Review : Baby-Faced Beauty – Oui. Non. Peut-être.

D’abord : YEAH une critique d’un drama qui a moins d’un an! Haha, ce n’est pas parce-que je fais uniquement des articles sur des séries plus vieilles que je ne me tiens pas au faîte de l’actualité (…). J’avais regardé Baby-Faced Beauty pendant sa diffusion en été ; et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il porte indéniablement en lui une atmosphère estivale pas désagréable pour un sous. Pourtant, c’est une longue histoire que celle qui m’a liée avec ce drama, parce-qu’il m’en a fait voir de toutes les couleurs avant que cette conclusion ne s’impose.

De quoi ça parle?

Lee So Young (Jang Nara) a 34 ans, mais elle en parait 10 de moins. Elle est embauchée sur un malentendu dans une compagnie de mode (The Style) à temps partiel comme stagiaire. Ainsi, obligée de continuer à prétendre qu’elle a 24 ans, une nouvelle vie commence pour So Young, entre l’excitation de faire ce qu’elle a toujours rêvé faire et la peur que les gens finissent par découvrir son âge réel. Elle fera la connaissance de Choi Jin Wook (Choi Daniel), qui deviendra son allié, ainsi que du président Ji Seung Il (Ryu Jin), qui ne tardera pas à reconnaître son talent de styliste.

Commençons par dire que j’ai d’abord haï Baby-Faced Beauty de toutes mes forces, adoré par la suite et pour finir mitigée. Je ne sais pas si c’est parce-que je suis émotionnellement instable ou si le drama avait de réels problèmes de rythmes (et comme je refuse toute idée de perturbations personnelles, je penche évidemment pour la deuxième solution :D) mais toujours est-il qu’il m’a fait tourner en bourrique. Mon attente était plutôt positive le concernant, car il réunissait trois acteurs que j’aimais beaucoup, à savoir Jang NaraDaniel Choi et Ryu Jin.

Je lance donc le pilote, le sourire aux lèvres…et là, mon sourire s’est effacé illico presto. Vous savez, les pilotes, c’est censé donner le ton d’un drama, vous donner l’envie de le continuer. En tout cas, c’est ce que ferait un « bon » pilote. Et celui de Baby-Faced Beauty était accablant car il n’avait rien pour le sauver : ni les personnages (oh non, certainement pas les personnages!), ni le scénario, ni l’atmosphère, ni la réalisation, ni l’humour, ni même les acteurs. Ce n’était pas juste soporifique (comme le pilote de How to meet a perfect neighbor), mais c’était aussi (et surtout) frustrant, énervant, et ne semblait répondre à aucune logique. Les situations s’enchaînaient selon les mésaventures de plus en plus humiliantes de So Young, plus exagérées et insensées les unes que les autres. Et le pire, le pire, c’est que cette frustration, cet énervement, ce manque de logique, ne se résume pas qu’au premier épisode (si seulement!). Même si le deuxième épisode est un peu plus prenant, il contient également des éléments proprement insupportables, jusqu’au troisième voire quatrième épisode!

J’ai détesté tous les personnages. Ah, mais tous. Aucun ne trouvais grâce à mes yeux, ils étaient tous plus immatures et illogiques et au comble du frustrant : Lee So Young est désespérante de passivité (lire : de soumission), sa soeur Lee So Jin et sa mère, n’en parlons pas, Choi Jin Wook est insupportablement immature, égoïste et bruyant, notre cher président est rigide à souhait, au point d’être inexpressif et sans personnalité, les collègues de So Young sont stupides et irresponsables (excusez-moi mais gifler quelqu’un, peu importe qui et peu importe pour quoi, ça ne se fait pas ; et la moindre des choses, c’est aller s’excuser après -surtout lorsqu’on est en tort- ; mais on ne doit pas vivre dans le même monde), tandis que la garce de service est une vraie garce. Merci les personnages principaux hein. Et le fun? Il était où pendant ces premiers épisodes? Parce-que désolée, moi, les humiliations, je trouve pas ça drôle du tout : se noyer dans un verre géant ou encore perdre sa jupe et se retrouver en petite culotte devant le président (même si la tête que Ryu Jin tire m’a pas mal fait sourire – mais on s’entend que ce genre de situations « comiques », je m’en passerais) c’est pas avec ça qu’on va me conquérir. Ça s’arrange progressivement après le premier épisode, mais je n’étais pas du tout convaincue. Pas du tout. Je me suis même dit: Mais pourquoi tu regardes ça? Arrête de te faire du mal, et va regarder autre chose.

Encore maintenant, je ne sais pas ce qui m’a empêchée de cliquer sur la petite croix en haut à gauche, mais toujours est-il qu’en bonne masochiste que je suis, j’étais toujours là à l’épisode 4. Et un miracle s’est produit entre temps.

Les personnages – en tout cas certains (j’ai eu du mal jusqu’au bout avec les collègues de travail) – ont commencé à devenir de plus en plus intéressants, et prendre un peu plus de consistance : on hait définitivement, et comme il se doit, Yoon Seo (même si j’avoue qu’elle finissait par me faire sincèrement un peu pitié), on se pâme devant le sourire de Ryu Jin (qui lui va décidément mieux que le visage inexpressif), on rit devant les maladresses de Jin Wook, on compatit et espère avec So Young, on se moque gentiment du chef de l’équipe n°5 qui semble être un extraterrestre tellement il est paumé et on écoute toujours avec plaisir la ballade chantée par Jang Nara. Quel contraste avec mes premières impressions!

Prenez Jin Wook : il commençait comme un gamin immature et capricieux, il finit par s’adoucir un peu au fur et à mesure qu’il se trouve impliqué avec So Young (et au fur et à mesure qu’il tombe amoureux d’elle). Daniel Choi est génial en amoureux transi et maladroit. Je ne pourrais pas vous expliquer mes cris de midinette assoiffés de romantisme lors de ses apparitions et de son adorable interaction qu’il entretient avec sa dongseng (qui est en fait sa noona, si vous avez bien suivi). L’alchimie entre les deux acteurs est bel et bien présente et c’est un véritable plaisir que de les voir se chamailler comme un vieux couple, s’attirer et se repousser comme deux enfants de primaire. La romance noona-dongseng est loin de s’éloigner des sentiers déjà battus maintes fois, mais elle est efficace, super mignonne, pleine de dynamisme et de complicité.

De la même manière, le personnage de So Young qui pouvait rebuter un certain nombre d’entre nous au début de la série (et j’en faisais partie), se révèle beaucoup plus attachant que prévu, et on est vite conquis par sa douceur ; le charme de Jang Nara y était pour beaucoup. Très soumise au début (d’où l’agacement), je détestais le statut de victime qu’on lui conférait (déjà c’est pas facile d’être témoin de quelqu’un qui est dans la mouise jusqu’au cou, alors voir quelqu’un agir comme une victime, c’est pire). Il y avait un côté clairement misérabiliste qui se dégageait de ce drama lors des premiers épisodes, et on avait qu’une envie : la secouer comme un prunier pour qu’elle arrête de se faire marcher sur les pieds, se faire humilier, et passer son temps à sourire et à s’excuser par dessus le marché. Mais au fur et à mesure, notre petit bout de femme prend de l’assurance, en elle et en ses capacités, et c’est un vrai plaisir que de la voir s’épanouir, devenir plus forte et plus confiante au point de ne plus simplement vouloir gagner pour le bien des êtres, mais pour son propre bien à elle. Elle devient facilement un personnage auquel on peut s’identifier, et quelqu’un qu’on peut apprécier. L’humour, qui brillait par son absence dans le premier épisode, est beaucoup plus (et surtout mieux) exploité – ce qui donne des scènes tordantes et des malentendus hilarants.

  

De plus, j’ai été absolument ravie de retrouver l’actrice Hyun Young, celle qui jouait dans Bad Family, dans le rôle de la soeur du président et amie de So Young. Il y a quelque chose de très apaisant en elle, je ne sais pas si c’est sa manière de jouer ou de parler, mais je trouve que sa présence est toujours agréable. Son rôle dans la série n’est peut-être pas le plus marquant, mais elle apportait de la fraicheur en incarnant un personnage un peu marginal, généreux et sincère.

Le principal problème de Baby-faced Beauty c’est son scénario. Lorsqu’on fait une série de 20 épisodes, on a plutôt intérêt à ce qu’elle les vaut. Avec un scénario bancal où chaque arc repose sur un même schéma (ici un concours entre So Young et Yoon Seo ou la petite gueguerre entre la directrice Baek et la mère de Yoo Seo), 20 épisodes, c’est franchement trop ambitieux. Parce-qu’au bout d’un moment, on a juste l’impression que le scénariste invente des nouvelles situations et de nouvelles complications juste pour remplir les trous et parvenir au nombre requis d’épisodes. Du coup, la trame de la série perd en crédibilité, en intérêt et finit par perdre de son dynamisme à force de tourner en rond et de faire du surplace.

Il faut admettre également que Ryu Jin n’est pas au meilleur de sa forme. Il a l’air de fermement s’ennuyer tout au long de la série, et ressemble plus à un concombre oublié dans le bac à légumes qu’à un potentiel rival pour notre dynamique Jin Wook. Mais c’est normal : je pense que je ferais aussi ce genre de tête si on me proposait toujours le même personnage à jouer ; et j’avoue qu’il est lassant de le retrouver toujours dans un rôle est d’une platitude déconcertante. De plus, je désapprouvais totalement la façon dont il élevait sa fille, la façon dont il la regardait comme si elle était la premier merveille du monde. Je me doute que pour tous les parents c’est le cas, mais tous les parents ne sont pas aussi laxistes que lui. Et autant je trouvais que la touche capricieuse de la petite fille servait à propos la romance (son attitude avec Yoon Seo est quand même assez drôle au début), autant j’ai trouvé que son personnage n’était pas très intéressant en soi, et qu’il visait clairement des buts scénaristiques.

En bref : Baby-Faced Beauty est très sympathique. Bien qu’il se permette des facilités et des raccourcis pour résoudre certains conflits, et qu’il souffre d’un rythme inégal tout au long, je suis contente d’avoir persévéré. Sans être un bijou, il remplit honnêtement son contrat de comédie romantique : c’est drôle, et c’est romantique. Peut-être pas inoubliablement drôle et romantique, mais c’est l’intention qui compte.

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