Le Prince sur le Toit : Premières Impressions (et dernière addiction en date).

Pour commencer, je dois avouer qu’aucun des dramas de mars ne m’excitaient tant que ça. Oui, oui, même si tous mettaient en scène des acteurs appréciés par ma personne, j’ai nommé Uhm Tae Woong, Yoo Ah In, Lee Seung Ki (et Ha Ji-Won!) et Yoochun. Il semblerait alors que le grand personnage mis en valeur en ce printemps drama-esque soit celui du roi (ou du prince-héritier) sous toutes ses déclinaisons, pour le meilleur comme pour le pire. Je pense que ces dramas ne devraient pas souffrir de mauvais jeu : les acteurs choisis pour être les héros ont tous du talent ou un très fort potentiel. Reste à savoir si l’écriture va suivre. Jusqu’à maintenant, je me suis lancée dans l’aventure de King 2 Hearts et de Rooftop Prince, et très bientôt je devrais commencer Fashion King. Contre toute attente, c’est Rooftop Prince qui se situe dans mes favoris en ce moment tout simplement parce-que c’est non seulement drôle et adorable mais c’est aussi intriguant et je suis persuadée que la série peut nous réserver encore plein de surprises : espérons qu’elles soient bonnes! Donc, go pour mes premières impressions qui couvrent l’épisode 1 à l’épisode 3 inclus.

Rooftop Prince bénéficie d’un pilote solide et convainquant. Je n’en attendais pas grand chose à vrai dire, et, j’ai honte de le dire, c’est principalement parce-que j’ai confondu Han Ji-Min avec Kim Jung Eun – que j’ai détestée dans Lovers. Je ne sais pas du tout pourquoi je les ai confondues, mais ce fut une insulte (involontaire certes) à Han Ji-Min. Donc, j’ai été agréablement surprise parce-que tout le long des épisodes je me disais : « ah ben finalement, ça va, Han Ji-Min (que je prenais toujours pour Kim Jung Eun) s’en tire super bien, et elle est jolie! »… Normal : ce n’est pas Kim Jung Eun ; ça m’apprendra à faire mes recherches plus correctement (:D). C’est d’autant plus la honte que je me rappelle l’avoir beaucoup appréciée dans Capital Scandal et dans Great Inheritance. Bref, je voulais juste vous faire part de mon grand moment de solitude. Je vais finir par m’en remettre, mais j’avoue que c’est quand même trop la honte. Pour en revenir à ce qui nous intéresse, le pilote avance d’un bon rythme, ni trop lentement, ni trop rapidement. Il faut noter aussi qu’il se passe beaucoup de choses dans ce premier épisode, et que beaucoup de personnages et d’intrigues sont présentés et mis en place. Mais là où d’autres pilotes se cassent la figure en donnant l’impression d’un gigantesque bazar duquel le spectateur ne se sent absolument pas concerné, Rooftop Prince s’en tire plutôt bien et réussi en une heure à nous intriguer suffisamment pour que le deuxième épisode se fasse attendre avec impatience.

La surprise concernant ce drama provient aussi de la tonalité qui s’en dégage. En commençant ce drama, je me disais que ça allait être complètement loufoque (et pas forcément dans le meilleur sens du terme) mais en réalité il y a très peu de scènes comiques dans le pilote. Cependant, l’humour qui manquait dans le premier épisode prend pleinement place dès l’épisode suivant ; un humour pas forcément subtil et parfois facile lorsqu’il s’agit de rendre compte de la découverte de la modernité pour ces personnages de l’ancien temps, mais duquel on ne peut nier son efficacité ni son charme. Je ne peux pas compter les fois où j’ai ri, parfois aux larmes, tellement la bande des 4 est adorablement naïve et hilarante : ils ont beau être crédibles et sérieux dans le contexte de l’ère Joseon, ils se transforment (sans le faire exprès) en véritables garnements qui donnent décidément beaucoup de souci à leur maman (Park Ha), exaspérée et épuisée de leur courir sans arrêt derrière. Ils partagent tous une alchimie qui rend leur interaction crédible et attachante. Je ne pense pas que les trois gugusses qui entourent le prince vont être des personnages très approfondis au fur et à mesure que le drama avance mais ils sont expressément là pour apporter une touche de comique et d’émotions (car j’espère que la série exploitera le filon « bromance » qui lui tend les bras). J’aime beaucoup le fait qu’ils sont tous distincts les uns des autres ; ils opèrent une division du travail avant l’heure : on a l’intellectuel Song Man Bo (Lee Min Ho – à ne pas confondre avec Lee Min Hot s’il vous plaît) qui est le cerveau pensant, le gaffeur-coureur de jupons-facteur « cute » Do Chi san (Choi Woo Shik), et le sauvage qui sait se battre Woo Yong Sul (Jung Suk Won). Si cela ne vous rappelle pas trois autres personnages de l’ère Joseon d’un autre sageuk, je ne sais pas ce qu’il vous faut (je vous donne un indice : Yoochun joue aussi dedans).

– Abbey Road revisité

J’ai absolument adoré toute la partie se passant à l’ère Joseon, et j’espère voir plus de scènes s’y déroulant (après tout, il y a un meurtre à élucider). Du côté de l’ère moderne, il ne fait nul doute que j’ai adoré l’interaction entre la bande des 4 et Park Ha (Han Ji Min), qui ressemble de plus en plus à une famille ; il est à la fois hilarant et adorable la manière dont ils suivent ses gestes et la copient consciencieusement, la manière dont ils sursautent lorsqu’elle élève la voix, la manière dont ils sont rassurés de la voir après un épisode particulièrement traumatisant pour eux (cf la scène de l’ascenseur), la manière dont ils lui obéissent au doigt et à l’oeil parce-qu’ils la craignent (et pourquoi ai-je tant ri en les voyant les cheveux détachés, habillés en jogging aux couleurs flashantes? haha). En effet, il ne faut pas se méprendre : Park Ha a beau être un petit bout de femme menue aux allures frêles, elle est toutefois beaucoup plus autoritaire qu’elle n’en a l’air et rempli à merveille son rôle de mère. Les gags volent, et je suis conquise.

Quant à Yoochun, je suis officiellement amoureuse. Non pas que je ne l’étais pas avant (avec SKKS), mais plus je le redécouvre, plus je l’aime. Il incarne avec justesse le rôle de ce prince qui se retrouve par mégarde propulsé 300 ans plus tard ; et toutes ses réactions restent en accord avec la personne qu’il était à l’ère Joseon, c’est à dire un monarque qui a l’habitude de commander et d’être obéi. Et le voilà, sans transition, dans un monde où son titre ne veut plus rien dire, obligé d’être poli avec les autres, obligé de travailler et, ô comble de l’humiliation, obligé d’obéir à Park Ha. Si ses trois compagnons sont une bonne source de rire, il faut admettre que notre prince Lee Gak est celui qui est plus plus secoué par le voyage dans le temps : ses expressions et son attitude sont désopilantes. Je serais presque rendue à lui pardonner ses cheveux longs et son goût pour ce jersey rouge. Il faut aussi noter l’adorable alchimie entre lui et Han Ji-Min, qui est réellement un plus pour ce drama, créant ainsi des scènes à la fois touchantes et hilarantes lorsque les deux sont réunis à l’écran. Mis à part la comédie déjantée, pas forcément subtile (mais toujours efficace – c’est le principal n’est-ce pas), il y a ce côté plus sérieux, car bon, il s’agit tout de même d’un double meurtre ; un pendant la période Joseon, et l’autre pendant les temps modernes.

  

Et c’est là sans doute où se joue le défi le plus épineux car si le comique est la grande force du drama, je ne suis pas convaincue que le dramatique/tragique sera tout aussi bien géré. Bien que Lee Tae Sung, qui joue Tae Moo, le cousin de Tae Young, s’en tire bien dans le rôle du méchant, je ne suis pas sûre que je vais aimer toute l’intrigue concernant la trahison familiale ; j’avoue que ce genre d’histoire a tendance à me frustrer et à me remplir d’énergies négatives pour rien. J’espère donc que le conflit familial concernant Park Ha, Tae Moo, Se Na et Tae Yong n’alourdira pas trop le drama et ne provoquera pas trop de pathos dans les derniers épisodes. Il reste aussi à élucider qui a tué la princesse (si tant est qu’elle ait été réellement tuée, et je fais partie de ceux qui a des doutes quant à la personne retrouvée noyée dans la mesure où le prince n’a pas procédé à une reconnaissance du corps et que le visage ne nous a jamais été révélé donc…).

En bref : j’ai été charmée par cette série qui démarre sur des chapeaux de roue et par ses personnages hauts en couleurs (c’est le moins qu’on puisse dire hein). C’est très drôle, c’est léger, c’est rempli de bonne humeur et d’alchimie, c’est mystérieux, bref, on espère qu’une chose : que la série tienne ses promesses. Je n’ai strictement aucune idée de là où elle va nous mener, mais je suis plus que partante pour m’y laisser conduire!

Une réflexion sur “Le Prince sur le Toit : Premières Impressions (et dernière addiction en date).

  1. j’ai fini le drama depuis un bon moments déjà et j’avoue que cette critique est vachement bien fondé si je n’avais pas vu le drama en effet grâce a cette critique le drama m’aurais fait de l’œil. Tu précise bien que tu as eu des doute quand a la personne retrouvé noyer e bien moi du 1 er épisode au dernier je n’ai eu aucun soupçons donc on voit bien que tu as l’œil pour ce genre de chose ^^

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s