Houston, We Have a (Big) Problem!

Accrochez-vous, c’est un Big article! Ce n’est pas aussi apocalyptique qu’Apollo 13, mais apparemment, nous en avions gros sur le coeur. /!\ Spoilers à gogo jusqu’à l’épisode 8 !

Disons-le tout de suite parce que c’est vrai : je n’ai pas d’aversion exacerbée envers Big. Pas vraiment. L’adjectif le plus approprié pour décrire mon sentiment envers lui serait : perplexe. Ce drama me fait perdre le nord, autant parce que je n’ai absolument aucune idée de comment ça va se terminer que parce que je n’ai finalement absolument aucune idée de ce que je suis en train de regarder. Big ne demande pas juste une suspension de l’incrédulité inhérente aux fictions, ce que j’étais prête à faire, mais une suspension totale de notre rationalité, ce qui commence à être beaucoup demander. 

L’univers que nous propose les Sœurs Hong est tellement dénué de sens qu’il est bien peine perdue d’essayer de trouver une logique aux évènements et aux réflexes des personnages. Lorsqu’on essaye, on commence à grommeler de plus en plus fort de frustration. Et c’est bien le problème : à la surface, c’est mignon, mais quand on y réfléchit un peu, tout le charme disparaît. Outre le fait que le scénario ne me séduise pas (explication plus bas), ne pas pouvoir comprendre les motivations et la manière dont les personnages réfléchissent constitue un mur difficile à briser pour moi. Et ce n’est pas juste une question d’approuver ou non leurs décisions.

Mina : Après le deuxième épisode je pensais sincèrement que ça allait être un nouveau Baby-Faced Beauty : un mauvais pilote mais une suite addictive de mieux en mieux réussie. Que nenni, je suis revenu exactement au même sentiment d’indifférence et de détachement que j’avais en regardant le pilote, et je recommence à zapper des scènes entières. Da Ran peut finir avec qui elle veut, Kyung Joon peut être le fils, le petit-cousin ou le neveu de Yoon Jae, ce n’est plus mon problème. Je ne suis plus impliquée du tout dans leur histoire. Plus j’avance et plus je me retrouve à essayer de trouver des raisons solides pour croire que le drama peut faire mieux que la médiocrité dans laquelle il stagne désespérément. J’ai le sentiment que le scénario est coincé entre deux eaux, sans savoir s’il veut être une comédie ou un drame sans assumer à fond aucun de ces aspects. Et le pire c’est qu’il y a des bonnes idées de base, avec beaucoup de potentiel comique et romantique, mais la manière dont elles sont articulées manque d’homogénéité, de dynamisme, et surtout de BON SENS (oui ça mérite un petit coup de Majuscules de la Rage, que vous risquez de revoir souvent dans cet article). Ça traîne en longueur et surtout j’ai l’impression de regarder un drama des sœurs Hong bel et bien « différent », mais dans le sens où il est vidé de sa saveur. Un champagne sans bulles. Un kimchi jigae sans kimchi. Le mot qui me vient en tête pour décrire le drama est « pauvre ».

DANS LES PERSONNAGES, JE DEMANDE :

L’héroïne – Da Ran, l’écervelée

Maladroite, naïve, immature et, avouons-le, stupide Da Ran. Je voulais vraiment aimer son personnage mais en définitive, j’ai du mal à le faire. Les personnages naïfs peuvent être amusants et attendrissant mais le trop grand manque de discernement de Da Ran, jumelé à son incapacité constante à prendre les bonnes solutions, m’irrite plus qu’il me divertit. Sincèrement, j’ai de la peine pour elle car la situation est tout de même dramatique et je comprends totalement sa confusion entre Yoon Jae/Kyun Joon. Devoir sans cesse voir celui que tu aimes qui n’est pas vraiment celui que tu aimes doit sûrement être difficile et douloureux.

Mais alors…Pourquoi Da Ran s’entête à faire le shooting de son mariage juste pour faire « des souvenirs »? Non mais sérieusement, quels genres de souvenirs ça peut lui procurer d’autres que l’échec cuisant de sa relation avec Yoon Jae? Sans compter que c’était un acte extrêmement égoïste de sa part : elle profite du fait que quelqu’un habite le corps de son fiancé pour fantasmer sur son mariage. Ça ne pose de problèmes à personne ça? Vous trouvez vraiment ce moment romantique? Au final, c’est juste un manque de respect à la fois pour Yoon Jae et pour Kyung Joon. En plus, ça ne rend personne fondamentalement heureux en bout de ligne.

Ce qui coince avec Da Ran c’est clairement son manque d’éthique. Sa vision étriquée des choses blesse les autres. Même si elle a tout plein de bonne volonté, je n’achète pas sa naïveté quand tout ce qu’elle fait est aussi irréfléchi. Je suis tout à fait pour montrer des personnages pleins de défauts qui prennent des décisions stupides voire condamnables, mais s’il vous plaît n’essayez pas de les faire passer pour des anges et ayez un minimum de recul critique. Dire à son jeune élève qui vient de subir un énorme traumatisme et qui n’est même pas sûr de retrouver un jour ses années de vie perdues et son propre corps de jouer à son fiancé, de lui dire des mots d’amour etc…non. Et si c’est pour ensuite retourner sa veste et décider de l’épouser sans le consentement du premier intéressé…elle a besoin de se prendre un sérieux retour de karma parce que c’est un comportement totalement irrespectueux et irresponsable, pression familiale ou pas (et pourquoi ne pas expliquer la situation ?!). Je veux bien que nous soyons dans une réalité alternative pseudo-fantastique, mais ça ne peut pas servir de prétexte pour faire passer des raisonnements stupides. [Kaa : Totalement d’accord avec ce dernier point qu’on peut étendre sur l’ensemble de la série – l’irruption de la fantaisie n’est pas une excuse pour les situations absurdes]

La rivale – Ma Ri, la parasite

Geh. Je HAIS Ma Ri et la voir apparaître quasiment toutes les cinq minutes me donnent de sérieuses sueurs froides. Il faudrait faire une étude psychanalytique ou sociologique du phénomène des rivales des K-Dramas sur la population parce que vraiment, on ressent parfois tellement de violence envers un personnage que ça pourrait presque devenir un cas clinique. Ma Ri est typiquement la rivale que je déteste, celle qui s’accroche désespérément à un garçon qui n’a jamais manifesté une once d’intérêt autre que fraternel envers elle. Que l’on puisse être amoureuse sans que les sentiments soit retourner, d’accord, ce sont des choses qui arrivent. Qu’on soit triste et qu’on veut que ça change, d’accord, ça arrive. Mais qu’on sabote activement et consciencieusement son histoire d’amour avec une autre avec une moue de petite fille gâtée, empêcher celui qu’elle prétend aimer d’être heureux, ça, non, désolée, mais je ne peux pas.

La jeunesse ne pardonne pas tout, et l’égocentrisme machiavélique de Ma Ri m’a insupporté dès le début. On pourrait arguer qu’elle est inoffensive (sauf que je n’appelle pas envoyer exprès – elle a beau pleurnicher plus tard qu’elle ne le savait pas, je ne la crois pas une seule seconde – Da Ran chercher son frère dans la station de métro apparemment connue pour être fréquentée par des ivrognes être inoffensive) mais raison de plus pour qu’elle disparaisse. Bien sûr qu’elle n’est pas une réelle menace au couple, du point de vue amoureux j’entends car Kyung Joon ne ressent et ne ressentira jamais rien pour elle. Et elle le sait, donc, Lady, BACK OFF. Et son accoutrement au mariage de Da Ran était juste…la goutte qui a fait débordé le vase. Et on s’extasie devant le personnage, on le trouve délicieusement pétillant mais…ARGH.

Il faut qu’elle s’en aille. Je fais partie du groupe Save Bora, mais là je rejoins le groupe Mari Must Die. Inventez n’importe quoi, un enlèvement par des aliens, la foudre qui tombe juste pile poil sur elle, une enseigne de 20 kilos qui lâche au-dessus d’elle, ça m’est égal du moment qu’elle sort de mon champ de vision. Da Ran me déstabilise avec son comportement, Se Young est juste agaçante, mais Ma Ri me terrorise. L’épisode 7 était un vrai cauchemar, elle apparaissait quasiment dans toutes les scènes (sans prévenir en plus) et elle est PARTOUT. Quand je tape « Big » sur Google Image je ne vois pas une majorité de photos mignonnes de LMJ et GY, non, je vois des caps et des shoots de Suzy partout. Quand je vais sur Couch Kimchi, Hancinema ou Korean Drama News je lis toutes les semaines des infos sur ce que va faire Mari dans le prochain épisode (regardez Suzy avec les cheveux décoiffés ! En robe de mariée ! Avec un nouveau serre-tête moche ! WHO CARES ?!). Rappelez moi qui est l’héroïne du drama ? Non parce que je commence à avoir de sérieux doutes. Je veux bien qu’elle soit « Number One Idol » ou je ne sais quoi mais là ça devient juste méga lourd, surtout quand le personnage est aussi parasitaire par rapport à l’intrigue principale. Ça me rappelle le cauchemar Eun Jung dans Coffee Prince, en dix fois pire. Arrêtez, je vous en supplie arrêtez de donner de gros rôles à des idoles qui jouent comme des quiches et qui font les cockblockers entre deux acteurs de talent. Ce n’est pas drôle.

Le Fiancé – Yoon Jae, le légume

Ou j’aurais pu tout aussi bien l’appeler « Celui-Dont-On-Ne-Sait-Rien ». C »est vrai, au bout de huit épisodes, qu’est-ce qu’on a au final comme information : il n’était pas amoureux de Da Ran au point de l’épouser, il la trompait avec son ex. Mais non! Tadaaaan! En fait, il était fou amoureux de Da Ran, il est même tombé amoureux d’elle avant, mais c’est juste un lâche qui au lieu de lui parler fait ses affaires dans le coin, engendrant mystères sur mystères où les malentendus sont au rendez-vous. Honnêtement, on ne nous rend pas le personnage si sympathique que ça, ou c’est peut être moi qui ne suis pas réceptive, cela dit, j’ai une peine sincère pour ce personnage.

  

Peut être que cela se perd dans tout le reste, mais moi je n’ai pas pu faire une fixation sur la tristesse de son sort : être dans le coma pendant x temps et se réveiller un et se rendre compte que sa fiancée s’est mariée avec son corps (ça fait glauque dit comme ça hein?) alors qu’il était dans l’Incapacité d’exprimer son avis et découvrir qu’en fait, elle est tombée amoureuse de celui qui a habité son corps pendant tout ce temps-là. Oui, Yoon Jae, tu es peut être un lâche, mais je compatis. Vraiment. À ce stade-là, j’en viendrais presque à souhaiter que tu ne te réveilles jamais pour voir ça. C’est pour ton bien. En plus, Da Ran ne vient presque jamais te rendre visite, elle est bien trop occupée à jouer à la poupée avec ton enveloppe corporelle et personne ne se préoccupe de toi parce que tout le monde est persuadé que Kyung Joon, c’est toi. Oui mon vieux, je te plains. Définitivement.

Le pauvre, personne ne pense qu’il aurait sans doute envie de s’expliquer, sa mère, Kyung Joon, Se Young et Da Ran prennent toutes les décisions importantes (son fichu MARIAGE) sans le prendre en compte et tirent des conclusions sur lui alors qu’il est dans le coma. Et j’ai le sentiment que le scénario va faire en sorte que ceux qui le traitent comme une quantité négligeable n’auront jamais à en assumer les conséquences.

Le Héros – Kyung Joon, le meurtri

Kyung Joon est mon personnage favori, et l’interprétation de Gong Yoo y est pour beaucoup. Shin Won Ho avait déjà fait un joli travail d’introduction au personnage avec une première scène sous la pluie pleine de charme. J’aime chez Kyung Joon le fait qu’il soit dans un entre-deux, il est mature mais pas toujours, il aimerait pouvoir se comporter comme un enfant parfois mais il aimerait aussi qu’on le prenne comme un adulte. Ça rend des scènes crédibles où il est tantôt l’enfant tantôt l’adulte et il n’est pas difficile de s’attacher à lui. Il est en proie à un manque d’amour flagrant et, même s’il le nie, tout ce qu’il cherche, c’est un peu de chaleur humaine car jusque là, il a dû grandir seul depuis la mort de sa mère – car on ne peut pas dire que son oncle et sa tante qui lorgnent sur son héritage ont été d’un grand secours émotionnel.

Peut être dû à sa jeunesses et à son innocence, Kyung Joon est le seul personnage à être tout à fait sincère, envers lui-même et envers les autres. Il aime, d’un amour peut être adolescent mais d’un amour sincère quand même, Teacher Gil parce que c’est la seule à s’occuper de lui et il n’en veut sincèrement pas à Ma Ri pour l’incident aux États-Unis. Au fur et à mesure des épisodes, il se montre de plus en plus attentionné et se conduit comme Da Ran aurait voulu que Yoon Jae se conduise : c’est-à-dire qu’elle ne se sente pas constamment incertaine des réels sentiments de ce dernier. Seulement, le personnage de Kyung Joon si drôle et plein de vie, se teinte de plus en plus de mélancolie et finalement il se trouve à compléter le trio maudit des personnages que je plains avec Da Ran et Yoon Jae.

Ça doit être extrêmement effrayant de s’endormir en ayant 18 ans et de se réveiller dans un corps d’un homme mature. Kyung Joon n’a jamais eu la possibilité de se comporter comme un adolescent de son âge mais avec ce changement de corps, il est encore plus forcé à grandir et mûrir plus vite (parce qu’on ne peut pas compter sur Da Ran pour être une adulte responsable). Et…c’est triste car tout un chacun devrait avoir le droit de grandir à son rythme et de faire l’expérience de chaque moment de sa vie. C’est pour ça que je ne souhaite aucunement que Kyung Joon reste dans le corps de Yoon Jae, le pauvre, il mérite bien qu’on lui rende sa jeunesse, 12 ans dans une vie, c’est beaucoup! De plus les choses deviennent encore plus difficiles lorsqu’il devient amoureux de la fiancée du corps dans lequel il se trouve parce qu’il ne sera jamais assurée qu’elle est amoureuse de lui en tant que Kyung Joon et non de la projection de celle-ci sur le corps de Yoon Jae. Et cette incertitude doit te donner un sentiment de solitude absolu. 

  

Le Frère – Choong Shik, le coeur tendre

Adorable Choong Shik, mais qu’est-ce que tu as fait dans une autre vie pour que les Soeurs Hong te traitent de cette manière? Lorsqu’il est le dongseng protégeant coûte que coûte sa noona, j’ai envie de le serrer très fort dans mes bras. Lorsqu’il est aux ordres de Ma Ri, accourant vers elle et avide de reconnaissance, j’ai réellement envie de lui donner deux bonnes baffes pour le réveiller un peu.

Dans mes bras Pizza-Man ! En fait non, tu es amoureux de Ma Ri, va vite faire un lavage de cerveau et revient guéri de cette passion masochiste malsaine. Baek Sung Hyun, why ?

Les Parents Gil – les rescapés

Les seuls qui s’en sortent à peu près sans égratignures avec le personnage de Kyung Joon. Mais en même temps, ils ont dix minutes à tout casser si on fait l’addition de leurs scènes depuis le début. J’aime l’amour qui transpire de leur relation avec les enfants et le fait qu’ils les laissent totalement faire leur choix mais je les aime aussi en tant que couple.

  

L’inversion des rôles est une chose à laquelle je ne m’attendais pas car ma foi, qui aurait pu se douter que Maman avait une autre personnalité aussi effrayante? Le moment Kill Bill était comiquement surprenant et bien inséré. Aussi cliché que cela puisse paraître, j’aime le parallèle (inversé) établi entre la relation des deux parents et de Da Ran/Kyung Joon dans la mesure où Min Kyu était le professeur de Jung Hye lorsqu’elle était au lycée, tout comme Da Ran est la professeure de Kyung Joon. Je ne m’attendais pas à ce qu’on ait un petit développement sur leur histoire d’amour, bien que j’aurais dû m’en douter, les Soeurs Hong adorant mettre en scène la romance des ahjussis/ahjummas.

  

Les autres – l’Inutile, les Truands et la Maléfique

  

Ce sont des personnages de carton-pâte, copiés-collés à partir de leurs dramas précédents et assemblés là dans un espèce de boulgi-boulga informe et sans intérêt. Le coup des parents/oncles/tantes qui parodient les vieux mélos, ça doit faire la cinquième fois qu’on le voit dans leurs comédies (et en plus toujours avec les mêmes acteurs, super original) et ça commence à devenir très très lourd. Idem pour les musiques de films/séries TV connues. Move on, please.

Big est peuplé de personnages et d’intrigues secondaires. Certains sont mignons et sans conséquences d’autres sont juste frustrants et inutiles. Et je range Se Young, l’oncle et la tante de Kyung Joon à la chasse de l’héritage et Bitch Mama dans cette catégorie. Le drama part dans tous les sens et au final, l’intrigue principale est totalement parasitée voire dépassée par cette tonne d’intrigues parallèles qui ne lui servent pas de manière intéressante. Ils viennent avec de si gros sabots qu’il est bien difficile de ne pas les repérer à des kilomètres. Autant j’ai beaucoup aimé voir les flashbacks de la manière dont les parents de Da Ran se sont rencontrés, autant l’ajout des rivaux/premiers amours m’a laissée froide et limite lassée. 

SCENARIO IS A BIG MESS

L’écriture du scénario est tellement brouillonne que j’ai du mal à me dire que nous avons à faire à un drama des Soeurs Hong. Je n’avais pas accroché à Best Love mais je pouvais tout de même affirmer que techniquement, c’était bon. L’efficacité des gags de Big est très limitée et nous sommes très loin des fous rires que Fantasy Couple ou You’re Beautiful m’avaient généreusement offert. Que s’est-il passé entre temps pour que l’humour des Soeurs Hong ne m’atteignent plus? L’épisode 2 était pourtant tordant. Genre, vraiment.

Et puis tout ça a été en décroissant avec de moins en moins de rires et de sourires et de plus en plus de perplexité. Vous savez, le sentiment qu’on a lorsqu’on voit que tout le monde semble s’amuser alors qu’on s’ennuie à mourir. Oui, exactement, ce sentiment de ne pas être intégré dans le délire. Parce que, non, ce gag à répétition de « parts de pizza déduites à chaque bonne action » ne me fait pas rire, non le coup de pieds dans les parties génitales ne me fait pas rire, non les soit-disantes parodies de Moon/Sun ne me font pas rire (même si je retrouve avec bonheur Jung Soo Young!) et non, une simple référence à la bande-son de film connu ne suffit pas à rendre un passage hilarant, il faut que le reste suive. Mais il ne suit pas.

En fait le postulat de base n’est pas mauvais en soi et je pense que les idées prises individuellement sont bonnes. Si vraiment comme Koala l’a suggéré, Kyung Joon est le bébé-médicament et que l’esprit de Kyung Joon et de Yoon Jae sont tous les deux dans le même corps, ce serait en fait vraiment intéressant. Et pour le coup original et surprenant. Le problème, c’est que je trouve que c’est si mal amené que je n’ai, jusqu’à ce que je lise cette théorie, développée aucune espèce d’intérêt pour cet échange de corps ou même pour le lien entre Kyung Joon et Yoon Jae. Je me doutais bien que les rendre frères auraient été une solution trop facile mais je n’étais pas plus curieuse que ça au final. Je bloque donc sur la manière dont se développe l’histoire plus que l’histoire en elle-même. Bien qu’il y ait des éléments qui m’ont hautement exaspéré et que je pense que Big est un gigantesque tout et n’importe quoi.

Les références sont tellement premier degré qu’elles ne sont même pas drôles. Entre les soeurs Hong qui font de plus en plus de références plates aux dramas populaires et Kim Eun Sook qui s’auto-congratule d’avoir écrit Secret Garden dans AGD, ça commence à devenir très lourd. Je ne suis pas du tout ceux qui pensent que le fameux duo commence à marquer un net progrès dans son évolution. Pour moi elles ont écrit un très bon drama avec un message intéressant et une fin audacieuse (Hong Gil Dong) et deux bonnes comédies romantiques (Fantasy Couple et You’re Beautiful). Même si ils ne m’ont pas plu personnellement, j’ai trouvé que My Girl, My Girlfriend is a Gumiho et Delightful Girl Chun Hyang avaient du cœur et de la créativité, mais Best Love avait déjà des moments atterrant de stupidité et occasionnellement d’arrogance (Dokko Jin…misère…) et je trouve que Big au lieu de repartir sur de bonnes bases enfonce au contraire encore plus la « patte » des sœurs Hong dans la caricature et l’absurdité. Et le pire, c’est que c’est d’un ennui…

  

Et si jamais elles vont sur le terrain des histoires de bébé médicament, là je les attends au tournant. Elles ont intérêt à y aller avec des pincettes parce qu’allier cette question on ne peut plus délicate et polémique avec une histoire de miracle et d’anges et de sacrifice du grand-frère me donne envie de fuir loin sans regarder en arrière.

Les scènes et éléments de crispation intense (autres que toutes les scènes impliquant Celle-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom) :

  • Le mariage

  

J’ai déjà parlé de mon problème causé par le shooting des photos de mariage sans que la cérémonie soit faite. À vrai dire, j’ai été réellement soulagée à cet épisode lorsque Da Ran a annulé le mariage et je pensais qu’on n’en parlerait plus. Mais non. Il a fallu qu’elle aille jusqu’au bout de l’enfer et qu’elle se marie pour de bon. Outre le fait que le doute demeure quant à savoir qui Da Ran a épousé selon elle, le mariage a été selon moi une bêtise flagrante et j’ai encore du mal à croire que les Sœurs Hong soient allées jusque-là dans l’absurdité de leur scénario. Vous savez ça aurait pu être drôle si Yoon Jae et Da Ran étaient déjà mariés avant l’échange de corps mais là, je n’ai été ni amusée ni convaincue qu’ils ne pouvaient pas faire autrement, j’étais juste…perplexe.

Peut être que dans sa tête Da Ran se disait qu’elle épousait Kyung Joon, sauf que Kyung Joon en question est dans un corps qui a une identité civile qui répond au nom de Seo Yoon Jae. Légalement, Da Ran est devenue la femme de Yoon Jae et je me fiche de cette apparente distinction entre l’âme et le corps – oui il y a une distinction, mais non, l’âme ne prévale pas sur le corps. Et pour une fois, c’est la faute des deux personnages en même temps : Kyung Joon parce qu’il est assez grand pour se rendre compte que se servir du corps d’un autre pour passer du temps avec celle qu’il aime est une erreur grossière, et Da Ran parce que ma foi, l’idée même de se marier avec un autre dans l’enveloppe corporelle de son ex est juste…: WTF. 

Amen.

  • Le saut dans le temps

En fait, je trouve que narrativement, ça sert bien le propos : il fallait bien montrer que le temps continuait, que Da Ran était passée à autre chose etc, donc l’ellipse en soit était plutôt bienvenue. Mais on ne fera croire à personne qu’un lycéen de 18 ans peut devenir pédiatre en seulement un an. Oui, oui, je sais « suspension de l’incrédulité’ mais là, franchement, c’est trop gros. Je sais aussi qu’on peut mûrir beaucoup en un an et que Kyung Joon était déjà plus mature que Da Ran dans les premiers épisodes (en même temps, ce n’est pas comme si cette dernière était une référence), mais entre le Kyung Joon de l’épisode 5 et celui de l’épisode 6 il y a un fossé tellement énorme que je ne peux pas m’empêcher de hausser avec circonspection mon sourcil gauche.

Cette histoire de « remplir son cerveau » en un an est ridicule. Il se trouve que j’ai des médecins et futurs médecins dans ma famille et ça ne se passe pas comme ça, pouf  on lis un livre et on peux passer pour un médecin crédible (ce sont les études parmi les plus longues et les plus dures qui soient !). Le fait qu’il se puisse se rendre à l’hôpital en semaine et toucher le salaire de Yoon Jae en faisant de la garderie tient du délire. Et n’abordons même pas la question de sa phobie du sang.

  • Le meurtre

  

« Hey, You », Pan! WTF x 3. Pof, juste comme ça. Gratuitement. Parce qu’on est au USA, elle se fait tirer dessus sans préavis? Et on est censé prendre ça au sérieux? J’étais déjà pas ultra-excitée lorsqu’on en avait vu le flashback dans les premiers épisodes parce que cela me semblait tellement hors-sujet dans la mesure où nous sommes dans une comédie romantique qui implique rose, sucre et bisounours et non une comédie romantique noire avec à la clé des gangsters, des yakuzas, ou des policiers. Que sa mère meurt en fait est un motif narratif qui ne me dérange pas, mais la manière dont elle est morte me laisse totalement perplexe (oui, encore une fois). Je n’ai pas compris le choix de ne faire durer cette scène que trois secondes car cela n’aide en aucun cas sa crédibilité et son côté pourtant extrêmement dramatique.

  • Secrets, mensonges, et tout ce qui va avec

Des mensonges et des secrets, en veux-tu, en voilà. Vous allez me rétorquer que je fais ma difficile puisque K-Dramaland est le pays où le malentendu est roi et que sans ça, pas de drama. Soit, vous avez entièrement raison, seulement, il y a des dramas où les scénaristes ont eu la main un peu lourde sur les secrets-qui-sont-à-un-cheveu-d’être-dévoilés-mais-qui-en-fait-ne-le-sont-pas. Et il faut dire que Big repose pour l’instant sur un seul faux-semblant : l’échange de corps. C’est là où le perplexité reprend le dessus dans la mesure où je ne comprends pas pourquoi ils en font une si grosse montagne et en quoi c’est un secret. Ce n’est pas comme s’il y avait une clause entre les deux esprits de ne pas le révéler ou une réelle raison de garder garder le silence. Bien sûr que le monde aurait du mal à les croire mais honnêtement, ils s’en tireraient beaucoup mieux s’ils disaient la vérité. Comme ça, pas de situations excessivement ridicules comme un mariage. Mais nous sommes à K-Dramaland où les personnages adorent se compliquer la vie : plus c’est compliqué, mieux c’est, au détriment de mes maux de tête.

Les raisons pour lesquelles Big n’est pas totalement un Big Fail :

Comme je l’ai dit en premier lieu, je n’ai pas d’aversion totale envers Big malgré tous les reproches que j’ai formulé plus haut (en tout cas, mes sentiments envers cette série ne se rapprochent en rien de mon atterrement devant I Love Lee Tae Ri). Il faut souligner qu’aussi folle que soit la série en terme de scénario, sa tonalité est contre toute attente posée et sobre. Il y a bien sûr du sur-jeu par-ci et par-là, mais globalement, la série échappe à l’hystérie que l’on retrouve pourtant souvent dans les rom-coms. Et ce dernier point est peut être aussi l’une des raisons pour lesquelles j’ai voulu continuer le drama, même si Ma Ri et le scénario me rendaient chèvre. Mais la principale raison de cela réside en les relations entre Da Ran et Kyung Joon, Da Ran et sa famille, Kyung Joon et la famille de Da Ran. Je trouve qu’il y a une bonne dynamique et une alchimie très plaisante entre eux. Dommage que la série n’exploite pas davantage le filon familial chaleureux au point que tout ça se perde dans le reste et devienne au final très anecdotique.

Da Ran/Kyung Joon

La seule chose à sauver de ce drama et c’est peut être pour elle que j’ai accepté de regarder autant d’épisodes tout en me sentant aussi détachée du reste. Leur dynamique est très intéressante dans la mesure où les rôles sont inversés : l’élève étant bien plus mature que la professeure. Mes scènes préférées, pour des raisons différentes, sont sans conteste le moment où Kyung Joon rattrape Da Ran lorsque l’idée que Yoon Jae ait pu la tromper commence à germer dans son esprit, les deux moments où Da Ran réconforte Kyung Joon et le moment où ils jouent avec le tuyau d’arrosage et pas mal de mini-instants tous mimis.

  

Même si c’est un peu borderline, j’aime que la première raison pour laquelle Kyung Joon soit attiré par Da Ran c’est parce qu’il ressent avec elle un sentiment de confort de par sa douceur et sa chaleur. Je ne pense pas qu’il soit allé aussi loin pour la considérer comme une figure maternelle mais au moins quelque chose qui ressemble à une grande soeur. C’est pour cela que j’ai sincèrement apprécié les moments où Da Ran faisait preuve de douceur et d’attention pour lui, non pas juste parce qu’il a le corps de celui qu’elle aime, mais surtout parce qu’elle porte une réelle attention aux sentiments de Kyung Joon, même si elle ne les comprend pas. J’aime comme l’un prend soin de l’autre, que cela soit réciproque et que ça ne tient pas son origine dans les sentiments amoureux qu’ils se portent et se nient : on n’a pas besoin d’être amoureux pour réconforter quelqu’un, on n’a pas besoin d’être amoureux pour ne pas vouloir qu’une personne souffre, et on n’a pas besoin d’être amoureux pour apprécier les petits moments bénis de bonheur avec quelqu’un. 

Je pende qu’à ce stade-là, Kyung Joon est vraiment amoureux de Teacher Gil d’après son expression béate dès qu’il la voit mais cela n’est pas encore partagé. Da Ran prend soin et s’intéresse à Kyung Joon tout comme elle prendrait soin et s’intéresserait à Choong Shik. J’ai aimé le moment où ils jouent avec le tuyau d’arrosage car, non seulement c’était un joli rappel de leur première rencontre sous la pluie, c’est un moment privilégié d’innocence pure où ils oublient soudainement le changement de corps et le fait qu’ils soient prof et élève. Ils se contentent de profiter de cet instant où, peut être, brièvement leurs sentiments sont réciproques.

  

Même si je ne ressens pas d’alchimie renversante entre Gong Yoo et Lee Min Jung, je reconnais que leurs scènes de complicité sont touchantes. Donc pourquoi s’embarrasser d’une histoire abracadabrante et mal maîtrisée d’échange de corps si elles pouvaient faire une petite comédie romantique toute simple et réussie entre un jeune homme solitaire et sa prof tête-en-l’air ? Comprend pas.

Kyung Joon/Famille Gil

  

Leurs interactions sont toujours hilarantes et attendrissantes. J’ai énormément aimé la première rencontre entre Kyung Joon et les membres de la famille Gil, que ce soit avec le frère, la mère ou le père. Si un jour Kyung Joon fait vraiment parti de cette famille, j’en serais très heureuse pour lui car, pour lui qui cherche désespérément un peu d’amour familial, sans nul doute que cette chaleureuse famille lui en apportera à foison. J’ai également beaucoup ri lorsque, un an plus tard, Kyung Joon se rend au restaurant tenu par les Gil, mort de peur de se faire prendre et se cachant derrière un énorme éventail.

Da Ran/Sa famille

  

Mais Da Ran n’est pas en reste non plus et j’adore sa relation avec sa famille. La confiance de ses parents et leur conviction de laisser leur fille prendre les décisions qu’elle souhaite (pour le meilleur comme pour le pire) sont des comportements très rares dans le monde des K-Dramas. Il y a un tel amour qui unit cette famille que l’on comprend alors très bien pourquoi Choong Shik est aussi adorable et pourquoi Da Ran, aussi irritante qu’elle soit, puisse donner autant l’impression qu’elle pourrait aimer l’univers entier.

SUR LA RÉALISATION ET LE CASTING :

La réalisation est toujours aussi inégale et les scènes me semblent parfois ridiculement courtes : les personnages disent une phrase et hop, on passe à une autre scène où un autre personnage ne dit encore une fois qu’une phrase avant que l’on passe encore à autre chose. Grr. C’est censé apporté du dynamisme, mais au final ça donne juste le tournis. Je n’accroche pas non plus nécessairement à la musique volontairement burlesque mais elle sert le propos suffisamment bien pour ne pas être un sujet de vif débat. En ce qui concerne les acteurs, leur performance globale est correcte. À part Suzy que je n’arrive décidément pas à apprécier (et comme on lui a déjà fait son procès avec son personnage, je vais vous épargner une redite. Et non, je ne mettrais pas de screencaps d’elle.), aucun acteur/actrice ne me sort par les trous du nez, mais aucun ne délivre non plus de performance stellaire (à part Gong Yoo).

Lee Min Jung n’a malheureusement pas un bon rôle pour la mettre en valeur mais elle fait ce qu’elle peut pour rendre son personnage attachant. Je n’aime pas lorsqu’elle prend un voix traînante, geignarde ou cute, ça m’horripile totalement. Lorsqu’elle est plus mesurée et sobre cela dit, je trouve qu’elle délivre bien ces lignes et dans les moments dramatiques, elle est au moins juste et crédible à défaut d’être extraordinairement poignante. La comédie est le genre qui lui va le mieux et même si elle sur-joue un peu parfois (surtout dans le premier épisode en fait, elle se calme un peu après) ses expressions faciales sont parfois tout aussi drôles qu’adorables (je pense notamment à la scène de grimaces dans l’épisode 8).

  

La famille Gil bénéficie d’un vraiment bon casting, mais comme déjà énoncé, elle a trop peu de présence à l’écran. Je trouve Ahn Suk Hwan et Yoon Hae Young particulièrement craquants, lui fait très bien ressortir la sensibilité du personnage (mais également sa sagesse en quelque sorte) et il a un très bon timing pour la comédie (rien à voir avec son rôle dans Bridal Mask) tandis qu’elle est absolument charmante en mère aimante, un peu simple sur les bords. Elle fait tout ça bien, sans jamais être agaçante ni gnangnan. Quant à Baek Sung Hyun, il a été également très bien choisi. Très confortable dans la comédie, il est tout à la fois hilarant et attendrissant.

Ahn Suk Hwan est l’un des plus mauvais vétérans que j’ai vu jouer, il cabotine atrocement (cf : Rooftop Prince, Bridal Mask) à tel point que ça devient insupportable. Les sœurs Hong sont vraiment les seules qui arrivent à en tirer quelque chose de mesuré et de subtil.

  

Gong Yoo est comme un poisson dans l’eau dans Big, et il faut avouer qu’il porte la série sur ses larges (et musclées) épaules. Et je le trouve génial. Tout aussi à l’aise dans la comédie fantasque (à sauter partout, faire le clown à tout bout de champ) que dans les moments plus dramatiques, il campe avec une assurance déconcertante ses deux personnages et parvient à leur donner une identité propre qui les différencie. L’alchimie entre Lee Min Jung et lui est présente même si elle n’est pas aussi palpable que je l’aurais voulu mais ils forment un beau couple de contraires qui s’attirent contre toute attente.

CONCLUSION : MUCH ADO ABOUT NOTHING

Big avait du potentiel, un gros, pour être une comédie romantique enlevée, dynamique et tordante. Son scénario aurait gagné à être plus resserré et les informations à être moins distillées afin que l’unité entre les épisodes soit plus évidente car ce que je reproche finalement à Big c’est que son ensemble manque homogénéité. Je pense que les Sœurs Hong savent où elles vont (elles n’en sont quand même pas à leur premier drama), mais elles ne parviennent pas, en ce qui me concerne, à le délivrer d’une telle manière que je comprenne où cela s’en va.

Ne pas connaître l’issue de la série est à double tranchant car cela montre soit leur grande maîtrise de narratrices, soit son contraire. Et pour l’instant, le résultat n’est pas convaincant et, si on enlève toutes les scènes parasites qui viennent noyer l’intrigue principale, il n’en reste pas grand chose. Je voulais aimer cette série. Je le voulais vraiment. Peut être trop finalement. Et je ressors de l’aventure avec un sentiment d’incompréhension et un brin de déception. Ce n’est pas mauvais au sens premier du terme, mais ça ne me parle pas. Alors ça continuera. Sans moi. Soeurs Hong, sans rancune!

Si on met de côté le second épisode, Big est ennuyeux et inégal de bout en bout pour cette première partie. Et je ne vois pas la sincérité ni l’authenticité dont on targue ce drama. C’est au contraire très calculé, souvent fainéant et surtout complètement en-deçà des ambitions affichées. Il y a cette scène charmante où un jeune lycéen se glisse sous le parapluie de sa prof, et à partir de là l’émerveillement se fait de plus en plus rare, jusqu’à ce qu’il soit remplacé par une vague curiosité blasée. Il est temps de dire à Big Bye Bye !

6 réflexions sur “Houston, We Have a (Big) Problem!

  1. C’est triste à dire mais autant il y a une semaine j’aurais voulu défendre ce drama, autant après avoir vu les épisodes 7 et 8 je n’y arrive plus. Sérieusement jusqu’à l’épisode 6 je trouvais le drama très sympa -malgré certains trucs qui ne fonctionnaient pas, dont effectivement la fadeur de Yoon Jae et l’héroïne qui ne réfléchit jamais-… et puis dans les épisodes 7 et 8 tout s’est effondré pour moi. L’histoire de la mère de Kyung Joon est mal géré au possible, la romance des « ajummas/ajusshi » à laquelle je pensais qu’on échapperait pointe son nez, l’idée du mariage avec un Yoon Jae dans le coma me perturbe -sérieusement quand elle envisageait les possibilités si Yoon Jae se réveillait de son coma, j’étais crispée devant mon écran-, Ma Ri que j’appréciais a commencé à me faire flipper aussi… bref… j’en suis en gros à peu près où vous êtes maintenant…. T.T

    • Ouf, je suis rassurée de constater que cette histoire de mariage a troublé d’autres personnes aussi. J’étais littéralement furax à ce moment-là : comment les personnages peuvent-ils autant manquer de bon jugement?
      Pour moi Big a commencé à balancé dès l’épisode 4 car je me retrouvais à m’ennuyer profondément la moitié du temps. Il y avait des petites étincelles d’espoir et de rire de temps à autre alors j’ai voulu lui donner une chance, mais vraiment, la suite n’est qu’une accumulation de déjà-vus et le tout manque cruellement de substance et de saveur.

      Merci pour ton passage Mila! =)

      • Bien moi très sincèrement je me posais la question de le regarder ou pas mais quand je vois ce que vous révélez du scénario, je ne dis euh nan merci. C’est à certains égards moralement trop bordeline pour moi. En plus je sens que je vais m’ennuyer, alors sans intérêt.

  2. Je pensais le regarder, mais le coup du je me marrie avec un mec qui est dans le corps de mon ex dans le coma, ça écorche fortement mon sens de la moralité. Je m’abstiendrais.

    • Oui, je pense en effet que tu peux tout à fait t’abstenir pour ce drama car il y en a de bien plus intéressants à découvrir en ce moment! Déjà que le thème du changement de corps ne me séduisait pas tant que ça à la base mais lorsque c’est traité de cette manière là, je ne peux pas m’empêcher de me crisper…Ah, les Soeurs Hong, ce ne sera pas encore le drama de notre réconciliation!

      Merci pour le commentaire! x)

  3. Alala je vois que ce drama n’est pas une déception que pour moi.

    Malgré tout, je ne suis pas d’accord avec vous sur tous les points. Apparemment, nous ne sommes pas gênées par les mêmes choses.
    Globalement, je suis d’accord avec vous pour Da Ran et cette histoire de mariage qui, pour moi, n’apporte absolument rien à l’intrigue et est dénuée de tout bon sens et toute logique.

    Par contre, là où nos avis divergent c’est sur Kyung Joon et Ma Ri. Concernant Ma Ri, je l’aime bien. C’est le seul perso avec Choon Shik qui me fait encore rire (enfin, sourire plutôt) parfois. Elle est folle et effrayante, certes mais c’est ça que j’aime bien dans ce personnage. Perso, je trouve pas ça choquant qu’elle s’accroche autant à Kyung Joon car on voit quand même qu’il avait de l’affection pour elle (ce qui peut porter à confusion) et puis honnêtement, qui est le plus relou des deux: elle qui s’accroche à un garçon de son âge avec qui elle a partagé des choses ou lui qui s’accroche à sa prof qu’il connaît depuis 3 jours tout profitant du fait qu’il est dans le corps de son sexy fiancé ?! Hum… Et puis, je n’ai rien contre Suzy donc ça aide aussi.
    Ensuite, pour Kyung Joon… je n’arrive pas à ressentir un quelconque intérêt pour le personnage. Pour la simple et bonne raison que c’est Gong Yoo que j’apprécie et que Gong Yoo c’est Yoon Jae pour moi… je sais que je n’aurais pas aimé Kyung Joon s’il était resté dans son corps d’ado. C’est ce qui m’amène au fait que je ne suis absolument pas pour une romance entre Da Ran et lui. Et je ne pense pas qu’elle soit amoureuse de lui. Comme l’une de vous l’a dit, pas besoin d’être amoureuse pour s’inquiéter pour quelqu’un etc. Et perso, pour moi, elle ne peut pas aimer Kyung Joon. Ce serait trop incohérent (elle a clairement encore des sentiments pour Yoon Jae, surtout que le pauvre n’a pas pu se défendre concernant leur « rupture ») et malsain (peut-elle vraiment tomber amoureuse d’un gamin qui est dans le corps de son beau fiancé sexy?! Euh… permettez-moi d’en douter lol). Donc, perso, ce que j’aimerais pour que le drama ne soit pas un gâchis total à mes yeux serait de voir enfin du Yoon Jae (peu importe dans quel corps) mais qu’il y ait enfin du changement à ce niveau-là car ça tourne en rond, ça n’avance pas et comme vous dites, on ne sait toujours pas où le drama veut nous emmener (même si j’espère vraiment que le but est de donner une sorte de une famille adoptive à Kyung Joon et non pas une famille par alliance à travers Da Ran..)

    Bon, j’ai encore trop écrit pour dire qu’au final, même si je ne critique pas les mêmes points que vous, ce drama n’en est pas moins un beau gâchis XD

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