Ghost – Episodes 5/6 : When Night is Blind

Super-Hacker Ki Young à la rescousse ! Le coup des centrales nucléaires c’était un peu too much mais sinon ces épisodes étaient hautement satisfaisants. Et la présence de Daniel Choi et Um Ki Joon vient compenser la fadeur de M. Poseur et de Miss Brainwashed.

Récap rapide

Nous en étions restés à la réunion d’urgence à Se Kang et Ki Young discute de la question du système de sécurité de l’entreprise. Les associés font confiance à l’agence qu’ils ont recruté pour empêcher toutes les possibilités de hacking, mais il soulève un autre point : les hommes de l’entreprise eux-mêmes, moins fiables que les machines. Il leur explique les diverses possibilités dont un hacker dispose pour bloquer leur système informatique malgré toutes les protections mises en place. Mais quand on lui demande son opinion sincère sur les risques, il émet des doutes sur la volonté réelle de leur ennemi : ça ressemble plus à un gros coup de bluff. Hyun Min aka Phantom décide de suivre son avis, et le système fonctionne sans problème (je suis un peu perdue : avait-il reculé sa décision à cette entrevue ? Est-ce qu’il avait prévu de pouvoir programmer à distance le virus ? A-t-il d’autres alliés dans l’entreprise qui pouvaient agir à sa place ? Est-ce qu’il bluffait complètement ?). Ki Young est soulagé mais c’est de courte durée, Hyun Min vient le voir immédiatement et lui fait remarquer qu’il ne semble pas se souvenir de lui. Oups, ça sent mauvais pour la suite.

Dans son bureau, le Phantom se remémore sa dernière entrevue avec Woo Hyun (le cliffhanger du pilote). Il a tué Shin Hyo Jeong pour l’empêcher de divulguer ce qu’elle savait sur le fameux fichier mystérieux, probablement cette vidéo qui montre Woo Hyun et Hyun Min (de dos) assister à la mort d’un homme visiblement par empoisonnement.

Kang Mi et Ki Young réalisent que l’un des membres de Dae Yong, le gang de hackers Hong-Kongais qui a menacé Se Kang connaît l’homme qui voulait tuer Woo Hyun à l’hôpital. Grâce à une piste inattendue (une sextape populaire utilisée comme véhicule d’un virus) et en fouillant dans la mémoire des ordinateurs des PC Bang d’où travaillent les employés du gang ils parviennent à remonter jusqu’aux dirigeants. Ils découvrent que l’affaire Se Kang Securities n’est pas terminée. La première attaque était un test, la menace de la seconde du pur bluff pour faire croire que le danger et passé (et Hyun Min a bien pensé son coup : quelle que soit sa décision le résultat aurait été le même) et la suivante va bientôt frapper.

Dae Yong commence par faire diversion en attaquant le système informatique de plusieurs banques, avant de  lancer un virus Stuxnet via une clé USB dans le programme de contrôle des centrales électriques. Sur le point d’intervenir, Ki Young est arrêté par Mad Cow qui a trouvé plus important de mener une enquête parallèle sur ses agissements, et qui a compris sa véritable identité.

Après avoir réalisé la gravité de la situation, Mad Cow accepte enfin de mener notre héros à la centrale, et ce dernier tente de contre-hacker en renvoyant les virus de Dae Yong. Il localise le PC Bang où ils ont pris leurs quartiers et Kang Mi s’y rend sur le champ. Les attaques sont sur le point de causer des dégâts démesurés, mais Kang Mi arrive sur les lieux à temps et coupe l’électricité du bâtiment (encore une fois, c’est le jeu de l’arroseur arrosé : ceux qui coupent l’électricité se retrouvent à leur tour sans énergie). Ki Young parvient à contrer la dernière attaque destructrice, mais il le fait au prix de sa liberté : le programme de secours qu’il introduit contient la lettre « H » avec laquelle il avait l’habitude de signer ses actes.

Les supérieurs de Mad Cow sont dubitatifs sur ses doutes sur l’identité de Ki Young/Woo Hyun, mais il a un argument de choc : son équipe a réussi à trouver le mot de passe du portable d’Hadès. C’est le nom de la toute première team contre la cyber-criminalité, forgée en 1997. Mais Ki Young a un moyen de défense : il sait que Woo Hyun a utilisé les mêmes mots de passe que lui. Il admet qu’il s’est servi du portable d’Hadès mais il réussit à créer suffisamment de confusion pour brouiller les doutes sur son identité. De son côté Seung Yoon en apprend plus sur son passé avec Woo Hyun. Ils ont fait leurs études ensemble, et ont travaillé sur des virus célèbres (bug de l’an 2000…). Nous avons droit à un flashback spécial bromance entre So Ji Sub et Daniel Choi (yay !). Le comité disciplinaire gobe sa démonstration (ouf) au grand damn de Mad Cow, et pour couronner le tout le big boss vient féliciter Woo Hyun/Ki Young et lui proposer une décoration pour avoir sauvé le système électrique.

Il reste une question en suspens : pourquoi Ki Young, promis à une brillante carrière, a décidé de tout plaquer en 1999 ? Pas de réponse pour l’instant. Nous apprenons que Se Kang Securities ressort renforcé des attaques et s’allie avec Safe Tech, autre entreprise de sécurité informatique. Le patron, notre Phantom, visite une tombe et passe en revue ses grands principes : jeter les gens inutiles, ne jamais baisser sa garde, ne faire confiance à personne. C’est la tombe d’un certain Jo Kyung Moon, sans doute son père, mort en…1999. Oho. A Safe Tech il rejoint son partenaire (l’assassin de l’hôpital) infiltré dans l’entreprise, qui l’informe sur la récente enquête sur l’identité de Woo Hyun/Ki Young.

Et nous apprenons enfin pourquoi Ki Young est passé du côté obscur de la force. Dans sa jeunesse il avait envoyé un virus espion au père de son ami, grand officier, pour avoir un aperçu des fichiers confidentiels de la police. Il avait découvert que Kim Suk Joon était alors sur la trace d’une affaire juteuse de corruption en rapport avec l’entreprise Se Kang, mais avait été immédiatement arrêté pour espionnage informatique. Il a une entrevue avec le père de Woo Hyun et comprend que cette histoire de corruption est un coup monté qui vise à déplacer la culpabilité d’hommes politiques haut placés sur une victime innocente (Se Kang ? Le père de Hyun Min ?). Devant la couardise de l’officier il décide de quitter la police et de révéler la vérité avec ses propres méthodes. C’est après ça qu’il a quitté Woo Hyun, laissant son ami poursuivre un parcours classique.

Kang Mi ramène Ki Young chez lui (enfin…chez Woo Hyun), et surprise surprise ! Une jolie journaliste s’est invitée, et elle a les clefs de l’appartement. Elle fait comme si elle était son amante, mais lorsqu’elle appelle Hyun Min nous réalisons qu’elle a bluffé pour voir si celui qu’elle croit être Woo Hyun se souvient d’elle. De toute évidence, ce n’est pas le cas et Hyun Min commence à avoir de sérieux doutes sur son identité réelle.

Commentaires

Mina

Moins de Lee Yeon Hee ! On ne l’a quasiment pas vue, et franchement moins elle a de scènes à jouer plus la qualité de l’ensemble remonte. Elle ne m’a pas fait tiquer au cours de ces deux épisodes, mais elle reste désespérément insipide. J’ai beaucoup aimé les petits aperçus du passé de Woo Hyun et Ki Young (ils pourraient tourner une préquelle entière sur ces deux-là) avec d’un côté le vrai Woo Hyun déjà sage et strict et de l’autre notre héros plus intéressé par la création de nouveaux virus que le travail de flic conventionnel. C’est amusant de voir que le plus rigide a choisit de tremper dans les affaires louches de la police tandis que le débrouillard avec un penchant pour le hacking a eu une réaction aussi violente à la corruption. En parlant de cette histoire je n’ai pas compris immédiatement qui avait fait quoi et j’ai dû revenir plusieurs fois dessus. Ça m’a permis de commencer à apercevoir le schéma des évènements de 1999 et leur lien avec Hyun Min. Des choses m’ échappent encore dans son plan de revanche, et surtout qu’est-ce que Woo Hyun et la journaliste viennent faire là-dedans ? Je suis impatiente d’en savoir plus.

D’autre part j’apprécie énormément que la scénariste ait décidé de faire dépendre les petites enquêtes de l’intrigue principale. Le danger en lançant une grande enquête qui concerne les personnages principaux personnellement c’est de ne pas avoir assez de matière pour tenir sur le long terme et d’avoir à insérer entre deux des petites affaires sans lien avec le reste, souvent inégales. Homicide l’année dernière avait paradoxalement une enquête principale très faible et des enquêtes secondaires beaucoup plus intéressantes, mais au final le drama était beaucoup trop bancal et n’a jamais réussi à trouver son identité entre le cop show « enquête de la semaine » et le drame policier qui formait la toile de fond. Sign avait très bien réussi à marier les deux et Ghost va un peu plus loin en réussissant un combo entre le Revenge Thriller et le cop show filler-esque. Je ne sais pas si ça tiendra pour les 14 épisodes restant mais pour le moment c’est clair qu’ils savent où ils vont.

Kaa


L’épisode 5 a mis du temps avant de décoller mais comme d’habitude, Ghost se rattrape avec un cliffhanger très efficace. On se demande pour combien de temps encore Ki Young pourra cacher son identité aux autres dans la mesure où Mad Cow sait qui il est, il manque juste de preuves nécessaires, et même Seung Yeon commence à avoir de sérieux doutes. Si elle et Mad Cow s’y mettent, je ne donne pas longtemps avant que le pot-aux-roses soit découvert. Autant cet aspect du scénario est passionnante (le chasseur/le chassé) autant je ne peux pas contenir ma frustration en ce qui concerne Mad Cow. Son obstination à vouloir absolument coincer Woo Hyun/Ki Young est tellement tenace que cela dépasse le cadre purement professionnel. On ne sait pas exactement ce qu’il a, personnellement, contre lui, mais oui, on sent qu’il ne l’aime pas. Son personnage est d’autant plus frustrant qu’il semble seulement se soucier de cette arrestation : le reste (genre : son boulot de flic) passe au second plan, et lorsque la vie du monde entier dépend des mains de Ki Young, il ne trouve rien de mieux que de le menottes. Gah.

Mais Ki Young a plus d’un tour dans son sac et j’aime de plus en plus ce personnage. Les flashbacks étaient bienvenus dans l’épisode car finalement, tout autant que Woo Hyun, Ki Young reste pour nous un mystère alors qu’il est le personnage principal (il faut le faire quand même!). J’aime beaucoup que l’on parte à la découverte de ces deux personnages, et non pas seulement de celui qui a disparu (et la bouille de Daniel Choi ne peut qu’être un plus). J’ai apprécié aussi le fait qu’on développe plus la bromance entre Ki Young et Woo Hyun : j’avoue avoir eu un grand sourire sur les lèvres pendant ces scènes. Cela dit, ce sourire de sincère attendrissement s’est mué en un gigantesque fou-rire lors de leurs adieux déchirants sous la pluie. Je sais que c’était une scène dramatique et que je n’aurais certainement pas dû rire comme je l’ai fait, mais je sais pas, la pluie, les corps trempés, les larmes de So Ji Sub, tout ça m’a donné l’impression d’assister à une rupture amoureuse. Sur une note plus sérieuse, il reste à voir ce que le Fantôme nous réserve. C’est très rare de commencer un drama policier et de connaître tout de suite le coupable, et ça m’intrigue beaucoup. Jusque là, je trouve Eom Ki Joon relativement sous-exploité, mais ce n’est que le début. Je suis sûre que lorsque le personnage se développera un peu plus, il sera beaucoup plus fascinant!

Pour conclure, Ghost est très prenant et l’épisode 6 m’a totalement engloutie dans son rythme et son ambiance. Malgré l’ost du Fantôme de l’Opéra qui commence à sérieusement me taper sur les nerfs, je trouve la réalisation très efficace et le scénario est suffisamment solide pour que j’en vienne à faire abstraction du jeu des acteurs principaux (que je continue à trouver médiocre si vous voulez mon avis), ce qui est tout de même rare. Je suis très contente d’avoir persévéré car Ghost se révèle être une excellente surprise.

« The Phantom of the Opera » est en train de devenir le « Almost Paradise » de 2012. La première fois on est intrigué, au bout de la cinquième fois on est exaspéré, au-delà ça devient comique et on est incapable de penser au drama sans penser à la chanson. A la fin de Boys Before Flowers j’avais atteint un stade où j’attendais le morceau de T-Max et je chantais avec. Alors bientôt je serais probablement devant mon écran jeudi soir à chanter « The Phaaaaatooom of the Opera is Theeeeeeere….INSIDE MY MIND ». Aaah, les années 80.

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