Quelques premières impressions sur les animes de printemps 2012

Après une saison hivernale un peu décevante (le seul anime que j’ai terminé c’est la seconde saison de Tantei Opera Milky Holmes) c’est un printemps plus homogène qui se profile. Rentrée scolaire oblige, il y a beaucoup de lycéens et de jeunes parmi nos nouveaux héros, mais heureusement cette tendance ne s’accompagne pas de futilité. J’avoue que pour l’instant rien n’est venu bousculer mes animes favoris de l’année dernière (Nichijou, PM3, AnoHana, Penguindrum) mais il y a deux trois trucs qui valent le coup d’œil.

Kids on The Slope : Jazz is in the Air

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Cet anime devrait être mon préféré de la saison, mais il lui manque quelque chose. Il y a une ambiance très particulière, à la fois old school et intemporelle, comme si l’histoire pouvait se passer à n’importe quelle époque. Quatre jeunes lycéens, un jeune fils de bonne famille angoissé qui joue du piano, un voyou chaleureux d’un foyer modeste qui joue de la batterie, la fille d’un disquaire et une jeune femme élégante et mystérieuse se retrouvent pour jouer et apprécier de la musique jazz. Vraiment je ne trouve rien à lui reprocher, les personnages sont crédibles et attachants, les relations entre eux sont subtiles, l’animation est superbe, la musique est on ne peux plus appropriée (et bien insérée) mais je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à accrocher. Peut-être que j’aime mes animes avec un petit grain de folie, de magie ? Pour l’instant j’essaye de continuer un peu, mais si rien ne change j’arrête. Je le conseille néanmoins à tous ceux qui aiment le slice-of-life et les animes musicaux. Verdict : A –

Tsuritama : Légendes marines

Le principe de cet anime est complètement barré. Il faut sauver le monde en pratiquant le sport le plus ennuyeux qui soit : la pêche ! Yuki est un lycéen timide et nerveux qui ne supporte pas d’être le centre de l’attention des autres, et malheureusement le mode de vie nomade de sa grand-mère le contraint à changer d’école régulièrement. Il déménage cette fois sur l’île d’Enoshima, et rencontre un jeune garçon étrange, Haru, qui dit être un alien. Sa grand-mère (un peu barge) accepte d’accueillir chez eux ce drôle d’énergumène qui veut absolument pêcher avec lui. Au lycée ils rencontrent un garçon qui s’y connaît et tous les trois vont commencer à pêcher ensemble au bord de la mer. Yuki va découvrir que ce sport l’aide à sortir de ses crises de stress et noue des liens d’amitié avec ses nouveaux camarades. Ils sont surveillés de près par la sœur d’ Haru qui veut absolument que Yuki pêche un poisson pour sauver le monde et par une organisation internationale loufoque dont le chef enturbanné se promène avec une oie.

De tous les animes de la saison que j’ai testé, c’est celui qui a les plus belles couleurs, les plus beaux décors. Ça ressemble à un cahier de dessin pour enfants et en même temps ils ont bien pris soin de dessiner les altérations du temps sur les bâtiments. C’est un anime qui joue énormément des textures, et parfois on a presque envie de toucher l’image pour voir si c’est vraiment chaud et granuleux comme ça en a l’air. La mer et le ciel en particulier sont superbement rendus avec des palettes de turquoises et de bleu marine éclatants. Les génériques d’ouverture et de fin sont très jolis, avec des morceaux très agréables. Tsuritama est un anime dépaysant, et en plus il donne envie de s’intéresser un peu à Enoshima et sa légende du dragon. Pour l’instant on nous suggère qu’ Haru a un lien avec la déesse Benten mais j’ai envie de savoir comment ils vont articuler tout ça avec cette histoire de pêche miraculeuse.

Ma principale crainte avec cet anime c’était ce sport lui-même, surtout parce que le héros est un novice : on a le droit aux explications techniques barbantes. Ce qui sauve Tsuritama de l’ennui c’est d’une part son absurdité totale, et de l’autre des idées assez géniales de mise en scène. Par exemple quand Yuki commence à avoir ses crises d’angoisse il est représenté littéralement comme en train de se noyer dans une sorte d’inondation métaphorique, et pêcher le « sort » de cette eau. Mais de bonnes idées de fond et de forme ne font pas forcément un bon anime. Heureusement les personnages sont plutôt attachants, et même si nous n’évitons pas certains lieux communs lassants pour l’avancement de l’intrigue (en particulier le discours et l’attitude de la grand-mère qui m’ont rappelé les absurdités et platitudes de Ponyo sur la falaise) l’histoire classique du jeune garçon qui débarque dans une ville inconnue et qui se familiarise petit à petit avec les locaux marche bien. Enfin cette nécessité de sauver le monde en pêchant et tous les petits mystères qui tournent autour font que cet anime intrigue, et je reviens pour en savoir plus. Ce n’est pas le meilleur qu’on peut voir au niveau du scénario, mais c’est une parenthèse loufoque et colorée très divertissante. Verdict : B+

AKB0048 : We Can Do It !

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Après avoir été déçue par Symphogear je n’attendais rien de cet anime, adaptation plus ou moins commerciale du succès des AKB48. Dans le futur, les AKB existent toujours (c’est un système de générations qui se renouvelle et nous en sommes à la 76ème) et viennent donner des concerts de planète en planète dans leur vaisseau spatial. Nos quatre héroïnes habitent l’une des planètes dont les habitants sont interdits de divertissement, dans une zone industrielle triste et froide où les idoles et leur « culte » sont prohibés. Dans leur enfance, les 76èmes AKB donnent un concert clandestin sur leur planète et elles bravent l’interdit pour y assister. Elles décident de devenir des idoles, et arrivées à l’adolescence elles répondent à  l’annonce d’un casting interplanétaire pour recruter la nouvelle génération d’AKB. Après quelques hésitations, les filles laissent derrière elles petits-amis, jobs et familles pour embarquer dans le vaisseau.

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Personne ne misait vraiment sur celui-là avant sa sortie, et à la surprise générale même les plus réticents ont reconnu que c’était bien fait. Il me semble qu’il y a des gens qui ont bossé sur Macross Frontier dans l’équipe d’AKB0048 et ça explique sans doute pourquoi l’anime fonctionne aussi bien (et est aussi agréable à regarder). Petit clin d’œil pour ceux qui regardent aussi des Kdramas : si vous pensiez que le scénario de base de Dream High 2 (l’interdiction de monter sur scène après 10 h pour les mineurs) était intéressant, vous avez tout intérêt à regarder cet anime juste pour voir qu’on peut en effet partir de cette idée, l’exploiter plus en avant et en faire quelque chose de pertinent. Ça reste gentillet, mais parer la carrière d’idole d’un statut de rebelle militante est une idée brillante pour susciter une réelle admiration et faire de ces chanteuses autre chose que des gamines en mini-jupe.

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J’étais dubitative surtout pour le scénario. En fait ce qui m’avait gênée avec Symphogear c’est qu’ils prenaient le prétexte que leur principe de base était complètement délirant (des idoles qui combattent des aliens en chantant !) pour s’autoriser des raccourcis et facilités agaçants. Heureusement AKB0048 ne prend pas cette voix. Ce n’est pas parce que le monde créé est imaginaire qu’on peut défier toutes les lois de la logique. Bien sûr beaucoup de choses sont complètement irrationnelles, mais au moins je n’ai pas l’impression qu’on insulte mon intelligence. Le retournement à la fin de l’épisode 3 était une très bonne surprise de ce point de vue. Ce n’est pas un anime extraordinaire, il reste limité par son principe de base qu’on peut discuter (l’ idéalisation et la glorification des idoles) mais ils s’en sortent très bien, en choisissant de mettre l’accent sur l’amitié et l’aventure. Verdict : B

Natsuiro Kiseki : Summer Colored Miracle

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Le printemps est un peu surchargé d’animes pour filles (Jewel Pet, Smile Precure, Pretty Rythm et AKB) et Natsuiro Kiseki s’impose comme le plus mature et le mieux écrit. Ici encore nous avons affaire à quatre amies qui se promettent de devenir des idoles quand elles sont petites. Mais si les autres séries mettent plus l’accent sur leurs gimmicks, Natsuiro Kiseki privilégie l’atmosphère et la délicatesse des émotions adolescentes. Il y a bien un élément magique : à chaque fois que les filles souhaitent la même chose au même moment, une pierre sacrée se met à briller et leur vœu est exaucé. Cela leur permet petit à petit de résoudre leurs conflits et d’avancer. Ce que j’apprécie le plus avec cet anime c’est qu’ils ont pris le temps de soigner les personnalités des filles et qu’aucune ne rentre vraiment dans un cliché (AKB a ce défaut). Il ne se passe pas grand chose mais les dialogues réalistes et intelligents ainsi que l’animation et le travail de doublage de qualité font de Nastuiro Kiseki l’une des meilleures propositions du printemps sur l’adolescence. Verdict : A –

Et le reste ?

Hyouka : je me suis rapidement ennuyée, les histoires de mystères à la Japonaise avec des lycéens géniaux ont depuis longtemps arrêté de m’intéresser et celle-là n’a pas des personnages particulièrement originaux ou attachants.

Space Brothers : Probablement l’anime le plus salué sur le net, mais pas mon truc. Je ne vois pas trop l’intérêt de placer l’histoire dans le futur si c’est juste pour justifier deux trois avancées technologiques basiques, et je n’ai jamais été fascinée par les fusées, planètes, marcher sur la lune, les aliens…je répète, pas mon truc. C’est très bien écrit, le personnage principal adulte et désœuvré vient casser un peu la routine, mais c’est le genre d’anime qui s’adresse à une génération en particulier et je ne me reconnais pas dans celle des héros. C’est vrai que je suis supposée être de la même génération, mais comme on fait un bon dans le futur il a déjà 29 ans et je ne me vois pas comme ça à cet âge-là. Je pense que l’anime parlera beaucoup plus aux gens qui ont eu ce genre de rêve dans leur enfance.

Medaka Box : Cet anime est insupportable, l’héroïne est insupportable. Et c’est tout. Ah et aussi, le fanservice est méga lourd.

Conclusion

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Je le répète, pour l’instant les animes de 2012 peinent à me convaincre. Ceux qui ont marqué le plus le paysage jusqu’ici c’est Nisemonogatari (mais…inceste…non…), Symphogear (Bleh) et Space Brothers (Pas.Mon.Truc) mais pour l’instant tout ce qui a le potentiel de me plaire me déçoit ou me lasse à un moment ou à un autre. Je garde tout de même l’espoir que cette nouvelle tournée printanière gagne progressivement le petit plus qui lui manque. Il n’y a pas d’anime qui se détache vraiment des autres, plutôt plusieurs bons projets d’une qualité quasiment équivalente. Et c’est déjà pas mal !

6 réflexions sur “Quelques premières impressions sur les animes de printemps 2012

  1. Salut ! ^_^

    Copiiiiiiiiine ! Enfin quelqu’un qui s’ennuie dès que l’histoire se passe dans l’espace (je n’ai jamais compris l’intérêt que trouvaient certains riches à se payer un voyage spatial. Quel intérêt ? On voit la même chose depuis des photos satellites, il n’y a rien à y apprendre, personne à y rencontrer, rien à y goûter, ni de culture à y découvrir). Il n’y a qu’Ulysse 31 qui m’a bien plu mais c’est surtout pour son aspect pédagogique et mythologique (*0*). Tiens, par exemple, les Cités d’Or, dont on reparle beaucoup dernièrement, hé bien, tout le passage avec les Olmèques (ici des extraterrestres) m’a bien gavé >.<

    * Se relit et se rend compte que son post n'a aucun intérêt (mais le poste quand même) *

    • Hello Mosca ^^)/ haha en fait je me demande si ce n’était pas une autre génération qui était gaga de l’espace, des fusées et tout ça, autour de moi les gens de mon âge n’ont jamais rêvé d’être astronaute =)

  2. Bah, quand on regarde les anime, l’espace a particulièrement été représenté dans les années 80, mais cela me semble logique : on était alors en pleine guerre froide et les Etats-Uniens et les « Russes » notamment se disputaient la conquête de l’espace. Cela revient un peu actuellement (désir russe, nord-coréen, chinois, de l’UE -dans une moindre mesure-, de particuliers états-uniens de conquérir l’espace). Je pense que tu as en effet raison, c’est un thème générationnel ^^ (nous on a bien eu les pokemons…). Tant qu’ils ne recréent pas d’anime de propagande comme pendant la Seconde Guerre mondiale (la course aux armements qui a actuellement lieu en Asie m’inquiète quelque peu j’avoue).

  3. Oui, mais ils n’étaient pas nombreux (tout simplement parce qu’on ne diffusait pas encore véritablement d’anime à l’époque).

    • Cela dit, tous les pays en guerre y ont recours (même Disney u_u Je te conseille de jeter un oeil à Victory Through Air Power, c’est très intéressant).

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