Rooftop Prince : Delightful, Delicious, Darling (Présentation)

Rooftop Prince est un bibimbap géant de tout ce que j’aime. Il y a des hanbocks, des jeux de masques, des papillons magiques, un meurtre à élucider, du rose, un voyage dans le temps, un Joseon F4 soudé, Yoochun qui récite de la poésie, Yoochun en chaebol, Yoochun en prince héritier, Han Ji Min  en mère poule impitoyable avec ses poussins rescapés du tourbillon spatio-temporel, des fraises, de la barbe à papa, des gags qui font mouche…miam.

Maybe – Big Mouth (Fondant Garden OST)

Delightful (1712)

Au XVIIIème siècle le prince Lee Gak, son épouse Hwa Yong et sa belle-soeur Bu Yong vivent une vie en apparence paisible et heureuse. Mais lorsque le corps de la princesse est retrouvé sans vie dans le bassin du Palais, leur destin bascule.

Seja/Lee Gak (Park Yoo Chun)

Le prince Lee Gak est un jeune homme calme et cultivé qui a le sens de la répartie. Il surprend son père et ses ministres lorsque tout petit il demande une jolie femme, pour avoir envie de la voir tout les jours. Il épouse Hwa Yong lorsque Bu Yong est éliminée de la sélection suite à son « accident » et semble former un couple harmonieux avec elle même si il préfère échanger des bons mots avec sa belle-sœur, plus intelligente. Il est bouleversé lorsque sa femme est retrouvée noyée et décide de réunir les meilleurs hommes du pays pour mener l’enquête. Plus ils avancent et plus la mort de la princesse devient suspecte. Ils tombent dans un piège et sont poursuivis par des archers à cheval, et ne réussissent qu’à leur échapper en sautant une large falaise. Il « traversent la lune » et atterrissent 300 ans plus tard dans le salon de Park Ha qui les reçoit armée d’une poêle à frire. Traumatisés par leur « voyage » et ce nouveau monde inconnu ils se croient envoûtés et cherchent à entrer au Palais. Il finissent par revenir chez Park Ha qui les prend bon gré mal gré comme ses hommes à tout faire et habitent chez elle en attendant de trouver un moyen de retourner chez eux.

Lee Gak tombe de surprises en surprises lorsqu’il découvre que ce monde contient la réincarnation de sa princesse (Se Na) et sa propre réincarnation (Tae Yong, porté disparu) . Il s’adapte doucement aux règles de notre époque même si il a beaucoup de difficultés avec le langage moderne et le comportement de ceux qui étaient autrefois ses sujets. Le décalage apporte les situations et les catastrophes les plus hilarantes et Park Yoo Chun fait un job formidable ! Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il ait évolué autant dans ses expressions et dans son jeu en général depuis SKKS. A le voir progresser comme ça, j’en viens à regretter qu’il ne se soit pas lancé dans une carrière d’acteur plus tôt. Il est tour à tour curieux comme un enfant, furieux, triste à en mourir, prétentieux, capricieux, responsable, amoureux, tout en restant cohérent avec son personnage. C’est son drama.

Bu Yong (Han Ji Min)

La princesse Bu Yong est une toute petite fille adorable qui idolâtre sa grande sœur et se réjouit à l’idée de rentrer au Palais si Hwa Yong est choisie pour être Sejabin. Déstabilisée par le choix de son père qui l’inscrit sur la liste des candidates elle se prépare pour l’examen et ne devine pas la jalousie d’ Hwa Yong qui la défigure dans un excès de rage. Écartée du trône et contrainte à porter un voile pour cacher sa cicatrice elle devient l’ombre de sa sœur qui lui demande d’exécuter pour elle les petits présents qu’elle offre à son époux. Bu Yong est devenue une jeune femme accomplie et dotée d’un talent exceptionnel pour la broderie, mais sa cicatrice la condamne à la solitude et elle ne peut s’empêcher d’apprécier de plus en plus son beau-frère, qui lui demande de résoudre des énigmes sous la forme de poèmes.

Pour l’instant nous n’en savons pas plus sur Bu Yong, qui reste un personnage éminemment mystérieux. Elle brille par son absence lorsque sa sœur est retrouvée morte noyée, et je suis certaine que cette histoire nous réserve des surprises. Il n’est pas clair encore si elle est vraiment amoureuse du prince, mais je pense que tout le soin qu’elle apporte à sa broderie est un indice évident. Les meilleurs rôles d’Han Ji Min sont des rôles en costumes (Capital Scandal, Detective K, Yi San) et j’aimerais beaucoup découvrir un peu mieux son personnage sous Joseon.

Sejabin/Hwa Yong (Jung Yoo Mi)

En tant qu’aînée d’une famille de la haute noblesse et dotée d’une physionomie agréable, Hwa Yong n’a qu’une ambition : être la première, et pourquoi pas la femme du prince héritier si la place est à prendre. Elle ne considère Bu Yong que comme son faire-valoir et lorsque son père décide de donner la place à sa petite sœur dans la compétition, elle ne peut contenir sa jalousie. Elle la défigure et prend sa place. La camaraderie entre sa sœur et le prince la met mal à l’aise, et je me demande bien quel rôle elle a rempli dans son propre meurtre (je pense que c’est Bu Yong qui a été assassinée, mais ce n’est qu’une supposition et le reste de l’histoire est très obscur).

Delicious (2012)

Au XXIème siècle Park Ha est une jeune femme vive qui prend les choses du bon côté. Elle rêve d’ouvrir son magasin de primeurs, mais ses plans sont bouleversés lorsque quatre tarés en costumes d’époque se matérialisent dans son salon.

Yong Tae Yong (Park Yoo Chun) et Yong Tae Mu (Lee Tae Sung)

De nos jours, c’est Yong Tae Yong, réincarnation de Lee Gak et héritier d’un conglomérat qui possède le don artistique de Bu Yong. Il préfère voyager et peindre plutôt que de s’occuper des affaires de sa grand-mère, et croise Park Ha lors d’un voyage aux US avec son cousin Tae Mu. Il est charmé et dessine la jeune femme, mais n’ose pas l’aborder. Lorsqu’il prend le bateau pour faire des croquis de New York à partir du large de la mer, il se dispute violemment avec son cousin qui le bascule par-dessus bord. Tae Mu choisit de l’abandonner et efface les traces de se présence. C’est le second candidat à l’héritage si Tae Yong vient à mourir, et il est aussi dévoré par l’ambition que sa fiancée Se Na. Pour l’instant Tae Yong et Tae Mu ne sont pas très développés. Tae Yong veut être libre, Tae Mu veut diriger l’affaire familiale. Ils sont en apparence en bons termes, mais Tae Mu hait son cousin autant que Se Na/Hwa Yong hait Park Ha/Bu Yong. En ce moment Tae Yong est surtout la seule version « moderne » de Yoo Chun que j’ai vu dans un drama et…ZOMG HOT (bref). Lee Tae Sung arrive à apporter une épaisseur à Tae Mu que son personnage n’a pas sur le papier et il en fait quelqu’un de torturé, très à propos (il aurait été parfaitement fade joué par un autre moins doué).

Park Ha (Han Ji Min)

La petite Park Ha ressemble comme deux gouttes d’eaux à Bu Yong (en même temps c’est sa réincarnation) et a la même joie de vivre. Les traumatismes qui lui inflige sa grande soeur n’entament pas son caractère optimiste. Elle a tout oublié de son enfance en Corée après avoir été abandonnée par Se Na dans un camion de livraison (dans un caméo attendu du Killer Truck multi-fonctions : il tue vos parents et rend vos enfants amnésiques) et a été adoptée par des Américains. C’est pour cela que nous la découvrons pour la première fois dans un marché aux US, où elle croise de manière plutôt violente (on est à Kdrama-land) le jeune Tae Yong en voyage d’agrément avec son cousin.

Après avoir retrouvé la trace de sa belle-mère et de Sena elle rentre en Corée du Sud et s’installe sur le fameux toit (rooftop du titre) avec ses voisines farfelues Lady Mimi (auteur de Webtoons) et Becky, comme elle immigrée. Un soir Park Ha trouve dans son salon nos quatre hommes de Joseon : le prince héritier Lee Gak, Man Bo, Chi San et Yong Sul. Après avoir essayé de s’en débarrasser sans succès ils détruisent son mobilier et elle les engage pour en faire ses esclaves hommes de main. Au début récalcitrants et méprisants, les quatre compères sont bientôt menés à la baguette par la jeune femme qui règne sur leurs estomacs (O-Mu-Rai-Su !) et qui représente pour eux le seul espoir de se débrouiller à notre époque sans être jetés en prison ou enfermés dans un asile.

En voyant à quel point la petite Park Ha se fait maltraiter par sa grande sœur j’avais un peu peur qu’elle ne tourne en souillon soumise une fois adulte mais apparemment son caractère enjoué et une éducation heureuse aux US en ont fait quelqu’un de débrouillard et d’affirmé. Elle mène d’une main de fer les quatre Power-Rangers tombés du ciel, et ce n’est pas une mince affaire pour une femme seule. Lee Gak en particulier est ingérable et heureusement que Lady Mimi et Becky sont là pour s’occuper de ses trois mousquetaires pendant qu’elle essaie de faire rentrer un peu de bon sens dans la tête de Son Altesse Royale. Au début passablement irritée par son comportement, elle le trouve de plus en plus attendrissant à mesure qu’il laisse transparaître sa tristesse et ses faiblesses. J’adore ce personnage, et Han Ji Min est exactement l’actrice que le rôle nécessitait. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds (ouf) et malgré sa petite taille elle déborde d’énergie et d’autorité. Elle sait aussi jouer les scènes plus graves avec le talent qu’on lui connaît (sortir du mélodrame Padam aide aussi je pense) et l’alchimie entre elle et Yoo Chun s’installe très naturellement. J’aime énormément l’échange des rôles (pour l’instant c’est elle qui commande), et j’ai hâte de les voir s’inverser à nouveau.

Hong Se Na (Jung Yoo Mi)

Hong Se Na est une rivale old school dans toute sa splendeur. Vaniteuse, égoïste et prête à tout pour arriver à ses fins, vous pouvez la détester sans complexes. Dès son enfance elle voit sa nouvelle sœur (sans lien biologique) comme un obstacle gênant dont elle se débarrasse dès que la première occasion se présente. Elle gravit les échelons de la haute société en séduisant le cousin de Tae Yong, Yong Tae Mu et en dissimulant ses origines modestes. Lorsque Park Ha réapparaît, elle n’a qu’une hâte : s’en débarrasser à nouveau, mais sa sœur n’est plus une petite fille naïve facile à berner. Se Na se fiance avec Tae Mu mais elle est complètement déstabilisée par le comportement de Lee Gak, qui ne cesse de se jeter sur elle en l’appelant « princesse ». Comme elle n’est motivée que par son ambition de réussite sociale, je pense qu’elle peut retourner sa veste très facilement. J’aime beaucoup Jung Yoo Mi, que j’ai découverte pour la première fois dans le Home Drama Assorted Gems. Elle a un petit problème de prononciation mais se débrouille pour rendre ce défaut plus mignon qu’autre chose, et elle est impeccable dans ce rôle unidimensionnel mais plutôt fun.

Do Chi San/Force Jaune (Choi Woo Shik), Song Man Bo/Force Verte (Lee Min Ho), et Woo Yong Sul/Force Bleue (Jung Suk Won) Joseon Elite Team aka Power Rangers du Passé aka Trois Mousquetaires Tricolores.

Ces trois-là sont les meilleurs personnages comiques que j’ai vu depuis longtemps dans un Kdrama. Faire un Joseon F4 pour le détourner (et le corrompre !) de la manière la plus délirante possible, il fallait y penser. Ils sont crédibles au XVIIIème siècle : Man Bo est le fils d’une gisaeng et d’un yangban. C’est un petit génie mais sa bâtardise l’empêche d’accéder aux fonctions d’officier et il oublie son inaction dans l’alcool avant d’être appelé par le prince. Chi San est un eunuque qui aime se déguiser en femme pour être au point des derniers ragots et complots, et c’est l’espion idéal. Enfin Yong Sul est un officier à la force légendaire qui agit souvent avant de réfléchir, mais son instinct de guerrier le trompe rarement. Il protège très bien son prince. Franchement ces trois personnages ne sont pas particulièrement subtils, mais lorsqu’ils débarquent en 2012 ils deviennent les acteurs d’un vivier de gags à pleurer de rire (et je pleure de rire, littéralement). Ils n’auraient pas pu choisir de meilleurs acteurs pour jouer les trois mousquetaires-power rangers et on peut compter sur eux pour être parfaits dans le timing et les expressions indispensables aux fous rires.

Darling (Conclusion)

Je suis enchantée par ce drama. J’adore le casting, j’adore le scénario, j’adore la réalisation (enfin, enfin quelqu’un qui comprend l’intérêt de soigner les transitions). Je suis dans la période « Honeymoon » du dramatage, celle où les défauts ne comptent pas. Le bilan sera peut être positif, peut être négatif, peut-être mitigé. Pour l’instant tout ce qui importe c’est d’en profiter !

16 réflexions sur “Rooftop Prince : Delightful, Delicious, Darling (Présentation)

  1. ouh j’aime quand des personnages sont catapultés dans une ère différente de la leur, vive les voyages temporels ! j’y jetterai sûrement un oeil !

  2. Je suis entièrement d’accord avec toi sur ta conclusion!

    Le registre comique s’efface un peu dans l’épisode 4 (mais en même temps on peut pas faire 20 épisodes sur les décalage ere joseon > XXIe siècle)
    Mais vu que les 4 acteurs principaux sont bons, c’est déjà un très très bon point! et ils ont installé une bonne trame, maintenant faut espérer qu’ils s’y tiennent.

    • En fait j’ai apprécié qu’ils prennent le temps de bien poser la suite du scénario pendant l’épisode 4 plutôt que de faire encore un épisode majoritairement comique (ça peut devenir épuisant à force). Ça a permis de bien intriquer les intrigues et surtout on va passer à un autre stade du scénario. Il fallait bien donner à Lee Gak le moyen de contrôler un peu ce qui lui arrive et j’aime bien comment ils ont choisit de le faire ^^

  3. J’attendais avec impatience ton avis sur ce drama! La bande des 4 tarés multicolores est hilarantes, et ça faisait vraiment longtemps que je n’avais pas ri aux éclats de cette manière là! Je suis impatiente de découvrir le reste du drama, et même s’il en venait à me décevoir, je n’oublierais jamais le plaisir que j’ai eu à regarder les 4 premiers épisodes! Longue vie au prince sur le toit!
    (et comme toi, je pense que c’est Bu Yong qui a été assassinée. En tout cas, j’ai des sérieux doutes quant à la possibilité que ce soit vraiment la princesse. Mais bon, voyons voir ce que de drama a dans le ventre!)

    • J’ai tellement aimé ces premiers épisodes que j’ai envie de les revoir avant de regarder la suite. Je prie très très très fort pour qu’ils n’en fassent pas un Spy Myung Wol 2 et dans cet objectif là il faut vraiment que les audiences ne baissent pas trop >_<

  4. merci pour ton article qui correspond vraiment à ce que j’ai pu ressentir en regardant les 3 premiers épisodes : du rire, de la fraicheur, de la bonne humeur, une alchimie entre les acteurs..comme plusieurs ici je pense que c’est la soeur qui a été tuée (peut-être par sa soeur jalouse..)

    bref pour l’instant ce drama c’est un petit bonbon acidulé !!
    à moi le 4ème épisode ce soir :)

  5. Encore une fois tu avais raison! Tu as tout compris bien avant moi… J’ai regardé les deux premiers épisodes des dramas Rooftop Prince et King2Heart.
    Je préférais King2, parce que l’ambiance était moins loufoque. Au final, les épisodes 3 et 4 de ce drama m’ont juste démontré – comme tu l’as si justement écrit – qu’à trop hésiter entre différents styles de narration, on finit par se perdre… et perdre son public. (Ce bazar avec ces bombes planquées dans les tapis roulants…grrrr..)
    A l’inverse, sous son apparence légère, Rooftop nous propose finalement des personnages haut en couleur, bien plus travaillés que ne le laissais supposer les premiers épisodes. Du coup, j’ai bien envie de faire comme toi, et de me revoir le 1 et 2, avec un autre regard cette fois.
    Il faut dire pour ma défense, que cela fait très longtemps que je n’avais pas vu de scènes burlesques… Il me fallait un temps d’adaptation pour le « F4’s Shock »! Problème réglé : je suis fan! :)

    • Ah oui le coup des bombes dans les tapis ! En fait quand j’ai lu la scène dans une récap sur un blog j’ai explosé de rire tellement ça paraissait en décalage avec la scène (un règlement de compte entre les héros je crois) peut-être que ce n’est pas drôle quand on regarde le drama mais là dans la récap ça paraissait tellement incongru…

      Et ça ne m’encourage pas vraiment à regarder les épis 3/4. J’ai récupéré les quatre premiers épisodes dans l’idée de donner une seconde chance à K2H mais je sens que ça va être vite vu, vite jeté.

  6. Je n’ai pas encore vu les 3è et 4è épisode (j’ai rédigé ma critique sur les deux premiers épisodes, comme d’habitude), mais je partage ton enthousiasme.
    Une seule réserve, en fait, j’espère vraiment qu’on ne va pas avoir droit aux scènes flower boys, et qu’on restera dans ce registre. (Oui, je fais de l’allergie !)

    • Qu’est-ce que tu appelles « scènes de flower boys ? » perso j’en ai déjà vu plein dans Rooftop Prince mais nous n’avons peut-être pas la même définition.

      • De ce que j’ai vu pour le moment de Rooftop Prince, ce sont 4 personnages qui restent dans un registre comique, on est pas (encore ?) dans un procédé où les mâles font tout pour plaire à la fille, un « harem à l’envers », si tu me passes l’expression.

        Je m’aperçois au passage que c’est pas forcément évident de définir le terme flower boys parce que ça peut être un notion large comme restreinte selon les points de vue.

        • Ah oui mais alors là tu ne parles pas de Flower Boys mais de reverse harem, et c’est une configuration que l’on rencontre surtout dans les Otome Games Japonais (jeux de séduction pour les filles) et plus rarement dans les animes et les dramas. Les Flower Boys ça vaut juste dire qu’ils sont beaux et délicats comme des fleurs, ça ne concerne pas un comportement. Et ça vient d’un manga, Hana Yori Dango où la fille n’est pas exactement bien traitée par la gente masculine au contraire.

  7. On s’est (encore) mal compris mais c’est ma faute j’ai voulu parler de deux choses en même temps ;)
    Je connais tout ça,je dis juste que j’ai une allergie sur l’abondance de personnages masculins mis en valeur. Et de ce que j’ai vu, Rooftop Prince pour le moment prend le parti de les ridiculiser, et j’espère que ça va rester ainsi ;)
    Quant au harem à l’envers (on va parler français, hein ;)), j’avoue que je sature aussi.
    Je trouve (mais c’est une appréciation qui n’engage que moi), que dernièrement les dramas sont encore plus ciblés public féminin (jeune) qu’auparavant (y compris sur le câble) : entre la k-pop à tous les étages, les flower boys, il y a moins de place pour des dramas plus adultes qui réfléchissent sur la nature d’un couple ou sur le sens de la vie, et qui peuvent plaire aussi à des hommes comme moi. Je force un peu le trait, mais je n’ai toujours pas trouvé d’équivalent à Someday, Alone in Love, Flowers for my life,..

    • Ces dramas ont toujours été l’exception à la règle, et ils continuent de sortir (ils ne sont pas encore traduits mais en ce moment il y a des dramas qui correspondent exactement à cette définition diffusés). Et il ne faut pas se faire d’illusions : ces dramas ne sont pas rentables, ils seront toujours produits au compte-goutte. En Corée du Sud ce qui rapporte de l’argent c’est les sageuks (là par contre c’est le succès de MoonSun qui m’inquiète par ce qu’il annonce une régression alarmante du genre), les histoires de famille soit tragiques soit comiques, les dramas sur la médecine et le makjang bien gras. C’est ce qui fait le gros des audiences, et quand une comédie romantique avec un peu de hype autour perce le top 20 c’est encore une fois l’exception, idole ou pas. Le slice-of-life réaliste c’est la marge créative qui subsiste sur le câble et dans les projets courts du Big Three (d’ailleurs si tu en cherches le mieux c’est d’aller fouiller un peu dans les KBS Drama Specials, il y a plein de petits bijoux) mais leurs producteurs ont bien conscience que ça ne rapporte pas grand chose.

      D’autre part je ne trouve pas que ces nouveaux dramas sont particulièrement orientés vers le public féminin jeune, d’après ce que j’ai entendu dire dans la communauté LiveJournal les jeunes ne regardent pas tant que ça les dramas et si ils les regarde ce sera plus sur internet.
      La présence d’une idole n’a jamais été la clé du succès (la preuve : Love Rain est en train de faire les scores les plus misérables que Yoon Suk Ho a jamais connu) et en fait le public visé par ces dramas est toujours et encore l’ajhumma/okasan de base, pas les jeunes filles (eh oui aussi bizarre que ça puisse paraître Lee Min Ho, Jang Geun Seok & co sont intéressants pour les producteurs parce qu’ils sont appréciés par les mères de famille Coréennes et Japonaises). En soi la présence d’idoles ne me dérange plus tant que ça depuis que j’ai compris qu’il en a toujours été ainsi (Kim Ha Neul et d’autres ont commencé leur carrière grâce à leur apparence et il paraît qu’elles étaient très, très mauvaises à leur début) mais c’est vrai qu’en ce moment intervient un autre facteur : il faut exporter le drama et attirer les investisseurs Japonais, qui ont un droit de regard non négligeable sur les castings. C’est eux qui exigent des SNSD partout et les Sud-Coréens se disent que si le drama est un flop au pays, au moins il aura une seconde vie au Japon. Du coup il y a en effet plus d’idoles au casting, mais je ne pense pas que ce soit un vrai problème.

      En fait je pense que le vrai problème c’est la pauvreté des scénarios, et le fait qu’ils deviennent l’objet de spéculations qui n’ont absolument rien à voir avec leurs qualités intrinsèques. On va copier des bouts de scènes sur le dernier succès, on rédige des scènes entières pour vendre le produit du sponsor, on va copier des idées sur l’idée qui marche et accélérer la production pour sortir son drama en premier et devancer l’autre chaîne, on réécrit tout en fonction des changements de casting et on se lance dans des projets dont le nombre d’épisodes n’est même pas déterminé à l’avance. C’est un gros bazar.

      L’abondance de personnage masculins mis en valeur : c’est un mouvement inhérent à la naissance des trendies et pas du tout récent. A mon avis c’est surtout parce que de plus en plus de dramas sont traduits qu’on voit la réalité de la programmation. La tradition originelle du subbing sur internet n’a rien à voir avec celle d’aujourd’hui, il y avait un certain filtre et on tenait moins compte du casting que du prestige du drama (aujourd’hui ça c’est inversé).

      Sur la ridiculisation de Rooftop Prince attention ce n’est pas les Flower Boys que le drama tourne en dérision (déjà le phénomène du Joseon F4 à la base est à prendre au second degré), mais vraiment la tradition du sageuk (j’ai lu des articles très intéressants là-dessus et le drama est même un peu révolutionnaire par rapport à ça). Justement si tu veux voir des Flower Boys ridiculisés c’est Flower Boys Ramyun Shop qui l’a fait de la manière la plus éclatante avec toutes ses parodies. Et si tu est vraiment allergique aux dramas pour jeunes femmes, il suffit d’éviter TVN. Le Big Three continue de viser un public familial large, et la chaîne la plus susceptible de répondre à tes attentes c’est jTBC qui diffuse des dramas pour adultes d’une maturité surprenante.

      C’était pour éclaircir un peu les choses (mais j’ai l’impression de les avoir embrouillées encore plus hahaha). Et personnellement je suis ravie d’avoir des dramas qui cherchent à me séduire. Forcément =D

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