Acchi Kocchi – Un chat, des lunettes et un péché mignon

Ça doit faire des années que je n’ai pas replongé le nez dans les nouveautés dans la catégorie anime tant mon obsession pour les dramas ont pris le pas sur mon obsession première qu’étaient les mangas et les animes. Mais bizarrement, en plein de milieu de cette flopée de dramas que je regarde en ce moment, j’ai soudainement eu envie de voir autre chose. Quelque chose de différent. Et j’ai donc jeté un petit coup d’oeil sur les sorties de ce printemps. Le synopsis d’Acchi Kocchi me semblait absolument fade et quelconque et en voyant quelques screenshots par-ci par-là, le chara-design ne semblait pas être pour moi. J’ai donc lancé le premier épisode, plus par hasard que par réelle curiosité. Honnêtement, je pensais que je n’allais pas aimer. Et honnêtement? J’ai adoré

Les raisons pour lesquelles je trouve cet anime sans prétention si adorable restent encore un peu obscures. C’est très bizarre en fait que j’aime cet univers si rose, si « cute », si « moe », et avouons-le, si stupidement comique. Je ne sais pas si les derniers dramas que j’ai vu m’ont fait quelque chose en particulier, mais je pense qu’en temps normal, j’aurais soupiré d’ennui et d’agacement devant Acchi Kocchi. Le fait est que rien de tel ne s’est produit et que dès les premières minutes, j’ai été charmée. Et que 6 épisodes plus tard, je regarde l’anime avec toujours autant de plaisir.

  

Résumer les épisodes ou vous donner une idée du synopsis ne sert strictement à rien. Tout simplement parce que, en gros, Acchi Kocchi ne parle de rien. Mais vraiment, de rien. Il n’y a aucun scénario. On suit juste pendant 25 minutes les pérégrinations et aventures d’une bande de cinq amis : deux garçons, trois filles. Si on cherche absolument à trouver un fil conducteur, on lit sur différents sites que les deux personnages principaux sont Io, décrit comme asocial, et Tsumiki, décrite comme étant une tsundere. Et avec ces descriptifs, je dois dire que je n’étais pas très emballée car ce n’est pas comme si les couples tsundere/garçon tranquille étaient si originaux que ça. Donc en voir encore un ne me semblait pas trépidant.

  

Oui mais voilà, le descriptif est très trompeur. Io n’est peut être pas très bavard ou réactif mais ça ne fait pas de lui un asocial pour autant (ou alors on n’a pas la même définition de ce terme-là) puisqu’il est constamment avec ses quatre amis. De la même manière Tsumiki est loin (très loin) d’être la tsundere habituelle à la Taiga, Shana ou encore Louise Françoise (de Zero Tsukaima). Celle-ci réinvente à elle seule le terme « cute », parce que je vous jure qu’elle est absolument adorable. Pas possible de ne pas tomber sous son charme. Elle est tsundere dans le sens où elle est timide et qu’elle ne montre pas ses véritables sentiments, mais son côté violent n’est pas trop exacerbé et surtout, elle ne passe pas son temps à crier sur tout le monde. C’est une tsundere calme, et on la voit souvent avec des oreilles de chat parce que oui, si Tsumiki était un chaton, on adorerait lui faire des caresses.

   

Mais Io n’est pas en reste. Pas du tout. Si Tsumiki me donne un comportement bizarre (genre sourire béatement juste parce qu’elle rougit. Oui je sais, je suis grave.), Io pourrait provoquer un réel saignement de nez chez moi. Il est juste parfait. Oui, comme Bung Do. En japonais. Et en animé.

Je dois admettre que la série ne plaira pas à tout le monde, d’abord à cause de l’absence intersidérale de ce qui pourrait ressembler à une intrigue, et ensuite parce que l’humour est plutôt particulier. Il faut accrocher, parce que sinon, on regardera le premier épisode en soulevant légèrement le sourcil droit (ou gauche tout dépend) en se demandant : « Mais pourquoi je regarde ça au juste? Kaa a vraiment des goûts de merde… » Ce n’est pas un humour naissant de l’hystérie des personnages ou un sens du comique survolté. En fait, tout est très calme, et le rire naît de cette atmosphère justement pince-sans-rire, où les situations plus débiles les unes que les autres se passent et qu’il y a toujours un des personnages qui le remarque de façon stoïque (en général Io ou Tsumiki).

C’est étonnant la palette de gags que nous offre Acchi Kocchi : parfois ce sont des jeux de mots, parfois ce sont des situations qu’on voit arriver gros comme une maison, parfois c’est franchement crétin et parfois, ça peut également se révéler beaucoup plus subtil que prévu (et quand ces moments arrivent, on en est tout déstabilisé vu qu’on nous avait plutôt habitué à la débilité). Ça m’a légèrement rappelé Arakawa under the Bridge bien qu’Acchi Kocchi n’ait rien à voir avec le drama dans la mesure où il est beaucoup moins versé par l’absurde. Cependant, il y a quelque chose, dans l’ambiance, dans le côté désabusé de Io et Tsumiki, et dans la réaction du spectateur : soit on est totalement perplexe devant Acchi Kocchi, soit on rentre tout de suite dans le délire.

  

Les personnages qui sont présentés comme étant le plus gros facteur de rires immédiats, ce sont les trois amis Mayoi, Sakaki et Hime. Mayoi est la plus cinglée/hystérique, Hime est la plus maladroite et Sakaki est…le plus inutile? Non, j’aime bien ce personnage, seulement, il n’a rien de spécifique et si parfois il m’a fait rire, je ne le trouve pas si drôle que ça. En ce qui concerne Mayoi, c’est sans doute le personnage qui divise le plus : il est adoré par certains, abhorré par les autres. Pour ma part, c’est kif-kif. Autant sa folie peut mener à des gags vraiment efficaces, autant des fois j’aimerais qu’elle passe en mode « muet » tellement elle est gavante. Hime est un personne beaucoup plus effacée et en retrait, mais son duo avec Mayoi est super dynamique et marche très bien!

  

Du point de vue de la réalisation, je ne sais pas trop quoi en penser. Je trouve que le découpage « Partie A »/ »Partie B » sert relativement bien l’animé au sens où il lui confère un aspect très décousu : on a plus l’impression d’assister à des sketchs successifs qu’à une réelle intrigue – ce que fondamentalement Acchi Kocchi est. Seulement, parfois je trouve qu’il s’appuie un peu trop sur ça. Par conséquent, cela pourrait donner l’impression d’être plus négligé que consciemment déstructuré. 

Verdict : B+ Objectivement, je ne pense pas que cet animé mérite cette note aussi haute. Oui mais voilà, subjectivement, j’ai totalement succombé à sa mignonnitude. Je reconnais que le rythme peut réellement rebuter et que la qualité des épisodes est très aléatoire. Autant parfois j’ai été morte de rire, autant il y a des moments d’ennuis mortels, justement parce qu’il ne se passe rien et que les blagues ne sont pas toutes efficaces. J’apprécie peut être Acchi Kocchi plus que je ne le devrais, mais pour moi, c’est une parenthèse animée très relaxante tant elle a d’innocence en elle. Je suis fan de Tsumiki et d’Io (et du couple qu’ils forment) et je dois avouer que je ne regarde cette série que pour ces deux là. Si parmi la tumulte des dramas de Juin il vous reste encore du temps vide à combler, Acchi Kocchi peut se révéler être un moyen merveilleusement efficace de perdre votre temps si précieux, ou de procrastiner dans les meilleures règles de l’art.

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