Bilan 2012 – What Did You Expect ?

M2012

Je n’arrive pas à croire qu’on a réussit à finir cet article à temps, mais si ! Il est là, tout beau tout neuf, l’article de bilan annuel, et cette fois c’est un vrai monstre à deux têtes ! Le système de classement est le même que celui de l’année dernière.

Mina : Ce fut l’année des paradoxes. L’année des grandes expérimentations et du retour aux sources. Il était pressenti que ce serait une année marquée par le câble, et en effet, pour la première fois on a pu nommer des dramas qui ont été de véritables phénomènes de mode en Corée du Sud : Reply 1997, Queen In Hyun’s Man, Vampire Prosecutor, Ten, Shut Up ! Flower Boy Band, autant de licences qui ont bien marché. Et même les flops des jeunes chaînes débutantes ont gagné des fans. Le Big Three m’a laissée plus mitigée, et c’est un peu désespérant de constater que le gagnant de la course aux audiences est Moon Embracing the Sun*, le sageuk « cœur grenadine » qui a oublié d’être fun et novateur comme son grand-frère culte SKKS. 

*Techniquement c’est My Husband Got a Family, mais c’est un Home Drama et pas une mini-série…pas le même public, pas les mêmes ambitions.

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Et puis il y a eu tous ces dramas qui étaient supposément débiles…et qui l’étaient, mais je me suis quand même retrouvée à les suivre avec passion. Love Rain. To The Beautiful You. Haeundae Lovers. Il y a eu ces dramas de Song Ji Na sérieusement handicapés par des problèmes de budget (entre autres), mais sous lesquels palpitait une force narrative étonnante. Il y a eu de l’émotion et du talent à gogo, à condition de bien vouloir faire des concessions sur certains aspects ratés. De mon côté j’ai préféré regarder ce qui m’attirait, au lieu de me forcer à essayer de rentrer dans les dramas qui recevaient des bonnes critiques et auxquels je n’arrivais pas à accrocher. Et je ne le regrette pas une seconde. 

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2012 a été aussi une année de crash spectaculaires comme ceux de Fashion King (le scénariste de What Happened In Bali a fumé quoi ?), de Big (les sœurs Hong ont fumé quoi ?) et de Dream High 2 (pour le coup peut-être que JYP aurait dû ingérer quelques substances illicites pour donner un peu d’énergie à ce gros navet). Je n’ai pas le souvenir de m’être sentie insultée à ce point par des scénarios avec A Gentleman’s Dignity et Big. Enfin, je crois qu’on est tous à peu près d’accord là-dessus, 2012 n’a pas été une bonne année pour les sageuks. J’étais initialement très excitée, parce que c’était l’année des sageuks paranormaux. Voyages dans le passé, fantômes, magiciens, shamans et clairvoyants, c’était l’occasion d’explorer des terrains nouveaux ! Malheureusement, le bilan est…assez catastrophique en fait. La plupart du temps l’élément paranormal a été traité comme une excuse pour négliger le scénario (parce que les héros ont des pouvoirs ! Regardez !) et ne rien explorer du tout. Espérons que l’année prochaine sera plus riche de ce point de vue. 

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Une autre tendance a été la nostalgie : Love Rain, Lights and Shadows, Reply 1997…peut-être est-ce l’influence de l’énorme succès de Sunny l’année dernière, mais toutes les générations semblent vouloir avoir leur fiction nostalgique sur leur jeunesse à l’écran. Même le grand retour du mélodrame peut-être analysé lui aussi comme une forme de nostalgie, même s’il doit nécessairement s’accoutumer au goût du jour. En contrepartie, moins de comédies romantiques voire même de comédies tout court ont vu le jour. Pourquoi pas, mais j’espère tout de même retrouver rapidement ma dose l’année prochaine (pas de panique, janvier s’annonce 100% calorique). 

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En ce qui concerne la qualité de l’offre, tout dépend de ce qu’on attendait. En général comme il a déjà été dit, il y en avait pour tous les goûts. Personnellement je n’ai pas été surprise, au contraire les dramas que je retiens en premier ont été écrits et réalisés le plus souvent par des gens dont j’ai déjà pu apprécier le travail. Par contre beaucoup de projets dont j’espérais beaucoup se sont avérés être en dessous de mes attentes, même si au final peu d’entre eux étaient de véritables déceptions (2012 n’a pas un Hall of Fame très marquant, mais un solide bloc central beaucoup plus important que celui de 2011). Concernant mon approche, j’ai fait plus de pré-sélection que les années précédentes où j’avais tendance à tester un peu tout ce qui me tombait sous la main. Je commence à vraiment bien connaître mes goûts et à repérer rapidement en visionnant le pilote (parfois même simplement la fiche Hancinema) si le drama est susceptible ou non de m’intéresser à long terme. Ce « contrôle radar » s’est avéré plutôt efficace. Et emploi du temps chargé obligé, une épuration s’est imposée de toute façon. 

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Enfin évidemment 2012 a été une année un peu spéciale puisqu’elle marque le début de ma collaboration avec Kaa, et lui faire cette proposition a été l’une des meilleures décisions que j’ai jamais prises. Avoir trouvé quelqu’un avec qui je puisse réfléchir et écrire sur les dramas de manière aussi complémentaire et aussi enrichissante tient du miracle, et j’ai trouvé une partenaire inespérée dans un domaine qui reste extrêmement marginal en France (je continue de provoquer des réactions de grosse perplexité quand je dis que je regarde et écris sur des séries Sud-Coréennes). Merci Kaa d’avoir accepté de t’embarquer dans cette aventure, et j’espère que nous sommes parties pour encore une autre année de fun, de consensus et de dissensus sur notre dada ! Et bien sûr merci à vous, qui continuez de nous lire et de nous encourager dans vos commentaires, ils sont le meilleur des revigorants imaginables. Sur ce, le bilan détaillé !

Kaa : Et une nouvelle année se termine. Quoi, déjà? Mais non, impossible! Je n’ai pas pu rattraper TOUS les dramas que je m’étais promis de voir! Parce que c’est ça aussi, tenir un blog. Se maintenir au courant. Avoir tendance à vouloir tout tester pour tout commenter, critiquer, et couvrir. Pour une blogueuse aussi inexpérimentée que moi, ma première année a été d’une richesse phénoménale, pleine de découvertes et de plaisir. J’ai trouvé en Mina une co-blogueuse plus expérimentée, qui a su me guider dans wordpress et être une véritable source d’inspiration et je ne peux que la remercier avec effusion à mon tour pour cette formidable aventure de blog à 4 mains. 2013 sera encore plus fou! On était faite pour s’entendre il faut croire, la preuve : à quelques jours près, on aurait pu être jumelles! Mais je digresse. Pas tant que ça finalement, parce que mon année à k-dramaland a été fortement influencée et marquée par ce site auquel j’ai réservé beaucoup de temps. Après avoir constaté que tout voir et tout couvrir était mission impossible (mais croyez-moi, le deuil a été dur à faire), je me suis concentrée plus longuement sur des séries précises, suivant leur évolution quasiment à la loupe. J’ai aussi expérimenté avec grande joie mes toutes premières récaps. D’autres sont à venir je l’espère, plus concises, mieux écrites et faites avec plus d’efficace – en tout cas, je me le souhaite -. Je n’ai pas toujours fait les meilleurs choix de série, et je suis malheureusement du genre à ne pas lâcher le bout une fois commencé. Mais je dois avouer qu’avec l’exceptionnel haut niveau du Hall of (big big big) Shame, je n’ai pas pu faire autrement  (je pense notamment à des séries comme Big, Fashion King et Oh La La Spouses pour ne nommer qu’eux). 

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Cette année a été une étrange année, éclectique certes, mais aussi très inégale avec un très bon démarrage, un excellent été mais un automne et fin d’année franchement moins excitants. Les comédies romantiques vraiment solides ont manqué à l’appel et 2012 a largement donné sa préférence aux sageuks (dont Mina a déjà constaté les dégâts) et marque également le retour du mélodrame avec amnésie et secrets de naissance à la clé. J’aurais aimé une réelle ré-exploitation du genre et j’attendais de 2012 qu’il insuffle un petit vent de nouveauté dans le genre qui ne se porte pas si haut dans mon estime. Le résultat n’est pas catastrophique mais pas vraiment satisfaisant non plus au sens où la brise de fraîcheur n’est jamais vraiment arrivée et qu’à une ou deux exceptions près, je n’ai vraiment pas été impressionnée. Mais 2012 a eu du bon aussi. Pas beaucoup de cracks. Mais beaucoup de bon et de coups de coeur. Et avant de passer au bilan en tant que tel, je vous souhaite une excellente année et vous remercie chacun d’être là pour nous lire et partager notre passe-temps favori! On se retrouve l’année prochaine!

Hall of Fame

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Je n’ai jamais vu un quartet aussi hétéroclite !

Gaksital – Un visage pour la résistance 

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Mina : 2012 aura cruellement manqué de sageuks épiques sous le format de la mini-série. Souvent l’intention est là, parfois la réalisation suit, mais le résultat aura été rarement à la hauteur de nos attentes. Mais on peut au moins se dire qu’on a eu Gaksital. Ce dont les sageuks ont manqué en intensité, en nervosité de l’action, en richesse de scénario, en énergie des interprétations, nous le retrouvons dans cette reconstitution d’une époque plus récente. En regardant le top quatre de l’année dernière (The Duo/The Princess’ Man/City Hunter/Thousand Day’s Promise) et en le comparant avec celui de cette année, je constate qu’il fait bien pâle figure. En 2011 j’ai eu un mal fou à départager ceux que je considérais comme les meilleurs, et cette année j’ai plutôt décidé de placer mes choix dans la catégorie Hall of Fame…un peu par manque de concurrence en fait. Quel drama est à la hauteur de la qualité de 2011 ? Gaksitaaaaaaaaaaaaaal ! Gaksital est le seul show avec History of the Salaryman que je considère comme accompli en prenant en compte le fameux triangle d’or Scénario/Réalisation/Casting, et Salaryman perd des points en raison de sa fin plan-plan. Il nous reste notre valeureux résistant. Aussi infaisable que ça peut paraître sur le papier (un type en pyjama blanc couvert d’un masque de femme résiste contre l’occupant Japonais !), ça fonctionne tellement bien que j’en suis restée collée à mon siège dès le pilote.

En réalité on imagine à peu près le désastre que ça aurait pu être entre les mains de personnes moins bien rôdées ou encore avec un budget insuffisant, mais heureusement de larges moyens combinés avec l’expérience et la compétence des créateurs nous ont offert un formidable spectacle qui a marqué au fer rouge le paysage Kdrama-landien, à tel point que son ombre se retrouve en ce moment dans la suggestion « révolutionnaire » de King of Dramas de sauver la flamme artistique du business en investissant dans des reconstitutions sombres de la résistante à l’occupation Japonaise. C’était en effet un agréable changement d’atmosphère, beaucoup plus étouffante et plus incertaine que la normale, avec des scènes violentes mais jamais gratuites et surtout toujours ce sentiment (très difficile à faire tenir pendant plus de vingt épisodes de suite) qu’un couteau est dangereusement pointé sur la gorge des héros et peut s’enfoncer à tout instant. Vous connaissez ce sentiment fébrile qui vous pousse à regarder ou rechercher désespérément la suite d’une série pour savoir si le héros va survivre, et vous êtes incroyablement tendu même si votre bon sens vous répète qu’il ne va pas mourir de sitôt ? Gaksital, c’est pire. Vous n’avez pas peur pour la vie des héros, vous avez surtout peur pour leur intégrité mentale, et au-delà pour l’avenir de leur cause. Vous retenez votre souffle tout le long d’une scène d’action pour ne relâcher la tension que lorsque l’ennemi abdique. C’est aussi un drama qui n’a pas peur de tuer des personnages secondaires et principaux, et jamais à la légère.

Le scénario n’est pas parfait (je pourrais développer plus mais pour résumer, j’aurais aimé que Mok Dan et Rie soient un seul personnage complexe au lieu de représenter les deux images idéalisées de la femme qu’on retrouve dans TOUS les shonen, parfois Kangto met le bon sens de côté et place sa sûreté entre les mains d’éléments trop aléatoires, et les derniers épisodes mettent en scène des twists qu’on voit arriver de loin) mais il était solide, subtil (on se surprend à admirer l’esprit stratégique des uns et des autres), et il a évité les deux écueil qui guettent ce genre de dynamique narrative : faire de l’anecdotique empilant des obstacles isolées les uns des autres résolus toujours de la même manière (King of Dramas…) ou édulcorer de plus en plus l’histoire centrale quitte à faire tourner le drama autour d’enjeux limités (Arang, Faith…). Je ne suis pas entièrement satisfaite de ce que le drama propose comme discours sur la résistance et je pense qu’on peut faire plus approfondi et moins caricatural, mais comme l’ambiance reste celle d’une fiction qui ne se veut jamais réaliste (on ne nous vend à aucun moment un drama-documentaire, se cultiver n’est pas le but), ça me va. En fait je pense que ce drama prend de l’ampleur en tant que mythe, en particulier en tant que version de l’éternelle question des frères ennemis. C’est le premier drama que je vois qui va aussi loin avec cette thématique, n’hésitant pas à poser des questions pertinentes (que peut faire Shunji dans l’absolu ? Est-ce que ça a du sens pour lui de faire autre chose que de lutter contre Gaksital ?) et à pousser à son paroxysme le duel psychologique et physique entre les deux hommes. Et le challenge est relevé, les promesses lancées au début sont tenues. Le visage de 2012 est celui de ce masque traditionnel. 

History of the Salaryman – Acid trip au pays des businessmen

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Mina : Je ne sais pas si c’était une bonne idée de commencer l’année par ce drama, puisqu’ensuite tous les autres qui ont suivi ont souffert de la comparaison. C’est comme si ils avaient mis la barre très haut (tellement haut que la fin du drama elle-même n’est pas à la hauteur de la qualité de la première partie) et après avaient regardé les autres en disant « et maintenant, essayez de faire mieux que ça ! » C’est un drama qui a non seulement une très forte identité visuelle, mais aussi une impressionnante cohésion scénaristique malgré le fourmillement des intrigues et des personnages. C’est l’exemple parfait du drama où chacun travaille ardemment dans la même direction, et j’aimerais que ça influence les autres (combien de fois cette année avons nous eu un sentiment frustrant de décalage entre les intentions du scénariste et la réalisation ? Entre la musique et la scène, entre l’écriture d’un personnage et son interprétation ?). Au-delà de son impeccabilité formelle, Giant frappe par l’insolence de son discours qui se moque (pas toujours très gentiment) de ses propres héros ambitieux, que ce soit de la gentille scientifique typée Candy Candy ou du jeune étalon en quête de vengeance. Ils sont ici relégués au rang de seconds rôles, pour laisser le devant de la scène à la psycho-bitch (oui Salaryman est un peu la revanche de l’éternelle rivale) et au plouc honnête embarqué malgré lui dans une histoire abracadabrante d’espionnage industriel. Le regard blasé et insolent de Baek Yeo Chi et l’étonnement plus ou moins naïf de Yoo Bang introduisent un recul critique sur le monde étroit des conglomérats, et offrent une approche assez inédite et désabusée du thème, habituellement abordé avec une sorte de déférence mêlée de haine et de fascination. Le scénario se délite un peu vers la fin, et malgré l’extension il était trop ambitieux pour le format court, mais les trois-quart du drama sont une expérience inédite et délicieuse pour peu qu’on soit sensible à l’humour noir. 

Queen In Hyun’s Man – Death cannot stop true love. All it can do is delay it for a while*

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Kaa : Difficile en effet de placer Queen In Hyun’s Man dans la même catégorie qu’History of a Salaryman car, narrativement parlant, je pense que ce dernier est largement supérieur en terme de qualité que le premier. Queen In Hyun’s Man a ses défauts, à commencer par sa fin un peu pondue à la va-vite et quelque peu incohérente. Bien que je pense que le drama aurait plus eu sa place dans les « Coups de coeur » – ayant engendré chez moi une  rafale d’addiction immédiate rare – je pense également qu’il transcende en quelque sorte mon expérience personnelle. Par rapport à tous les dramas de voyage dans le temps jusqu’alors, il n’est pas exagéré, il me semble, d’affirmer que Queen In Hyun’s Man se positionne facilement dans les premières places – et la première en ce qui concerne 2012 -. La romance est particulièrement mémorable, aussi bien amenée que bien élaborée : Hee Jin et Boong Do est un couple qui sonne tellement vrai qu’il vous donnerait presque envie de vous jeter corps et âme dans les bras de l’amour ; l’alchimie entre Yoo In Na et Ji Hyun Woo est exceptionnellement féérique. On n’aurait pas pu souhaiter mieux pour un OTP. On vit, on espère, on rit et on pleure au gré de leurs aventures, pour eux, et avec eux. Par ailleurs, si on est fan du réalisateur de Vampire Prosecutor (saison 1), on sera également fan de ce qu’il a fait avec Queen In Hyun’s Man. Les split écrans n’ont pas fait l’unanimité mais je trouve pour ma part que c’est un moyen efficace et original d’apporter un peu de dynamisme et de mouvement dans l’immobilité habituelle de la caméra. Au final,  férus – et moins férus – de romance, Queen In Hyun’s Man est fait pour vous!

*Merci Princess Bride pour être aussi truffé de répliques cultes!

Faith – Le temps t’emportera 

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Mina : Aaaah Faith, le vilain petit canard du classement, ou mon plus gros fantasme devenu drama (héroïne forte-tête un peu lunatique et goinfre se retrouve transportée à une époque médiévale où elle est une sorte de déesse convoitée, entourée de mâles Alpha et avec qui elle va devoir dealer pour survivre…Fushigi Yugi, anyone ?). Une fois que j’ai accepté de tirer une croix sur la partie « changer le destin du monde parallèle » (malheureusement on n’y croit pas une seconde) j’ai pu m’intéresser exclusivement à la partie « changer le destin des héros » (Eun Soo, No Guk, Choi Young, Kong Min) et celle-là était incroyablement satisfaisante. C’est évident que le réalisateur et la scénariste ont dû sacrifier beaucoup d’éléments de leur idée originelle pour que le drama ait une chance de sortir, mais l’aspect romantique, et par extension sa force émotionnelle ont été des points d’accroches qu’ils ont pu développer avec subtilité. Je place ce drama très haut dans le classement surtout en raison de l’impact qu’il a eu sur moi, mais je ne le recommanderai pas comme je recommande les trois autres. Je pense que ce drama est aussi important pour moi parce qu’il prouve que même avec un budget insuffisant (ici gaspillé pour tous les passages 3D tournés avec Kang Ji Hwan), même avec un script remanié et bancal, même avec des acteurs qui n’ont pas la tête ou la carrure de l’emploi, on peut y croire encore et raconter son histoire avec passion jusqu’au bout. Et j’ai envie de manifester que moi, j’y ai cru, au-delà du fanservice représenté par Lee Min Ho & co, au-delà des effets spéciaux médiocres et des scènes de combat défectueuses, au-delà des transitions houleuses et du décalage entre la musique et les scènes qu’elle illustrait. L’image d’Eun Soo qui saute d’une époque à l’autre pour soigner les autres en attendant de retrouver et soigner son général dépressif aura marqué mon année de manière indélébile. 

Félicitations du jury

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Le « noyau dur » de 2012, particulièrement riche et diversifié grâce au câble.

Ghost – (Virtual) Ghostbusters

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Kaa : Ghost, ou la preuve vivante qu’un excellent scénario peut se suffire à lui-même et pallier à la mauvaise prestation des acteurs principaux. On ne saurait répéter assez souvent que Lee Yeon Hee est une actrice particulièrement fade et sans charisme et que So Ji Sub est plastiquement plein d’élégance mais aussi expressif qu’un manche à balais ; heureusement, le drama réalise un tour de force en nous faisant oublier le jeu médiocre de ces deux-là en nous présentant une intrigue et un milieu original pour faire évoluer ses personnages : la cyber-criminalité. Le rythme est plutôt lent mais Ghost créé et gère très bien le suspens en multipliant les sources de conflits : de la double identité à l’enquête policière classique, en passant par la détection des traîtres au sein de l’équipe. La force du drama réside non seulement dans ses personnages, tous très intéressants et bien amenés, mais également dans le choix de ses acteurs secondaires époustouflants : Kwak Do Won vole la vedette à chaque seconde, Kwon Hae Hyo n’est plus à présenter, et Choi Daniel a une caméo certes (trop) courte, mais néanmoins impeccable. Enfin, difficile de parler de ce drama sans évoquer Eom Ki Joon dont le jeu apporte la nuance nécessaire (et bluffante) pour incarner le grand méchant, prouvant qu’il est un acteur de talent : il ne lui reste plus qu’à décrocher un vrai premier rôle! Ghost est un rare cas de divertissement à la qualité égale : le début est tout de suite (ou presque) accrocheur, le milieu est excitant à deux trois longueurs et facilités scénaristiques près, et la fin, à défaut d’être grandiose, est satisfaisante, concluant avec sobriété l’intrigue principale.

Reply to 1997 – « Un pour Tous, et Tous pour un! » Aurait dit D’Artagnan

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Kaa : Je ne sais pas comment parler de ce drama dont tout le monde a parlé. Contrairement à la vague d’hystérie concernant ce drama, je ne me suis pas trouvée aussi personnellement impliquée que les autres. Je l’ai apprécié, sans l’adorer. D’abord parce que oui, Answer me 1997 est un divertissement honnête, sincère et présentant une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres ainsi qu’un message plus que séduisant, mais non, je ne trouve pas qu’il soit aussi réaliste que tant d’autres personnes l’ont clamé. En fait, je trouve le drama bien naïvement idéaliste à de nombreux égards, entre l’amitié infaillible, le premier amour éternel, le triangle amoureux qui ne brise pas la relation entre les deux frères, les parents soudés et aimants etc. L’amitié reste l’élément le mieux réussi pour moi car pour le reste, je suis plus mitigée. Comme je n’ai jamais fait partie (ni compris) de ces groupies de musique, j’ai eu un peu de mal à entrer dans le monde proposé par le drama et à m’identifier à Shi Won. Cette dernière a par ailleurs mis du temps avant de conquérir mon coeur, et bien qu’elle soit un des personnages principaux, ce n’était pas mon personnage favori (et sa romance est loin d’être ma favorite également). 

La première partie est excellente, la deuxième se fait répétitive et perdant un peu de sa saveur pour tomber parfois dans le cliché : le « grand suspens » de savoir qui est l’amoureux de Shi Won est complètement tombé à plat pour moi ; au bout d’un moment, je ne comprenais pas pourquoi ils persistaient à vouloir retarder le moment de la « révélation ». D’autre part, la réalisation est globalement bonne, même si je n’ai toujours pas saisi l’intérêt d’insérer systématiquement un bêlement de chèvre lorsqu’il se passait quelque chose de marrant ou d’embarrassant pour un des personnages et si j’ai trouvé l’utilisation de la musique excessive. Par contre, le casting est une très bonne surprise. Les jeunes acteurs manquent d’expérience mais à défaut d’être bons ils sont justes et incarnent chacun avec un naturel étonnant, à leur personnage. Au final, Answer me 1997 n’aura pas été un coup de coeur, et je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il a été sur-noté à sa sortie, mais il fait néanmoins parti des bons crus de cette année car au final, irréaliste ou idéaliste, il fait quand même chaud au coeur.

Vampire Prosecutor 2 – Dressed to the teeth

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Kaa : Malgré ma déception de cette suite de Vampire Prosecutor, il faut admettre que la série est particulièrement fun et quand même bien écrite. C’est avec un plaisir immense que l’on retrouve Min Tae Yeon, notre vampire eyelinerisé préféré, et son équipe de choc. Tous forment une adorable famille de bras cassés et les enquêtes oscillent entre séance de spiritisme, tragédie, film d’horreur, et comédie légère avec une facilité extrêmement séduisante. Le pilote est particulièrement accrocheur avec une installation de nouveaux personnages, de nouvelles dynamiques, de nouvelles intrigues toutes maintenues par un fil rouge plus ou moins évident : c’est sympa de voir qu’il ne s’agit pas seulement de prendre les mêmes et de recommencer. On prend en effet les mêmes, mais l’histoire est creusée, prend une autre dimension…mais finalement, reste toujours inachevée. C’est le principal reproche que j’ai à formuler envers cette troisième saison : son évident dernier épisode commercial, qui ne résoud aucun conflit, qui ne répond à aucune des questions qu’il n’a cessé de soulever depuis la saison 1 et 2. Une troisième saison est clairement en route dans les esprits de l’équipe de production ; mais au lieu d’anticiper trop, il aurait peut être mieux valu mieux conclure la saison en cours, histoire que le téléspectateur ne reste pas avec la désagréable sensation d’avoir été joué tout au long. Malgré l’agacement final, la saison est divertissante, et s’il y a une saison 3, il reste fort probable que je la regarderais avec plaisir. 

Kimchi Family – La cuisine de mon père, les recettes de ma mère

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Kaa : J’ai mis un an à terminer Kimchi Family. C’est bien long pour un drama que j’ai pourtant autant apprécié. Kimchi Family est plus lent que la plupart des K-dramas habituels et pour le savourer, il faut accepter son atmosphère contemplative. Le seul vrai fil conducteur du drama est la lente redécouverte de Ho Tae de son passé (qui, en fait, n’était pas ce qui m’intéressait dans le drama). Mais en vrai, Kimchi Family a plus à nous offrir que les clichés apparents et ne tourne pas seulement autour d’un centre. C’est certes l’histoire d’un homme à qui on donne une deuxième chance pour devenir quelqu’un de bien, mais c’est aussi l’histoire d’une jeune femme qui en vient à accepter son héritage culinaire de ses parents avec l’aide de sa soeur, c’est l’histoire de l’importance de non pas manger mais de partager un repas avec ses proches, c’est l’histoire de cette petite famille dans ce petit restaurant traditionnel qui vient en aide à tout ceux qui en ont besoin grâce à la nourriture, à l’écoute et à la patience. Ça sonne idéaliste comme ça, et le drama l’est, à bien des égards. On peut reprocher facilement d’ailleurs son côté bon enfant mais quelque part, la magie opère et on se surprend à vouloir croire qu’il existe des gens comme Kang San, Woo Joo, Ki Chan et Do Shik pour donner un peu d’humanité à ce monde dur et sans pitié.

Kimchi Family a beaucoup de coeur et je me suis surprise plusieurs fois à verser de grosses larmes. Des fois parce que c’était vraiment triste, mais le plus souvent, parce que l’amour que se vouent les personnages est tendre, beau et simple (Pyung Man et le grand-père Seol, ou l’histoire de Do Shik avec sa fille). Ce que j’aime par-dessus tout, c’est la subtilité de l’écriture des personnages : personne n’est bon ou mauvais, tout le monde est bon et mauvais, selon les circonstances et selon les motivations. Cela ne vient pas justifier les actes répréhensibles qui ont été perpétrés bien sûr mais cela permet de rester dans la nuance. On en vient à presque apprécier tout le monde, pour des raisons parfois très différentes même si j’ai ma préférence évidemment pour les cuisiniers de Earth, Man et ses habitués. Il faut noter aussi que la réalisation (image + musique) est absolument sublime, un véritable festin pour les yeux et les oreilles. Et en parlant de festin, je peux vous assurer qu’après avoir regardé un seul épisode, vous n’aurez plus qu’un seule envie : manger coréen! Kimchi Family porte en lui un message humain qui, je l’avoue, flirte parfois avec le moralisateur. Néanmoins, la plupart du temps, ce message reste très réconfortant et chaleureux. Comme une soupe bien chaude lorsqu’il fait très froid, Kimchi Family est le genre de drama qui fait du bien.

What’s Up – Le candidat éliminé d’office a quand même quelques chose à vous dire. 

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Mina : Je trouve ça horriblement ironique que ce drama, qui commence par « vois sur ton chemin, gamins oubliés » et qui parle d’underdogs, soit lui-même un drama marginal complètement négligé à tous les niveaux. Bon sang, il contient les meilleurs chansons originales de l’année et n’a même pas d’OST officiel. Et je viens juste d’apprendre que six heures du drama originel (entièrement tourné avant sa diffusion) ont été charcutées pour rentrer dans le format de MBN, histoire de rajouter du sel sur les blessures. Vous vous souvenez qu’il devait sortir avant le premier Dream High, mais que personne n’a eu le cran de le diffuser l’année dernière ? Je sais que je répète ma frustration depuis un bon moment déjà, mais je trouve la pilule difficile à avaler. D’autant plus qu’il devient rapidement évident en regardant le drama qu’il avait de grandes ambitions, et qu’il visait à intégrer régulièrement des interludes dansés et chantés mis en scène comme dans une vraie comédie musicale et en résonance avec l’état d’esprit des personnages. Zut ils avaient eu jusqu’au génie d’aller débaucher un vrai chanteur de la scène musicale, Jo Jung Suk ! Les deux morceaux du début, Those Magic Words et Stupid Cupid donnent un aperçu de ce que le drama aurait dû être pour la totalité de ses épisodes et n’a pas pu tourner du tout faute de soutien financier (les chances de diffusion s’épuisant…). BREF.

Mais le miracle est quand même survenu : nous étions entre de bonnes mains, avec un casting assez incroyable (d’un côté Daesung des Big Bang, une membre du groupe SPICA qui a pris la scène par surprise cette année en devant l’un des groupe de rookies les plus prometteuses, de l’autre des comédiens d’une grande sensibilité comme Im Joo Hwan, Im Joo Eun et Kim Ji Won) et bien sûr l’écriture de Song Ji Na qui ne faillit jamais à toucher là où ça fait à la fois le plus de mal et le plus de bien. Des éléments du scénario auraient pu plomber le drama (Truck of Doom, maladie mortelle, j’ai-tué-ton-père-nous-ne-pouvons-pas-être-ensemble) mais ils sont traité avec une exemplaire sincérité et une justesse de ton étonnante. Pour l’essentiel le drama s’intéresse surtout à ce que ça signifie d’être jeune adulte et de rêver de monter sur scène, ou même de trouver sa voie/voix dans une filière inattendue. J’ai énormément aimé en particulier les moments où le drama prend le temps d’adresser de manière frontale mais intelligente des problèmes comme le bizutage abusif, la dépression d’un professeur, un chanteur de génie qui a des extinctions de voix dès qu’il veux chanter devant un auditoire, la tentation de devenir un animal de cirque qu’on expose pour devenir une idole, sans jamais en éluder les conséquences. Par exemple dans You’ve Fallen For Me, drama musical de 2011, un personnage souffre de la pression que fait porter sa mère sur ses épaules pour réussir et réaliser ses propres rêves. Dans You’ve Fallen For Me le problème n’est là qu’en apparence, on voit la jeune fille pleurer puis reprendre du poil de la bête et massacrer son adolescence joyeusement. Regardez en comparaison comment est traitée l’histoire de Doo Ri dans What’s Up, et vous verrez ce qui distingue un scénario médiocre d’un bon scénario. Les idées sont intemporelles et universelles, mais c’est leur traitement et leur exécution qui font tout la différence. What’s Up, avec son sujet en apparence banal, fourmille en réalité de nuances et de subtilités.Et je sais que Reply 1997 et SUFBB détiennent pour la majorité cette place, mais pour moi, What’s Up était LE meilleur drama sur l’amitié de l’année (en particulier pour ceux qui ont connu au moins une fois dans leur vie les joies et les peines de l’internat !). 

I Need Romance 2012 – I could give you love, if you let me in

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Kaa : Étonnamment intimiste malgré les paillettes et le glam’s chic des posters et du teaser, I Need Romance 2 est une « suite » moins urbaine et moins légère que sa première saison. Le côté Sex and the City est beaucoup moins prononcé également, en grande partie parce que les personnages sont plus artistes, plus bohèmes (même si encore riches) : OST douce indie (sérieux, l’OST est géniale), réalisation pleine de nostalgie (avec une bonne idée de figer le temps et les souvenirs, heureux et moins heureux, avec une photo), style vestimentaire plus retro que trendy, etc. Le ton reste coloré grâce à une réalisation dynamique mais par rapport à la première saison, c’est beaucoup plus mélancolique, nostalgique et contemplatif : l’amour n’est plus idéaliste, ne brille plus de mille feux dans   cette deuxième saison ; au contraire, il peut faire souffrir, il peut torturer, il peut mentir, il peut se dérober. Les personnages sont bien définis, les relations amoureuses sont crédibles, et on s’attache à ce petit monde, malgré leurs défauts frustrants. Parce que, soyons honnête, oui, I Need Romance 2012 est super frustrant : les personnages ont un mal fou à communiquer, et préfèrent donc établir des malentendus plutôt que de confronter l’autre, et surtout, ont du mal à être honnêtes avec eux-même (on aurait pu penser qu’à 30 ans, on était plus mature, hé bien….non.).

Le reproche qu’on peut adresser à la série est qu’elle a tendance à tourner en rond, avec des dynamiques qui ont du mal à se renouveler, ainsi que le fait que l’amitié soit reléguée au second plan. D’autre part, l’alchimie entre les acteurs n’est pas aussi palpitante qu’elle aurait pu l’être et il manquait ce petit éclat pour rendre I Need Romance 2012 addictif et plus solide. Mais à part ça, j’ai vraiment sympathisé (au point de m’y identifier) avec le couple principal : ils ont des bonnes raisons pour se disputer, et des bonnes raisons pour se remettre ensemble (prends-en de la graine, I Need Romance!). C’est là où on se rend compte de l’importance d’un bon scénario car il fallait trouver le bon angle d’approche pour nous persuader que le couple devait rester ensemble. Et au final, on en est convaincu car, en même temps que le drama nous dit que parfois, l’amour ne suffit pas (ce qui est une assertion rare à dramaland, mais extrêmement bienvenue), il nous montre qu’il y a d’autres éléments, plus pragmatiques et moins glamours, qui entrent en ligne de mire. Les retrouvailles de Yeol Mae et de Suk Hyun sont bien sûr placées sous le signe d’un amour éternel, mais les personnages ont changé : ils ont mûri, pesé le pour et le contre, et décidé de faire marcher leur histoire d’amour, envers et contre tout. 

Arang and the Magistrate – Less than Meets the Eye

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Mina : J’ai des difficultés à exprimer pourquoi ce drama est à la fois un échec et une réussite. Je pense que ça tient à ça, principalement : c’est un drama très bien réalisé, mais qui soutenu par un scénario sans force. Pourtant on ne s’en douterait pas en lisant le synopsis : Un fantôme qui revient pour enquêter sur sa mort ! Amour impossible avec un vivant ! Faucheurs ! Démone meurtrière et quadricentenaire dégénérée ! Super-pouvoirs ! Course contre la montre ! Mais pour être honnête, le sentiment de danger immanent qui caractérise les dramas épiques n’est ici pas du tout constant, et la plupart du temps nous voyons surtout les héros se tourner autour comme si ils avaient toute la vie devant eux (comme dans une comédie romantique de base quoi), bouder (combien de fois Arang et Sato vont émoter dans leur coin, au bord du lac, etc ?) et surtout prennnndre tooouuuut leur temps pour résoudre les mystères des meurtres. Je ne dis pas que le scénario est mauvais, au contraire il y a de très bonnes trouvailles, mais j’ai surtout eu le sentiment d’avoir affaire à la fameuse cuillère de délicieuse confiture qu’on étale au maximum sur un tartine trop grande. Et Arang peine à justifier ses 20 épisodes. Le truc c’est que cette confiture est tout de même délicieuse et je suis tout de même tombée complètement sous le charme de ce drama. J’ai pris énormément de plaisir à le regarder, il contient des scènes qui comptent parmi mes préférées de l’année (qui osera dire que la scène de baiser de « résurrection » à la Blanche-Neige n’est pas la perfection même ?) et il contient suffisamment de twists pour tenir en haleine. Il est je le rappelle très bien réalisé : les couleurs, les plans, les costumes, la musique sont en excellente harmonie, il y a une forte identité visuelle (ce dont les autres fusions sageuks ont manqué cette année), un univers fantastique crédible,…c’est juste que le décalage avec le scénario, bon mais sans éclat et volontiers répétitif, crée une frustration. Au final c’est un drama qui m’a fait passer par beaucoup d’émotions sans pour autant explorer suffisamment tout son potentiel. C’était comme avoir été immergé dans un monde incroyable pour ne se voir servi qu’une histoire d’amour aux enjeux somme toute assez…simples. Satisfaisant oui, mais pas pleinement.

Shut Up! Flower Boys Band – Friends, Love and Rock’n’roll

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Kaa : Un des plus gros hit pour beaucoup, un coup de coeur tempéré pour moi. Rien ne me destinait à regarder ce drama, encore moins de l’apprécier plus que ce que je l’aurais pensé. J’avais été un peu déçue par Flower Boy Ramyun Shop, et j’avoue que je n’étais pas sûr de réussir à me retrouver dans cet étalage de solidarité masculine, j’avais peur que le côté ado rebelle qui se la joue « je suis trop cool à être désintéressé de tout » me refroidisse complètement, et enfin j’avais de gros a priori sur le casting, que je prenais essentiellement pour une bande de belles (et jeunes) gueules. Ce qu’ils sont par ailleurs. Mais ils sont ridiculement crédibles dans leur rôle, jouant parfaitement ces ados jeunes adultes en quête d’un but de vie, d’un rêve de vie. J’ai vécu à presque 100% avec eux dans leurs moments d’euphorie, de tristesse, de gloire et de faiblesse. Les personnages sont la force motrice de Shut Up! Flower Boy Band, ils ont chacun leur place, chacun leurs histoires, chacun leurs problèmes mais ce qui les réunit envers et contre tout : la musique et l’amitié. Je vous mentirai si je vous disais que Shut Up! Flower Boy Band est un drama parfait, ou même un incontournable de 2012. 

Le drama est très bon en tant que tranche de vie, racontée avec une simplicité déroutante, une caméra un peu « roots » sans doute pour s’accorder au style rock de ce beau monde, mais ce qui l’empêche d’être véritablement excellent est son inégalité : les personnages secondaires sont écrits avec paresse, la romance est fade, et je ne suis pas sûre d’avoir complètement adhéré au genre. Le côté rebelle incompris de la société de la bande est exagéré pour être tout à fait crédible, et leur passion pour la bagarre collective me semble être également assez cliché, et bon, il faut le dire : ils se la jouent, grave. Mais cette dernière chose, au lieu de m’agacer totalement, m’a plutôt fait sourire : à 17 ans, ne se sent-on pas, en effet, incompris mais invincible? Et puis, il faut admettre que, malgré tout, c’est un drama satisfaisant et qu’il se termine avec un panache qui n’est pas si courant que ça à Dramaland. En définitive : well done, Show .

Love Rain – Et alors elle s’imagine que ce serait incroyable d’avoir une histoire d’amour tragique et transgénérationnelle en croisant le bad boy du lycée un jour de pluie…

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Mina : Un bel exemple de cohésion artistique. Le drama aurait bénéficié d’un casting mieux rôdé, mais Jang Geun Seok et Yoona ont interprété leurs rôles avec suffisamment de charisme  et d’implication pour faire oublier leurs faiblesses. Pour une passionnée de couleur, de lumière et de composition comme moi, ce drama est un vrai festival orgasmique rien que pour les yeux. Le drama courait le risque de n’être qu’une suite de jolies illustrations vides de substance, mais contrairement à mes attentes ça a été bien plus que ça. A posteriori je pense que je préfère la partie qui se passe dans les années 70 à celle qui se passe en 2012, même si cette première partie est une véritable ode à la noble idiotie. Le scénario a quelques faiblesses notoires (la rivale initiale qui devient la mère hystérique et alcoolique du héros, les parents qui ne parviennent jamais vraiment à surmonter la passivité de leur relation, et l’attitude « Tae Kyung Bis » de Jang Geun Seok quand il change de rôle) mais aucune ne vient sérieusement perturber le ton doucement candide et serein du drama. Je n’ai pas tellement éteint mon cerveau en regardant Love Rain, j’ai plutôt accepté le parti pris de la scénariste de nous montrer qu’on peut éteindre son cerveau lorsqu’on est pris de sentiments forts. Et le fait que tous les personnages étaient d’une manière ou d’une autre des passionnés d’art (peinture, photographie, musique, paysagisme) a résonné de manière particulièrement forte pour moi. Love Rain a réveillé en moi la contemplatrice endormie qui se satisfait de simplement profiter du paysage à travers la vitre du train. 

Coups de coeur

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Les dramas qui ont échoué à convaincre nos cerveaux, mais qui ont charmé nos coeurs.

Rooftop Prince – Yoochun est à moi (ben quoi c’est très bien comme accroche, non ?) vlcsnap-2012-03-24-17h25m39s1

Mina : Le plus parfait des exemples où un couple principal porte le drama. Il devient rapidement évident que le scénariste n’a pas grand chose à faire de l’intrigue familiale tragique qu’on a dû lui imposer pour remplir les 20 épisodes, et qu’il veut surtout mettre en scène l’histoire de cet OTP formidable dont il a beaucoup soigné l’évolution. Si on enlève toute cette histoire de voyage dans le temps (intéressante, prétextes à de nombreux gags hilarants mais aussi sous-développée) c’est tout simplement une belle histoire de seconde chance et de (re)découverte amoureuse. J’ai appris juste après avoir vu le final que le scénariste de RP a écrit le scénario alors qu’il était en train de faire le deuil de sa femme (ce qui donne une portée toute particulière au symbolisme du lotus et au destin de Lee Gak), et Yoo Chun a tourné alors qu’il venait de perdre son père. Il a écrit après la fin du tournage  « The Rooftop Prince gave me pain, happiness and strength ». Ça résume bien mon propre ressenti du drama, et en particulier de sa prestation. J’ai senti de l’exaspération pour les clichés d’antagonistes qu’on nous sert et qui plombent trop d’épisodes pour ne pas avoir un impact négatif sur l’ensemble, mais au final, cette partie-là n’avait pas un intérêt crucial pour le drama. Le véritable ennemi dans Rooftop Prince c’est le temps qui emporte l’être aimé, et ce point a résonné fortement avec ces expériences bien réelles. Lee Gak doit faire sa vie sans Park Ha/Bu Yong, en espérant la retrouver dans une autre vie. Ajoutez à ça trois adorables sidekicks gaffeurs et l’une des meilleurs réalisations/direction d’acteur de l’année pour une comédie romantique, et vous avez Rooftop Prince, le coup de coeur des mes coups de coeur, que je félicite duement. 

Haeundae Lovers – Il y a une première fois à tout

Kaa : La qualité fait un bond avec ce drama qui, je dois bien l’avouer, est loin, très loin d’être la perle de l’année. Ce n’est pas non plus un favori personnel, mais c’est le genre de drama dont certaines scènes pourraient être l’objet de revisionnement lors des jours pluvieux et neigeux. Le seul point d’intérêt (mais pas le moindre!) réside dans l’OTP, soit il gagne votre coeur et vous embarquez dans cette aventure de fous (ce qui est mon cas), soit non et là Haeundae Lovers fait un gros plat. Le scénario ne fait aucun sens (mais paradoxalement, il reste fidèle à lui-même tout du long) et l’humour est très particulier. Ce n’est ni profond, ni spirituel, ni même subtile mais il n’est jamais gras ou lourd non plus. C’est de la comédie, de la farce absurde à l’état pur : c’est juste…fun. Et malgré tous les défauts techniques qu’on peut lui trouver (et il y en a), Haeundae Lovers a une chaleur qui le rend attachant et une capacité d’auto-dérision qui manque parfois à certains dramas. Ça ne se prend pas au sérieux, donc ça ne nous prend pas la tête, même lorsque les tensions se cristallisent. Et je salue la prestation de Kim Kang Woo qui n’a pas peur d’en faire des tonnes et briser quelque peu le mythe (rappelez-vous son dernier rôle de psychopathe) pour donner vie à un Nam Hae, délicieusement dingue.

I Do, I Do –  I Do…not know what I want. 

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Mina : Ça fait un peu bizarre de mettre ce drama dans les coups de coeurs, parce que ça ne lui correspond pas du tout. Ou plutôt si, tout est parti d’un gros coup de coeur, mais disons que le reste de la relation a été houleuse. Comme Ji An, I Do I Do est un drama difficile à aimer qui ne cesse de repousser ses prétendants pourtant obstinés. C’était en effet rafraîchissant d’avoir pour une fois la femme dans le rôle du riche goujat qui tombe lentement amoureuse de Cinderella boy, mais bon sang qu’est-ce que Ji An était frustrante à prendre les décisions tout le temps de son côté sans en parler aux premiers concernés, à rejeter les autres comme le porc-épic qu’elle est. Ces rejets étaient crédibles puisque le scénario prend bien le temps de nous expliquer d’où vient son héroïne et ce qui a construit son identité, mais en échange la dynamique de l’intrigue en souffre beaucoup. Mais ça mis de côté, le reste compose une comédie de bureau agréable à suivre à défaut d’être originale et une fois que notre porc-épic accepte de s’adoucir un peu l’histoire d’amour trouve un nouveau souffle. Dès que Ji An commence à céder du terrain à ceux qui veulent la soutenir malgré son mauvais caractère et dès qu’elle forme une alliance professionnelle avec Tae Kang, nous avons une série d’excellents épisodes où les personnages les plus sympathique du drama prennent le dessus sur ceux qui veulent les écraser. C’est aussi un drama où les personnages secondaires sortent de la norme, et le scénariste leur a réservé quelques scènes et répliques parmi les plus drôles. Ce drama ne ressemble qu’à lui-même, laisse un sentiment mitigé mais propose une vision des relations de travail, sociales et familiales bien plus en rapport avec l’actualité que la majorité des comédies romantiques diffusées ces derniers temps. Il s’agit essentiellement de laisser le temps à notre héroïne porc-épic de décider ce qu’elle veux prendre comme direction pour son avenir, sans porter de jugement. Et ça, c’est un accomplissement. 

To The Beautiful You – Young, Dumb and Ugly

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Mina : Mon opinion sur ce drama est complètement biaisée, parce qu’il m’a replongé à une époque où je découvrais les stéréotypes du shojo pour la première fois. Tout n’était que prétexte pour transformer l’héroïne en princesse l’espace d’une soirée, pour l’enfermer avec son coup de foudre secret dans un débarras pendant la nuit, pour la noyer dans la piscine afin de provoquer l’inévitable scène de bouche-à-bouche, pour la faire kidnapper par des violeurs du dimanche, etc. Pour faire simple, il était question de mettre cette idiote d’héroïne (Too Stupid To Live !) dans des situations dangereuses afin qu’elle soit sauvée in extremis par le héros beau, brun et boudeur (gah) qui la ramenait forcément dans ses bras après la scène. Bien sûr après avoir grandi il est impossible de regarder le drama sans prendre du recul et impossible de ne pas être exaspéré par le scénario sans y penser comme un jeu de dupes où il n’est question que de profiter du trip nostalgique. Le pilote du drama était tellement stupidement drôle et absurde que j’ai balancé par la fenêtre toute volonté de trouver de la crédibilité, et le reste…le reste a été un gros concentré de fun entrecoupé de phases plus douces et plus mélancoliques pas si bêtes que ça. Normalement on a tendance à attendre que ce genre de drama finisse avec impatience une fois que le fun a laissé la place à du mélo lourd, mais là ce n’était pas le cas et j’ai même eu envie d’en voir plus !  En tout cas j’en ai profité au maximum, comme une relation sans attaches où personne n’implique de sentiments. Meilleur plaisir coupable depuis Boys Before Flowers. 

Kpop – The Ultimate Survival

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Mina : Avec I Love Lee Tae Ri et Full House Take 2, ce drama s’inscrit dans une catégorie un peu particulière de comédies romantiques très juvéniles proposées par le câble et qui ont fait office de divertissements faciles sans requérir ni trop d’implication émotionnelle, ni trop de réflexion.  Des trois Kpop – TUS est celui qui a retenu le plus notre attention en raison de son couple principal adorable, et les autres (que nous rangeons nous-mêmes dans la catégorie des dramas à oublier) se sont créés également un petit fandom discret mais fidèle. D’autres drama auraient dû figurer sur la liste, mais Panda & Hedgehog a provoqué un tollé quasi unanime et Operation Proposal était beaucoup trop frustrant et répétitif pour être vraiment agréable à suivre une fois l’introduction dépassé. Kpop avait une belle énergie qui venait compenser le manque de budget et la superficialité du scénario. Il aurait mieux fonctionné en format mini, mais tout compte fait nous n’avons pas boudé ces doses de joyeux nawak et de sincérité étendues sur 14 (GRRR) épisodes. La dynamique de dortoir fonctionne bien et compense le manque total d’expérience du très jeune casting, Go Eun Ah est absolument adorable en garçon manqué facétieux et YooHwan a en réserve des sourires pleins de fossettes à faire fondre un iceberg. A la longue les intrigues de l’agence deviennent pénibles et l’enjeu du secret de l’héroïne tombe à l’eau à cause de la coupure de deux épisodes, mais je ne regrette rien pour la double dose hebdomadaire de Cute Overload obtenue. 

Etoiles filantes (déceptions)

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Ils étaient pleins de belles promesses, les premiers épisodes nous ont énormément plu. Quand est-ce que les choses ont commencé à dérailler ?

Color of Women – Color Me Disappointed

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Mina : Le destin de ce drama illustre à quel point peut être néfaste sur un scénario l’incertitude de la chaîne quand à sa longueur. Il y avait d’intéressants nouveaux concepts comme l’héroïne blasée, le fait que le couple principal ait déjà une histoire, une espèce de paradoxe entre solidarité et jalousie des deux filles qui cohabitent, et la réunion des deux anciens majors de l’université  qui font mine de ses détester tout en fantasmant secrètement l’un sur l’autre (ça c’était une sacrée bonne idée pour une romcom que j’aurais adoré voir exploitée un peu mieux). Le problème c’est que ces idées étaient parfaites pour un format court de 16 épisodes, mais la chaîne n’a jamais trop su sur quel pied danser (sitcom ? format long ? court ?) et le résultat se fait douloureusement sentir à mi-parcours. Ça devient rapidement clair que les créateurs n’avaient strictement aucune idée de là où il voulaient aller au prise avec ces incertitudes, et au final c’est nulle part (ou plutôt au gentil monde des clichés). Ça a été une vraie déception, Jae Hee et Yoon So Yi avaient une excellente alchimie et il y avait les bases d’un bon drama. 

The Moon Embracing the Sun – The Mina Embracing the Pillow

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“This had the potential to be equal parts political power-struggle, filial conflict and epic romance. But all we get is Amnesia Shaman Girl, Mr. Cheeky Mopey Pants and Mr. Sexy Virgin King literally going round-and-round on the romance merry-go-round.”

Sunmi

Il y avait tellement de potentiel. Mais après l’ introduction gentillette mais touchante terminée, tout était dit, et le reste allait se contenter de disserter sans fin sur les conséquences des évènements tragiques sans jamais faire avancer le scénario vers un objectif plus noble et plus intéressant que la réunion des fiancés séparés (Zzz). La métaphore est restée désespérante de fadeur : il ne peut y avoir qu’un seul soleil et qu’une seule lune dans le ciel, la lune et le soleil cherchent désespérément à se retrouver, blah blah bleh, où-est-mon-pyjama-je-me-sens-prise-d’une-crise-de-sommeil-aiguë. Ensuite il arrive un moment où l’acharnement des antagonistes perd tout son sens et devient totalement ridicule. Dans un sageuk, il est nécessaire de créer des enjeux suffisamment graves pour que nous ayons le sentiment que le destin des héros ne tient qu’à un fil (ou alors on fait du « Joseon-slice-of-life », mais je n’ai pas encore eu l’occasion de voir ça), Mais le scénariste de MoonSun a commis la double erreur de beaucoup simplifier et aseptiser les relations politiques et romantiques, tout en essayant de raconter son histoire sur un ton épico-tragique à la Princess’ Man.  Résultat : beaucoup de pompe pour présenter un carré amoureux gonflant entre un roi puceau, sa pauvre femme mal-aimée, une fausse shaman amnésique pendant les trois-quarts du drama et un prince bâtard qui passe son temps à se prendre des râteaux. Je n’ai pas eu le courage d’endurer ce scénario tout du long pour au final me dire « tout ça pour ça ? »

Equator Man – Agonie en Équateur

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Kaa : Equator Man s’annonçait comme un mélodrame dans toute sa splendeur : amitié dysfonctionnelle, meurtre, amnésie, amours contrariés, vengeance et tout le tintouin. Les premiers épisodes, qui présentaient déjà des imperfections notables, avaient néanmoins leurs lots de bons moments. Uhm Tae Woong et Lee Jun Hyuk sont un duo absolument fascinants à regarder, et si le casting n’avait pas été aussi stellaire, je ne pense pas que j’aurais pu tenir jusqu’à la fin. Un des plus gros handicap dont souffre Equator Man est son rythme inégal, et souvent trop lent, au point de perdre l’attention du spectateur. Par ailleurs, la réalisation, si elle a de nombreuses bonnes idées de mises en scène, est extrêmement prétentieuse : lorsqu’elle nous sort pas les violons à grandes pompes, elle se veut symbolique. Et plus le drama avance, et plus c’est pire. L’indifférence a pris le pas sur l’intérêt, et l’agonie sur l’indifférence ; je ne voulais plus qu’une seule chose : que ça se termine. La fin n’est pas exactement satisfaisante – la tendance des scénaristes de mélo a toujours mettre tout sur le dos de la maladie mentale est vraiment frustrante – mais on comprend l’effet cathartique de voir Sun Woo « pardonner » à Jang Il et mettre ce passé derrière pour avancer. Par contre, les 15 dernières minutes : very much LOL. 

There is no such thing as nice guys – But there is such thing as boring dramas

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Kaa : Bienvenue à Masoland, terre des Martyrs, des Névrosé(e)s, des Héros Torturés, de l’Amour Absolu (mais Malsain) et de Masochistes Accomplis! Nice Guy est un mélodrame élégant, à la réalisation magistrale (bien qu’un peu froide à la longue) et au casting de rêve : Song Jong Ki est éclatant de talent et d’expressivité, Moon Chae Won brille de retenue, Park Si Yeon n’a jamais été aussi vénéneusement efficace, Kim Tae Hun est flippant bien comme il faut et Lee sang Yeob a de quoi éveiller le Second Lead Syndrome qui sommeille en vous. Mais alors, il est où le problème? Le problème, c’est que Nice Guy est tout simplement ennuyant et que sa seconde partie m’a donnée envie de secouer tout le monde comme un prunier. Le problème, c’est qu’au final, j’ai trouvé Han Jae Hee bien plus lucide et honnête avec elle-même que tous les personnages principaux réunis. Et c’est , le problème. Parce qu’Han Jae Hee n’est certainement pas mon modèle de droiture ou un personnage avec qui j’avais même envie de sympathiser, et c’est un euphémisme que de dire une telle chose. J’ai beaucoup aimé les premiers épisodes du drama : c’était torturé, sombre, compliqué, ambigu, et les relations, aussi dysfonctionnelles qu’elles soient, étaient absolument fascinantes. Puis tout ça s’est peu à peu délité, Ma Ru décidant de jouer les victimes jusqu’au bout et Eun Gi perdant d’épisode en épisode son mordant pour devenir une terne héroïne de mélodrame. On finit par avoir l’impression que rien n’a de sens, que personne ne fait une seule chose de logique et que tout le monde fait du mal et se fait du mal pour un rien, et on a juste envie de leur dire : « mais pourquoi tu fais ça? ». On s’attendrait presque à ce qu’ils nous répondent : « mais parce que j’aime ça! » Nice Guy est pour moi un des dramas les plus sur-notés de l’année.

Pas pour nous (mais pourquoi pas vous ?)

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Notre exaspération est tellement liée à des critères de goût personnel que nous ne pouvons pas discréditer entièrement ces dramas. 

King2Hearts – Pas mon truc

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Pourquoi pas vous ? L’un des dramas cette année qui a le mieux réussi à créer un monde parallèle crédible qui fonctionne selon ses propres lois. Immersion garantie (si seulement ça avait compensé mon ennui !) à condition de pouvoir supporter le méchant cartoonesque qui jure violemment avec le reste. Sinon un couple secondaire princesse/bodyguard ultra populaire si vous n’accrochez pas au couple principal, qui a laissé des impressions mitigées. 

Pourquoi sans moi (Mina) ? King 2 Hearts m’a fait réaliser une chose : je n’ai jamais terminé en entier un seul drama de Lee Seung Ki, et idem pour Ha Ji Won. Lee Seung Ki c’est simple : il fait partie des rares acteurs qui m’exaspèrent tellement que je n’arrive pas à m’attacher à leurs personnages (et pourquoi il joue toujours le même rôle d’héritier ultra saoulant qui ne veut pas assumer ses fonctions/son héritage mais qui va quand même le faire au nom de l’amûûûûr ??) et j’aime bien Ha Ji Won…au cinéma. A la télévision, pas tellement (et pourquoi elle joue toujours le même rôle de femme fatale supposément badass qui cache un cœur de fangirl à tendance guimauve et qui va perdre toute dignité en rencontrant un crétin ??). Inutile de préciser que j’ai détesté le couple au premier regard. 

En marge des acteurs et de leurs personnages qui m’ont exaspéré, j’ai trouvé ça d’un ennui mortel, sans compter le côté moitié caricatural moitié sérieux du scénario. Soit vous faites dans la satyre et ça donne Spy Myung Wol, soit vous faites du premier degré politique à la Hanbando. Mais pas une vague soupe au milieu.

Wild Romance – Wild tout court 

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Pourquoi pas vous ? c’est un drama qui a été apprécié par ceux qui étaient plus intéressé par ce qu’avait à dire l’auteur sur la psychologie des personnages que par la romance. En général le ton est beaucoup plus décalé et acide que ce qu’on à l’habitude d’expérimenter à Kdrama-land, et je me demande si ça ne plairait pas à ceux qui cherchent une anti-romance ?

Pourquoi sans moi (Mina) ? Le pilote m’a fait pleurer de rire et espérer qu’enfin, peut-être, j’allais pouvoir me réconcilier avec Lee Dong Wook. Même si le réalisateur semblait décidé à filmer son drama comme un épisode des Looney Tunes. Malheureusement j’ai détesté le tournant qu’a pris le drama dès l’épisode suivant, qui instaure un nouveau rapport de force entre les deux personnages principaux au détriment de l’héroïne. Ce qui s’annonçait comme une hilarante guerre des sexes tourne très vite en un petit jeu cruel, auquel s’invitent ex envahissante et stalker fou. Je suis une grande fan de ce qu’à écrit Park Yu Sun, mais j’apprécie de moins en moins ce qu’elle produit ces dernières années. Wild Romance était une nouvelle déception à ajouter aux autres. 

Twelve Men in a Year – Maybe one is enough?

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Pourquoi pas vous? Une comédie romantique trendy signée Tvn au concept sexy et séduisant : son héroïne a un an pour sortir avec 12 hommes, 12 signes astrologiques. Le début est pimpant, Mi Ru est charismatique, l’idée plutôt osée pour un drama sud-coréen.

Pourquoi sans moi (Kaa)? Un projet intéressant et un début accrocheur grâce à Mi Ru dont les déboires sentimentaux étaient plutôt drôles à suivre. Mais je ne me suis pas retrouvée dans Mi Ru dont la grande naïveté (ou simplement le manque de jugeotte?) m’aurait fait pleurer de frustration et je n’ai pas non plus trouvé que le discours sur les hommes était juste et pertinent : c’est juste une succession de clichés et de stéréotypes vieux comme le monde et aussi poussiéreux que lui (OMG, est-ce que je suis en train de défendre les hommes? Enregistrez-moi s’il vous plaît!). Le projet de sortir avec 12 hommes est par ailleurs laissé inachevé, et avec seulement 45 minutes par épisode, j’avais l’impression de voir en accéléré des situations de speed-dating. Au final, c’est un projet que j’ai trouvé trop ambitieux par rapport à ses moyens : le seul personnage masculin intéressant, Sophia, étant désespérément sous exploité, faute de temps, et la fin est bâclée avec une amourette pliée en deux temps trois mouvements. Par ailleurs la réalisation est très médiocre mais le casting sans être stellaire est plus que correct. Mention spéciale à Go Joon Hee.

A Gentleman’s Dignity – No Gentleman, No Dignity

Pourquoi pas vous? Ça a été un hit pour un bon nombre de personnes. Ils ont aimé les romances ainsi que l’amitié entre ces quatre hommes d’âge mûr qui refusent de grandir lorsqu’ils sont ensemble.

Pourquoi sans moi (Kaa)? Parce que c’est un drama signé Kim Eun Sook et qu’à part City Hall, tous les dramas que j’ai regardé d’elle, je les ai détesté. A Gentleman’s Dignity ne faillit pas à la règle. J’étais pourtant prête à lui donner une vraie chance, mettant mes a priori contre la scénariste derrière parce que je trouvais le casting intéressant et le fait de s’attarder sur une tranche d’âge plus mature me plaisait vraiment. Mais la série semble véhiculer l’idée que les hommes ne grandissent pas et que les femmes doivent faire avec. J’ai trouvé la romance du couple principal clichée à mourir, sans compter que j’en ai un peu par-dessus la tête de ces héroïnes cruches, à la limite de la niaiserie en face de héros narcissique et fondamentalement goujat. Le bon côté des choses c’est que le casting a l’air de vraiment s’éclater mais curieusement, ça n’a fait que creuser encore plus l’écart entre le drama et moi. En gros j’ai l’impression d’être à une soirée avec toutes ces personnes réunies qui passent leur temps à faire des private jokes dont je suis toujours exclue. Résultat, je ne peux pas rire aux blagues, je ne comprends rien à ce qu’il se passe et à ce que je suis censée dire/penser, et je m’ennuie, grave. Je peux éventuellement saisir ce qui a plu aux autres mais A Gentleman’s Dignity n’était vraiment pas pour moi.

School 2013 – Épuisement du sujet 

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Pourquoi pas vous ? Même si je pense que c’est l’un des dramas les plus surestimés du moment, c’est une fiction honnête tirée des problèmes qu’on peut rencontrer au lycée, avec d’intéressantes interactions profs/élèves. 

Pourquoi sans moi (Mina)? C’est un peu délicat de faire une critique de ce drama…il n’est pas mauvais à proprement parler, la réalisation est étonnamment tempérée pour un drama Coréen (c’est reposant à vrai dire), mais je ne pense pas qu’elle soit adaptée au sujet (TEEN ANGST). Le problème c’est que le scénario n’offre absolument rien de plus à ce qu’on a déjà vu, des téléfilms au cinéma. C’est toujours la même histoire, ok, quelles que soient les générations, mais est-ce trop demander que d’attendre un brin d’originalité et de style ? Au moins le drama ne tente pas l’approche « docu-fiction » (que je déteste pour son hypocrisie), mais en tant que fiction totale je pense qu’ils auraient pu se permettre d’écrire des personnages et des conflits un peu plus percutants que de s’intéresser pour la énième fois à ce qui peut résulter de la relation entre des jeunes profs têtus et des ados à problème. J’aimerais voir aussi pour une fois une vision un peu plus pertinente du milieu scolaire qu’encore trouver cette dichotomie entre la caricature de la vieille génération de profs blasés encore attachés aux anciennes méthodes et celle des jeunes iconoclastes qui vont sauver la fameuse classe infernale de la déroute avec d’autres méthodes (oui, on n’est toujours pas sorti de la vision véhiculée par GTO apparemment avec des élèves traumatisés et des profs incompétent pédagogiquement qui finissent par ne faire plus que du social – ça existe, mais il n’y a pas que ça à dire sur l’école !). Je m’en tiens au pilote et je n’ai pas vu plus, mais les commentaires que j’ai lu de la suite confirment largement mes craintes. Meh. 

Hall of Shame

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On doit reconnaître une chose aux mauvais dramas cette année : quand c’était mauvais, c’était spectaculairement mauvais. Comme si toutes les chaînes avaient voulu entrer en compétition pour créer le show le plus ***dique de l’année. Vous pensiez qu’ils ne pouvaient pas faire pire que l’année dernière ? Haha ! Vous allez voir ce que vous allez voir !

Big – Disparition (des cellules grises…et du scénario…entre autres) 

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The Big Elephant in the Room

“An obvious truth that is being ignored or goes unaddressed”

Mina : Sérieusement, qu’est-ce que les sœurs Hong avaient en tête quand elles ont écrit ça ? C’est aberrant de voir qu’au final le drama qui était potentiellement beaucoup plus polémique d’un point de vue éthique, I Love Lee Tae Ri (le héros a 14 ans !) est celui qui s’en sort le mieux. Et je ne comprends pas ceux qui voient là-dedans une affirmation que l’amour voit au-delà de l’enveloppe corporelle (c’est le contraire à vrai dire qui est véhiculé puisque Gong Yoo ne se laisse jamais remplacer par Shin) ou que l’intérêt repose dans l’évolution du personnage de Da Ran (quelle évolution ? Elle ne se comporte plus comme une demeurée à la fin ?). La seule façon de trouver une rédemption au scénario est de considérer que tout s’est passé dans l’esprit malade d’une jeune prof qui perd son fiancé dans un accident et qui ressent une culpabilité immense pour avoir flirté avec un élève juste avant. J’avais lu un one-shot assez remarquable qui raconte l’histoire d’une femme qui devient folle après un accident de voiture. Son mari a été gravement blessé pour l’avoir protégée avec son corps et elle se sent tellement coupable qu’elle se persuade qu’il est mort à cause d’elle. Le final est un twist inattendu où il est révélé que le jeune amant qu’elle a pris est en réalité son mari qu’elle est incapable de reconnaître, et qui reste auprès d’elle pour la soigner, en jouant un rôle. C’est mélancolique et intelligent et j’ai pensé que Big aurait pu être une histoire bouleversante si Da Ran avait en fait des hallucinations et voyait son fiancé décédé à la place de son élève pour éviter de culpabiliser en ayant une aventure avec un autre homme juste après le décès de son bien-aimé.

Mais ce n’est pas la tournure que prennent les choses, et nous avons droit à une sorte de mixe entre comédie gnan-gnan beaucoup moins fun et dynamique que celle de leurs précédents travaux, et une espèce de tragédie puante où les héros font littéralement abstraction des autres (familles, amis, fiancés respectifs) pour jouer aux jeunes mariés sans jamais avoir à en assumer les conséquences. En fait regarder ce drama revient à regarder le clip « Dirty » de Miryo où son copain et l’une de ses amies prennent pour prétexte de lui rendre visite pour se mettre ensemble.

Et « the big elephant in the room » c’est bien sûr toutes les problématiques éthiques (les bébés médicaments, une relation adultère entre la mère porteuse et le père, utiliser le corps de quelqu’un d’autre pour séduire une femme et l’épouser, travailler comme pédiatre sans qualifications…) qui sont laissées en suspens. Les personnages ne prennent jamais position ! Et comme dans le clip de Miryo, j’aurais adoré voir Yoon Jae réagir dans le corps de Kyung Joon et mettre le feu à l’hôpital.

Fashion King – Some of them want to abuse you, some of them want to be abused…

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Mina : Je suis vraiment, vraiment déçue par la tournure qu’a pris ce drama. Ils avaient l’un des casting les plus sexy jamais réuni, une belle réalisation en clair-obscur aux couleurs saturées…et badaboum. Je pensais qu’on avait déjà touché suffisamment bas dès les trois premiers épisodes au rayon ringardise du scénario, avec le voyage aux Etats-Unis qui rassemblait les clichés les plus nauséabonds qui soient, mais je me trompais. J’ai suivi le topic soompi sur le drama pour voir un peu où il allait, et c’est l’un de ces « trainwreck », un train fou qui a perdu tous ses freins et qui fonce de plus en plus vite vers le désastre. Très rapidement il devient clair que tout n’est que prétexte à ce que les personnages se manipulent les uns les autres, jusqu’à ce qu’il leur soit impossible de retourner en arrière. Les hommes exploitent leurs copines/partenaires et rivalisent de misogynie. En gros c’est les feux de l’amour avec très vaguement dans le fond une histoire de haute couture et quelques intrigues makjangesques pour faire avancer le scénario. C’est devenu tellement pathétique et puéril que la fin supposément tragique a fait rire tous ceux qui suivaient le désastre de loin.

Dream High 2 -Scream High(er) 2

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Mina : Je ne sais plus où j’ai lu ça mais quelqu’un a dit que ce drama était de la mauvaise fanfic de kpop en live. C’est exactement ça.

Celui-là aussi avait du potentiel, si seulement ils avaient développé leurs idées correctement. Une version alternative du show-business où les idoles mineures n’ont pas le droit de se produire sur scène après 10 h du soir ? Voilà une bonne base, voilà un réservoir riche en développements intéressants. A vrai dire, j’étais plus intéressée par cette prémisse que par celle du premier Dream High qui nous servait une version édulcorée du vieux mythe de Fame (un film que j’apprécie très moyennement). Le problème de Dream High 2, c’est que tout a mal tourné. Très vite il est devenu clair que ceux qui étaient derrière ce drama pensaient qu’ils pouvaient réitérer le phénomène en fournissant beaucoup moins d’efforts et en renforçant le côté publicitaire du support (ces séquences chantées interminables !). Eh bah non, ça ne marche pas, on peut prendre les gens pour des imbéciles et  gagner la course (*hum* MoonSun *hum*) mais quand le drama est aussi totalement débile, une limite est franchie. Le casting ? Impossible de savoir qui étaient les héros,  un mélange raté entre des idoles sans intérêt et des acteurs talentueux mais sous-exploités dans des rôles dévalorisants, et la seule vraie star du drama qui avait réussi à tirer son épingle du jeu progressivement éclipsée. La réalisation ? Surchargée, des passages inutiles, beaucoup de transitions brutales, des segments mal articulés sans que ce soit lié au live-shooting. Le scénario ? Qui est responsable du massacre ? Le seul enjeu important à la fin c’était de savoir avec qui allait finir untel ou unetelle, et même ça ils ont réussi à le rater. Du gâchis de budget.

Panda and Hedgehog – Disney en cupcakes

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Kaa : Aimer ce drama dépend essentiellement de deux choses : votre amour inconditionnel pour Donghae, et votre capacité à engloutir du sucre sans vous en écoeurer. Sinon, je ne vois pas. J’ai fait preuve de persévérance pourtant après avoir lu quelques avis positifs qui m’enjoignaient de donner une chance au drama mais vraiment, rien à faire, je pense que Panda and Hedgehog est un mauvais drama. Il avait une promo plutôt sympa et s’annonçait immédiatement comme une comédie romantique sucrée mais le pilote, au lieu d’être une mise en bouche appétissante, m’a tout de suite donnée mal au coeur. La suite ne m’a pas plus inspirée confiance : la réalisation est faite avec les pieds (transitions brutales, mises en scène niaises, entre autres), les personnages manquent d’un fond psychologique qui pourraient les rendre intéressants, et le scénario brille par son absence (et l’accumulation de stéréotypes ne fait qu’empirer les choses, si celles-ci peuvent empirer). On est plus dans la naïveté essentielle et requise à Dramaland, on a mis les deux pieds dans la niaiserie. Et en plus, je n’ai pas du tout accroché à l’humour : faire des gags visuels efficaces demande du talent, sinon tout tombe à plat. Bref, je n’ai pas d’animosité particulière envers Panda and Hedgehog (par rapport aux autres qui se trouvent dans cette catégorie) car c’est un drama certes mauvais mais au moins inoffensif. Pas de ceux qui te font arracher les cheveux. Juste de ceux que tu regardes, dont tu te moques au bout de 5 minutes, et que tu mets tranquillement dans la corbeille ensuite.

Oh La La Couple – Can You Hear My S.O.S?

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Kaa : Hé oui, quand c’est mauvais, ça ne fait pas juste semblant : c’est vraiment mauvais. Autant Panda & Hedgehog était un flop innoffensif, autant Oh La La Couple a de quoi vous arracher quelques cheveux. Pour faire court, le drama était juste sans intérêt, aussi bien du point de vue des acteurs que de la réalisation et du scénario. Peut être que Dramaland devrait se tenir un peu plus loin de ses tropes favoris, ici l’échange de corps, parce que le dernier drama à le faire avec succès remonte à 2008. Depuis lors, ce ne fut que des échecs : Secret Garden, I Love Lee Tae Ri, Big (aah, Big…), et Oh La La Couple vient s’ajouter à cette liste maudite.  Et les raisons de son échec sont globalement les mêmes : surjeu (très) pénible (et stéréotypes sur le masculin/féminin apparemment inévitables mais qui n’en restent pas moins fatigants à la longue) et mauvaise exploitation du sujet. Finalement, le drama est misogyne et fondamentalement conservateur. Je ne me suis jamais attendue à ce qu’un drama sud-coréen devienne féministe mais vraiment Oh La La Couple appuie juste là où ça fait mal. Une femme se sépare de son (imbuvable et caractériel) mari lorsqu’elle apprend qu’il la trompe depuis une durée indéterminée avec une collègue de travail. Et tout ça, pour quoi? Pour se remettre avec lui (que l’on déteste toujours soit dit en passant) à la fin à cause des enfants ou je ne sais quoi. Merci pour la leçon. Je retiens. Et je bave de rage.

Très rapidement, on y pense et on les oublie :

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Tous les ans il y a ces shows qu’on laisse pourrir dans un coin de notre mémoire et qui nous rappelle leur existence quand on les croise dans une quelconque liste de « dramas diffusés en telle année ». Je ne pense pas qu’il y ait grand chose à dire dessus d’intéressant, ils touchent le fond de la médiocrité et j’espère juste qu’ils seront vite avalés par les toilettes de l’histoire Kdrama-landienne rapidement. Si le couple principal vous intéresse, regardez un mv mignon et épargnez-vous le reste. 

Aux oubliettes de Mina : 

Can Love Become Money ?

Panda & Hedgehog gagne le prix de l’incompétence crasse et gagne ainsi sa place dans le Hall of Shame, mais celui-là est un sérieux concurrent. Il a juste achevé de prouver que MBN est avec Channel A la chaîne la moins à même de s’occuper de diffuser des dramas dignes de ce nom sur le câble. 

Operation Proposal

Après avoir vu la première partie de ce drama, on se rend compte à quel point c’est miraculeux que la version Japonaise ait pu tirer quelque chose d’intéressant de ce gimmick répété ad nauseam (d’ailleurs quand j’y repense je me souviens avoir été assez exaspérée par la partie à l’université…et ne parlons même pas du SP).  Le casting était un exemple rare de perfection, mais le drama n’a pas un budget digne de ce nom et le scénario a pris l’histoire à un premier degré tellement abrutissant qu’il n’y avait plus aucune place pour faire de l’humour ou prendre un peu de recul sur les idées véhiculées.

Syndrome

Avec Brain et Third War, ce drama témoigne de l’assèchement scénaristique qui a plombé le genre cette année. Golden Time a été la formidable exception à la règle, mais le reste n’était que prétexte à mettre en scènes rivalités stériles et intrigues amoureuses et familiales stéréotypées. 

May Queen

J’attendais Giant II et j’ai eu Man of Honor, mais version spécial sieste. Aussi passionnant qu’ une infusion à la verveine.

Feast of the Gods

Le makjang trash et gratuit dans toute sa splendeur. Et Lee Sang Woo est sans doute le pire acteur Sud-Coréen que j’ai vu « jouer », donc non.

Dr Jin

J’ai profité des premiers épisodes pour le fun et arrêté dès que les figurants ont commencé à déverser du yaourt blanc et marron partout sur leurs costumes. Qui a pensé que c’était une bonne idée ? 

Take Care of Us, Captain

A éviter à tout prix si vous ne voulez pas perdre espoir dans les dramas Coréens. Le pilote  donnait le sentiment que le scénariste s’auto-challengeait scène après scène pour faire à chaque fois encore plus débile et illogique que la précédente. 

Bachelor’s Vegetable Store

Ils avaient une occasion en or de s’inspirer du projet Oh ! Boy de TVN pour mettre en scène une amourette mignonne sur fond de réussite sociale, mais le résultat était  une espèce de tragédie aussi infecte que les épinards de la cantine de mon ancien collège. Et de toute façon, je déteste les légumes. 

Horse Doctor 

La manière dont les gens s’occupent des chevaux dans ce drama était tellement débile et basée sur des clichés que tout mon quota crédibilité s’est envolé immédiatement. Non. Et avec les chutes de cheval graves à répétition qui surviennent sur les tournages de sageuks, je commence à me poser de sérieuses questions sur leur capacité à gérer des chevaux tout court (surtout qu’ils ont des machines pour les scènes de galops en close-up et des doublures pour les scènes filmées de loin ! WTF ?). 

The Great Seer

Si Horse Doctor est l’exemple typique du sageuk manufacturé pour être « family friendly », The Great Seer est manufacturé pour être « épique », mais comme beaucoup d’autres sageuks cette année c’est un échec retentissant.

TEN

Incroyable pilote en deux parties, mais la suite n’a été que l’exploitation de sujets d’une morbidité écoeurante abordés sans le recul nécessaire. De surcroit beaucoup trop de personnages là dedans sont des clichés, et aucune véritable alchimie ne se dégage entre les membres du quatuor principal. Un drama que je veux rapidement effacer de ma mémoire. 

Aux oubliettes de Kaa :

Full House Take 2

Vous pensiez qu’après Full House la styliste maléfique ne ferait plus des siennes? Full House 2 relève le défi…et le gagne, haut la main, à tel point qu’on ne sait plus si on doit être horrifié ou simplement mort de rire. Aussi superficiel que cela puisse paraître, la suite de ce grand classique restera sans doute gravée dans nos mémoires comme le drama au pire goût vestimentaire et capillaire de tous les siècles. Sérieux, à ce point-là, ça devrait être interdit par la Loi des K-Dramas.

I Love Italy

TvN aura eu une très bonne programmation cette année, si on met de côté le vilain canard qu’est I Love Italy. On aurait pu espérer que, comme dans le conte, ce dernier se métamorphose en cygne, mais ma foi, il partait avec de trop gros handicaps pour ça ; entre la réalisation affligeante, le scénario écrit avec les pieds, et les acteurs qui n’ont pas l’air de savoir ce qu’ils font là. C’est tellement nul et insignifiant que ça se passe même de commentaires.

Et le reste?

Les mini

Ma Boy – Sans contrefaçon, je suis un garçon

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Kaa : Un mini qui ne mange vraiment pas de pain avec ses seulement trois épisodes. C’est mignon tout plein, avec des acteurs jeunes mais néanmoins confortables dans leur rôle et une alchimie innocente, fraîche et vraiment adorable. En plus d’être adorable, le mini est original et inverse les lieux communs habituels : ici ce n’est pas la fille qui doit se travestir en garçon mais le garçon en fille et c’est…quand même très drôle. Ce n’est évidemment pas une pépite et quelque chose à conserver précieusement mais pour sa longueur et son contenu, le tout est écrit avec rigueur, et on reste avec un petit sourire accroché aux lèvres.

The Thousandth Man – 1000 hommes pour une vie

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Kaa : J’admets que je ne me suis pas remise de l’épisode finale de The Thousandth Man. La première moitié du mini-drama a pourtant si bien commencé avec beaucoup de légèreté, beaucoup d’humour et d’auto-dérision ainsi que beaucoup d’émotions à nous transmettre. Le trio vainqueur est sans nul doute la famille Gu (en particulier la mère et la soeur) qui, bien qu’elle soit traitée de manière superficielle, a beaucoup d’amour à se donner et à nous montrer. La romance a commencé mignonne et divertissante, elle a fini larmoyante et sans énergie, en grande partie parce que l’OTP était molasson et sans grand intérêt. Comme beaucoup d’autres séries avant elle, The Thousandth Man a beaucoup de mal à se redresser après le creux du milieu. C’est devenu lent, geignard, et l’éclat du début s’est peu à peu ternie, avec des petits sursauts de luminosité de temps à autre, mais pas suffisamment pour retourner dans la voie tracée par la première partie. La fin est une belle fin WTF comme 2012 nous en a régalé et je reste positivement amère en pensant ce que le drama aurait pu/dû être. Mais peut être qu’il va falloir que j’apprenne à voir le verre à moitié rempli plutôt qu’à moitié vide parce que ma foi, les 4 premiers épisodes étaient fun.

Nous ne les avons pas oublié…

Il y a ceux que nous voulions terminer mais que nous avons laissé de côté avec l’intention de les reprendre un jour ou l’autre (Padam et Golden Time), ceux dont le thème ne nous a pas intéressé malgré les bonnes critiques (Soldier, The Chaser, Can We Get Married?), ceux que nous ne regrettons pas d’avoir choisi de ne pas regarder en raison des mauvaises critiques (Five Fingers), ceux dont la traduction est aléatoire voire introuvable, ceux auxquels nous n’avons pas eu le temps de jeter un coup d’oeil (Dramas Spéciaux, Marriage Plot)…etc. Ce bilan n’est pas exhaustif et il nous reste des choses à découvrir ! A condition de ne pas s’engouffrer dans la nouvelle année sans regarder en arrière, ce qui risque aussi d’arriver. Mais 2012 est mort, vive 2013 !

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Et bien sûr, votre opinion nous intéresse ! Qu’est-ce que vous attendiez de cette année, et qu’est-ce qu’elle vous a offert en retour ?

Moi elle m’a offert ça :

Merci 2012, merci. 

13 réflexions sur “Bilan 2012 – What Did You Expect ?

  1. Alors, premièrement merci pour ce bilan, j’adore cette période de fin d’année pour les awards de dramabeans et les bilans, et même si je n’ai pas eu le temps que j’aurai voulu consacré pour regarder des dramas, quelques dramas se sont accordés mon temps même en temps de révision, comme une récompense pour une journée passé à étudier.
    Je viens de commencer nice guy, arang et reply, il faudrait avancer plus pour me prononcer mais mon coup de coeur de l’année a certainement été Queen In Hyun’s man, passé les 3 premiers épisodes je suis devenu accro, la romance était parfaite, pas de malentendus, de sérieux concurrent, et très bien réalisé.
    J’ai aussi beaucoup aimé Shut up flower boys band et Gaksital Ooooooooooh gaksital ce drama m’en aura fait voir de toutes les couleurs, » lionjarin sarandaghu » je ne sais même pas si ça se dit comme ça mais cette phrase, la performance des acteurs, l’action WAOUUUH.

    Bref, 2012 j’aurai aimé mieux te connaître mais ce que j’ai connu de toi marquera mon dramaworld pendant longtemps. So, thank you et espérons tomber sur de nouvelles perles en 2013 ^^

    • Hello Angel, merci pour ton commentaire ! Je te rejoins totalement sur les révisions : quand on a bien bossé, tout à coup regarder un drama après devient beaucoup plus gratifiant. J’espère continuer dans cet ordre et résister à l’envie de regarder les épisodes qui sortent immédiatement hu hu hu

  2. J’adore toujours autant lire vos opinions sur les dramas!

    J’ai terminé tellement peu de dramas cette année que j’avais oublié qu’il y en avait eu autant. En lisant votre article je me disais souvent: « Ah, ouais, c’est vrai, XXXX a été diffusé en 2012 » et j’ai redécouvert plein de choses.

    Ca fait 3 ans environ que je regarde des dramas. Au début, comme beaucoup c’était la période « orgie »: je me jetais sur tout les classiques que je trouvais et je m’enfilais drama après drama. Après avoir épuisé le stock de dramas potentiellement intéressants, j’en suis arrivée à la période ‘ »je regarde ce qui sort en live », toujours en consommant beaucoup. Mais cette année j’ai été sans pitié: j’ai écarté d’office la majorité des dramas et j’ai abandonné en cours de route beaucoup de ceux que j’avais commencé. Ca n’a pas été difficile de sacrifier des dramas à la pelle. J’ai été aidée par le fait que j’ai bossé sur 2 dramas cette année et que ça prend tellement de temps que m’investir en tant que simple spectatrice n’était vraiment pas une priorité.

    Pour les dramas que j’ai regardés, je me sens énormément en décalage avec la blogosphère.la plupart du temps:

    *Le Queen In Hyun’s Man qui a charmé tout le monde m’a laissée plutôt de marbre. J’ai regardé jusqu’à la fin et je ne regrette pas mais c’était plaisant, sans plus. Je n’ai jamais été vraiment touchée par l’histoire.

    *Answer 1997 qui a enflammé le web? J’ai regardé la moitié d’un épisode avant de passer à autre chose. Je n’accrochais pas.

    *Les musicaux What’s Up et Shut Up FBB? J’ai regardé la moitié de chaque et puis j’ai abandonné. Même pas volontairement en fait. Je me suis enfilée plusieurs épisodes en quelques jours et puis j’ai fait une pause pour me consacrer à la vie réelle et je n’ai jamais ressenti l’envie de reprendre le visionnage. C’est en train de devenir la règle avec moi; quand je ne regarde pas un drama d’une traite (que ce soit en live pour ce qui sont en cours de diffusion ou en quelques jours pour ceux qui sont terminés), l’adrénaline retombe et je n’ai plus la motivation de poursuivre le visionnage.

    * Les sérieux Nice Guy et Ghost? Bien reçus par la plupart des bloggeurs mais pour moi c’était Zzzzzzzzzzzzzz et je les ai vite abandonnés: Nice Guy après le premier épisode enfin regardé il y a quelques semaines et Ghost je l’ai lâché à la moitié de son run.

    *A l’opposé, l’ultra critiqué Moon/Sun m’a fascinée. Peut-être c’est parce que je l’ai traduit donc je m’y suis attachée comme on s’attacherait à un petit chaton qu’on a recueilli^^ Tout le monde parle des métaphores dont on nous matraquait et de l’insipidité du scénario qui tournait autour de l’histoire d’amour mais moi je ne me suis jamais autant éclatée à traduire un drama. J’ai trouvé les dialogues de la partie « politique » vraiment mordants et croustillants. Hwon est souvent critiqué pour être un roi qui ne pense qu’à son premier amour mais je l’ai vraiment trouvé fin et diaboliquement intelligent dans la façon dont il navigue le nid de vipères qu’est le palais. Ca a élevé le drama bien au-dessus de la mièvrerie pour moi.

    Et puisque je suis dans le positif…

    *Arang! Mon coup de coeur de 2012. Il n’était pas exactement épique mais il était clair que le monde (et l’histoire) avait été pensé dans les moindres détails. Je n’avais jamais vu ça dans un K-drama avant. Je me souviens d’avoir regardé l’épisode spécial diffusé avant le premier épisode. Il y avait une interview de quelqu’un de la direction artistique. La pièce où se déroulait l’interview était remplie de dessins. On se serait cru dans une vidéo making of du Seigneur des Anneaux où on voit le minutieux travail de recherche pour chaque personnage. Ca m’a redonné espoir que la Corée pourra peut-être nous donner enfin un jour un drama épique aussi bien pensé du début à la fin. Mais tant que le système du liveshoot paralyse l’industrie et limite les possibilités, faut pas retenir sa respiration.

    *Gaksitaaaaaaaalllll !!!!!!! J’ai été déçue de vous voir abandonner les recaps que vous faisiez dessus parce que j’adorais les lire. Là je me suis jetée sur le long paragraphe qui lui est consacré^^ Ce n’était pas un drama parfait mais c’est celui qui m’a prise le plus aux tripes. Et je n’avais jamais vu aucun drama réussir à non seulement maintenir la tension aussi longtemps mais aussi à toujours la faire monter d’un cran à chaque épisode. Rien que pour ça, c’est un drama dont je me souviendrai pendant longtemps même si un élément a failli gâcher mon plaisir. C’est l’élément mentionné dans cet article, le traitement de la résistance, mais je ne sais pas si c’est pour les mêmes raisons. Personnellement, j’ai déploré qu’un drama ayant commencé si centré sur des personnages intéressants se soit transformé en véhicule pour de la propagande nationaliste sur le dernier tiers de son run (même si j’ai adoré les dernières minutes du dernier épisode). Et j’ai été déçue de voir Kang To perdre de son mordant en devenant le gentil héros du peuple, surtout qu’il semblait aussi perdre la niaque et le discernement qui faisaient de lui un excellent officier collabo et qui lui auraient admirablement servi à mieux déjouer les pièges des japonais. Ce n’est pas que je n’ai pas aimé Kang To le héros. Mais, bon, un Gaksital doté de certaines qualités et talents de Kang To le collabo aurait été autrement plus intéressant.

    Au final, je suis plutôt satisfaite des dramas que j’ai regardé en entier en 2012. Sélectionner de façon plus que rigoureuse ce que je vais regarder semble bien marcher pour moi, surtout que je me suis remise à regarder plus de séries US & GB et je n’ai pas autant de temps à consacrer aux dramas. Et c’est fou comme c’est agréable de ne pas se torturer devant un drama qui nous donne envie de nous arracher les cheveux! Je suis tellement contente d’avoir fui Big, Dr Jin et tant d’autres comme la peste. Ou d’avoir bien vite abandonné Gentleman Dignity, Ghost, Faith etc… Le visionnage de dramas doit rester un plaisir et on tend parfois à l’oublier.

  3. Merci beaucoup pour cet article.
    Pour ma part le drama de l’année c’est Gaksital ♥
    Moi aussi j’ai moins de temps maintenant, et avec la fatigue du boulot, je selectionne mes dramas selon mon humeur et ma fatigue.

    Les dramas que je retiens pour cette annee sont :
    -Arang. J’etais vraiment très contente de retrouver Lee Jung Ki! Et le couple avec shin min ah etait super!
    -Repply to 1997, cest une des très bonne surprise de cette année.
    -Whats up, drama qui est vraiment passé inaperçu, pourtant il vaut vraiment le detour!!
    -Queen In Hyun man, drama sucré, une petite douceur ~
    – Rooftop Prince est LA comedie de l’annee pour moi (du moins la premiere partie)

    Voilà je vous souhaite une très bonne année depuis Séoul~

  4. Bonjour à tous!! tout d’abord mes meilleurs à tout le monde!! je vous souhaite que le meilleur et une bonne année de KDRAMAS!!

    Minalapinou, merci pour ton article bilan de cette année KDRAMAS qui était plutôt riche en voyage dans le temps. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir une part de la culture coréenne, même si je sais bien qu’on survole.

    De mon côté j’ai eu de belles surprises comme toi et de grosses déceptions…

    On commence par le mauvais et là je te rejoins pour la plupart.

    BIG : mon Dieu c’était quoi ça? J’étais horrifié par la fin
    EQUATOR MAN: franchement tchiip!!
    Fashion king, I do I do, to the beautiful you.

    Pour ceux que j’ai kiffé
    The moon that embrace the sun : et là ben je suis triste que tu le déchires autant T_T mais bon. j’ai vraiment aimé
    Rooftop Prince, The king to Heart, Ara

  5. euh….désolée! mon post a été publié sans que j’ai fini d’écrire, je sais pas pourquoi et je peux pas effacer donc,
    Je termine juste en disant que j’ai également aimé Arang et The Magistrate, Reply 1997 belle surprise,! et bien sûr Faith avec Lee Min Ho (cela dit en passant ce drama avait des lacunes de réalisation, mais l’histoire était tellement belle et les acteurs parfaits, je n’ai pu m’empêcher de la suivre)
    Tout ces dramas ont bcp de défauts et c le cas pour la plupart d’ailleurs. J’avoue qu’à travers eux je ne recherche pas une grande réalisation. Je vote plutôt pour l’idée et la capacité des personnages à me faire voyager et à m’inciter à les suivre.

    Je pense que j’en oublie mais me rends compte également que je n’en ai pas vu beaucoup.
    Mais bon !! continuons à partager notre passion ensemble. Et que cette année 2013 SOIT TOUJOURS D’un meilleur cru!! ^_^

  6. Merci pour ce bilan et bonne année à toutes les deux!!

    Je n’avais pas posté de commentaire depuis longtemps mais là, bilan oblige lol Je constate globalement que même si je suis souvent d’accord avec vous, les divergences sur certains dramas sont parfois catégoriques XD

    Pour ma part, je placerais tout en haut du podium 2012 les dramas suivants (sans les classer, j’en suis incapable car ils m’ont tous captivée d’une manière ou d’une autre):
    – The King 2 Hearts => parce qu’aucun autre drama en 2012 ne m’a autant captivée émotionnellement!
    – History of Salaryman => parce que j’en ris encore et j’aimerais tellement qu’il y ait plus de dramas aussi drôles, imprévisibles et bien écrits.
    – Queen In Hyun’s Man => parce que ça c’est du romantisme!!!
    – Gaksital => parce que Joo Won!

    Ceux qui ratent de peu le podium car même si je les ai adorés, il m’a manqué un petit quelque chose pour qu’ils restent gravés dans ma mémoire:
    – Vampire prosecutor 2 => fin décevante
    – Faith => réalisation trèèèèès décevante
    – What’s up => drama un peu bancal parfois (ce qui, j’en suis sûre, était dû au fait que le drama a été charcuté mais bon)
    – Arang and the Magistrate => pas rentrée dedans émotionnellement
    – Ghost => mauvais casting principal
    – The Moon Embracing the Sun => manquait du mordant au niveau du scénario dès le passage à la partie adulte
    – Fermentation Family => un brin plus accrocheur et ça aurait parfait
    – Ojakgyo Brothers => quelques longueurs

    Les déceptions:
    – The Rooftop Prince => Deuxième moitié à dormir debout!
    – BIG => tout est à jeter dans ce drama (sauf peut-être les abdos de Gong Yoo lol)
    – Nice Guy => du n’importe quoi à partir de l’amnésie
    – I Need Romance 2 => Noble idiotie power!!!! Non >_<

    Finalement, 2012 reste quand même un bon cru (ou est-ce parce que j'ai appris à mieux choisir les dramas que je regarde?) avec seulement 4 déceptions (et encore, dans les 4, il n'y a vraiment que BIG que je regrette d'avoir regardé). Pourvu que l'année 2013 soit aussi bonne! Et continuez à nous pondre de délicieux articles, c'est toujours un plaisir de vous lire!

  7. J’arrive avec un peu de retard pour la publication sur mon blog de mon bilan asiatique (et coréen en particulier), et j’étais vraiment curieux de voir ce que vous aviez retenu.
    Pour ma part c’était une année du câble, avec a wife’s credentials (1), can we get married (2), answer me 1997 (3), padam padam (5) et queen in hyun’s man (8). Je recommande chaudement les deux premiers, d’ailleurs, ainsi que padam padam, qui n’ont pas beaucoup été suivis sur le net.
    Gaksital était très bon, sombre, mais trop long et trop répétitif pour aller sur le podium. J’ai préféré la narration maîtrisée et constante de Ghost (et ce, dès le pilote).
    J’ai pas pu continuer Faith, dont la réalisation massacre toute la dramaturgie. Résultat on ne se sent jamais impliqué. Désolé Lee Min Ho !
    Mais globalement on est d’accord sur les flops (Big, Dr Jin, Ooohlala spouses, … )
    Merci pour ce bilan !

  8. Bon sang, mais où vous avez déniché cette vidéo ????

    J’ai adoré votre Bilan, même si je ne suis pas toujours d’accord, j’inverserais notamment les place d’Answer Me et Faith. J’ai beaucoup aimé votre petit paragraphe sur Arang, qui met les mots justes sur ce que j’essaye d’exprimer depuis des mois sans y parvenir. Maintenant… la question est : comment vais-je pouvoir écrire mon article sur ce drama sans risquer la reprise inconsciente de vos remarques… va falloir que je fasse gaffe ^^

    J’accroche énormément à School 2013, et vraiment, contrairement à ce que vous en dites, je trouve le thème de l’école, et surtout de l’équipe professorale (si on oublie la principale et son larbin complètement caricaturés et insupportables) extrêmement bien traité. Si Jae In peut sembler complètement idéaliste dans le premier épisode (ce qui est finalement… vrai, mais juste pas comme d’habitude) j’aime beaucoup son évolution et le fait qu’elle soit à la fois très optimiste sans être naïve ou stupide.Ses réflexions sont toujours très intéressantes, et son opposition avec Se Chan vraiment enrichissante. Ce qui naît de l’opposition de leurs points de vue, pour une fois complètement défendables – franchement, impossible de prendre position. Ils ont tous les deux à la fois tort et raison, et j’aime vraiment la dynamique de leur relation parentale – en quelque sorte – avec les élèves. Et tout l’intérêt de ce drama arrive avec le personnage de Park Heun Soo… on a dans ce drama la bromance adolescente la plus… je sais pas trop quoi, mais quelque chose, assurément… de tout les temps (de l’histoire des dramas) !
    J’aime beaucoup cette façon qu’à le drama de toujours réussir à contourner le cliché en fonçant pourtant droit dedans. C’est très subtil et j’ai vraiment la sensation d’une écriture et de choix scénaristiques intelligents derrière.

    Sinon, je savais que What’s Up avait été charcuté, mais je me doutais pas que c’était à ce point. Mais c’est une véritable honte. Et je n’arrive toujours pas à croire que l’OST soit jamais sortie – après, je sais pas, peut-être qu’il y a derrière des histoires de droits ? La reprise de What’s Up par Im Joo Eun – après écoute attentive – m’a l’air d’être mixée avec la version originale pour le milieu… Mais c’est clair que Jo Jung Seuk n’aurait pas dû passer à la trappe ! Ce gars a une voix extraordinaire de puissance pour un coréen ! Je déplore aussi le manque de scènes en mode comédie musicale… non vraiment, ce drama a été un vrai coup de coeur et savoir qu’on a à ce point réduit son potentiel pour des soucis financier me frustre atrocement.

    Conclusion, cette année, les dramas que j’ai pas encore vu et qu’il me reste à voir sont History of a Salaryman, Ghost et Padam Padam. Et du coup, j’ai un peu zappé ça l’an dernier, mais visiblement, la première saison de Vampire Prosecutor vaut vraiment le détour alors…
    Et dire que j’aurais pu voir ça en lieu et place de Fashion King… ou Big… quelle perte de temps, quelle déception… et WTF ???

    • Oh, et je vois qu’on a le même avis – j’ai même utilisé quasiment la même formulation sans le savoir dans mon bilan XD – sur Yoo Hwan et son sourire à faire fondre la banquise ^^ ET on a retenu la même image de Wild Romance MDR. Franchement, j’étais tellement heureuse, et elle correspond juste tellement à ce que je rêverai d’envoyer à Lee Dong Wook… (d’ailleurs, pareil, vague espoir au début de Wild Romance concernant son jeu, mais non. Finalement… non. Lee Dong Wook est l’un des pires acteurs coréens qui soient, et on continuera de nous l’infliger comme premier rôle à cause de sa plastique…)

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