A Gentleman’s Dignity – Dignity, Always Dignity?

 

C’est l’été à K-Dramaland et la nouvelle fournée semble très portée sur le sucre et le rose. A Gentleman’s Dignity ne déroge pas à la règle et offre une romance aux milles clichés que même la dynamique entre les 4 compères ne parvient pas à faire oublier. Mais trêve de bavardages, et passons à la chasse au trésor aux clichés. (NB : Ce qui va suivre va être scandaleusement subjectif, et le sarcasme est totalement gratuit. Vous êtes prévenus.)

ÉPISODE 1

Nous commençons par un enterrement. Glauque. Mais pourquoi pas. Ces gentlemen nous explique qu’ils sont là, non pas pour le mort, mais pour la femme du mort. Ce qui pourrait engendrer des rires par-ci, par-là, mais traitez-moi de collet-monté si vous voulez, moi j’ai pas trouvé ça drôle.

  

Les gars se rattrapent néanmoins dans mon estime en prouvant que cette affirmation n’était pas vraie puisque lorsque le grabuge arrive avec l’autre femme du mort qui présente son petit garçon, ils sont les seuls à payer leur respect et à consoler le pauvre petit qui pleure.

  

Puis on coupe, et on voit nos quatre beaux ajhussis marcher en ligne horizontale dans la rue en mode « on est beaux et on le sait », tandis qu’en voix-off l’un d’eux nous dit : « La quarantaine est un âge où, peu importe les circonstances, on doit calmement maintenir notre dignité ». Ah, parce qu’avant, ce n’était pas grave de ne pas avoir de dignité? Ça se discute.

On coupe une nouvelle fois, et la scène s’ouvre sur Kim Do Jin (Jang Dong Gun) qui parle avec un collègue de choses dont il est absolument pas indispensable d’évoquer ici. Il semblerait néanmoins que notre héros ait la langue bien pendue et plutôt tranchante puisque cette scène se termine par un sourire suffisant, et un soupir de reddition de la part de ce dit-collègue (cliché #1).

  

Il reçoit un appel de quelqu’un avec qui il n’a pas envie de discuter. Mais le ton est très familier. Rien de bien étonnant, puisque c’est son ami, Im Tae San (Kim Su Roo), qui est à l’autre bout de l’appareil.

On coupe. Cette fois, nous avons affaire à une femme : Seo Yi Soo (Kim Ha Neul) qui est dans un magasin de sport. Elle cherche des gants de base-ball, et lorsqu’on lui demande quel type elle cherche, voici sa réponse : « Confortable et qui dure longtemps. Ça doit avoir l’air séduisant quand je les mets, et donner envie à l’autre de me donner la main ». Tout ça avec un sourire d’ingénue (cliché #2). Aouch.

Les gants achetés, la demoiselle est dehors, regardant avec plaisir son achat. Soudain, il se met à pleuvoir. Et elle se réfugie sous la terrasse couverte d’un café. Et vous ne devinerez même pas qui est assis à la fenêtre : Do Jin! ( – Noooon?? – Siiiii…Cliché #3)

Je ne sais pas quand est-ce que le cinéma et la télévision se lasseront de ce cliché de l’amour de ta vie rencontré grâce à la pluie, mais c’est pas encore pour maintenant. Do Jin dessine. Il regarde dehors tomber la pluie, pensant certainement à des choses très profondes. Et, par hasard, ses yeux tombent sur elle. Celle-ci se tourne, comme par hasard, et leurs regards se croisent. Cliché #4. Il ne peut bien sûr pas détacher ses yeux d’elle, à tel point qu’une autre femme est obligée de les lui couvrir.

  

Et lorsqu’elle retire ses mains, la belle a disparu. Tout ce qu’il trouve à dire à la jeune femme avec qui il avait rendez-vous est qu’elle est arrivée trop tôt : « notre rendez-vous était à 15h, ne me parle pas avant ». Geh. Après tout, nous savons toutes et tous que les femmes des K-Dramas ignorent les gentils garçons pour courir après les plus arrogants. Pourquoi ce drama ferait-il exception (cliché #5)?

  

Yi Soo est entrée dans le café et elle reçoit un appel qui visiblement la rend heureuse : c’est Tae San. Oui, le même Tae San. Le monde est petit n’est-ce pas? Celui-ci appelle pour avoir le numéro de son amie, celle qui jouait au golf. Triangle/Carré amoureux? A aime B qui aime C qui aime (?). Cliché #6.

  

Et comme le monde est encore plus petit, il se trouve que c’est le café dans lequel travaille Lee Jung Rok (Lee Jong Hyuk), homme marié mais qui ne peut pas s’empêcher de séduire toutes les jolies (et jeunes) filles qui passent. Un coureur de jupons? Encore un qui va me plaire tiens.

  

Yi Soo va voir son amie, Hong Sae Ra (Yoon Sae Ah), pour lui faire part de l’intérêt que lui porte Tae San. Mais celle-ci est dédaigneuse. En regardant la pluie tomber (attention autre cliché en vu!), Yi Soo dit : « Ah, comme j’aimerais que quelque chose se passe dans ma vie…Quelque chose comme…tomber amoureuse ». Double ARGH. Sérieusement drama, sérieusement ? Cliché #7.

  

Puis, notre héroïne s’en va marcher sous les arbres en fleurs. Le vent en arrache quelques pétales qui volètent un peu partout, et la demoiselle, qui aime beaucoup la nature, regarde avec extase toute la beauté dont elle est témoin en ce moment. Oui, et cui-cui les petits oiseaux, hein. Cliché #8.

On coupe à Do Jin, dans un café, toujours placé près des fenêtres. Dans ses plans, il retrouve une petite esquisse qu’il a faite d’après sa mémoire de cette femme croisée sous la pluie et la regarde avec une affection teintée de nostalgie. Cliché #9.

  

Et à ce moment-là, devinez qui passe par-là? Yi soo! (-Noooon?? – Siiii…) Et est-ce qu’il la voit? Non, bien sûr que non.

La belle s’arrête à un stand de rue, et regarde un livre où on peut voir sur la couverture un homme et une femme relié par un fil rouge. Do Jin arrive à son tour, mais ne la voit pas. Heureusement, il y a quelque chose de très pratique dans ces cas-là : la collision. Cliché #10.

Mais en fait, c’est même pire que ça : au lieu de nous donner à voir une collision suivi d’un ébahissement de la part de l’homme d’avoir retrouvé comme par hasard celle dont il était intéressé, à la place, c’est un bout de sa robe en laine qui se coince magiquement dans la fermeture éclaire du sac de Do Jin.

Celui-ci s’éloigne, tandis que le fil commence lentement à défaire la robe, sans que ni l’un, ni l’autre ne s’en aperçoive. Non, ils n’ont pas fait ça? Hé bien si. Je suis navrée de vous le dire, mais oui, ils l’ont fait. Homme – femme- fil rouge = destinée. Pitié. Cliché #11.

Il finit par s’en apercevoir et le seul moyen qu’il trouve de cacher le derrière de la demoiselle, est de se mettre lui-même derrière elle. D’accord, ce n’est pas cliché. C’est juste déplacé. Geh. Il finit tout de même par dénicher un tissu et le lui mettre autour de la taille. Oui parce que dans ce K-Drama, la femme ne peut rien faire par elle-même.

  

Elle rentre bon gré mal gré chez elle, et ce n’est que lorsqu’elle est en pyjama, avec de la crème sur le visage que l’homme dont elle est amoureuse sonne chez elle, lui causant un embarras monstre (est-ce que ça compte comme un cliché? Non allez, on va dire que non).

Il n’est bien sûr pas là pour elle, mais pour Sae Ra, qui est, soit dit en passant, la colocataire de Yi Soo. Une fois les deux partis, elle regarde avec tristesse les gants qu’elle comptait offrir à Tae San. Cliché #12.

C’est Noël à présent, et la scène s’ouvre sur Yi Soo. On découvre qu’elle est professeure de lycée et qu’elle est très appréciée de ses élèves, et plus particulier de l’un d’entre eux, qui semble être également le plus turbulent de la classe. Ben voyons, tant qu’on y est, autant nous caser une romance dongseng/noona?

  

Tae San n’est pas le seul que Yi Soo connaît de la bande, puisqu’elle va visiter Choi Yoon (Kim Min Jong) dans son bureau d’avocat pour lui apporter un gâteau (de la part d’une de ses étudiantes qui semble avoir le béguin – ou une relation?- pour ce dernier) et une boisson. À la main gauche, elle aperçoit sa bague de fiançailles (ou son anneau de mariage?).

  

Do Jin est dans un bar, et on y retrouve également Tae San, qui s’inquiète de voir sa petite amie seule, les épaules dénudées dans un cercle d’hommes. Oui, il peut s’inquiéter en effet. Il la rejoint et essaie de lui couvrir les épaules, sans succès.

Ils ont ensuite une courte discussion : lui, disant qu’il ne peut pas accepter ce comportement, elle, disant que tous les hommes sont les mêmes (et donc que lui n’est pas mieux qu’un autre). Sur ces mots, il rompt avec elle. Il appelle Jung Rok en lui demandant où il est.

  

« Au paradis ou en enfer » lui répond ce dernier. En face de lui, se trouve sa femme en tenue de mère Noël sexy. Non seulement elle a découvert la nature de ses derniers téléchargements internet mais en plus, elle a retrouvé son alliance dans son tablier de travail. Il essaie de se chercher des excuses, mais sa femme lui ferme la porte de sa chambre au nez.

  

Dans sa chambre, Yi Soo regarde son derrière en commentant qu’il s’agit là d’un derrière bien contentieux. Non. Ce genre de blagues ne m’atteignent pas non plus. En passant l’aspirateur, elle trouve le mascara de Sae Ra et se met en tête de l’essayer.

  

Notre ami architecte travaille dans son bureau et se trouve à court de snack. Il prend un peu d’argent et sort dans la rue, pour se faire aborder par deux jeunes lycéens (les élèves délinquants de Yi Soo). D’une manière ou d’une autre ils se trouvent au poste de police (et pour une raison que l’on ignore, Yoon est également parmi eux). Grâce à son crayon magnétophone, il peut expliquer au policier que c’est lui qui s’est fait agressé le premier. Et un héros narcissique, encore un.

  

Yi Soo se rue au poste de police pendant que ces hommes sortent. Elle dispute ses élèves et décide de les punir en employant la méthode forte : leur faire jouer au base-ball toute la nuit. Je ne sais pas si elle souffre de troubles de la personnalité, toujours est-il qu’entre la prof et la jeune femme, il y a un fossé énorme.

  

Nos hommes battus retrouvent les deux autres, qui se paient ouvertement de leur tête. les deux compères tentent de maintenir leur dignité mais leurs camarades profitent de l’absence de Do Jin pour lui voler son stylo enregistreur : et nous savons enfin ce qu’il s’est vraiment passé et pourquoi Yoo est si embarrassé.

  

On coupe à une scène de base-ball : Tae San se débrouille comme un chef, tandis que Do Jin est une vraie patate. Ha. Pour couronner le tout, l’arbitre ne fait que souligner la différence de talent entre les deux, ce qui irrite notre héros au plus haut point.

À la fin du match, il s’apprête à se disputer avec cet arbitre, mais lorsque celle-ci enlève son casque, il se rend compte que c’est la femme à la robe en laine rouge! Oh. Quelle.Coïncidence. Et si ce cliché ne suffisait pas, il fallait nous rajouter la petite musique jazzy ringarde en bande-sonore pendant que Do Jin regarde avec ébahissement Yi Soo qui joue avec ses cheveux et qui rie à n’en plus finir. Ha. Ha. Ha. Cliché # 13.

  

Il s’avance vers elle plein d’assurance mais elle ne semble pas le reconnaître. D’accord, j’avoue que ce moment est très satisfaisant. Et elle s’en va, mortifiée, parce qu’en l’occurrence, elle le reconnaît. (soupir)

En rentrant du poste de police, Do Jin se fait harceler par Yi Soo qui cherche absolument à trouver un arrangement pour qu’il ne remplisse pas de plainte contre ses élèves. Il ignore ses appels jusqu’à ce que Yoon lui dise que la professeure et l’arbitre ne sont qu’une seule et même personne.

  

Do Jin accepte donc de la rencontrer, en faisant semblant de se faire prier c’est-à-dire uniquement si elle vient avec une rose dans la bouche. Et le meilleur là-dedans c’est que c’est même pas lui qui suggère cela, mais bien notre demoiselle. Oui, ça s’appelle creuser sa propre tombe, et à ce stade-là, on ne peut plus faire grand chose pour elle. Elle s’exécute cependant, ayant négocié de mettre la rose derrière son oreille plutôt que dans sa bouche.

  

Et là : Ti aaaamo, ti amo, ti amo ; lorsque Do Jin la voit, si jolie et si fraîche avec sa rose que tout à coup, il se trouve transporté dans une prairie à l’herbe doucet et verdoyante, bercé par un vent délicat, et avec une musique douce par derrière. Excusez-moi mais : Hahahahahaha. Qu’est-ce que c’est que ça. Je pensais que le fil rouge était le cliché ultime, mais il semblerait que non. Donc cliché # 14.

  

Seulement, alors qu’il n’a d’yeux que pour elle, elle n’a d’yeux que pour les gants de Tae San, posés négligemment sur son bureau. Cliché # 15.

Do Jin remarque qu’elle ne fait pas du tout attention à lui et s’en va en lui disant qu’il ne veut pas trouver d’arrangement. Elle le poursuit dehors, et il se retourne en lui demandant la question qui tue : « es-tu amoureuse de Tae San, le petit-ami de ton amie? »

  

Et, Fin.

Quel cliffhanger naze.

REMARQUES

Ok. A Gentleman’s Dignity en un seul mot? Fuyons.

Il partait avec une bonne base : un quatuor d’hommes mûrs et une amitié vieille de plus de 20 ans. En plus de ça, ils n’ont pas choisis n’importe quels ahjussis s’il vous plaît : Kim Su Roo, Jang Dong Gun, Kim Min Jung et Lee Jong Hyuk! Oui mais voilà, on ne peut pas juste s’appuyer sur le charisme de ses acteurs pour que ça marche, sinon, ce serait bien trop facile. Et A Gentleman’s Dignity est plus navrant que drôle, mettant en scène des hommes plus déconcertants que dignes. Pendant une heure, je me demandais ce que je regardais, partagée entre l’envie de me moquer ouvertement de la série ou simplement de pleurer sur sa stupidité. 

  

  

Casting : B+ Franchement, ce sont des acteurs que j’aime. Ils sont plein d’énergie, d’entrain et de talents. Et je ne peux pas nier qu’ils sont mignons à croquer. Ces ahjussis-là, je les aime, et ils font vraiment ce qu’ils peuvent pour faire en sorte que le drama ait l’air de quelque chose. Jang Dong Gun reste encore à faire ses preuves, tandis qu’on peut définitivement rayer de la liste Kim Ha Neul et ses réactions de petite fille de six ans. Mais c’est pas entièrement de sa faute, le personnage en lui-même est très irritant, à la base.

Réalisation : B- Correcte. Rien de transcendant, rien d’absolument catastrophique non plus. Cependant le choix de musique peut se révéler franchement douteux, tandis que l’exécution de certaines scènes mélo-romantiques est ultra-ringarde : on a le droit au ralenti, au sourire niais et à la musique d’ambiance. Je ne veux même pas savoir ce que ça va donner lorsque drama entrera dans sa phase « mélodrame ».

Scénario : C Oh, je suis vache. Ou pas? Non, parce que franchement, pour moi c’est zéro sur toute la ligne. Les personnages sont affligeants de superficialité, l’intrigue est déplorablement creuse, et surtout, l’OTP, la seule chose qui peut sauver un mauvais drama, est pénible à voir. On pourra toujours me dire qu’il s’agit juste d’une romance simple et conventionnelle, mais il se trouve que ce n’est pas juste ça : c’est non seulement conventionnel mais aussi cliché également sur toute la ligne. Je n’ai rien contre les clichés en soi, en fait, ce sont des éléments que j’aime bien retrouver de temps à autres. Cela dit, je pense qu’il y a deux manières de les aborder : une bonne, et une mauvaise. La bonne consiste à les utiliser judicieusement et avec parcimonie, le but étant de redonner un éclat nouveau à ce qu’on connait déjà. La mauvaise, c’est celle de ce drama : réutiliser tous les codes et lieux communs de la comédie romantique sans jamais essayer de lui insuffler un peu de fraîcheur.

Le héros? Un goujat narcissique, riche, séduisant mais dédaigneux, sûr de lui, playboy et adorant plus que tout tirer les cheveux de celle qu’il aime. On se doute bien sûr qu’il cache un coeur en or et qu’il va changer au contact de la pureté de l’héroïne. Check. L’héroïne? Une cruche, nunuche, fleur bleue et d’un romantisme dépassé navrant. Et geignarde qui plus est. Qui va mettre le playboy sans sa poche et le remettre dans le droit chemin. Check. Les deux ensemble? Une horreur. Pour résumer : Do Jin passe la moitié de son temps à lancer des regard de merlan frit à sa belle. Dans l’absolu, pourquoi pas. Sauf que la réalisation est telle que je vous jure, le tout est très pénible à regarder.

Mais notre héros et notre héroïne, pour former un OTP, il faut qu’ils se rencontrent n’est-ce pas? Et laissez-moi vous dire une chose : cette première rencontre est l’une des pires que j’aie jamais vues. Geh. Vous vous imaginez, quelques années plus tard, lorsqu’on leur demandera comment ils se sont rencontrés pour la première fois ? « Hé bien, c’était d’un romantisme fou, pour me protéger de l’embarras, il s’est collé contre mes fesses ». Et pour couronner le tout, on nous assène sans aucun subtilité du discours de la fameuse « destinée ». Oui, parce qu’on ne peut pas tomber amoureux dans un K-Drama si on n’est pas destiné l’un à l’autre en premier lieu. Et vraiment, la liste est longue car A Gentleman’s Dignity ne nous épargnent AUCUN cliché. À croire que la scénariste les a tous mis sur papier s’est dit : Et si j’essayais de tous les mettre dans un seul drama?

Je n’aime pas également toutes ces « coïncidences » déployées dans ces deux premiers épisodes. C’est forcé, pas subtil et pas crédible une seule seconde. Je veux bien qu’on prenne pour acquis la suspension consentie de l’incrédulité de la part du spectateur, mais nous prendre pour des idiots n’est jamais une chose appréciée.

Par ailleurs, si encore la partie « Club des 4 » était réussie, peut-être que j’aurais fait l’impasse sur l’OTP irritant. Leur alchimie est bien présente, mais, malheureusement, c’est tout aussi superficiel que le reste. Les personnages (masculins et féminins) sont tellement stéréotypés à la caricature qu’il est difficile de s’attacher à eux. Les personnages de Kim Su Roo et de Kim Min Jung restent les plus sympathiques, mais cela ne sauve rien ni les gags qui tombent à l’eau, ni l’immaturité flagrante (et assumée) de leurs échanges, ni les problématiques sans intérêt et sans originalité que leurs âges pourraient faire soulever. Oui, on a vaguement l’indice d’un divorce qui se profile, mais concrètement, les autres sont trois pépères qui mènent leur vie tranquillement et ne pensent qu’à reluquer les filles. Et voici l’illustration totale de « les garçons sont les mêmes ». Or, non, je ne pense pas que tous les garçons soient les mêmes, et si la scénariste avait un tant soit peu dilué cet aspect là, certainement que la pilule serait beaucoup mieux passée. Mais les femmes ne sont pas en reste puisque nous avons deux beaux exemples de stéréotypes figés : soit la femme est l’ennemie de l’homme (sexy et tentatrice), soit elle est un agneau sans défense dans ce monde de brutes. BLEH. 

  

Verdict : Bad Kimchi. J’ai essayé. Vraiment essayé d’être objective. Mais lorsqu’on m’offre un pilote aussi mauvais, l’objectivité ne sert plus vraiment à grand chose. Alors si vous voulez que je vous dise, objectivement, je pense que A Gentleman’s Man peut plaire à certain nombre d’entre nous. Les dialogues sont bien construits, la réalisation n’est pas si mal, mais il faut adhérer au style et à l’humour. Et c’est là mon problème. Oui c’est léger, mais les gags ne m’atteignent pas. Tout tombe à plat (d’accord deux-trois scènes étaient drôles) ou alors je ris lorsque je ne suis pas censée le faire. Selon moi, A Gentleman’s Dignity, c’est superficiel et fait la part belle aux stéréotypes ; et au cas où je pensais qu’il s’agissait juste d’un mauvais pilote (ça arrive!), j’ai tout de même regardé le deuxième épisode. Qui se révèle tout aussi navrant que le premier. Alors, tout comme pour Secret Garden, La Dignité du Gentleman, ce sera sans moi.

Gentleman’s Dignity Assholes’ Hypocrisy

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Mina : Urgh. Je ne sais même pas quel sentiment m’a dominée le plus pendant le pilote, de l’ennui ou de l’exaspération. J’hésite encore. Ils n’essaient même pas de faire original ou intelligent. C’est le second drama de Kim So Eun qui me rend dingue, et je commence à remettre sérieusement en question mon affection pour City Hall (ça a bien été écrit par la même personne ?). J’ai bien ricané à quelques gags mais c’était aux dépends des personnages. Est-ce que c’est une obsession de la scénariste de créer des héroïnes aussi cruches ? Celle-là passe la moitié de son temps à s’excuser d’exister et l’autre à rêvasser au prince charmant. La bromance ? Les gentlemens ? Tout ce que je vois c’est une bande de vieux crétins qui se conduisent comme des jeunes de la moitié de leur âge (et encore je suis gentille). J’adore les ajusshis et c’est une belle initiative en soi de  parler de la vie sentimentale de quarantenaires, mais Kim So Eun nous colle les clichés habituellement réservés à la jeune génération et ne fait aucun, mais absolument aucun effort de création. Bien sûr aucun d’entre eux n’a d’enfants ni de parents âgés à charge, on évite d’aborder les problèmes épineux qui se posent aux hommes à cet âge-là. On reste dans le superficiel. Je n’ai pas envie de commettre un meurtre à la tronçonneuse sur Do Jin comme pour Joo Won, mais il prend plutôt bien la relève. Jang Dong Gun, Kim Su Roo, Kim Min Jung et Lee Jong Hyuk font ce qu’ils peuvent pour rendre ces rôles attachants et ils ont l’air de s’amuser, mais ça ne suffit pas pour sauver les meubles. Le second épisode a confirmé définitivement mes impressions en poussant encore plus loin la goujaterie du héros et la stupidité de sa partenaire. J’ai perdu le compte des fois où elle se met à geindre comme une petite fille à qui on vient de confisquer son nounours. Urgh.

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4 réflexions sur “A Gentleman’s Dignity – Dignity, Always Dignity?

  1. Hey! Bon je réalise que cet article date et que vous avez probablement laissé le drama derrière vous si bien que ce qui va suivre ne vous intéressera pas trop mais votre article m’avait tellement foutu les boules que… j’avais toujours eu l’intention de regarder ce drama mais votre article m’avait fait vraiment peur. Parce que du coup en le lisant -pas la partie récap, juste la fin, je n’ai lu la partie récap que ce soir- je m’étais dit « zut, est-ce que cela veut dire que je vais détester aussi? Et si je ne déteste pas et qu’au contraire j’aime, est-ce que cela veut dire que je suis trop bête et ai des standards trop peu élevés ? T.T » … mais bref aujourd’hui Toya a posté une photo du personnage principal torse-nu et euh… je crois que j’ai vraiment le cerveau basique parce que cela m’a suffisamment motivée et je viens de terminer l’épisode 1.
    Bon honnêtement je trouve la récap assez dure sur certains points mais en même temps elle a été écrite par Kaa donc je ne suis pas surprise (:p)… et puis tu nous prévenais au début!
    De mon côté ce pilote, j’en ai bien aimé à peu près 60%. J’ai bien aimé les quatre acteurs masculins, je suis automatiquement fan de l’étudiant -pas ma faute, ils ont triché quand ils ont casté Mi Reu- et en général j’apprécie la légèreté de l’ensemble. Par ailleurs si le personnage principal a clairement une sacré estime de lui-même quelque chose fait que bizarrement il ne m’agace pas… je crois que c’est parce qu’à côté de cela avec ses amis, il a l’air plutôt sympa et a ses moments pathétiques. Contrairement à Joo Won de Secret Garden ou Tsukasa d’Hana Yori Dango, ce héros-là ne me rend pas schyzo. Pas encore en tous cas. Par contre l’héroïne, elle, est CLAIREMENT scyzho. Elle arrête pas de changer de personnalité, je ne la capte pas du tout -et en général je crois qu’elle ne me plait pas trop… quand elle se contentait de poser pour une pub niaise ça allait mais lorsqu’il la suit à la fin et qu’elle commence à faire sa petite crise comme une gosse de cinq ans, j’ai décroché-
    Et pour ce qui est de la réalisation… bon déjà moi je tiens à dire que les clichés ne me dérangent pas trop. Pas tous en tous cas. Et j’aime beaucoup certaines musiques de l’OST… mais encore une fois c’est du 50/50. Par exemple la scène sous la pluie du début, je l’ai bien aimée… ça m’a rappelé « Soulmate » un peu. Je l’ai trouvée jolie cette scène. Par contre la scène du baseball où elle laisse voir ses cheveux et commence à poser pour une pub pour shampoing, j’ai juste éclaté de rire tellement c’était ridicule. Et sur la scène du bureau/prairie à la fin je suis partagée parce que d’un côté c’est ridicule mais de l’autre… j’ai des flashback de « Flowers for my life » (qui était NETTEMENT mieux foutu, on est d’accord) et par association, j’ai du mal à détester la scène.
    Certaines coïncidences sont énormes et c’est dérangeant mais ce qui m’a plus agacée ce sont certaines réactions invraisemblables plutôt. Que le hasard fasse bien les choses, ok, mais qu’elle ne voit pas le mec quand il est 1m devant elle non. Et puis sérieusement au début, au lieu de lui coller les fesses, pourquoi il ne lui passe pas sa chemise? Ca aurait semblé plus logique et nettement moins embarrassant pour tous les deux!
    Dans tous ces clichés cependant il y a un truc que j’apprécie: le fait que le mec tombe sous le charme de la fille direct. C’est fait de façon kitch et cela a déjà été fait dans « Secret Garden » mais finalement à dramaland, ce n’est pas SI répandu. Ca a tendance à changer un peu ces derniers temps mais le cliché de base du Kdrama c’est quand même une collision fatidique suivie de l’envie des deux personnages principaux d’arracher les yeux de l’autre …je trouve cela sympa que là le héros soit déjà attiré par l’héroïne ;..
    Bon je pense qu’il est assez évident que je suis partagée, mon commentaire ne va absolument nulle part…. mais bon la superficialité que vous semblez avoir détesté ne me dérange pas. On verra bien, peut-être qu’elle finira par effectivement me taper sur les nerfs… j’ai l’impression pour le moment de regarder « Sex and the City » en fait. Sérieusement, pour moi ce drama est bien plus « Sex and the City » que « I need romance » ou « Women that still want to marry ». Et j’ai toujours trouvé « Sex and the City » remarquablement superficiel mais cela ne m’avait jamais dérangée non plus…même si c’est probablement une des raisons pour lesquelles « Sex and the City » ne m’a jamais spécialement marquée et ne s’approche même pas du top de mes séries. BREF… j’arrête de vous embêter, bonne chance pour démêler ce que j’essayais de raconter!

    • Haha mais ne t’inquiète pas Mila! Peut être que Mina et moi sommes les deux seules personnes sur terre à avoir détesté AGD. Lorsque je fais le tour de mes blogs favoris, il y a toujours un petit article pour dire à quel point ils sont accros de ce drama. Donc en fait, tu es tout à fait normale! =D
      Seulement, je pense que la scénariste de Secret Garden et moi ne sommes pas faite pour nous entendre. Je ne sais pas, il y a juste quelque chose qui ne passe pas. Un éclat qui manque. Et pourtant, AGD avait 4 beaux arguments en les personnes des 4 acteurs que j’aime d’ailleurs vraiment beaucoup. Comme je le disais dans ma partie « commentaires », ce drama n’est pas fondamentalement mauvais. Juste, il ne me parle pas. Et difficile d’apprécier un drama qui te fait sentir totalement extraterrestre. Certes le fait que l’homme tombe amoureux de la femme le premier est toujours un motif qui me plaît mais le tout était présenté de manière tellement…cucul-la-praline en nous resservant cette histoire de ‘destin’ tant chéri par les coréens et cette accumulation de clichés a finit par me sortir par les trous de nez. J’ai tenu deux épisodes il me semble, puis j’ai abandonné. Avec le recul, je dois admettre que cette récap’ était vraiment écrite « à chaud » et certainement que si je revoyais le pilote, je supprimerais quelques remarques en trop, mais cela ne me fait pas fondamentalement changer d’avis. Je le répète, AGD est loin d’être le pire drama ever et je dois être la seule ne pas avoir aimé car les autres en chantent les louanges. Peut être que si je lui avais donné une vraie chance…(mais en bonne sadique…:P)
      Merci en tout cas Mila d’avoir pris le temps de commenter, c’est toujours intéressant d’avoir un autre avis!

      • Je ne pense pas que vous soyez les seules à détester^^ C’est vrai que du côté de mes amies dramatesques le drama semble avoir du succès mais j’ai aussi vu pas mal d’avis négatifs, notamment dans les commentaires de Dramabeans mais aussi au hasard du web.
        Bon, histoire de vous tenir au courant -car je sens que cela vous tient à coeur- hier soir j’ai regardé l’épisode 2 et là je suis dans le 3.. Je continue de plutôt bien aimer, c’est léger, superficiel et cela se regarde sans mal. Le seul truc c’est que je déteste l’héroïne. Au début je la trouvais irritante, puis je l’ai trouvé franchement agaçante et maintenant je la trouve insupportable. Chaque fois qu’elle commence à se comporter comme une gamine de cinq ans qui fait sa crise -et c’est malheureusement assez souvent- j’ai envie de lui donner des baffes.
        J’aime bien les rôles masculins, je découvre Jang Dong Geun -oui pour moi c’est une découverte- , j’adore toujours Mi Reu -le pauvre je vais jamais me souvenir de son nom- et je suis contente que Jonghyun soit apparu mais je déteste l’héroïne. … on verra bien où cela me mène!

  2. wa j’ai bien aimé se texte tes detaillé ………….. je suis devenu acro moi aussi :) par hasard est ce que tu ne serais pas qu’elle est la marque de portable utiliser par Kim Ha-Neul dans le rôle de Seo Yi-Soo ^^

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