Hotaru no Hikari – Épisode 10 : Dernière nuit

La première saison est-elle terminée? Contre toute attente, oui. Pourquoi contre toute attente? Parce que ça paraît très précipité : Hotaru a tout juste découvert ses sentiments pour Buchou, et il n’y a rien de vraiment « concluant ». Cependant, j’ai aimé cette fin ; non seulement parce que je sais qu’il y a une seconde saison et un film après, mais aussi parce qu’elle reste totalement dans l’esprit de la série : Buchou et Hotaru ont une relation très spéciale, et la fin montre clairement qu’ils n’ont pas changé, et qu’ils ne changeront sans doute jamais. 

RÉCAP’ : La luciole ne peut scintiller que sous le porche

Hotaru se réveille ce matin dans un nouvel environnement : l’appartement de Makoto. Et tous les deux, en se tenant la main, partent travailler, heureux et amoureux. 

  

Au bureau, les collègues d’Hotaru sont particulièrement prévenants envers elle, l’une disant qu’elle porte des joggings chez elle aussi, l’autre l’assurant qu’elle boit de la bière en s’allongeant, et le dernier remarquant qu’une femme comme ça peut être charmante également. Kaname explique à une Hotaru abasourdie qu’ils essaient de lui remonter le moral parce qu’ils savent qu’elle traverse une période difficile avec Makoto. Elle sourit, et dit tout haut que tout va bien en ce moment, et qu’elle a emménagé avec lui, ce incite Yamada à jeter un coup d’oeil inquiet sur Buchou. Qui coupe court à la conversation en demander à Hotaru des papiers. Ahem.

  

Makoto confie à Kaname qu’Otaka-san n’existe pas, et qu’en fait, Hotaru vivait avec un homme. Avec un ton ultra convaincant (on parle de Makoto hein), il dit qu’il surmontera cet événement et l’acceptera pour ce qu’elle est.

  

Yamada et Hotaru ont une conversation privée. La première remarque que l’emménagement a été quelque peu précipité, puis demande comment Buchou a pris sa décision. Avec un sourire, Hotaru lui répond qu’il l’a aidée à faire ses cartons.

  

Shouji est ENFIN invité à boire un verre chez Buchou. Il lui demande pourquoi il n’a pas avoué ses sentiments à Hotaru. Il répond qu’il sait que celle-ci est vraiment amoureuse de Teshima dans la mesure où il a été témoin de tous ses hauts et ses bas le concernant : elle devenait facilement déprimée ou joyeuse à chaque petit commentaire de sa part.

  

Shouji lui demande alors si elle ne serait pas plutôt tombée amoureuse de l’amour ; mais Buchou explique que même si c’était le cas, cela reste de l’amour. Il lui confie qu’il aurait dû la voir : elle était tellement heureuse de voir que sa relation progressait : aimer quelqu’un est quelque chose de pur et de franc. Shouji lui dit qu’il doit le trouver lui aussi, ce genre d’amour, et Buchou le gratifie d’un grand sourire (non mais sérieusement, Hotaru, comment as-tu pu choisir Makoto??).

  

Hotaru est en train de faire à manger alors que Makoto revient du travail. Toute excitée, elle lui montre qu’elle vient de faire un curry. Mais il n’est pas plus enthousiaste que cela, disant qu’elle n’a pas besoin de se forcer puisqu’il sait qu’elle ne fait pas à manger d’habitude.

  

Hotaru confie à Makoto que c’est la première fois qu’elle vit avec quelqu’un qu’elle aime, et Makoto l’assure qu’il fera de son mieux pour la rendre heureuse.

  

Au travail, Hotaru passe d’assistante à chef de projet : Buchou lui demande de faire les préparations pour l’avant-première du projet de cinécon qu’elle et Yuuka avait imaginé.  Lorsqu’elle présente sa demande de budget pour faire la publicité, les trois responsables (dont Buchou) lui demandent de revenir avec une autre proposition, plus raisonnable.

  

À la fin de la journée, elle est la dernière à partir et retrouve Buchou dans l’ascenseur. Elle se rappelle soudainement qu’elle a laissé son porte-feuille à la maison, et que Makoto doit rentrer tard ce soir. Et pour quelques secondes, notre duo comique Buchou/Hotaru revit : Buchou toujours aussi sarcastique et Hotaru toujours aussi immature et maladroite.

À l’épicerie, elle voit un magazine qu’elle aimerait bien acheter…mais n’a pas d’argent pour. Heureusement, Buchou fait son apparition, ici pour faire de petites emplettes. Elle se faufile alors à travers les rangées, et pendant qu’il est occupé à lire les ingrédients sur la bouteille de lait, Hotaru en profite pour glisser ce dont elle a besoin dans son panier. Haha. Comme si Buchou ne s’apercevrait pas du poids suspect que son panier pèse.

  

D’ailleurs, il se retourne brusquement en lui demandant ce qu’elle est en train de faire. En sortant de l’épicerie, il soupire et lui dit qu’elle aurait pu lui dire qu’elle n’avait pas son porte-feuille avec elle lorsqu’ils étaient dans l’ascenseur.

  

Hotaru répond qu’elle comptait le faire, seulement elle s’est rappelée qu’à présent, ils n’avaient plus de liens ; et Buchou rectifie : « on n’en a jamais eu ». En partant, Hotaru souhaite une bonne soirée à « la personne qui n’a pas de lien avec moi », tandis que Buchou répond « rentre chez toi, personne qui n’a pas de lien avec moi ». Haha.

En rentrant, elle raconte sa journée à Makoto : elle n’avait pas son porte-feuille donc Yamada l’a invitée à manger ce midi, et Buchou lui a prêté de l’argent tout à l’heure à l’épicerie. À l’évocation de Buchou, Makoto, qui était occupé sur son ordinateur, se raidit et lui demande à brûle pourpoint :

Makoto: Tu as rencontré Buchou?
Hotaru: Oui, par hasard, à l’épicerie à côté du bureau.
Makoto: Pourquoi tu me dis ça?
Hotaru: Je te raconte juste ce qu’il s’est passé aujourd’hui.
Makoto: Je veux dire, à propos de Buchou.
Hotaru: Mais il n’y a rien à cacher.
Makoto: Je préfèrerais ne pas le savoir.

Geh. C’est moche la jalousie mal placée.

  

Makoto s’excuse et lui dit qu’il n’a pas encore vraiment accepté l’épisode avec Buchou. Hotaru force un sourire et s’excuse à son tour. Sauf que cela a jeté un froid.

  

Hotaru soumet ses premiers plans, et Buchou lui dit sincèrement que les agencements des photos ne sont pas bien équilibrés. Elle repart au travail tandis qu’il lui rappelle qu’elle doit également lui soumettre sa proposition de budget bientôt.

En rentrant le soir, elle est épuisée. Elle introduit la clé dans la serrure, s’arrête lorsqu’elle se rend compte que Makoto est déjà rentré, et soupire. (Wow, déjà?) Mais elle se reprend, force un sourire et un « tadaima » excessivement joyeux.

  

En la voyant travailler si sérieusement, il lui propose de l’aider, puisque cela semble difficile. Elle refuse, en disant que c’est son travail, et change de sujet en disant qu’elle va lire des mangas à la place.

Makoto la rejoint, un livre aussi à la main, mais cela n’a rien à voir avec ce qu’elle lit : c’est un livre d’architecture en anglais (ça y est, je sais pourquoi Makoto n’est pas fun…). Elle se force alors à essayer de trouver cela intéressant, en se disant qu’elle « doit trouver ça amusant ».

  

Le lendemain matin, Buchou remarque qu’Hotaru semble fatiguée et déprimée. Alors qu’Hotaru fixe Buchou, celui-ci lui demande si elle est encore en train d’admirer son profil (hah). Elle répond qu’il peut bien penser ce qu’il veut si ça lui fait plaisir. Et, pince-sans-rire, Buchou remarque qu’il admire aussi son profil à elle, et que cela détruit sa moelle épinière.

  

Cette moquerie gratuite et injustifiée lui redonne assez d’énergie pour se disputer avec lui et elle rétorque : « ton profil est aussi en train de tuer mes nerfs périphériques! ». Et les portes s’ouvrent sur Shouji, témoin de leurs incessantes bagarres, qui les regarde, perplexe tandis que les deux reviennent en mode « travail ».

  

Hotaru fait une nouvelle proposition de budget, cette fois acceptée. Shouji regarde avec inquiétude Hotaru et Buchou quitter la salle de réunion. Il confie à Yamada que s’il s’inquiète autant, c’est parce que lorsqu’il a divorcé de sa femme, Buchou a toujours été à ses côtés, l’accompagnant lorsqu’il se saoûlait, s’asseyant à côté de lui lorsqu’il était déprimé, et buvant avec lui, chaque nuit. Parce que Buchou est un ami fidèle, Shouji souhaite qu’il soit heureux, et puisse être avec la femme qu’il aime.

  

Après cette confession, Yamada remarque qu’il est finalement un homme qui a bon cœur, elle qui pensait qu’il était sévère. Shouji répond : « oui, il est comme ça » et Yamada rectifie : « non, je parlais de toi ». Elle ajoute que Buchou n’a peut être pas beaucoup de chance en amour, mais il a dans sa vie un amie fantastique qu’elle lui envie. Shouji lui lance un regard d’abord suspicieux, puis gêné, puis rougit de plaisir à ce compliment. Heh.

   

Hotaru a terminé ses plans, qu’elle a modifié, mais Buchou n’est pas très enthousiaste du résultat et se contente de lui dire : « ça ira. Donne-le au client, et s’il n’en veut pas, nous devrons le refaire ». Il lui conseille de rentrer chez elle, Makoto risque de s’inquiéter si elle rentre trop tard.

  

Cependant, Hotaru n’est pas satisfaite de sa réponse ; elle veut savoir ce que Buchou pense de ses plans, même si la décision finale ne repose pas entre ses mains, car ce qu’elle veut, c’est être reconnue par lui, s’il n’est pas satisfait, il doit lui dire non. Buchou lui répond alors sincèrement « non », parce qu’il manque quelque chose pour accrocher l’attention : « si tu veux que je te reconnaisse, tu dois d’abord toucher mon cœur ».

  

En rentrant chez lui, Hotaru l’appelle pour lui demander son avis sur ses différentes phrases d’accroche : « Nouveau et frais! Génial! Allons aimer-aimer la bibliothèque ». Buchou raccroche. Haha.

  

Quelques minutes plus tard, même scénario : « Avec toi, avec le cinéma, c’est une bibliothèque d’amour », et Buchou, exaspéré lui répète qu’il va raccrocher. Mais Hotaru en a d’autres encore : « Visitez cet environnement artistique », et Buchou répond : « je n’ai même plus l’énergie de raccrocher… ».

  

Un silence inconfortable s’installe. Elle remarque alors que c’est la première fois qu’ils parlent ainsi au téléphone ; d’habitude, ils le faisaient sous le porche. À s’asseoir tous les jours côte à côte, ils ont parlé de beaucoup de choses. Elle ajoute que cela ne fait pas si longtemps qu’elle est partie, mais elle a l’impression que ça fait des siècles. Buchou répond alors très sérieusement : « Amemiya, raccroche si ce n’est pas pour parler travail ». Aïe. Aïe. Buchou.

  

Hotaru continue à écrire des phrases d’accroches : « chaque film est de l’amour » est sa dernière, lorsque Buchou fait son apparition. Elle lui demande s’il s’est donné la peine de venir jusqu’ici, mais, piqué au vif, il répond qu’il était juste en train de promener le chat. Il poursuit qu’en outre, il habite dans le quartier, et qu’il n’est monté que parce qu’il a vu   les lumières allumées (mais oui, bien sûr).

  

Il lui demande où est-ce qu’elle en est, lis ses dernières phrases d’accroche pour finir par approuver sa dernière proposition : « lorsque le ciel est clair, allons au cinéma ». Hotaru reste silencieuse : elle a écrit cette phrase en pensant à Makoto, et non à Buchou. Aïe. Aïe. Hotaru.

Mais Buchou est un gentleman et trouve le moyen de la féliciter. Alors qu’il s’apprête à partir, Hotaru retrouve une feuille sur laquelle elle a marqué une phrase en pensant à Buchou : « Cher Buchou, s’il te plaît, viens au café bibliothèque-cinéma ». HAHAHA.

  

Le lendemain matin, elle réveille Makoto en faisant du café. Elle lui annonce qu’elle a pu terminer la présentation publicitaire de son projet. Puis elle ajoute : « il a pris la peine de venir ». Oups. Elle se rappelle que Makoto préfère ne pas savoir la vérité, aussi ment-elle lorsqu’il lui demande qui : Yuuka.

  

Au bureau, l’un des collègues apostrophe Yuuka, lui disant qu’il l’a vue hier à jouer du pachinko avec Kaname. Encore oups.

Lorsqu’elle rentre, Makoto lui laisse à peine le temps de se poser qu’il lui dit : « tu m’as menti hier n’est-ce pas? ». Il lui demande si c’est Buchou qui est venu la voir à son bureau.

  

Elle hoche a tête, disant que ce n’était que professionnel. Makoto enchaine en lui demandant pourquoi elle a menti dans ces cas-là, et Hotaru lui rappelle qu’il lui a dit qu’il préférait qu’elle lui mente lorsqu’il s’agissait de Buchou. Et pan, dans les dents. Encore une fois un malaise s’installe, et Hotaru décide de supprimer le numéro de Buchou.

Makoto avoue à Kaname que leur couple ne fonctionne pas car Hotaru ne parvient pas à agir normalement devant lui.

Hotaru essaie de faire des choses en commun avec lui, mais elle n’arrive pas à le convaincre de sa sincérité tant elle semble dans ses pensées. Il lui dit alors que ce n’est pas la peine qu’elle se force.

Un matin, pendant qu’elle se prépare, Makoto est déjà parti sans elle, laissant un mot lui disant qu’il est déjà parti. Argh, les mots sont le début de la fin. Son téléphone sonne. C’est un message de Makoto : « désolé, arrêtons tout ça. Que ce soit te permettre de porter des joggings ou de boire ta bière je ne suis pas parvenue à te détendre. Tu vas peut être être furieuse contre moi pour abandonner aussi facilement, mais désolé. Je suis désolé de n’avoir rien pu faire à ce propos, je suis désolé de n’être pas parvenu à te rendre heureuse. » Et en effet, Hotaru est furieuse.

  

La première chose qu’elle fait en arrivant au travail, c’est de parler à Makoto. Elle lui demande pourquoi il a fait ça « je ne demandais pas à ce que tu me rendes heureuse, je voulais juste être avec toi. C’est à moi de décider si je suis heureuse ou non ». Il lui répond qu’elle ne semble pas être heureuse avec lui.

  

Elle rétorque qu’ils ont besoin de temps et de l’effort, mais Makoto la coupe : n’était-elle pas heureuse sans faire d’effort avec Buchou? Et lorsqu’elle lui répond que c’est de lui et non de Buchou dont elle est  amoureuse, Makoto soupire et lui dit : « c’est parce que tu ne le sais pas encore ». Il ajoute que rester ensemble n’engendrera que de la peine dans chaque bords, et il fait ce qu’il sait si bien faire : fuir.

  

Buchou croise Hotaru dans les couloirs et lui dit que sa proposition a été acceptée. Elle a l’air manifestement déprimée, mais elle ne dit rien à Buchou (alors que la Hotaru d’il y a quelques mois lui aurait certainement tout dit tout de suite)…À la fin de la journée, Buchou lui demande si elle est déprimée à cause de Makoto : « je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais…Je suis heureux que tu sois tombée amoureuse ».

  

Et il la gratifie d’un sourire, mais lorsqu’il s’éloigne, elle crie avec désespoir « BUCHOU! ». Cependant, elle ne dit rien, et se contente de le saluer, rentrer chez Makoto, qui n’est pas à l’appartement afin de ne pas la croiser en train de faire ses bagages. Elle repense à tous les moments qu’elle a partagé avec lui, et se met à pleurer. Pauvre petite.

Makoto boit un verre avec Kaname qui commente que finalement, il ne suffit pas juste d’aimer une personne pour que cela fonctionne. Il ajoute qu’il l’admire d’avoir essayé de tout accepter chez elle. Et le pire dans tout ça c’est que Makoto n’a même pas l’air déprimé, ou au moins triste (enfin, pas plus que d’habitude quoi).

Hotaru quitte l’appartement et dépose la clé dans la boîte aux lettres, ayant laissé un mot sur la table : « traite-moi comme une collègue à présent. PS : je t’ai vraiment aimé ».

Un mois plus tard, c’est le jour de l’avant-première. Sur le chemin, Yamada commente à quel point sa cohabitation avec Makoto a été rapide. Hotaru hoche la tête et répond : « on dirait une amourette d’été ». Yamada lui dit que sa plus courte histoire d’amour a duré à peine 4h. haha. Hotaru s’apprête à dire que cela ne compte pas, mais Yamada la contredit : chaque petite histoire d’amour compte, cela dépend ce que tu choisis d’en faire (c’est une idée très sartrienne dans le fond – rien n’est prédéterminé, c’est à toi de choisir de donner telle ou telle importance à tel évènement de ta vie).

  

Le projet d’Hotaru est lancé, et le soir, les collègues partagent une bière ensemble. Yuuka ne semble pas encore en couple avec Kaname, mais elle espère que cela se fera un jour car « il me comprend le mieux, c’est quelqu’un à qui je peux montrer mes mauvais côtés. Ce n’est pas une histoire d’amour passionnée, mais être avec lui est agréable ».

  

Hotaru entend les mots de Yuuka, et je suis sûre que quelque part, elle pense à son Buchou. D’ailleurs, en parlant du loup, voici Buchou et Shouji qui arrivent. Shouji profite de la présence d’Hotaru pour dire à Buchou : « au fait, l’histoire de la destruction de la maison de tes parents était un mensonge, non? ». haha.

  

Buchou : Oui, un mensonge.
Shouji : Donc tu habites toujours là-bas?
Buchou : Oui.
Shouji : Tout seul?
Buchou : Pour le moment, oui.

Cette scène est vraiment émouvante, et je ne saurais pas très bien expliquer pourquoi. Peut être parce que Shouji n’est pas subtil du tout dans ses intentions et que Buchou sait très bien où il veut en venir en posant ce genre de question devant Hotaru. Peut être parce que Buchou, même en sachant cela, accepte de jouer le jeu et ainsi faire comprendre à Hotaru que contrairement à ce qu’il lui avait dit lorsqu’elle est partie emménager avec Makoto, il y a toujours un lieu où elle pourra retourner. Peut être pour tout ça à la fois, cette scène contient beaucoup d’émotions.

  

Au bureau, Hotaru voit Makoto bien qu’il soit si tard. Ils échangent quelques mots polis mais Hotaru a besoin de lui dire quelque chose : « tu te souviens, un jour tu m’as demandé si sans l’aide de Buchou, nous n’aurions jamais été ensemble. C’était vrai. Car sans lui, j’aurais sans doute été satisfaite juste en te regardant de lui. Sans lui, je n’aurais probablement rien essayé. C’est pourquoi je pense que ce dont j’ai besoin maintenant, c’est de vivre seule. En tombant amoureuse de toi, j’ai pu changé un peu. Merci beaucoup. » et elle s’incline avec un sourire.

  

Hotaru emménage donc dans un appartement, seule.

Makoto, Shouji, Kaname et Buchou boivent un verre ensemble à Noël. Makoto et Shouji s’étonnent de voir qu’Hotaru n’est pas encore revenue à Buchou et qu’elle vive encore seule. Kaname ajoute que Makoto a pourtant quitté Hotaru pour cela. Buchou reste fidèle à lui-même (et à Hotaru) et explique : « Hotaru n’est pas le genre à revenir voir quelqu’un parce que cela n’a pas fonctionné avec un autre. C’est vrai qu’elle ne connaît rien à l’amour, mais elle son idée sur la question ».

  

Ils sont ensuite rejoints par le reste de l’équipe, mais Hotaru manque à l’appel car « elle préfère rester dormir à la maison » relaie Yuuka. Hah. Et en effet, Hotaru dort, dans on bazar, son jogging et son palmier sur la tête.

  

Elle se rappelle alors de son souvenir d’enfance chez sa grand-mère, lorsqu’elle a tenu la luciole entre ses mains.

Et l’été revient et quelques petites choses ont changé : Makoto et Hotaru semblent parfaitement amicaux, Shouji semble s’intéresser à Yamada (il ne l’a attendu que 7h30 la veille, ahaha pauvre homme), Hotaru mène ses projets avec succès mais semble être la seule avec Buchou à ne pas avoir changé d’un pouce.

  

En apportant le café sur son bureau, elle dit à Buchou : « l’été est arrivé, c’est le temps de la bière ». Il lui sourit mais n’est pas sûr de comprendre pourquoi elle lui dit ça.

En rentrant, il se rend compte que la porte est débarrée et qu’il y a des chaussures de femme dans l’entrée…Il se précipite dans la maison et retrouve Hotaru sous le porche, en habit d’himono-onna.

  

Il lui demande ce qu’elle fait ici alors qu’il pensait qu’elle avait changé un peu depuis son dernier amour. Hotaru sourit et dit : « l’été est arrivé. Et je me suis demandée comment allait le porche. Je me disais aussi, ‘je voudrais voir Buchou’. Lorsque j’ai quitté cette maison, je n’ai pas cessé de pleurer alors que j’aurais dû être extrêmement heureuse à ce moment-là. Même en vivant avec Teshima, à la fin de la journée, pour des raisons que j’ignore, je voulais te parler. Quand il m’a quittée, c’est toi que je voulais voir. Même lorsque j’ai commencé à vivre seule, à la fin de la journée, je me disais que je voulais te parler sous ce porche. Je ne parvenais pas à t’oublier. Je voulais te revoir en habit de samourai. Je suis revenue, parce que je voulais te voir. ». Awwwww.

  

Elle poursuit : « je voulais…te voir…mais pourquoi? » hahah. Mais Buchou a la réponse : « Pourquoi? Parce que tu es amoureuse de moi. Je t’aime moi aussi ». Et tous les deux : « je me demande pourquoi… ». HAHAHA j’aime ce couple!

Buchou poursuit : « même lorsque tu aimes quelqu’un, il y a des choses que tu ne peux pas surmonter : ce n’est pas correct de rentrer dans une maison et de s’asseoir sans permission », dit-il en lui tendant une bière. Awww.

Il lui dit de s’asseoir là où elle avait l’habitude de faire : « cette place t’appartient. Bienvenue à la maison ». Oh, Buchou…Hotaru pleure d’émotion et lui dit : « il n’y a rien à faire, tu es le meilleur! » (rha, il t’a fallu 10 épisodes entiers pour t’en rendre compte??).

  

Buchou lui dit qu’il faut faire un nouveau traité de cohabitation et chacun leur tour ils énumèrent leurs revendications : 1) N’enfermer personne dans la salle de bain tout seul, 2) Faire attention au pourcentage de graisse, 3) Partager la table équitablement, 4) La pension doit être équitable également. À cela Buchou réagit : « est-ce que tu comptes vivre ici jusqu’à ce que tu deviennes vieille? », ce qui fait Hotaru ajouter le point 5) Même lorsqu’on devient vieux et faible, soigner doit être fun, 6) si j’ai une petite amie, tu dois quitter la maison.

  

Hotaru : hein? Buchou explique : « lorsque j’y pense, cela me semble dommage de gâcher ma vie ici, ce sera à ton tour de m’encourager lorsque je tomberai amoureux (Hotaru : hein?) ; contrairement à toi, je suis sûr qu’un glorieux futur m’attend (Hotaru : HEIN?) ; alors que toi, de l’autre côté, tu ne tomberas certainement plus amoureuse : tu ne tomberas amoureuse de personne d’autre que moi, même si tu meurs, même si tu te réincarnes, tu seras toujours amoureuse de moi ». Oui, dans ton délire Buchou! Haha.

  

Et Hotaru, pour ne plus l’écouter, s’allonge avec son papier journal tandis que Buchou lui dit : « Réveille-toi! Réveille-toi, sinon je t’embrasse! ». Mais ce qui a marché sur lui ne marche pas sur elle, car elle fait semblant de dormir de plus belle. HAHAHA.

  

Et…FIN.

REMARQUES FINALES ET GÉNÉRALES

Je ne me suis pas sentie émotionnellement impliquée par l’histoire de Makoto, et ce, jusqu’au bout. En fait, mes sentiments envers elle sont devenus de plus en plus amers : en premier lieu, je trouvais Makoto mou mais au moins sympathique ; vers la fin, je l’ai trouvé mou et antipathique. Il n’est en rien étonnant que leur couple n’ait pas fonctionné dans la mesure où la franchise et l’honnêteté ne semblaient pas faire partie de leur comportement. Au lieu de se parler pour surmonter les épreuves, ils se sont contentés de faire en sorte de ne jamais contredire l’autre, de ne jamais créer de disputes ouvertes : « je suis désolé », « non c’est ma faute », « non c’est moi », « c’est pas grave ».

Et puis, j’ai envie de dire : tout ça pour ça? Il lui demande de déménager, et un mois plus tard il lui dit que finalement ça ne marche pas, et qu’il vaut mieux en rester là? Franchement, je ne comprends pas. Et après, on essaie de me faire croire qu’il l’a quittée par amour, et il s’en sort avec le beau rôle, alors que pour moi, il a juste mal géré cette affaire et s’est conduit comme un véritable imbécile. Il faut aussi dire que sa jalousie maladive n’a aidé en rien ma sympathie pour lui. Cependant, on dit toujours qu’il en faut deux pour qu’un couple ne fonctionne pas ; et le principal reproche qu’il faut adresser à Hotaru est justement de se forcer : forcer son sourire, forcer son intérêt…forcer son amour?

Cela étant dit, je dois admettre que malgré le fait que je trouve leur histoire d’amour ennuyante à mourir, j’aime le fait qu’on commence la série avec elle, et qu’on la termine également avec elle, dans le sens où Makoto n’est pas une excuse ou l’élément révélateur. En effet, je suis persuadée que Buchou serait tombé amoureux d’Hotaru, et se serait rendu compte de ses sentiments qu’il y ait Makoto ou non. Bien sûr l’histoire les a rapprochés parce qu’ainsi il est devenu son mentor et son confident privilégié, mais le fait que l’arc de Makoto prenne toute la série à se développer montre qu’il y avait une raison scénaristique là-dedans.

Car il s’agit moins de la romance entre Buchou et Hotaru que l’éveil de cette dernière à l’amour, et son chemin vers la maturité. Et ce n’est qu’en faisant des expériences qu’on acquiert des connaissances : la rencontre, la relation, et la séparation ont été nécessaires à Hotaru car ce sont des points-clé obligés que tout le monde rencontre tôt ou tard. Buchou le sait très bien, c’est pour cela qu’il ne l’empêche pas d’être avec Makoto, même  s’il doit bien se douter qu’ils ne vont pas bien ensemble (et même s’il préférerait la garder pour lui), et au contraire, va l’encourager, dans ses hauts et ses bas.

Hotaru, si elle n’est pas devenue pour autant experte en amour, aura appris deux-trois choses en ce qui concerne sa naïveté : elle qui pensait que l’amour suffisait pour qu’une relation marche se rend bien compte que ce n’est pas vrai et que construire une relation est bien plus difficile qu’il n’en a l’air. Il n’est pas à exclure qu’elle soit en effet tombée amoureuse de l’idée de l’amour ; l’idée selon laquelle cela doit être passionné, absolu et autosuffisant. C’est-à-dire, le contraire de sa relation avec Buchou, qui est plus conflictuelle que passionnée, plus relative qu’absolue, et par conséquent, certainement pas autosuffisante : Buchou passe son temps à remettre les points sur les i, à dire clairement son opinion, ce qu’il veut, ce qu’il ne veut pas, et Hotaru, étonnamment, peut faire preuve de beaucoup plus de volonté et d’opinions qu’elle pourrait le laisser croire, si bien que tous deux finissent par trouver un équilibre. C’est cela, construire une relation sur des bases stables.

La raison pour laquelle je n’ai pas trouvé cette fin frustrante est parce qu’elle est logique. Oui elle est précipitée, oui, elle ne résout pas grand chose, et oui, elle n’est pas verbalement très romantique, cependant, on ne pouvait pas vraiment s’attendre au contraire : Buchou et Hotaru ont une relation qui implique des sentiments amoureux, mais ce n’est pas une passion brûlante et déchirante. Buchou est un personnage peu expansif, qui n’a plus vraiment l’âge d’être ouvertement romantique, par conséquent, on ne pouvait pas s’attendre àune déclaration lyrique et envolée de sa part. Au contraire, son approche très terre-à-terre : « tu es amoureuse de moi ; je suis aussi amoureux de toi », lui ressemble totalement ; et c’est tout ce qu’on demande à un personnage, de rester cohérent avec lui-même. De plus, que la série se termine sur des rires me rend tout aussi de bonne humeur que si elle s’était terminée par un baiser.

Hotaru no Hikari est une série vraiment rafraichissante, émouvante et drôle, portée par ces deux personnages hors du commun que sont Buchou et Hotaru. Bien que les gags soient parfois à la limite du stupide, la série ne se morfond pas dans la débilité et au final se révèle beaucoup moins cruche que prévu. Je ne dis pas qu’elle porte une profondeur exceptionnelle, cela dit, la psychologie des personnages principaux est bien rendue, et j’ai aimé le propos général tenu. Il est dommage que le reste des personnages, à part Yamada et Shouji, soit aussi fade et que la romance entre Hotaru et Makoto soit aussi agonisante. Mais le duo comico-romantique rattrape tout pour moi, et Buchou/Hotaru est l’un de mes couples préférés de j-dramas. Pour cela, il faut saluer les performances vraiment convaincantes (et hilarantes) d’Ayase Haruka et de Fujiki Naohito. Alors, merci pour ces sourires, ces fous rires, ces frustrations et cette légèreté!

La saga est donc terminée et je suis heureuse d’avoir revisionné les épisodes en faisant des récapitulatifs au fur et à mesure (bien qu’ils se soient beaucoup espacés ces derniers temps, et je m’en excuse) car cela m’a permis de faire attention à ce que je n’avais jamais remarqué la première fois ; et surtout, ça m’a permis de me rendre compte que je ne me rappelais vraiment pas grand chose de la série. Du coup, j’ai presque eu l’impression de voir Hotaru no Hikari pour la première fois. J’espère avoir le temps de récapituler un j-drama de ce printemps 2012, mais avec les arrivées des dramas coréens de fin mai, je ne peux rien encore avancer.

Merci à ceux/celles qui m’ont lue!

3 réflexions sur “Hotaru no Hikari – Épisode 10 : Dernière nuit

  1. Je crois que la raison pour laquelle j’ai beaucoup aimé ce drama c’est l’efficacité avec laquelle il réussit à allier la comédie avec une réflexion pas spécialement profonde mais néanmoins pertinente sur l’importance des apparences, l’estime de soi et bien sûr choisir entre l’amour avec un grand « A » et une relation moins romantique mais bien plus bénéfique. J’ai été assez déçue d’ ailleurs par la seconde saison, qui suit épisode après épisode un schéma répétitif et qui n’hésite pas à sauter le pas vers un humour gamin beaucoup moins subtil (j’ai encore des images pénibles d’Ayase Haruka dans des situations/costumes vraiment trop ridicules). Je trouve que justement cette première saison réussit à faire évoluer ses personnages sans tomber dans l’exploitation pure et dure du gimmick de la fille soignée en société et négligée chez elle (récemment j’ai aussi en tête le manga Switch Girl qui tourne en rond rapidement une fois les possibilités tirée de cette base épuisées) et parvient à élever le débat, à en faire autre chose que « OMG cette jolie fille est super crade chez elle excellent ! »

    Et aussi…bravo pour ces récaps, le drama est bouclé`\(*_*)/ C’est beau un projet finit.

    • Oui, exactement. D’ailleurs, j’ai oublié de le préciser, mais je suis ravie qu’Hotaru ait changée, mais qu’elle reste fondamentalement la même ; c’est-à-dire qu’elle ne se conforme pas à ce qu’elle « devrait » être ; pas juste parce qu’elle est avec Buchou qui accepte ce genre de comportement, mais parce que cela fait partie intégrante de sa personnalité. J’ai toujours été impressionnée dans les premiers épisodes à quelques points elle s’assumait : pour elle, être ainsi chez elle n’a jamais été problématique. Cela ne l’est devenu que lorsqu’elle a rencontré Makoto ; et elle a commencé à avoir honte.
      De la même manière, bien que Buchou la nargue tout le temps, finalement, il ne l’oblige jamais à changer ; et la fin, en lui donnant une bière et en lui disant de s’asseoir là où elle s’asseyait avant, montre bien que c’est comme ça aussi qu’il l’aime.
      La saison deux est en effet moins « profonde », et beaucoup plus portée aux délires – trop sans doute. Surtout que c’était une occasion d’approfondir, de faire avancer un peu la relation Buchou/Hotaru, mais…non. Je l’ai quand même bien aimée car retrouver Manager, Ahomiya et le porche était comme retrouver de vieux copains =)

      Hé ouiiii un projet terminé, c’est beau les projets terminés!! Donc merci =)

  2. j’ai bcp aimé Hotaru no hikari, j’ai vu la saison 2 mais je ne savais pas qu’il y allait avoir 1 film. Je dois te dire que la 2nde saison m’a un peu frustrée, j’ai eu l’impression qu’on recommençait du début o.O dc un peu déçue mais jte rassure on passe tjrs un excellent moment, l’ambiance est là et la palette de perso 2ndaires s’agrandit, j’en attendais juste plus.

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