My Boss, My Hero – Épisode 1 : School, A Whole New World

Certainement que la plupart d’entre vous ont déjà vu ce classique de la petite télé nipponne. Partout où j’allais, je voyais ce titre dans chaque top, et j’ai fini par être intriguée. C’était d’autant plus le bon moment pour découvrir la série que je replonge doucement dans le monde tranquille et paisible des j-dramas. Zenkai Girl avait relativement été une déception, même si le charme a opéré en premier lieu, et je continue à creuser dans les dramas récents…mais aussi anciens. Je louche depuis Avril sur Ataru par exemple, mais à mon grand désespoir, il n’est disponible en sub que jusqu’au troisième épisode (et mon niveau de japonais s’avoisine du 0,5 donc on oublie d’espérer pouvoir comprendre quelque chose aux raws). Alors je me suis dit que quitte à attendre, autant faire le tour des classiques. Ma connaissance des j-dramas est très mince comparée au nombre de séries qui sortent et je les regarde en nombre limité à chaque fois. Par conséquent, je n’avais aucune idée de ce qu’était My Boss, My Hero, et encore moins de qui était Nagase Tomoya. Mais il faut bien palier à son inculture n’est-ce pas? 

RÉCAP’

L’épisode s’ouvre à Hong-Kong tandis qu’on entend la conversation téléphonique de Sakaki Makio (Nagase Tomoya), yakuza, et son boss : pas de négociations en dessous de 27 milliards.

Il se rend donc avec son gang aux négociations, qui commencent à 20. Cela tourne rapidement au vinaigre car Makio ne sait pas compter, et malgré les offres de plus en plus conséquentes de la part du chef chinois, il continue à dire « non », dans le bénéfice du doute. À 35 milliards, il dit toujours « non » et son partenaire de négociation perd patience.

  

Il le traite d’imbécile, ce qui déclenche instantanément une bataille de clans. Pendant la bagarre, Makio nous dit en voix off : « Je suis le jeune chef du clan Eigekai de Kanto, j’ai 27 ans, et je suis Scorpion. En résumé j’aime le saké, l’argent et les femmes. On m’appelle Makio la Tornade…Qu’est-ce qu’une tornade? Je ne sais pas mais ça doit être quelque chose de puissant et de cool. Car oui, je suis le plus fort yakuza du Japon! »

Sauf qu’une autre tornade l’attend une fois rentré à Tokyo : son boss, Sakaki Kiichi (Ichimura Masachika). Lorsque Makio s’excuse platement et lui demande de lui donner une autre chance, il le coupe. Il lui dit que maintenant, il ne doit répondre que par oui ou par non. Après avoir demandé d’un signe de tête à ses hommes de le laisser seul, il lui dit plus doucement : « Idiot, tu es vraiment un idiot de fils ». Gloups.

Il poursuit en lui disant qu’il comptait lui faire hériter de son titre plus tard, mais vu l’ignorance de Makio, c’est maintenant une chose qu’il ne peut plus envisager. Notre héros n’en revient pas et essaie de lui dire que jusqu’à maintenant, il n’a jamais perdu un seul combat : c’est l’homme le plus fort! Doucement, son père et boss lui explique qu’aujourd’hui n’est plus une ère où l’intelligence l’emporte sur la force. En entendant ça, Makio se confond en « non, non, non » tout en gesticulant. Le père se tourne vers un des hommes de Makio et lui demande ce que ça veut dire : « Je veux être chef, peu importe les conditions », traduit-il. Haha. Le père répond que puisque c’est comme ça, il doit aller au lycée et étudier : s’il ne peut pas lui amener son diplôme au printemps prochain, il donnera sa place à son petit-frère, Mikio et lui, Makio, sera expulsé.

  

Tout en mangeant son flan, Makio fulmine (haha, pourquoi je trouve l’image hilarante?). Finalement, Kuroi Teruyuki (Osugi Ren), son homme de main calme et avisé, prend la parole, lui demandant de considérer sérieusement l’idée d’aller à l’école. Et Makio accepte, puisque’ « il ne peut pas réfléchir plus de 90 secondes » selon son homme de main. Haha. Commence alors le briefing : il ne doit pas laisser savoir qu’il est un yakuza, seul le principal le sait, il ne doit pas se faire remarquer et suivre les règles, il ne doit pas répondre pas « oh » mais par « hai ».

  

Les cheveux coupés et peignés, troquant son costume de yakuza pour l’uniforme scolaire, Makio est prêt pour son premier jour d’école. Pas loin de l’école, on lui prend ses cigarettes et son briquet, lui rappelant qu’il ne faut absolument pas qu’il soit découvert. Makio le sait mais découvre un dragon cousu à l’intérieur avec un « Sakaki Makio, le troisième boss d’Eigekai est là! » par son fervent admirateur Manabe Kazuya (Tanaka Koki). Haha, c’est discret!

  

Arrivé devant les portes, il se fait arrêter par un des professeurs qui le regarde avec suspicion. Il est sauvé par un petit monsieur portant des fleurs qui lui demande de lui suivre. Il se trouve que c’est le principal, Minami Takayuki (Iwaki Koichi). Sa fille, Yuriko (Kashii Yu), est la professeur principale de la 3-A, la nouvelle classe de Makio. Takayuki avertit Makio : son père et lui sont de vieux amis, mais cela ne veut pas dire qu’il le traitera mieux que les autres élèves. Et s’il n’est pas satisfait, il ne lui donnera pas le diplôme. La cloche sonne, c’est l’heure pour Makio d’assister à son tout premier cours. Il entre avec Yuriko et d’une main tremblante, il commence à écrire son nom au tableau…sauf qu’il ne connait pas tous les kanjis pour le faire ce qui lui vaut des rires et des regards moqueurs de la part de ses camarades.

  

Alors que sa voisine de droite Umemura Hikari (Aragaki Yui) le salue aimablement, son voisin de gauche Sakorakoji Jun (Tegushi Yuya, tout jeune!) l’ignore superbement. Makio commence à sortir ses affaires, mais un coup de feu le stoppe net et… »Tous à terre! » Hurle-t-il. Il fracasse le bureau de son voisin, s’arme d’une équerre et fraye son chemin vers la fenêtre pour apercevoir l’agresseur….

  

Tout le monde le regarde avec stupeur, et sous ses ordres de plus en plus insistants, ils finissent par s’asseoir à terre. Makio jette un coup d’oeil dehors pour se rendre compte que ce qu’il a pris pour un tir ennemi était simplement un tir pour faire débuter une course. Haha.

  

Fausse alerte donc, et Minami-Sensei le dispute pour avoir semé le trouble dès ses premières minutes de classe. Makio s’excuse et ramasse son porte-feuille avant que son voisin ne le fasse. La matinée est difficile pour Makio : cours de maths puis cours de sciences naturelles dans lesquels il est totalement perdu. S’en suit une scène hilarante au moment où le professeur cherche des yeux quel élève interroger : Makio le fixe et lui adresse un regard qui tue tout en pensant : « si tu m’interroges, je te tue ». Le professeur semble capter le message caché (pas si caché) car il recule, effrayé. Ah, comme j’aurais aimé avoir ce genre de regard pendant mes années de lycée pour éviter les interrogations orales. Heh.

  

Après les cours, il se réfugie dans la salle de débarras, cherchant un coin tranquille pour se griller une cigarette. Il est aperçoit Sakurakoji en train de se faire racketter par ses camarades. Il détourne son attention, n’ayant aucunement l’intention d’intervenir, jusqu’à ce qu’il se rende compte que le porte-feuille qu’il a appartient Sakorakoji et que celui-ci à entre les mains le sien, avec sa carte d’identité! Pour ne pas se faire prendre, il est obligé de s’interposer entre eux pour récupérer ce qui lui appartient.

  

Seulement, la bande d’Hoshino ne compte pas le laisser s’en sortir aussi facilement et commence à chercher la bagarre. « Est-ce que je suis en train de me faire menacer par un lycée? » se demande notre yakuza, abasourdi par l’arrogance d’Hoshino. Il s’apprête à lui donner une leçon, seulement Kazuya et Teruyuki surgissent juste à temps pour l’empêcher de se battre. Haha.

  

Makio les regarde, perplexe, et Hoshino profite de son inattention pour lui envoyer une droite. Makio est obligé de faire semblant d’être battu, et il leur donne l’argent. Une fois seul, Kazuya arrive en courant en criant un « Aniki » plein d’inquiétude. Pouahaha.

À la cafétéria, il voit un étudiant savourer un flan et ça le fait saliver. Seulement, le cuisiner l’informe qu’il n’y en a déjà plus et que le seul moyen de pouvoir manger son délicieux flan, c’est de courir plus vite que les autres. La journée est enfin terminée et Makio peut enfin fumer sa cigarette et manger son flan.

Lorsque Teruyuki vérifie ses devoirs, il constate avec consternation qu’il a tout faux. Il faut alors commencer par le début : des devoirs de primaire. Aouch. Il reçoit alors un appel de Mikio son petit frère (Kikawada Masaya). On apprend que celui-ci est à l’hôpital en Floride, ayant toujours eu une santé fragile. Les deux semblent avoir une relation un peu froide et Mikio lui fait part de sa prochaine arrivée au Japon pour intégrer une université.

  

Le lendemain, cours de mathématiques avec Minami-Sensei. Ce qui avait marchait avec le professeur de sciences naturelles la veille échoue lamentablement avec elle car elle prend son regard furieux pour un regard de passion et l’interroge tout de suite. Haha. Face à son incapacité à répondre, Minami-Sensei se reporte sur Umemura, qui donne la réponse correcte. Une vague de murmures se répand dans la classe à propos de la stupidité apparente du nouvel arrivant. Makio est totalement conscient de ce qui se dit et cela ne l’aide pas à apprécier plus l’école : « la seule attraction, c’est le flan ». Hah.

  

Dès que la cloche sonne, Makio se lève et commence à courir vers la cafétéria. Il s’arrête tout à coup, voyant les murs qui tremblent de plus en plus fort. Quelques minutes plus tard, c’est une armée de lycéen hystériques qui fait une course dangereuse pour avoir du flan. Tous les coups sont permis et Makio s’élance vers le dernier flan qui reste mais échoue lamentablement à cause d’un coup de pied au visage qui le met instantanément hors course. Épique.

  

La marque de semelle sur la joue, Makio va s’asseoir dehors. Il est rejoint par Sakorakoji qui se prend soudainement d’affection pour lui. Il explique que leur classe a un désavantage par rapport aux autres pour la course au flan car elle est très loin de la cafétéria. Du coup, tout le monde a abandonné l’idée de pouvoir manger du flan à midi. Ils sont rejoints par l’infirmière du lycée.

  

Celle-ci s’occupe de sa joue en lui donnant une compresse et lorsque Makio se lève pour partir, elle le retient en remarquant qu’il ne semble pas comment profiter de sa jeunesse : il y a plein de choses amusantes à faire à l’école et apprendre peut être l’une d’entre elles. Elle lui conte l’histoire d’Helen Keller, cette jeune fille aveugle et sourde qui a su s’ouvrir grâce à l’enseignement. Elle ajoute que l’école lui apprendre tout : les maths, le japonais, l’amour et même l’amitié.

  

Dans le couloir, Sakorakoji rattrape un Makio relativement de mauvaise humeur et lui dit que lui non plus n’aime pas l’école : les gens ici étudient pour aller à l’université et se font des amis juste parce qu’ils ne supportent pas l’idée d’être seuls. Makio n’a pas plus envie de discuter avec lui et essaie de s’en débarrasser, lui disant qu’il n’est pas celui qu’il pense qu’il est : ni quelqu’un de cool, ni un héros.

Le soir, Makio marche avec ses hommes et rencontre sur son chemin Kumada, le chef d’un clan ennemi. Ce dernier se moque de lui, ayant entendu la rumeur selon laquelle Makio pourrait ne pas devenir le troisième boss d’Eigekai. Mais notre héros yakuza a passé une mauvaise journée et il n’est pas d’humeur à entendre ce genre de choses. Il s’apprête à commencer une bagarre avec Kumada mais se stoppe net dans son élan lorsqu’il voit des jeunes lycées portant l’uniforme de son école passer par là.

  

Son manque de réaction engendre d’autres moqueries de la part de Kumada qui s’éloigne dans un dernier sarcasme. Une fois seuls, Kazuya reproche à Makio de ne pas s’être défendu : peu importe à quel point celui-ci est stupide, il l’a toujours admiré.

Teruyuki a une entrevue avec le boss. Celui-ci lui avoue qu’il ne sait plus pourquoi il a voulu que son fils retourne à l’école. Après la mort de sa femme, il lui toujours dit et enseigné d’être fort mais ce n’était peut être pas la meilleure chose à faire. L’envoyer à l’école aujourd’hui est parti d’une bonne intention de sa part : il voulait faire quelque chose pour Makio, non pas en tant que boss mais en tant que père.

  

L’ignorance de Makio continue à lui valoir de nombreuses moqueries à l’école. Cette fois, c’est un cours de littérature, et Makio se trouve incapable de lire les kanjis du poème. Frustré au plus haut point par les commentaires mais également par sa propre stupidité, Makio sort de classe bruyamment. Le toujours très collant (mais adorable) Sakorakoji le retrouve plus tard sur le toit et lui demande avec un sourire s’il était un délinquant avant et s’il est déprimé en ce moment. Haha, je ne sais pas si c’est sa manière de remonter le moral, mais c’est une drôle de technique.

  

Il lui montre ensuite le plan qu’il a mis en place pour réussir à avoir le flan (oui, toujours lui!) : le chemin le plus court est en réalité celui des airs. Il suffirait à Makio de sauter de ce bâtiment au bâtiment d’en face, et pour lui prouver son point, il lui montre les calculs physiques qu’il a fait…sauf qu’il admet plus tard que c’est bien sûr humainement impossible de sauter sur une longueur de 12m.

  

Mais Makio prend la blague très au sérieux et, en voyant un oiseau et le drapeau de l’école flottant au vent, une idée germe dans son esprit. Avec l’aide de Sakorakoji (qu’il appelle « le nain » haha), il vole le drapeau et le remplace par un caleçon tandis que tous deux commencent à élaborer une stratégie pour le flan.

  

Il est midi moins cinq et tout le monde scrute avec attention l’horloge, attendant le feu vert pour se ruer à la cafétéria. Midi! Sakorakoji et Makio se ruent sur le toit, le premier fixant sur le second les ailes qu’ils ont fabriqué ensemble tout en tentant de le dissuader de commettre son acte quelque peu suicidaire. Cependant, Makio a les idées fixes, court, saute et…I BELIEVE I CAN FLYYYY.

  

Tout le monde regarde avec choc la chose volante entre les deux bâtiments et lorsque Makio arrive (presque) sain et sauf sur celui de la cafétéria, tout le monde panique à l’idée de perdre la course. Course sauvage, prise 2! Makio regarde amoureusement le flan qu’il tient enfin entre les mains et le brandit, victorieux, devant les yeux d’un Sakoraji admiratif. Makio le lui tend en signe de cadeau mais ce dernier secoue la tête : il n’aime pas le flan.

  

Plus tard, Minami Sensei et sa classe viennent les rejoindre et la professeur commence à disputer Makio. Mais celui-ci n’a d’yeux et d’oreilles que pour son flan et ne prête aucunement attention à elle ni aux commentaires une nouvelle fois désapprobateurs de ses camarades de classe. Seule Umemura trouve que ce que vient de faire Makio était vraiment cool.

  

Une fois seul, Sakorakoji demande à Makio si maintenant ils sont amis et est déçu du manque d’entrain de ce dernier lorsqu’il répond : »qu’est-ce que j’en sais? » Mais quelques minutes après, ils partagent un bon rire ensemble, sous les yeux ravis de Teruyuki et Kazuya, toujours cachés quelque part pour veiller sur leur précieux futur boss.

  

Minami-Sensei donne aux deux nouvellement amis une punition pour avoir transgressé les règles de l’école et donne à Makio un carnet de correspondance. En voix off, Makio dit qu’il n’aime toujours pas l’école, mais qu’aujourd’hui, il semble avoir appris quelque chose.

COMMENTAIRES

J’ai porté mon choix sur My Boss, My Hero parce que j’avais besoin d’une comédie délirante. Je sais par la maigre expérience que j’ai des dramas japonais ce que ceux-ci peuvent se révéler totalement timbrés, dans le meilleur sens du terme (cf Arakawa Under The Bridge) ou dans le pire (cf Yamato Nadeshiko Shichi Henge). Et comme toutes comédies déjantées japonaises, il faut se faire à l’ambiance et accepter sans trop de résistance la (parfois grande) particularité de leur humour. Je ne suis pas fan pourtant des « school-drama », que, à part Nobuta wo Produce, je trouve relativement répétitifs avec un penchant un peu trop poussé pour les bons sentiments. Cependant, malgré le fait qu’il ne date pas tout à fait d’hier (il a déjà 6 ans!), My Boss, My Hero garde en lui une certaine fraîcheur et offre une occasion certaine de se divertir en bonne compagnie. En effet, avec ce premier épisode, le drama semble pour le moment ne pas faillir à sa réputation, et les gags, s’ils ne sont aucunement subtils, sont pour le moins très efficaces.

Le scénario est totalement grotesque et improbable, mais ce pilote réussit bien à balancer l’humour stupide, l’absurdité du propos et le côté un peu plus sérieux de la chose. Après tout, Makio n’est pas exactement « stupide »…Bon, si, d’accord, légèrement sur les bords, mais on peut argumenter qu’il a des circonstances atténuantes dans la mesure où il n’a jamais reçu d’éducation pusiqu’il a toujours été yakuza, entrainant ses muscles plutôt que son cerveau.

En quelque sorte, le père de Makio essaie de redonner la jeunesse qu’il a volée involontairement à son fils en le remettant à l’école afin qu’il puisse enfin savoir ce qu’est une maturation « normale ». Comme le dit si bien l’infirmière, le lycée t’apprend beaucoup de choses et te permet de te constituer, non seulement du point de vue des connaissances générales mais aussi au sein de la société : amitié, amour, mais aussi rivalités et moqueries (les jeunes sont tellement durs entre eux). Sérieusement, tout aussi barré et irréaliste que soit My Boss, My Hero, les passages montrant la difficulté de Makio à s’insérer à son nouvel environnement et à assumer sa faiblesse scolaire étaient bien faits. 

La différence quasiment schizophrène de Makio lorsqu’il est étudiant et lorsqu’il est yakuza est très drôle. Makio a essentiellement une grande gueule et son moyen favori de communication est la baston. Or, il ne peut pas faire ça à l’école, aussi doit-il faire profil bas, se laisser marcher sur les pieds et éviter de hausser la voix ou de jurer à tout va. On découvre alors que celui qui semblait respirer la confiance en lui est en réalité quelqu’un de relativement timide et surtout, très conscient et très complexé par son manque de capacités intellectuelles. C’est un personnage qui m’a étonnamment tout de suite attirée la sympathie malgré son hystérie et sa tendance à crier tout le temps. J’ai hâte de le voir s’ouvrir aux autres, se faire des amis et découvrir qu’un autre monde existe en dehors de l’organisation mafieuse (et du flan de la cantine).

  

J’adore déjà les membres du clan Eigekai et en particulier le duo fracassant de Teruyuki et Kazuya, entre l’un qui semble ressembler à une figure paternelle, et l’autre qui semble être bien plus sensible que son métier de Yakuza pourrait laisser deviner (son apparente passion pour la couture est hilarante). Je pense que le drama exploitera forcément l’amitié qui unit Teruyuki et Kazuya à Makio, car il semble y avoir un attachant réel et sincère entre ces trois-là. Et dès qu’on parle de bromance, moi je suis faible.

Du côté du casting, bien que la plupart des acteurs ne me disent rien, je retrouve des têtes connues comme Aragaki Yui, qui décidément me suit tout le temps en ce moment, toujours aussi mignonne mais au personnage peu mis en avant pour l’instant et Tegushi Yuya, le Yukinojo de Nadeshiko Shichi Henge, dans un rôle on ne peut plus sympathique, bien que j’ai passé la moitié du temps à me demander si son personnage n’arborait pas d’autres sentiments que la simple amitié envers Makio. Je pense que c’est totalement mon imagination, ajoutée au visage tellement innocent de Tegushi Yuya…

Nagase Tomoya prête ses traits au personnage balourd et abruti de Makio Sakaki, et le moins qu’on puisse dire est qu’il est parfait dans son rôle, alternant avec efficacité les deux facettes du personnage. Ses mimiques faciales sont absolument tordantes, et bien que je sois consciente que cela puisse éventuellement paraître lourds aux yeux de certains, pour ma part, je ne pouvais pas m’empêcher de rire. Il faut aussi admettre que  cet acteur est très agréable à regarder, ce que j’avais tendance à oublier pendant l’épisode tellement ses grimaces lui déformaient complètement le visage et son expression d’abruti fini était extrêmement réussie. Sauf que lorsqu’il redevient sérieux, il révèle tout son charme, et ma foi, j’ai totalement mordu à l’hameçon. Je pense que je vais  suivre de (très) près ses autres projets…

Le pilote fait un bon travail pour prévenir du ton du drama : c’est stupide, c’est déjanté, et surtout, ça ne veut aucunement se prendre au sérieux. Au contraire, il semblerait que le motto de My Boss, My Hero soit : plus c’est excessif, mieux c’est! Et pour l’instant, je ne trouverais pas à m’en plaindre car j’y trouve totalement mon compte.

11 réflexions sur “My Boss, My Hero – Épisode 1 : School, A Whole New World

  1. Oooooh My Boss My Hero <3 … En fait ce drama ne fait pas réellement partie de mes Jdramas favoris -tiens d'ailleurs je me demandais: tu as vu quoi jusqu'à présent comme Jdramas? Parce que je voulais te conseiller des trucs mais j'ai peur que tu les ai déjà vus- mais il est quand même drôlement sympa. Nagase Tomoya mène un one man show impressionnant…mais ce sont finalement surtout les personnages secondaires que j'aime. Le petit Sakura-nantoka est juste adorable! "Makki Makki"…comment résister? Et je suis avec toi pour le "j’ai passé la moitié du temps à me demander si son personnage n’arborait pas d’autres sentiments que la simple amitié envers Makio". Rassure toi, ce n'est pas juste ton imagination, c'est celle de tout le monde, tout le monde s'est posé la question. Bon et puis je suis très fan des deux yakuzas, en particulier du rôle de Tanaka Koki que je trouve, lui aussi, adorable. J'aime beaucoup ce drama en fait… et je crois que je prends plus de plaisir en le revoyant que j'en ai pris en le regardant pour la première fois. Et j'ai aussi adoré te lire du coup!
    Tiens puisque je parlais de conseils et vu que tu n'as pas l'air de trop connaître Nagase Tomoya, si je peux me permettre, je te conseille IWGP -dont je suis profondément amoureuse-, Kisarazu cat's Eyes -qui m'a tellement faite rire que j'en suis tombée de ma chaise-, Tiger and Dragon -qui est excellent et du même scénariste qu'IWGP et KCE… et puis là-dedans Nagase est quand même drôlement sexy-; Utahime -même s'il m'a souvent brisé le coeur-, … et par contre, reste aussi loin que possible de Ringu saishusho et la version 2003 de Mukodono parce que… tu aimes bien Nagase, ce serait triste que cela change :'(
    Merci encore pour l'article Kaa! En plus c'est l'été alors ça va bien dans l'ambiance :)

    • Hellooow!
      Hé oui, une bonne comédie délirante japonaise pour commencer l’été! =)

      J’avais en effet mis Kisarazu Cat’s Eyes et Tiger and Dragon sur ma liste. Je vais du coup rajouter IWGP parce que j’ai besoin de rire =D Merci pour tes avis, ça m’aide beaucoup tout ça! J’avoue que j’ai honte de ne pas avoir regardé de dramas avec Nagase Tomoya avant, mais je m’étais perdue dans les yeux d’un autre Johnny aka Kimura Takuya haha.

      Tu peux toujours me faire des suggestions car si je les ai déjà vu, ce n’est pas grave du tout. Tu peux avoir un aperçu de mes dramas visionnés dans mon classement des J-Dramas (et on parie combien que tu vas encore une fois me traiter de cruelle? x) ). Ce n’est qu’une liste partielle de ce que j’ai vu, le reste ne m’ayant soit pas suffisamment marquée pour que j’écrive quelque chose de constructif dessus, soit n’ayant pas été terminés (perdus dans la masse de dramas) – et il y en a quand même pas mal dans ce cas là -, soit ayant totalement disparus de mon esprit – oui, ça arrive ^_^.

      Hé bon, ouf, je suis rassurée pour Sakora-machin (comme dirait Makio haha), je suis pas la seule à m’imaginer des trucs x)

      Merci beaucoup pour ton commentaire!

      • Ah je devrais préciser: IWGP n’est pas exactement une comédie. L’ambiance est un peu barrée et il y a des moments très drôles mais à la fin cela vire vers le sombre. C’est un bon drama, clairement pas un mélo, mais ce n’est pas une comédie délirante comme le sont KCE et T&D ^^ mais si tu le regardes j’espère que tu aimeras parce que pour moi c’est un coup de coeur énorme. Et en plus tu pourras découvrir Kubozuka Yosuke -qui dans IWGP joue le King d’Ikebukuro- et … bref, je vais pas commencer à son sujet sinon on est pas rendue. Oh et si tu étais perdue dans les yeux de KimuTaku… rien, tu étais perdue dans les yeux de KimuTaku, c’est normal, le monde entier est perdu dans les yeux de KimuTaku. KIMUTAKU!

        Ah et en fait j’ai déjà vu ton classement des Jdramas -et oui je t’ai traitée de cruelle intérieurement…mais moi je suis un marshmallow alors forcément…- mais je me disais bien que ce n’était pas complet. Bon pis pour donner de bons conseils il faut prendre en compte tes goûts et ton humeur du coup j’avoue que je ne saurais pas par où commencer, d’autant que j’en ai probablement vu plus de 200 des Jdramas donc cela fait beaucoup de trucs à trier ^^’ En général je te hurlerais « PRIDE! » mais j’imagine que c’est déjà fait XD Et après cela il y a des tas de Jdramas que j’aime tels que Zeni Geba, Long Love Letter, Troubleman, Bokura no Yuuki, etc etc etc… mais bon tu vois, je ne saurais pas par où commencer… c’est difficile de donner des conseils en fait :s … -oui je suis en train de partir complètement en HS-.

        Allez, je me recentre sur le sujet .. pour en gros dire que …euh…de rien?

        • « Ah et en fait j’ai déjà vu ton classement des Jdramas -et oui je t’ai traitée de cruelle intérieurement… »Mouahaha, je le savais! ^_^
          Oui, donner des conseils n’est jamais évident car c’est vrai que l’accueil qu’on réserve à tel ou tel drama peut beaucoup dépendre du moment dans lequel on le regarde et notre humeur…Je prends note de tes suggestions (et Pride est un de mes incontournables x) ) pour plus tard, c’est certain!
          Le sombre dans un drama ne me dérange pas, mais c’est vrai que j’ai tendance à plus regarder les comédies dans les jdramas parce que je les considère comme une « pause bonne humeur ». Mais j’ai fermement l’intention de regarder des trucs plus sérieux aussi hein^^.

  2. Lol en fait Kaa, j’ai relu le classement des Jdramas et… ben.. en fait, non ça va, tu n’es pas si cruelle que cela. Désolée à l’avance de la punition que j’ai infligée à tes yeux!
    Oh et les Jdramas peuvent clairement être une pause bonne humeur mais avec le temps j’ai remarqué que les comédies Japonaises m’attirent un peu moins car souvent elles sont répétitives -un schéma répété dans chaque épisode- ce qui, au bout d’un moment, peut devenir agaçant. Evidemment il y en a encore de très bonnes ! heureusement… Mais en Jdramas je me tourne aussi pas mal vers les dramas posés, les « tranches de vie » car j’aime leur ambiance tranquille et douce-amère :)

    …encore désolée pour mon commentaire sur le classement Jdramas…

    • No problem-o ~
      J’adore les longs commentaires de toute façon x)
      Oui c’est vrai que les comédies (et les romances) ont tendance à être un peu répétitives, mais comme je n’en regarde pas beaucoup, pour l’instant, je ne sens pas d’overdose. En « grandissant » cela dit, je me tourne également plus vers les tranches de vie parce qu’en effet, cette atmosphère posée, adulte, légèrement mélancolique, me séduit beaucoup.

      • Par contre, autant je trouve les J-comédies répétitives, autant je trouve les J-romances moins répétitives… par rapport aux romances Coréennes, je trouve que les romances Japonaises se répètent moins. Même si évidemment on retrouve certains clichés…parce qu’il faut bien… -et puis bon, il y a des clichés que j’aime bien moi aussi ^^- Mais comme tu en regardes moins…comme tu dis.
        Pour les Jdramas que tu vas voir à partir de maintenant, j’espère qu’on aura droit à d’autres articles :)

  3. Hello ! J’avais regardé les premiers épisodes de My Boss My Hero avec beaucoup d’amusement malheureusement l’ennui a pris le relais. Peut-être que je l’ai regardé au mauvais moment. Je suivrai avec plaisir tes récaps pour avoir ton avis sur cette série ! C’est toujours un plaisir de lire tes articles, je redécouvre parfois des choses que j’avais oubliées, ou bien un autre point de vue qui m’amène à me questionner sur ma propre perception…
    En revanche, je rejoins l’avis de Mila! IWGP est un drama incontournable et véritablement un ovni! Je le conseille généralement à tous ceux qui ne sont pas forcément habitués à l’univers « cartoonesque » des J-dramas parce qu’il est complètement hors-norme et du fait de son originalité, malgré ses 12 ans, il n’a pas pris une ride… Je ne sais pas si tu aimes bien Yamapi, mais il y joue un rôle… C’est mignon de le voir tout jeunot :)
    Le drama Zeni Geba est hallucinant… Je n’ai pas lu le manga mais en tout cas l’histoire m’a retournée. J’ai mis beaucoup de temps à m’en remettre, et même après des années, j’ai encore parfois des scènes qui reviennent me hanter quand je me retrouve confrontée, dans la vie de tous les jours, aux problématiques soulevées par ce drama. Je ne sais pas si Mila a vécu la chose aussi intensément, mais tous ceux qui l’ont vu ont, semble-t-il, tous été touchés. L’acteur principal dont j’ai oublié le nom, jouait le héros de Death Note…

    • Hello!
      Je suis toujours contente de te lire! Mes récaps de My Boss, My Hero arriveront au compte-goutte je pense, mais on dit bien « lentement mais sûrement » hein! x)
      Bon alors IWGP est définitivement mon prochain drama (j’hésitais avec Kisarazu Cat’s Eyes) puisque toutes les deux êtes si enthousiastes à son propos (et vous n’êtes pas les seules, j’ai lu beaucoup d’autres critiques élogieuses sur ce drama)!
      Et Zeni Geba a l’air vraiment intéressant aussi. Il semble prendre aux tripes, et se trouver bien loin de la débilité de My Boss, My Hero. Et ma foi, un peu de sérieux de temps en temps, ça peut faire du bien. Du coup…sur ma liste aussi! (argh, mais ça commence à faire beaucoup tout ça, sans compter les nouveautés estivales!)
      Merci pour tes suggestions qui vont me permettre de me cultiver un peu plus (et mieux ^^)!
      Au plaisir!

    • Histoire de répondre, oh si, Zeni Geba je l’ai vécu à fond et Matsuyama Kenichi était impressionant. C’est la fin surtout qui me reste. Cette dernière image… me fait toujours peur. MatsuKen est juste énorme dans ce drama et après cela impossible d’oublier le rôle! Donc oui Lotiana, je te comprends tout à fait!

  4. je me rappelle de ce drama un pur régal je n’ai jamais autant ri devant un drama, pourtant il ne me disait rien au départ mais après le 1er épisode j’étais fane. C’est également le 1er drama pour lequel j’ai pleuré de joie >.< oui je t'assure, après je ne sais pas si l'épisode final te fera le mm effet qu'à moi ou si je suis simplement trop sensible, mais ce dernier épisode était juste méga émouvant ^^ enfin quand t'y seras tu comprendras

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