KBS Drama Special – The Great Gye Choon Bin : Coloré et décalé

Je n’ai théoriquement pas le temps d’écrire un article – surtout quand on connaît ma lenteur pour en rédiger un – , j’ai un million de livres à lire, des compte-rendus à produire, des films à voir et à analyser ; et malheureusement, les dramas ne font pas partie de mes études. Comme je n’ai pas le temps, aujourd’hui, c’est un très court article sur un spécial diffusé par KBS en 2010 : The Great Gye choon Bin, qui a l’avantage de ne durer qu’une heure.

Wang Ki-Nam (Jung Kyung Ho) est un homme timide, effacé, qui a du mal à s’affirmer, que ce soit dans son travail ou dans ses relations amoureuses. Il est art-thérapeute qui vient d’ouvrir son entreprise, mais le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’est pas couronnée de succès. Il ne parvient à joindre les deux bouts que grâce à sa petite amie (mariée) qui l’aide à payer son loyer et ses factures. Un jour, il s’aperçoit que quelqu’un a gribouillé sur les affiches publicitaires promouvant son cabinet : Wang Ki-Nam + Gye Choon Bin. C’est ainsi qu’il fait la rencontre de Gye Choon Bin (Jung Yumi), institutrice excentrique qui est amoureuse de lui depuis toujours sans que celui-ci le sache.

Ce drama spécial est un petit bijou pour les yeux et pour le coeur. Chaleureux, loufoquement drôle, plein de douceur, il met un peu de tendresse dans ce monde de brute ; et il est impossible, improbable, qu’il ne laisse pas derrière lui un sourire de satisfaction comme lorsqu’on vient de manger un chocolat particulièrement bon et léger sur l’estomac.

Certes, l’intrigue est loin d’être la plus complexe et la plus excitante de toute, mais elle a l’avantage d’être entièrement exploitée et bouclée : aucune possibilité alors que le scénario parte  en cacahuète.

The Great Gye Choon Bin présente une galerie de personnages plus excentriques les uns que les autres, à commencer par Wang Ki-Nam lui-même. Il suffit de voir la manière dont il est vêtu tout le long du film : un noeud papillon, des lunettes rondes, des pantalons de toutes les couleurs, des vestes rayées ou à carreaux, bien propre sur lui et une attitude légèrement coincée sur les bords.

Ses réactions et sa tenue vestimentaires m’ont souvent faite éclater de rire. Comme Javabeans l’a aussi pointé sur Dramabeans, il a un air de Hugh Grant dans 4 mariages, 1 enterrement.
Il est en relation depuis des années avec une femme mariée avec laquelle il ne parvient pas à rompre, d’une part parce-qu’il n’est pas écouté et qu’il n’a pas de volonté, d’autre part parce-que Na-Yeon le manipule : sachant parfaitement sa phobie du noir, elle éteint les lumières pour se rendre indispensable à Ki-Nam.

Wang Ki-Nam: Nous nous sommes séparés, tu te souviens?
Na Yeon: Oui je sais.
(Continue comme de rien était)

 

Gye Choon Bin est également un personnage marginale parmi les marginaux. Elle a l’air devivre constamment dans son petit monde. Elle dit ce qu’elle pense, fait ce qu’elle veut, sans prêter attention à ce que les gens peuvent bien dire sur son compte, avec une sincérité et une simplicité déroutante. Très attachante, très sensible, elle est la principale source de comique de par son comportement complètement à contre-courant et ses répliques directes.

The Great Gye Choon Bin raconte la façon dont deux êtres vont essayer de résoudre leurs peurs. Ki-Nam se rend compte qu’il ne peut plus continuer comme il le fait avec Na-Yeon et que leur relation n’est ni saine ni agréable. Lorsqu’il parvient à se détacher de sa peur du noir, il parvient par conséquent à se libérer de l’emprise de Na-Yeon. Tandis que Choon Bin apprend la valeur de l’amour et qu’espérer n’est pas nécessairement une chose négative. Au début, l’amour est une chose simple pour elle : lorsqu’on aime, on ne fait juste qu’aimer. Elle n’attend rien de l’amour qu’elle porte à Ki-Nam, et ne veut rien n’en attendre, pas même que celui-ci soit réciproque. Aimer lui suffit car vouloir plus, ce serait s’exposer à la peine. Jusqu’à ce qu’elle se rende compte que l’amour, ce n’est pas ça ; aimer c’est avoir plein d’attentes, de désirs et de sentiments parfois paradoxaux.

Wang Ki-Nam: Tu me détestes?
Gye Choon Bin: Oui.
Wang Ki-Nam: Mais tu m’aimes quand même?
Gye Choon Bin: Oui.

  

Le rythme lent nous plonge automatiquement dans l’atmosphère particulière de The Great Gye Choon Bin, une atmosphère décalée et presque absurde, qui ce drama spécial très plaisant à suivre. De plus, visuellement, le film est très agréable à regarder: l’image est très lumineuse et les couleurs fusent, que ce soit dans les habits de Ki-Nam et de Choon Bin ou dans le paysage et les objets qui les entourent. Bien sûr, le plaisir de retrouver deux acteurs que j’affectionne tout particulièrement joue beaucoup : Jung Kyung Ho (Smile, You) est délicieusement pincé et Jung Yoo Mi (Que Sera, Sera) illumine littéralement l’écran de sa présence par son naturel et son personnage délirant (et j’adorais la façon dont elle était habillée). Les deux acteurs, toujours justes, nous livrent une très mignonne et très attachante et surprenante histoire d’amour sans que jamais il ne soit question de bonbon et de sucre. Au contraire.

Ki-Nam : Je comprends qu’un enfant puisse faire ça mais…c’est ma toute première affiche publicitaire…Et si les gens voient ça…Il y a coeur dessiné dessus, un coeur rouge en plus.
Choon-Bin: C’est parce-que….un coeur est censé être rouge. 
Ki-Nam: .  .  . 


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