait que ce soit typique, j’aime le concept « Pride and Prejudice » version masculine et le fait que les futurs couples soient une union entre deux opposés : le timide Jin Pung avec l’audacieuse Soo Jin, la responsable Bok Sil avec l’immature Dae Pung, l’intello Sun Pung avec la fougueuse Eun Ji. J’adore le fait qu’il n’y ait aucun antagoniste et que, globalement, tout le monde s’entend bien, avec les hauts et les bas que la vie impose bien évidemment. Je ris toujours beaucoup en assistant à la querelle sans queue ni tête entre les deux pères de famille, querelle partagée par leurs deux femmes, bien que celles-ci ne sachent pas pourquoi elles sont censées se détester.

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J’aime moins cette histoire de premier amour en train de mourir, et la relation entre Bok Sil et Dae Pung – qui prend, je trouve, trop de place. J’apprécie que les personnages soient développés suffisamment pour qu’on s’y attache pour des raisons différentes et, plus que les histoires d’amour, ce sont les relations familiales qui me plaisent le plus jusqu’à maintenant. Un vrai drama familial, quoi.

Verdict : Good Kimchi! C’est charmant, c’est chaleureux, c’est simple, et c’est servi par une bande d’acteurs avec de l’énergie à revendre. Idéal pour conclure une journée éprouvante. On croise les doigts pour que le reste soit aussi attachant que le début!

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