Hotaru no Hikari – Épisode 1 : Première nuit [Kaa s’essaie au recapping!]

En commençant à rédiger le classement des J-Doramas (toujours en préparation, mais un jour, il va arriver), et plus précisément lorsque j’en suis venue à parler d’Hotaru no Hikari, j’ai eu l’envie fulgurante de le re-regarder. J’en ai gardé un excellent souvenir, bien que je me sois rendue compte que je me rappelais pas de grand chose. Ce fut alors une bonne occasion de la redécouvrir et éventuellement de retomber sous son charme. Et comme j’ai absolument besoin de vous faire partager mon enthousiasme, je vous propose de (re)parcourir avec moi cette série chaleureuse et pleine de bonne humeur. Que vous la connaissiez pas (encore) ou non, j’espère que vous aurez autant de plaisir que moi à faire un retour en arrière de 5 ans. Prêts?

La luciole desséchée

  

Le drama s’ouvre sur une scène d’enfance commentée par une voix-off de femme : celle-ci se souvient de cet été, il y a longtemps, lorsqu’elle a trouvé et tenu dans ses mains une luciole dans la maison de sa grand-mère. Chaque été depuis lors, elle se rappelle de cette luciole si petite et qui brillait si faiblement qu’elle avait l’impression que celle-ci allait disparaître.

Aujourd’hui Amemiya Hotaru (Ayase Haruka) a 27 ans, elle travaille dans une grande compagnie de design d’intérieur et s’occupe de tâches diverses et variées : du service de café à la préparation des salles de meetings, sans oublier les recueillements de matériel. Elle est efficace et organisée dans ce qu’elle fait et sa diligence est reconnue par tous ses collègues. Ce matin est un jour spécial pour les designers car la réponse à un proposition qu’ils ont soumis à un client important devrait être être révélée. Et c’est dans la poche, annonce le manager en précisant que la réponse positive est surtout due au concept d’intérieur imaginé par la gent féminine de l’équipe.

  

Les employées se retrouvent le soir après le travail pour fêter l’évènement et l’une d’elle, Saegusa Yuuka, remarque qu’Hotaru manque à l’appel. On conclut très naturellement qu’elle est rentrée chez elle pour rejoindre son petit ami. La discussion se déplace sur le phénomène inquiétant des Himono-onna. Himono-onna? Qu’est-ce que c’est? demandent les jeunes femme et Yamada Sachiko explique : une himono-onna, c’est une femme qui semble être une employée irréprochable au travail mais qui, une fois rentrée chez elle se mette en jogging, noue ses cheveux en palmier à la manière d’un samourai, et qui en profite pour se gratter les fesses. Des chips dans une main, une cannette de bière d’une autre, elle parle aux chats et à leur télé. Le week-end, elles ne participent pas aux rendez-vous arrangés mais vont directement chez elles ; quand ce sont des jours de congé elles ne font que manger,dormir, manger dormir ; et naturellement, pas un homme dans les environs. Yamada rajoute que, parfois, l’himono-onna serre son oreiller contre elle pour combler l’absence de petit ami. Cependant, finit-elle, elle est persuadée qu’aucune femme de la compagnie n’est comme ça. Vraiment, personne?

  

Mais n’est-ce pas notre Hotaru que nous voyons en gros plan, en jogging bleu et t-shirt rose, ses cheveux relevés en palmier, ouvrant le frigo pour s’ouvrir une cannette de bière, prendre des snacks et s’installer dans le porch, et s’exclamer :  » ah, être à la maison, c’est le pied! » ? N’est-ce pas encore Hotaru qui, pendant que ses collègues profitent de leur jeunesse pour rencontrer l’homme de leur vie, presse sa peluche-oreiller dans ses bras en commentant la vie nouvellement amoureuse du chat devant elle?

 

Hé bien si, c’est elle. En regardant le chat qui s’est manifestement trouvé un compagnon, elle réfléchit sur sa vie sentimentale : quand son coeur a-t-il battu plus fort la dernière fois? Ah : quand elle a monté les marches d’escalier du métro l’autre jour (Haha)! Elle en conclut que, plutôt que de tomber amoureuse, elle préfère largement dormir à la maison et sur ce, elle s’allonge par terre.

On coupe et la nouvelle scène s’ouvre avec une voix-off masculine et un homme qui regarde par la fenêtre :  » selon Jacques Lacan, il n’existe pas une telle chose que les femmes. En d’autres mots, il est difficile de clairement définir ce que sont les femmes (oui, Jacques, mais l’inverse est tout aussi vrai) ». Cet homme, c’est Mr Manager (Fujiki Naohito), qui déménage à la suite de sa séparation d’avec sa femme. Son ami et collègue, lui demande alors ce qu’il compte faire puisqu’il a tout laissé à son ex-femme. Aller dans la maison de mes parents, répond Mr Manager (il a un nom, mais personne ne l’appelle autrement que par son titre – alors on va faire comme tout le monde!). À cela, son ami le regarde d’un air semi-inquiet, semi-amusé, et lui propose d’une voix doucereuse s’il ne veut pas venir habiter avec lui.

  

Il se sentirait moins seul (pourquoi est-ce que le clin d’oeil à une possible homosexualité m’a fait autant pouffer de rire?). Mr Manager le regarde d’un air stoïque (haha) et passe son chemin, direction la maison de ses parents. Non seulement il la trouve ouverte, mais il se rend compte que quelqu’un, autre que son père ou sa mère y habite – une femme de toute évidence si l’on en juge par les chaussures entassées dans l’entrée.

 

À l’intérieur, la maison est d’un désordre affligeant et Mr Manager remarque une forme qui semble vivante en dessous des papiers journaux. Effrayé (pouhaha – quel homme courageux notre Buchou), il va chercher ce qui est le semblant d’une arme (un débouche évier : l’arme ultime huhu) pour aller affronter la bête…

  

Au début il pense qu’il s’agit d’une personne morte ; il pousse un peu le papier journal, et la vue du palmier d’Hotaru le fait fuir. De loin, il regarde la forme bouger sous le journal et une femme – Hotaru- émerger et se lever tranquillement…jusqu’à ce qu’elle se rende compte de sa présence.

 

À sa grande stupeur elle ne semble pas effrayée de voir un étranger dans sa maison, juste un peu surprise de le trouver dans son salon. Mais son déboussolement monte au cran supérieur lorsqu’elle se présente : Bonjour Buchou, c’est Amemiya Hotaru que faites-vous ici? La regardant de bas en haut, il ne peut pas croire que la personne qui se tient en face de lui est la même que cette employée de bureau si diligente et élégante qu’il voit tous les jours au travail.

  

Elle lui offre à boire en lui présentant une bouteille (et Buchou de penser : est-ce qu’elle s’attend à ce que je boive à la bouteille? Ça n’existe pas les verres ici? haha – notre Mr Manager serait-il un Mr Propre? Ça promet) pendant qu’elle ouvre une cannette de bière. Buchou commence à perdre son sang froid en regardant autour de lui et pose la question qui tue : qu’est-ce qu’il est arrivé à Hotaru pour que sa maison soit dans un tel désordre ? Question à laquelle Hotaru répond le plus naturellement du monde : « rien de spécial. À la maison je suis toujours comme ça. La maison n’est pas plus en désordre que d’habitude, en fait, elle est normale » (héhé je l’adore déjà). Buchou tique à l’utilisation de ce terme : comment peut-on appeler ça « normal »? Amemiya le coupe en lui disant qu’il reste une chambre de libre – la chambre qu’il occupait quand il était petit. Mais ce n’est pas le problème ; le problème c’est qu’il veut habiter ici, seul, pour réfléchir à sa situation.

S’en suit un dialogue aussi hilarant que tautologique. Voici ce que ça donne de laisser deux esprits têtus se rencontrer :

Hotaru: Mais j’habite ici.
Buchou: Tu habites peut-être ici, mais je suis le fils du propriétaire.
Hotaru:  Tu es peut être le fils du propriétaire, mais je suis celle qui habite ici.
Buchou : Tu es peut être celle qui habite ici mais je suis le propriétaire et à partir d’aujourd’hui je vais habiter ici. Seul.

La suite est tout aussi drôle car Hotaru le coupe  en lui disant : arrête de pleurnicher, tu n’es plus un enfant. (haha, elle vient de dire ça à son patron – quel nerf!) Puis elle marmonne : « juste parce-que ta femme t’as mis dehors… », ce qui fait réagir Buchou qui essaie vainement d’expliquer à son employée que sa femme en question ne l’a PAS mise dehors, et que ce n’est PAS un divorce mais une décision d’un commun accord. (Haha, oui, donc un divorce ^_^) Pendant qu’il blablate sur cette subtilité qui n’est une subtilité que pour lui, Amemiya n’écoute plus.

Elle cherche le contrat qu’elle a signé avec le père de Buchou dans un bar pour prouver ses droits : la close stipule qu’elle peut vivre dans cette maison toute sa vie, contrat qui se présente comme suit:
Prête-moi ton appartement : ok, suivi d’une signature ; Pour toujours : ok, suivi d’une signature. Haha!

En arrivant au travail le lendemain, Hotaru croise un de ses collègues, Jinguuji Kaname (Takeda Shinji), qui lui parle tout à coup de ces femmes admirables : efficace au travail sans mettre la pression aux autres, est considérée et douce, ; même sans parfum, elle sent bon, elle n’oublie jamais qu’elle est une femme et même chez elle, elle se déplace avec grâce.

 

Gênée, Hotaru répond qu’elle n’est pas comme ça ; normal, il ne parlait pas d’elle, mais de Yuuka (Kuninaka Ryoko) la jeune et pimpante collègue. Elle apprend par Yuuka qu’un certain Makoto va réintégrer l’équipe de designers aujourd’hui après son séjour à Londres.

  

Ce retour semble mettre toutes les hormones en ébullition, bien qu’Hotaru ne comprenne pas pourquoi car elle n’a jamais rencontré Makoto. Alors qu’elle s’apprête à préparer la salle de meeting et distribuer les boîtes de repas, un homme se propose de l’aider (je ne voudrais pas être méchante, mais bon, placer les boîtes de repas n’est pas non plus la tâche la plus difficile et la plus pénible à faire -mais passons). Une fois la distribution terminée elle le remercie et lui qu’elle peut faire le reste toute seule. Il acquiesce et tourne les talons tandis qu’elle regarde amoureusement les deux boîtes de repas en trop qui lui reste dans les mains.

  

Puis tout à coup elle se demande : est-ce que cet homme voulait aussi prendre ce qui restait des repas? Ouf, il s’en est fallu de peu! Lol. Il se trouve bien sûr que cet homme n’était autre que LE Teshima Makoto (Kato Kazuki) ; et les regards qu’il lui jette la rendent à la fois gênée et toute chose. (Je ne sais pas si ce genre de regard de poisson mort est censé représenter le coupe de foudre et la passion, mais pour tout vous avouer, moi, je trouve que Makoto fait super PEUR. Je sais que ce n’est pas censé être ce que je devrais ressentir, mais juste observez l’intensité de son regard! Makoto ou le gars qui réinvente les yeux revolvers et le regard qui tue, littéralement. On dirait qu’il essaie de transpercer Hotaru à chaque fois qu’il la fixe et…c’est trop flippant. Autant je trouve que son attirance pour elle est mignonne, autant on pourrait se méprendre sur ses intentions – qui sont certainement pures et honnêtes – à en juger par la manière dont il la regarde.)

       

– Makoto, essaie de sourire pour voir?

De retour à la maison, Buchou trouve les repas du midi tandis qu’Hotaru lui offre nonchalemment celui qui reste.

Buchou : Ils me disent quelque chose.
Hotaru : Non, c’est ton imagination. (haha)
Buchou : Non, ils ressemblent exactement à ceux qu’on a eu ce midi.

Le lendemain, Buchou est dans la salle de meeting, à faire un debrieffing avec ses collègues et pense à la vie que mène Hotaru.

Tout à coup une lumière se fait dans son esprit: c’est du harcèlement! La boîte de lunch, les cheveux, le désordre de la maison, ça doit être pour le faire fuir. En rentrant, il lui rappelle alors qu’il n’a ni l’intention de partir, ni de vivre avec elle. Même si c’est son patron, il reste néanmoins un homme et elle une femme ; ce qui ne la dérange pas ; mais lui si : comme pourrait-il faire face à sa femme s’il vit avec une autre femme?  Il déchire le contrat et lui demande de partir dans une semaine.

  

Le jour suivant, Hotaru fait les vérifications nécessaires pour la salle dans laquelle la compagnie va faire une fête de lancement. Elle repère un fauteuil qu’elle trouve particulièrement joli, s’assied dessus, et s’endort. Dans son sommeil, elle se rappelle de son bonheur lorsqu’elle a découvert son nouvel appartement et son excitation à la perspective d’avoir un endroit à elle (aww… je la comprends). Elle est réveillée par un contact de lèvres sur les siennes et en ouvrant les yeux, elle découvre Makoto qui se tient devant elle.

  

Elle n’a pas le temps de lui demander des explications, son téléphone sonne : c’est Buchou qui lui demande de venir immédiatement pour enlever son linge suspendu un peu partout dans l’appartement (haha, je fais pareil). Hotaru salue Matoko et s’en va. Sur le chemin, elle récapitule : main dans la main, c’est une danse folklorique, yeux dans les yeux, c’est un contact visuel, tête à tête, c’est une collision, lèvres à lèvres c’est…un baiser. Et là, c’est l’angoisse : peut-être qu’elle va tomber enceinte (lol), puis elle se raisonne tout de suite : non ce n’est pas possible. 

  

Préoccupée, perturbée, la voici qui passe la porte de chez elle, où Buchou l’accueille, toujours fâché après le côté bordélique d’Hotaru. Mais elle est ailleurs, et se demande : est-ce que les hommes embrassent n’importe quelle femme? La question décontenance Buchou, et après lui avoir demandé de retirer et ranger correctement ses chaussures, de s’épousseter avant de rentrer et de décrocher tout son linge, il répond  : non les hommes n’embrassent pas n’importe qui, seulement celles dont ils sont amoureux, en tout cas, c’est comme ça qu’il agit, lui.

  

En réalisant que si le schéma de Buchou s’avère vrai, Makoto serait alors amoureux d’elle : toute excitée, Hotaru va demander à Buchou s’il connaît le numéro de Makoto. Ne faisant pas la liaison entre cette question et la précédente, Buchou part dans un soliloque à propos de ce Makoto qui doit être en ce moment en tête à tête avec sa petite amie puisqu’il lui a demandé plus tôt de réserver deux places dans un bar pour jeunes couples. Oups. Déçue, Hotaru en déduit que Makoto ne devait pas être sérieux à son propos.

Le jour du lancement, Hotaru observe de près Makoto et découvre que la personne avec qui il est allé boire un verre n’est autre que Yuuka, la Femme Admirable, et qui plus est, sur sa propre initiative. La déception se lit sur son visage et elle rentre chez à la maison, passablement déprimée. Elle s’assoit dans le porche, avec sa bière et ses snacks. En la retrouvant comme ça, Buchou recommence à lui faire la leçon sur son mode de vie et le désordre de la maison.

  

Mais cette fois-ci, Hotaru n’es pas d’humeur à entendre ce genre de chose. Elle réplique en lui demandant de ne pas interférer dans son style de vie parce-qu’elle la trouve très confortable, merci. Buchou est déboussolé : de quoi elle parle? Style de vie? Ça veut dire que le jogging, les cheveux en palmier, la bière, le désorde, ce n’était pas fait exprès pour qu’il s’en aille? Elle vit alors réellement comme ça? Hotaru craque en répondant oui, et qu’elle aime cette manière de vivre, qu’elle aime cette maison, qu’elle aime ce porche, et qu’elle ne déménagera ja-mais.

  

Elle est interrompue par un appel de Yuuka qui semble être saoule dans un bar. Elle court la rejoindre et lui demander ce qu’il se passe : Makoto est amoureux d’une femme qu’il a embrassée la veille de la cérémonie d’ouverture, et face au comportement de cette femme, il ne sait pas quoi faire. Il lui a demandé son aide sans savoir qu’elle-même a des sentiments pour lui. Cette révélation choque Hotaru, mais elle n’a pas le temps de réfléchir, car Makoto va arriver d’une minute à l’autre. Elle rentre alors, perturbée, et trouve Buchou assis sur le porche. Sans faire de bruit et sans entamer de conversation, Hotaru s’apprête à rentrer dans sa chambre lorsqu’il prend la parole et lui propose d’habiter ensemble. Face à son absence de réponse, il continue en désignant le porche : « c’est ton endroit préféré non? Alors habitons ensemble ».

  

Hotaru hésite à cause de sa femme qui risque de ne pas prendre bien cette situation. Cependant, il se trouve que ce n’est plus un problème parce-que, en y réfléchissant bien, pour Buchou, Hotaru est une himono-onna, une femme sèche finie : elle n’est dès lors plus une femme, donc cohabiter ensemble ne devrait pas poser problème. (wow, c’était dur ça Buchou!)

  

Hotaru écoute tout ça, sans réagir ; mais son sourire a disparu. Puis les larmes aux yeux et sous les yeux ébahis de Buchou, elle déclare qu’il a raison, qu’elle est exactement comme il vient de le dire, sèche et sans élégance. Elle ajoute que malgré ça, une himono-onna a la capacité d’aimer : la preuve, elle est tombée amoureuse! Tadaaaa.

 

REMARQUES

Le premier épisode contient beaucoup d’éléments. En plus de présenter les personnages et leurs situations initiales, il annonce d’emblée ce sur quoi la série va porter et les relations entre les personnages : nous avons un triangle amoureux annoncé dès la fin de l’épisode entre Yuuka, Makoto et Hotaru ainsi qu’une nouvelle cohabitation entre notre himono-onna bordélique et son patron plutôt collet-monté et maniaque de la propreté. Les détracteurs d’Hotaru no Hikari (quoi, il y en a?!) pourraient toujours arguer que le scénario ne semble pas original et qu’il est même stupide ; pour ma part, il y a quelques différences subtiles à relever: avant tout, Hotaru no Hikari est une comédie (le romantique vient après). Par conséquent la question du triangle amoureux est plus un prétexte pour nous faire rire plutôt que de contenir un réel propos sur le couple et le sujet de ces femmes marginales (quoique, peut -être que ça va venir?). De plus, on nous montre également que Yuuka et Hotaru ne sont pas exactement des rivales, mais plutôt des amies qui ont un intérêt sur le même garçon (ça peut arriver). Cette donnée confère alors une autre dimension au triangle amoureux : a priori, si ce sont de bonnes copines, il n’y aura pas de coups bas, pas de trahison aux conséquences larmoyantes et pas de sentiments de haine (ouf!).

En ce qui concerne la stupidité des gags et du scénario , il est vrai qu’Hotaru et Buchou sont des caricatures d’eux-mêmes. On grossit le trait évidemment, et c’est aussi ça qui fait rire. Mais il y a aussi des possibilités pour que le drama s’aventure vers une satire sociale de cette demande de perfection féminine constante : cesse-t-on vraiment d’être une femme lorsqu’on est bordélique et qu’on parle aux chats (ma foi, je viens de perdre mon statut de femme, et je ne le savais même pas!)? « Hotaru no Hikari » veut dire le scintillement de la luciole (hotaru=luciole) et j’espère qu’il est une indication qu’Hotaru, malgré son mode de vie controversé, se fera acceptée telle qu’elle est, et continuera de briller – même lorsqu’elle est en jogging. 

Quant à notre héroïne, je suis tombée sous le charme d’Ayase Haruka (ce n’est pas très difficile me direz-vous) et de son personnage qui n’est pas tout à fait notre héroïne de comédie romantique typique. Elle est certes naïve et n’a aucune expérience en amour, mais ce n’est jamais présenté comme la conséquence d’un choix passé : par exemple la femme-type que l’on voit évoluer ces dernières années dans les dramas est celle qui choisit sa carrière sur l’amour (en Corée on a Dal Ja et Shi Young entre autres ; au Japon on a Asaoka Kyoko de Love Revolution par exemple). Hotaru n’a juste pas encore rencontré quelqu’un qui lui plaise suffisamment, et elle ne se morfond pas dessus, ni ne souhaite absolument un petit ami : tant que personne n’est à l’horizon, elle préfère largement rester chez elle à manger et à boire de la bière. Et bizarrement (ou pas), je me trouve très proche d’elle ; à tel point que j’en viens à me demander si je ne suis pas moi-même une sorte de himono-onna!

J’adore la manière qu’a le drama de nous surprendre : les personnages ne disent pas ou ne font pas ce qu’on s’attende à ce qu’ils fassent ; et même lorsqu’ils semblent le faire, le drama finit toujours par effectuer un retournement de situations, même si c’est parfois un peu cruel. Par exemple, au dernier échange entre Buchou et Hotaru, cette dernière est émue par la proposition de son patron de vivre ensemble. L’atmosphère est alors à la confidence, et on a le sentiment que ces deux-là sont en train de se rapprocher. Mais c’est sans compter Buchou est son manque de délicatesse qui va devenir légendaire. Le retournement est drôle, mais tout de suite après, on en veut à Mr Manager d’avoir lancé cette bombe sans prévenir notre pauvre Hotaru.

La relation entre Hotaru et Buchou n’est pas encore très élaborée durant ce premier épisode mais on sent déjà les étincelles qui vont naître de leur intéraction : d’un côté nous avons une jeune femme naïve, sans expérience en amour et par conséquent sans préjugés ni attentes spécifiques ; et de l’autre on a Mr Manager qui vient de connaître la conséquence douloureuse d’un mariage raté. De plus Buchou a beau passer son temps à critiquer le mode de vie d’Hotaru et se disputer constamment avec elle, on voit parfois dans son regard quelque chose qui ressemble à de la gentillesse et de la prévenance à son égard. Je suis alors pressée de voir plus de scènes entre les deux, car la cohabitation risque d’être absolument hilarante!

Le moment mémorable : Makoto, qu’es-tu en train d’essayer de nous dire?

4 réflexions sur “Hotaru no Hikari – Épisode 1 : Première nuit [Kaa s’essaie au recapping!]

  1. Salut Kaa!
    J’adore Hotaru no hikari ,il m’a tellement fait rire .Je l’ai vu en français et j’en avais besoin car les japonais souvent parlent à la vitesse de la lumière surtout quand ils s’insultent.
    On tombe pas amoureux du drama dès le premier épisode car comme tu l’as dit c’est un peu l’intro aux perso mais après c’est génial .Il y a encore des scenes qui me sont restées en mémoire comme celle où il l’encourage du toit du bâtiment où ils travaillent ( faut aussi dire que Buchou est vraiment mis en valeur à ce moment là ) et celle où il lui demande d’arrêter de le mater dans l’ascenceur ,trop tordant!!!
    Ce que j’ai préféré ,c’est quand le couple avait des scènes ensemble .Ils ont une vraie complicité et surtout ils se complètent .Sans elle, il serait inintéressant car il se livre peu .De son côté ,elle serait moins attachante sans lui ,on la prendrait juste pour quelqu’un qui aime se la couler douce .
    C’est un des meilleurs dramas japonais pour ma part:c’est une rom -com mais malgré le sujet ,il n’est pas si léger que ça car il réussit à nous toucher et on ne l’oublie pas aussi vite que d’autres
    PS:J’ai beaucoup aimé Tatta Hitotsu No Koi ,un peu moins Jin car j’ai trouvé le perso de l’actrice trop lisse.J’ai aussi vu Proposal daisakusen et Control mais j’ai trouvé que l’acteur est meilleur dans Hotaru .

    • Coucou Flora!
      C’est vrai que les japonais parlent très vite ; dans Pride par exemple je ne savais plus où donner de la tête tellement il y avait des jeux de mots et des blagues qui fusaient dans tous les sens (si bien que lorsque j’en comprenais enfin une, on était déjà passé à autre chose – et je riais en décalé lol. Mes moments de solitude^^).
      On ne tombe pas amoureux tout de suite de Hotaru no Hikari mais je trouve le pilote solide et extrêmement cohérent : tout nous est présenté, et c’est déjà suffisamment drôle pour te donner envie de voir le reste – que je vais continuer à récapituler au fur et à mesure que je regarde les épisodes).
      Je suis d’accord que les meilleurs moments sont ceux entre Buchou et Hotaru – ces deux-là sont absolument délirants ensemble.
      J’ai vu aussi Tatta Hitotsu no Koi avec Ayase Haruka, et dans l’ensemble j’ai été agréablement surprise. Cependant je pense que je l’ai regardé à un moment où je n’avais pas réellement envie de voir une romance ultra-romantique. Donc je pense que si je l’avais regardé à un autre moment, je l’aurais beaucoup plus aimé.
      Quant à Fujiki Naohito, Buchou a lancé ma fièvre pour cet acteur. Mais il n’est jamais aussi beau et aussi sexy que lorsqu’il jour Mr Manager – même dans Love Revolution ou Around 40 (et ne parlons même pas de Proposal Daisukasen qui le relègue au second plan figé et sans consistance…).
      Merci pour ton commentaire :)

  2. j’ai beaucoup aimé Hotaru no hikari, un drama passionnant plein de surprises
    une romance a fleur de peau, de l’humour koi de plus pour nous faire adherer si on l’a pas déjà été comme moi

    • Salut Nadia! =)
      Je suis contente de voir qu’Hotaru no Hikari a été autant apprécié chez francophones que les anglophones! Merci pour ce commentaire, et à bientôt pour le récap de l’épisode 2, qui va venir prochainement!

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