I Do I Do – Episode 3 : Doo Bi Doo Bi Doo Wah !

C’est moi (Mina) qui prend le relais pour les récaps d’ I Do I Do cette semaine !

C’était un solide épisode, qui s’attache à construire les relations de fond des personnages avec leur entourage. Le drama marie toujours aussi bien un humour pétillant, des joutes verbales pimentées, tout en insérant quelques moments plus tendres notamment avec les parents. Ce n’est pas encore idéal, j’ai noté des petits problèmes de rythme (notamment des scènes un peu longuettes) que j’avais déjà remarqué dès le pilote mais c’est un drama qui prend son temps, qui laisse ses personnages respirer. Une agréable parenthèse entre la tension de Ghost et de Bridal Mask.

Le troisième épisode s’ouvre avec la cérémonie qui célèbre la victoire de Tae Kang, obtenue ironiquement grâce à l’intervention de Ji An. Elle n’est pas enchantée de revoir Mr. One-Night Stand de retour dans sa vie. Les deux ennemis font un superbe sourire forcé devant la caméra, se maudissant déjà intérieurement. Pendant que le jeune homme entasse le plus possible d’aliments du buffet sur son assiette, Ji An lui glisse pleine de mépris qu’il peut écrire un livre maintenant, «  Comment j’ai réussi facilement en fraudant ». Tae Kang lui fait remarquer qu’ils feraient mieux de rester en bons termes puisqu’ils vont être amenés à se rencontrer souvent. Oups, elle pensait qu’il n’était là que pour les 30 millions de Won, et ne s’attendait pas à ce qu’il passe un entretien d’embauche. Elle renverse tout à fait intentionnellement un verre d’eau sur sa veste et l’embarque pour une petite mise au point.

Ji An essaye de le dissuader d’aller à l’entretien, et Tae Kang lui demande pourquoi elle s’acharne ainsi sur lui. Est-ce que la nuit qu’ils ont passée ensemble la perturbe à ce point ? Ji An déstabilisée s’attaque à lui, mais il lui attrape les mains et la maintient près de lui pour un tête-à-tête forcé électrique. Tae Kang lui demande d’être honnête, et lui demande si cette nuit ne voulais vraiment, absolument rien dire pour elle. Elle est troublée, mais elle termine l’entrevue par un coup de genoux bien placé. « C’est ma réponse ». Ouch.

La suite ressemble à un film d’horreur pour Ji An. Tae Kang la suit dans la salle principale et hurle devant une salle médusée « NOONA » ! Aïe. « Est-ce que c’est vraiment finit entre nous ? Je sais que je ne suis pas à la hauteur pour toi, (dit-il en se tenant pitoyablement les bords du pantalon au niveau de l’entrejambe, haha) je ne me mettrai plus en travers de ton chemin. S’il te plaît…soit heureuse. » Et il lui glisse quelque chose dans les mains. HA. Ji An reste stupidement figée la bouche ouverte pendant que Tae Kang termine sa prestation digne des plus grands acteurs en versant une larme. Il quitte les lieux, le sourire de la victoire aux lèvres. Ji An ouvre la main et…c’est un bouton de sa propre chemise, qu’il a dû arracher tout à l’heure. Le coquin.

Nous passons à une scène plus formelle avec Na Ri qui vient saluer la première femme de son père, accompagnée de son oncle. La jeune femme fait l’innocente tente de l’amadouer lorsque cette dernière lui fait clairement comprendre qu’elle souhaite que Ji An garde les rênes du management. Na Ri retourne à la boîte furieuse et son secrétaire la renseigne sur le gagnant de la cérémonie qui passe son entretien d’embauche aujourd’hui.  Je sens une manigance.

Une autre femme rumine dans son bureau : Ji An, qui a du mal à se remettre du pied de nez de Tae Kang. Elle se rend à son entretien, bien décidée à ne pas laisser entrer cet énergumène sur son lieu de travail. Tae Kang a déjà préparé son attaque et commence par affirmer qu’elle est la personne qu’il admire le plus (bien joué). Il a lu et apprécié son livre, en particulier la phrase « une opportunité devrait être offerte à tous sans tenir compte des diplômes et de l’expérience, afin d’employer des personnes créatives ». C’est un petit clin d’œil acide à Ji An qui lui avait affirmé dans son bureau que malgré ce que l’entreprise clame, diplômes et expérience sont indispensables. L’oncle de Na Ri qui l’interroge est interloqué quand le jeune homme lui apprend qu’il a arrêté ses études après le lycée. Ji An en profite pour le bombarder de questions sur les chaussures et la mode. Elle l’achève avec une remarque bien sentie sur les imitations.

Lorsque le jury discute des entretiens, Na Ri décide de venir ajouter son grain de sel et propose Tae Kang aux autres, utilisant l’argument de la fraîcheur et de l’authenticité contre la banalité des autres dossiers plus conventionnels. Elle achève son adversaire en lui rappelant que c’est elle qui a choisi de sélectionner la chaussure présentée par Tae Kang, un designer « dramatique et déterminé » selon ses propres mots. Tonton décide d’aller dans le sens de Na Ri, au grand désarroi de notre héroïne.

Les deux ennemies ont un petit face-à-face à l’extérieur et Na Ri continue sa technique « aller dans le sens du poil de la bête » pour se mettre Ji An dans la poche et entretenir son image de gentille fille.  Notre héroïne peu impressionnée lui raconte une histoire de sa jeunesse : à 21 ans son père l’a jeté de la maison parce qu’elle avait commencé à travailler comme ouvrière pour fabriquer des chaussures. Elle avait été aidée par une femme plus âgée qu’elle, mais elle a réalisé ensuite après que cette femme l’avait approchée uniquement dans une stratégie de pur marketing. « C’est là que je me suis rendue compte que malgré tous les pistons, rien ne s’obtient gratuitement ». Sous-entendu : j’ai compris que ton attitude est intéressée, je ne veux rien avoir à te donner en échange. Elle rembourse les tickets de SPA que Ji An lui avait offert, et lui conseille de rester à sa place de subordonnée.

A la buvette de Choong Baek, Tae Kang et son père célèbrent sa victoire et son embauche. Choong Baek fait une gaffe en affirmant que le jeune homme a été retenu par chance (ce qui est…plus ou moins vrai), ce qui lui vaut un regard outré assez hilarant de la part du père et du fils. Complètement ronds, ils prennent la route de leur ancienne maison vendue par Tae Kang et s’attendrissent sur leur passé. Ils rentrent au Jimjilbang en chantant.

Tae Kang se réveille en sursaut le lendemain, et réalise qu’il va être en retard pour son premier jour de travail. Il se précipite sans prendre le temps de manger le petit-déjeuner qu’essaie de lui proposer son père, tout ému de voir son grand garçon enfin partir de bon pied dans la vie. L’euphorie de Tae Kang est de courte durée quand il tombe sur Ji An dans l’ascenseur. Les autres employés placent quelques compliments mais Ji An répond sèchement en exigeant des rapports déjà en retard. Lorsqu’elle sort, ils discutent des dernières rumeurs : le nouvel employé serait un homme qu’elle a pris et jeté, et Ji An l’aurait sélectionné pour cette raison. Une seule jeune employée (la seule qui est loyale et qui ne ment pas à sa supérieure) prend sa défense. Apparemment ce n’est pas la première méchanceté que les employés font courir sur elle, et ella a eu droit à tout, des rumeurs sur son orientation sexuelle à celles de savoir avec qui elle couchait pour se maintenir à son poste. Charmant.

Les pestes médisantes indiquent à Tae Kang la place de Ji An lorsqu’il veut s’assoir à la table de réunion. La patronne agacée l’envoie chercher de l’eau, déjà décidée à en faire le larbin et n’ayant aucune intention de le reconnaître en tant que membre de son équipe. Tae Kang encaisse et appelle son père à l’aide lorsqu’il est chargé de faire un inventaire, afin de pouvoir distinguer les chaussures les unes des autres. Il est réprimandé par un collègue et affronte ensuite Ji An, qui lui prédit un mois de survie maximum dans l’entreprise. Elle pense ne même pas avoir à l’éjecter personnellement. « Pourquoi je tuerais une mouche avec mes mains ? C’est dégoûtant. Même si je ne m’en occupe pas, d’autres le feront à ma place. » Tae Kang lui répond que si elle le prend comme ça, il sera sa mouche personnelle et restera collé à elle (j’aime son sens de la répartie). Leur petite joute verbale est interrompue par les douleurs de Ji An (bébé se manifeste ?), mais elle repousse un Tae Kang inquiet de son état.

Ji An se réfugie dans son bureau, où elle est surprise par un coup de téléphone d’une agence d’organisation de mariage qui se présente pour l’aider. Abasourdie, elle appelle aussitôt M. Fils à môman (Eun Song) pour lui demander des explications. Le médecin ravi d’avoir attiré son attention lui raccroche au nez (imitant la réaction de Ji An dans l’épisode précédent). Ji An se précipite à l’hôpital prête à mordre, et l’impertinent a déjà une parade : il utilise la confusion des parents (crée par lui d’ailleurs) comme alibi. Ji An ne rentre pas dans le jeu et décide d’aller s’occuper elle-même du malentendu. Eun Song ne s’avoue pas vaincu et monte dans la voiture avec elle.

Au karaoke où les employés de Jinny Kim passent la soirée, Tae Kang est encore exclu. Il se réfugie dans les toilettes et surprend Na Ri en train de téléphoner à son père. Visiblement ce dernier ne s’occupe pas beaucoup d’elle (le genre à lui offrir de l’argent et un poste au lieu de sa présence). Tae Kang rebrousse chemin en se disant qu’il n’est pas le seul à avoir des problèmes dans cette boîte. Il est accosté par un employé plus anciens, qui tient à lui donner des conseils (It’s a trap !)

Une autre est en train de se faire emberlificoter : Ji An arrive chez ses parents qui la reçoivent avec Eun Song comme de futurs époux. Elle se rend rapidement compte qu’il s’est jouée d’elle et lui lance des regards assassins. Son nouveau « fiancé » en profite pour lui sortir son jeu d’amoureux transi (que je pense sincère). Les parents et leurs invités leur demande une chanson et Eun Song entraîne sa « promise ». Il y a quelque chose d’hilarant dans l’attitude de Kim Sun Ah qui chante « Doo Bi Doo Bi Doo » avec un air exaspéré. Plus tard, Ji An voit à quel point son père est heureux avec ce nouveau beau-fils inespéré et se rappelle des instants heureux de son enfance avec lui.

Elle a une petite conversation sincère avec Eun Song et lui demande comment il arrive à faire rire les gens comme il le fait avec ses parents et les invités. « J’étais comme ça aussi, avant », dit-elle. Mais l’argent et les présents qu’elle leur apporte ne les font plus sourire comme avant. Eun Song lui répond par du bon sens : il n’arrive plus lui non plus à faire sourire son propre père comme ça, c’est facile avec des étrangers mais difficile avec la famille.

Au karaoke, Tae Kang continue de discuter avec son collègue. Les autres se moquent d’eux : apparemment cet homme n’a pas changé de poste des 15 ans. Et ce dernier lui a bien tendu un piège puisque notre héros se dirige droit vers Na Ri pour lui conseiller…de s’attirer les bonne grâces de la fille du directeur, Yeom Na Ri. Il prend une autre collègue qui monte sur scène pour chanter pour Na Ri, et embarque la vraie Na Ri dans une espèce de dans endiablée où il tourne autour de la pauvre jeune femme interloquée. Il se confond en excuse lorsqu’il réalise son erreur, mais Na Ri est plus amusée qu’en colère.

Sur le chemin du retour Eun Song et Ji An s’apprêtent à se séparer, mais cette dernière semble charmée par le médecin et l’autorise à maintenir la mascarade auprès de ses parents. Il peut même l’appeler et sortir avec elle, et elle voit ça comme une alliance pour éviter de confronter leurs parents. Avant qu’elle ait le temps de dire quoi que ce soit de plus, Eun Song lui plante un baiser sur la joue…

Commentaire

Cet épisode était une succession de revanches, et tout le monde apprend à encaisser les conséquences de ses actes. Ça commence avec Ji An qui prend en pleine figure la scène qui lui joue Tae Kang en public (conséquences : Na Ri utilise ce point faible à son avantage et les rumeurs se déchainent), puis Na Ri se fait remettre à sa place par la femme du directeur et sa patronne qui lui font comprendre que tout ne va pas lui arriver tout cuit dans le bec et qu’elle ferait mieux de mesurer son attitude conquérante, ensuite Tae Kang réalise que les rumeurs qu’il a lui-même contribué à former lui nuisent plus qu’à sa supérieure (qui l’habitude d’affronter ce genre de coups bas) et enfin Eun Song renvoie la balle à Ji An en lui raccrochant au nez et en la mettant devant le fait accompli. Et c’est très amusant de voir les femmes réagir avec une attitude passive-agressive et les hommes s’en sortir par l’humour.


C’est amusant également de voir le drama renverser la perspective du côté du héros. D’habitude c’est la nouvelle employée qui se fait marcher sur les pieds (je pense à Baby-Faced Beauty) et ici c’est le héros qui en prend pour son grade. Nous avons aussi l’occasion de voir un autre aspect de Na Ri, qui rentre dans la case « fille illégitime ambitieuse et délaissée qui veut prouver quelque chose à ses parents ». Rien qui n’a pas déjà été fait, mais le drama ne nous assomme pas à coups de massue sur la tête avec ça et laisse subsister suffisamment de non-dits pour ne pas enfermer les personnages dans des stéréotypes stériles. De plus, contrairement à la manière dont fonctionnent habituellement les carrés amoureux des Kdramas, les quatre personnages principaux ne font pas dépendre leurs actions entièrement les uns des autres, chacun a ses propres problèmes personnels, ses ambitions, sa vie en parallèle. La réalisation rend bien cet aspect du scénario.


C’est aussi le premier épisode où j’ai pu sentir vraiment ce qu’apporte Lee Jang Woo au drama : toutes ses scènes sont pleines de vie grâce à sa présence, et même si Kim Sun Ah peut porter une partie du drama sur ses épaules, sans lui I Do I Do perd beaucoup de son charme. Je pense que c’est lui qui va faire l’intérêt de la suite de l’intrigue : même si Dr. Fils à môman est quelqu’un de bien, ses scènes m’ont parues beaucoup moins amusantes à récapituler. Et KSA a moins d’alchimie avec lui. Par contre avec LJW, ça fonctionne déjà, no problem. Plus ils font ces têtes « plutôt mourir que d’avoir à interagir avec cette mégère/cet abrutis », plus j’ai envie de les voir ensemble.

Publicités

4 réflexions sur “I Do I Do – Episode 3 : Doo Bi Doo Bi Doo Wah !

  1. J’ai trouvé moi aussi que cet épisode était très solide. La série fait vraiment en sorte de construire petit à petit ses personnages et la lenteur des épisodes leur permettent de se développer doucement, mais sûrement, sans précipitation.
    J’aime beaucoup le fait que le drama n’épargne personne : comme tu l’as dit, tout le monde en prend pour son grade, peu importe leur place dans l’histoire. Ça fait du bien de voir tout le monde traité à la même enseigne.
    Je suis soulagée de voir que Na Ri est moins stéréotypée que je le craignais. Et bien que la rivalité est présente entre elle et Ji An, je ne peux pas m’empêcher de penser que dans le fond, Na Ri admire énormément cette femme qui a réussit d’elle-même et qui aujourd’hui, garde la tête froide en toute circonstance.
    Le personnage d’Eun Seung me fait tripper. Je le trouve adorable, et la scène où Ji An et lui se parlent en toute honnêteté sonnait très juste. L’aspect familial de la série me plaît énormément, tant du côté de Tae Kang que de Ji An.
    Un mot aussi sur les dialogues, que je trouve bien écrits. La répartie de Ji An et de Tae Kang est délicieuse, et lorsque ces deux-là se parlent, ça crée des étincelles. J’ai éclaté de rire pour la mouche dans la scène de l’ascenseur. Mais Ji An gagne encore mon coeur pour cet épisode car sa langue acérée est à toute épreuve. Son échange avec Na Ri était très satisfaisant, et moi je trouve qu’elle a beaucoup d’alchimie avec Park Gun Hyung.
    C’est le genre de drama qui ne te met pas le stress à fond genre « je-veux-savoir-ce-qu’il-se-passe-au-prochain-épisode-sinon-je-vais-mourir », mais il est vraiment agréable à voir.
    Merci pour cette super récap’ =)

    • Oui les dialogues sont vraiment l’une des grandes forces du drama ! En fait il me rappelle énormément la comédie romantique Can’t Lose, c’était aussi mature et réaliste avec des personnages qui ne rentrent pas dans des stéréotypes, des femmes qui ne se laissent pas marcher sur les pieds, un rythme lent et une surtout une intrigue qui évolue en fonction des décisions des personnages et pas en fonction des circonstances. Nous avons besoin de comédies de ce genre à Kdrama-land =)

    • C’est un peu la même atmosphère avec un lieu de travail à partager, des amis loufoques et pas vraiment de rivaux classiques, avec une histoire de divorce. C’était très agréable comme drama, les épisodes centraux sont un peu difficile à passer mais ça vaut vraiment le coup parce que la seconde partie et la fin sont très réussies =)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s